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Commentaire de Daniel Bainville-Latour

sur Champagne, vins et marketing


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Daniel Bainville-Latour (---.---.94.177) 5 janvier 2006 17:42

Il me semble precisément que c’est la politique élitiste ( crus et grands crus, ciblage de « vrais » amateurs etc... ) qui doit être revue. Ce secteur a sa clientèle, ses baromètres,ses rites. Conquérir à grand renfort de campagnes locales et coûteuses quelques centaines de Hong-Kongais, Shangaiens, Pékinois ou Moscovites fortunés de plus, ne changera que très marginalement la situation.

Je pense à tous ceux qui, comme moi, d’abord ne se prétendent pas « vrais amateurs » et ensuite n’ont pas envie de tout sacrifier pour s’offrir, une fois l’an, une bouteille de Pétrus.

Ceux-là, qui sont des millions et qui « font » les ventes, dont nous avons bien besoin, n’ont ni le temps, ni - au surplus - l’envie de passer leur temps à se documenter sur tel coteau du Bergerac ou tel domaine du Chinon, pour ne prendre que des exemples au hasard.

Dèjà, lorsqu’ils sont Français. Alors, mettons nous à la place d’un Néo-Zélandais, d’un Brésilien ou d’un Balte.

Tandis que si l’on dit traminer, grenache ou shiraz ( allez, j’avoue adorer le shiraz) on est immédiatement positionné.

Le marketing, c’est étudier sa cible et communiquer pour être compris par elle et pour la séduire.

Et lui vendre un produit adapté à ses moyens.

Pas prétendre l’éduquer.

Sinon, elle accorde son suffrage au concurrent. N’en sommes nous pas un peu là ?


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