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Chine et États-Unis : à qui profite le bras de fer commercial ?

Les analystes sont peu optimistes en ce qui concerne l’évolution des relations sino-américaines à court et moyen terme. Autant pour les investissements commerciaux que pour le futur du trading, il semble pourtant essentiel que Washington et Pékin trouvent un terrain d’entente. En attendant les prochains développements d’un problème complexe et à première vue sans issue, nous faisons le point sur les antécédents historiques et sur les principaux bénéficiaires de l’impasse.

Un peu d’histoire : une guerre commerciale qui n’en finit plus

Jugeant injuste les pratiques commerciales de la Chine vis-à-vis des consommateurs américains, le président Trump mettait à exécution, en juin 2018, sa menace d’augmenter les droits de douane sur certains imports chinois. Pékin riposte immédiatement, et l’escalade qui s’ensuit mène à un bras de fer commercial arbitré par l’Organisation Mondiale du Commerce et dans lequel aucun des dirigeants n’envisage de céder le moindre millimètre de terrain. C’est le début d’une guerre commerciale partie pour durer.

Plusieurs grands groupes américains, Apple en tête, ont depuis vu chuter le cours de leurs actions du fait des baisses de ventes observées sur les marchés chinois, qui constituent généralement l’une de leurs plus larges clientèles. De son côté, le groupe télécom chinois Huawei souffre des accusations d’espionnage portées contre l’entreprise et des mesures préventives prises par le gouvernement américain contre ses appareils depuis février 2018, d’autant plus que d’autres nations comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Japon ont eux aussi choisi de restreindre la participation du géant chinois à leur infrastructure multimédia.

Le marché des devises asiatiques, ou Forex, est lui aussi le premier secoué par les menaces américaines. En mai 2019, le yen japonais, considéré comme une valeur sure, prenait une considérable longueur d’avance sur le dollar américain, tandis que le Yuan était en chute libre. L’économie chinoise n’inspire pas les investisseurs qui craignent que l’impasse ne se prolonge et ne s’aggrave.

A qui profite le crime ?

Confrontés à la hausse des droits de douane imposée par le gouvernement de Donald Trump sur les produits importés de Chine vers les États-Unis, les entreprises chinoises, mais aussi américaines et européennes sont naturellement incités à déplacer leur production vers des pays où le climat commercial international est plus favorable.

Le premier à récupérer ces entreprises est le Vietnam. Pays limitrophe offrant en outre une main d’œuvre bon marché qui fait concurrence aux salaires à la hausse en Chine, le Vietnam a vu ses investissements s’accélérer et atteindre en 5 mois 65 % du montant total observé en 2018. On tient pour responsable de cet engouement pour le Vietnam, les allées et venues aussi inefficaces que répétitives entre Washington et Pékin, et l’incapacité des deux nations à trouver un terrain d’entente.

Quel impact sur les bourses mondiales

Convaincu de l’absurdité de la situation, les marchés boursiers s’attendaient d’abord à voir les deux nations à trouver rapidement une solution à leur désaccord. L’impact fut donc relativement lent, mais l’aggravation prolongée et non résolue des relations entre Pékin et Washington est bien visible sur les marchés boursiers. Et aujourd’hui, à chaque annonce de nouvelles taxes douanières, le Dow Jones et le Nikkei 225 plongent, généralement imités par leurs homologues européens et notamment le FTSE100 britannique, le CAC40 français et le DAX30 allemand.

 


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