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Accueil du site > Communiqués > Le verre au chalumeau made in Lorraine !

Le verre au chalumeau made in Lorraine !

Direction une région prospère pour l'art verrier, la Lorraine. De part la nature de son territoire, cette région s'est imposée comme un centre verrier de première importance aux yeux du monde. On y trouve les plus illustres cristalleries, mais également de jeunes marques, travaillant le verre au chalumeau.

Michaël Vessière, la suite d'une tradition familiale

Alors que ses ancêtres étaient verriers à Nancy durant la période Art nouveau, Michaël, la cinquième génération, ne pouvait pas faire sombrer ce nom dans l'oubli.

Aujourd'hui, les créations des frères Vessière, en verre gravé à l'acide, sont reconnues par les collectionneurs. En ce début 1900, il faut dire que l'art verrier est à son apogée. Émile Gallé, Antonin Daum, ou encore René Lalique, donne un second souffle à cette matière en étant précurseur dans les techniques et motifs employés.

En novembre 2018, Michaël lance un nouveau projet avec un objectif : promouvoir l'art verrier.

Pour cela, il choisit un produit : le bracelet cordon, réglable sur tous poignets. La marque opte alors pour le nom « Michaël Vessière », en hommage à ses ancêtres.

Des bracelets made in France, façonnés au chalumeau

Le métier de verrier à la flamme regorge de jeunes talents aux quatre coins de la France. Une fois l'idée du projet établi, Michaël part à la recherche d'un verrier, qui plus est nancéien (un retour aux sources ?).

C'est Théophile Caille, installé à Nancy, qui accepte cette collaboration pour la production de perle.

Derrière son chalumeau, Théophile travaille sur de longues baguettes en verre, qu'il fait fondre pour ensuite confectionner bijoux, rasoirs, sulfures ...

Le choix des baguettes est essentiel. La grande majorité des verriers à la flamme utilisent des baguettes en verre de type sodocalcique. L'avantage de ce type de verre est son point de fusion relativement bas, autour de 600°C.

La première collaboration donne naissance au bracelet mirabelle, dont les Lorrains sont très friands !

Parmi les meilleures ventes de la marque, l'on retrouve également la croix de Lorraine, symbole de résistance.

Pour ce modèle, la technique de fabrication demande une certaine maîtrise de la flamme. En effet, la perle, une fois façonnée à l'aide d'un moule, est alors dorée.

Théophile projette alors des vapeurs d’or à l’aide d’une baguette en quartz qui présente à son extrémité le métal tant recherché …

Ces vapeurs se déposent sur la perle plate encore chaude. La perle est ensuite recuite pendant +/-6 heures.

Il ne reste plus qu’à dessiner la croix grâce au sablage de la perle.

Plaçant dans un premier temps un pochoir en négatif sur la perle, Théophile projette du sable sur la pièce, permettant de “manger” la surface dorée, laissant apparaître le verre noir.

La croix de Lorraine, protégée par le pochoir, apparaît !

La croix occitane pour les amoureux du sud !

Suite au succès de la croix de Lorraine, la marque lance plusieurs symboles régionaux en reprenant le même principe : une perle en verre dorée à l'or, assemblée sur un cordon garanti à vie.

Une belle occasion d'emporter un petit bout de sa région partout où vous allez.

On retrouve ainsi la croix occitane, mais également la croix basque, la fleur de lys et le triskell breton.

Les bracelets sont soigneusement emballés dans un papier de soi parfumé, puis placés dans un écrin, accompagné d'une carte présentant la fabrication ainsi qu'une petite surprise gourmande typique de Nancy.


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