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Accueil du site > Culture & Loisirs > Allons sous la charmille où l’églantier fleurit...

Allons sous la charmille où l’églantier fleurit...

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"Puisque les prés sont verts, puisque le ciel est bleu,

Aimons. Par les grands mots l'idylle est engourdie ;

N'ayons pas l'air de gens jouant la tragédie ;

Disons tout ce qui peut nous passer par l'esprit ;

Allons sous la charmille où l'églantier fleurit,

Dans l'ombre où sont les grands chuchotements des chênes."

 

Voici une belle invitation à l'amour écrite par Victor Hugo : le cadre champêtre décrit dans ces vers avec simplicité n'est-il pas propice à l'amour ?

 

Le mot "charmille" désigne une allée plantée de charmes, souvent taillés en forme de berceaux.... Issu du nom latin "carpinus", le mot charme évoque un arbre somptueux, dont le nom fait rêver....

Le nom "carpinus" est de genre féminin en latin, comme la plupart des noms d'arbres, car on considérait que les arbres étaient habitées par des divinités féminines.

 

On connaît aussi l'homonyme "charme", venu du latin "carmen", "le vers, l'incantation magique" qui renvoie à une toute autre notion, une idée de séduction intense...

 

Curieuse homophonie entre deux mots assez différents au départ "carpinus" et "carmen" ! Mais les évolutions phonétiques ont modifié deux termes différents qui se sont, ainsi, rapprochés... La consonne "c" se transforme souvent en une chuintante "ch" dans le passage au français...et la fin d'un mot disparaît parfois parce que la finale n'était pas accentuée en latin...

 

Le mot "charmille" est plein de poésie : il suggère un cadre champêtre, une ombre douce et bienveillante, il invite à la rêverie...

 

Avec ses sonorités de chuintante, de gutturale, de labiale, ce nom à la finale féminine, nous entraîne dans un univers fait de beauté et d'harmonie : la charmille est accueillante, elle invite à la promenade, à la découverte... 

 

Les vers de Victor Hugo insérés dans le groupe des idylles sont une invitation à l'amour, l'idylle étant un petit poème qui célèbre l'amour dans un décor pastoral...

 

Hugo parvient à donner à l'évocation une extrême douceur grâce à de jeux de sonorités : allitération de la consonne "ch" avec les mots "charmille, chuchotement, chênes...", utilisation de consonnes très douces, sifflante "s", fricative "f"..., emploi de voyelles nasalisées qui ralentissent le rythme et qui invitent à la rêverie amoureuse...

 

Le verbe "aller" à l'impératif souligne l'invitation et entraîne le lecteur vers ce monde idyllique, au décor attirant : les charmes, l'églantier en fleurs, les chênes personnifiés...

 

On perçoit, aussitôt, des couleurs, des parfums de fleurs : l'églantier, rosier sauvage nous entraîne dans un sillage de senteurs....

 

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2021/03/allons-sous-la-charmille-ou-l-eglantier-fleurit.html

 

Vidéo :

 


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54 réactions à cet article    


  • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 25 juin 17:43

    @cevennevive
     
     ..
    Le jeu dut plaire à l’ingénue-e
    Car à la fontaine souvent,
    Elle s’allat baigner toute nue-e,
    En priant dieu qu’il fit du vent,
    Qu’il fit du vent ...



  • Philippulus Séraphin Lampion 26 juin 09:21

    @Francis, agnotologue

    Vous écrivez « En priant dieu qu’il fit du vent, »

    Dans cette phrase, « fît »prend un accent circonflexe :

    1. subjonctif dans les subordonnées introduites par que (je souhaite que tu sois présent)
    2. concordance des temps (je souhaitais que tu fusses présent)

    Exception : la conjonction « après que » est suivie d’un indicatif et non pas d’un subjonctif : « le médecin est reparti après qu’il a examiné le patient ».

    Le texte original de Brassens respecte cette règle. ce n’est pas parce qu’on est anat qu’on est analphabète.


  • Philippulus Séraphin Lampion 26 juin 09:22

    @Séraphin Lampion

    « anar »


  • eau-mission eau-mission 26 juin 10:09

    @Séraphin Lampion

    Avec vos questions sur la forme, vous passez sur l’essentiel. C’est qui « il » ?

    PS : l’eau, la fontaine, celle que j’y vois, je me devais de réagir


  • Philippulus Séraphin Lampion 26 juin 10:43

    @eau-mission

    Le pronom impersonnel « il » dans "il pleut, il neige, il fait du vent" ne se rapporte à rien. Ce n’est pas une personne (ni un dieu, ni même un principe) mais une tournure de phrase qui permet d’avoir avoir un sujet fictif et n’est en fait ni masculin ni féminin, mais neutre. Brassens aurait pu écire ; « en priant dieu qu’elle fît du vent », mais le sens aurait changé : la belle se serait alors livré à un activité futile, sans effets. Par contre il aurait été incongru d’écrire « qu’elle fît des vents »…

    Par contre, pour en revenir au pronom « il », dans l’exemple « il était situé », il s’agit d’un pronom personnel qui ne se rapporte d’ailleurs pas forcément à une « personne », mais peut-être à un animal, une plante ou un objet du genre masculin.


  • Philippulus Séraphin Lampion 26 juin 10:45

    @Séraphin Lampion

    la belle se serait alors livrée


  • eau-mission eau-mission 26 juin 11:11

    @Séraphin Lampion

    « Qu’elle fît des vents » quelle horreur ! Qu’elle fît semblant, ça irait, mais tout le monde avait compris..

    Pour moi, « il » c’est Dieu, c’est le maître du royaume des mots.


  • eau-mission eau-mission 26 juin 11:39

    @eau-mission

    Croyez pas qu’on soit chochotte au pays de la tram’.

    En passant par le Pas de Calais, j’ai croisé une anglaise qu’avait appelé son CKC* « mon petit pet d’amour ».

    *Cavalier King Charles


  • Philippulus Séraphin Lampion 26 juin 11:46

    @eau-mission

    C’est pas faux : le Dieu de la Bible hébraïque porte différents titres dont les deux plus connus sont « Adonaï » et « Elohim », ce dernier vocable cité plus de 2 500 foi pluriel de majesté du nom « Eloah », venant lui-même du nom « El » correspondant au nom donné par l’ensemble des Sémites à la divinité en général et au Dieu suprême en particulier.

    Faut-il rappeler que dans le Coran, Dieu ne doit ni être représenté par une image quelconque (d’où l’importance de la calligraphie », ni même nommé. Il est évoqué métaphoriquement par par son caractère d’unicité : « Al Lah », ce qui signifie « le seul » et est une redondance pour « Al  » qui se suffirait à lui seul.


  • Philippulus Séraphin Lampion 26 juin 11:51

    @eau-mission

    C’était peut-être simplement une francisation de la prononciation d’un mot anglais.

    En anglais, le mot « pet » (qui se prononce « pète ») signifie « animal de compagnie », ou « préféré, chouchou » ou « caresser » quand il s’agit d’un verbe.


  • pemile pemile 26 juin 12:02

    @eau-mission « une anglaise qu’avait appelé son CKC* « mon petit pet d’amour ». »

    Et chez les anglos, y’a même des pet schop ?


  • Philippulus Séraphin Lampion 26 juin 12:58

    @pemile

    c’est moins bon que les pets-de-nonne !


  • Philippulus Séraphin Lampion 26 juin 13:01

    @Séraphin Lampion

    Pour en revenir au chien, il s’agissait peut-être d’un pet-qui-noie ? Ce qui expliquerait pourquoi cette dame se promenait en tenue de plongée.


  • lacerta Nuke T. AMERS 26 juin 13:46

    @Séraphin Lampion

    Non c’ est plus prosaique que ca , les petit chien a teaureau ( a nez retrousser ) sont la solution au probleme du gaz en europe ...

    Etant le produit d’ une selection genetique consanguine extreme , ils ont quelque defaut et sont ronfleur , et peteur dans une proportion qui defie l’ entendement quand on mesure le volume du gaz et le volume du chien ...

    meme nono-l’ enfumeur est battut a plate couture , et pourtant il s’ aplique sur chaque article ...

    Séraphin Lampion 26 juin 13:01

    @Séraphin Lampion

    Pour en revenir au chien, il s’agissait peut-être d’un pet-qui-noie ? Ce qui expliquerait pourquoi cette dame se promenait en tenue de plongée.



  • eau-mission eau-mission 26 juin 14:01

    @Séraphin Lampion

    Ah, la condescendance envers ces pauvres têtes aplaties par la tram’. Sachez que j’ai habité sur la route qui mène à Calais. Et pour @pemile, par chez moi un anglo, c’est un cheval anglo-arabe.

    Et par chez moi les gars ne font pas de remarque désagréable aux dames sur leur physique. Tout juste si on appelle « famille écrevisse » les gibis revenant de la plage.

    Et puis, z’avez même pas reniflé l’allusion aux mél destinés à Camilla, bande de marins d’eau douce.


  • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 26 juin 21:49

    @Séraphin Lampion
     
     ’’Dans cette phrase, « fît »prend un accent circonflexe ’’

    Merci pour ce appel.

     smiley


  • Seth 25 juin 21:39

    Pour les oiseaux dans la charmille, je préfère ceux là. Et de loin.

    https://www.youtube.com/watch?v=bqR6Ai5ObPw


    • rosemar rosemar 25 juin 21:50

      @Seth

      MAGNIFIQUE ! Merci !


    • ETTORE ETTORE 25 juin 23:49

      Voyez rosemar,.......

      Cet arbre est si beau, qu’on en retiendras, dans le langage courant...

      que « l’on se porte comme un charme » !

      C’est étonnant, comment avec ce deuxième arbre, ( après le tilleul) vous louvoyez entre la nature visible et l’invisible .

      Puisque le charme, ( de, Carmen= chant ou incantations, nous relie à la magie !

      Vous devez avoir reçu de bons « sortilèges » qui vous attirent vers ces « supports de vie ».

      Idem pour ce qui est de l’églantine, ( et la rose mystique, du grec « mystère ») et le rosaire, dans sa signification religieuse.


      • Philippulus Séraphin Lampion 26 juin 09:24

        @ETTORE

        Et le hêtre ? Pour le distinguer du charme, il faut examiner les feuilles : hêtre à poils, charme à dents.


      • Philippulus Séraphin Lampion 26 juin 09:55

        @ETTORE

        Selon qu’il s’agit de l’arbre ou de la capacité à exercer des sortilèges, les étymologies de homonymes « charme ne sont pas les mêmes.

        Pour Littré, le mot charme qui désigne l’aptitude à « charmer » vient du latin « carmen », chant, vers, et n’a signifié originairement qu’une formule d’incantation chantée ou récitée, et pas ce qui plaît, ce qui touche : « C’est vers le dix-septième siècle que cet emploi néologique s’est établi. La transition est facile à concevoir. Aujourd’hui la signification primitive commence à s’obscurcir, à cause que l’usage du charme incantation, banni tout à fait du milieu des gens éclairés, se perd de plus en plus parmi le reste de la population ».

        Pour le Gaffiot, le nom de l’arbre est issu du latin « carpinus », repris pas les botanistes. Contrairement au chêne pour les Gaulois et à l’olivier pour les Grecs anciens, ce arbre n’a jamais été investi d’attributs sacrés.


      • charlyposte charlyposte 26 juin 12:30

        @Séraphin Lampion
        La question sera : hêtre ou ne pas hêtre ?


      • Philippulus Séraphin Lampion 26 juin 13:04

        @charlyposte

        Ça me fait penser que j’ai oublié les croquettes : y a mon chat qu’expire ! 


      • rosemar rosemar 26 juin 13:18

        @Séraphin Lampion

        Si vous avez bien lu, j’évoque précisément dans l’article les deux étymologies distinctes du nom « charme ».

        « En latin, les noms d’arbres sont majoritairement féminins.
        Deux explications sont souvent avancées à cet état de choses.
        L’arbre serait perçu par les Romains comme un être féminin parce qu’il porte des fruits, ou bien parce qu’il abrite une nymphe, qui est une divinité féminine. »

        Curieusement, la plupart des noms d’arbres sont masculins en français... !


      • charlyposte charlyposte 26 juin 13:25

        @Séraphin Lampion
        Des croquettes de souris ou des croquettes de boeuf ?


      • lacerta Nuke T. AMERS 26 juin 13:41

        @rosemar

        Curieusement, la plupart des noms d’arbres sont masculins en français... !

        Attention a l’ exces de feminisme qui tue l’ egalitée ...

        la pluspart des groupe d’ arbre (hetraie , chenaie , peupleraie , etc ) sont feminin et au pluriel ce qui équilibre bien les score smiley


      • charlyposte charlyposte 26 juin 14:07

        @Nuke T. AMERS
        Les noms de fleurs ne manquent pas de féminisme smiley


      • ETTORE ETTORE 26 juin 14:09

        @Nuke T. AMERS

        Heureusement qu’il nous reste LE PEUX-PLIER, qui plie mais ne rompt pas !


      • lacerta Nuke T. AMERS 26 juin 14:09

        @charlyposte

        ouais bon , mais pour la poesie c’ est pas forcement ca smiley

        les orchidees en grec ce sont les testi-couilles smiley ... pas de pots smiley


      • lacerta Nuke T. AMERS 26 juin 14:10

        @ETTORE

        c’ est comme au bois de boulogne , y en as un qu’ est un peut plier , et l’ autre au boulot ...


      • lacerta Nuke T. AMERS 26 juin 14:12

        @ETTORE

        Salut au passage ETTORE et merci encore pour toute cette poesie smiley


      • charlyposte charlyposte 26 juin 14:16

        @ETTORE
        Le peuplier fait vraiment du bon BOULOT smiley


      • ETTORE ETTORE 26 juin 14:36

        @Nuke T. AMERS

        c’ est comme au bois de boulogne , y en as un qu’ est un peut plier , et l’ autre au boulot ...

        Oui, mais où il y a « Chêne », il n’y a pas de... plaisirs !
        On le voit bien avec notre « gland » à la « tête »....De ce pays de Druid-Hics !


      • Philippulus Séraphin Lampion 26 juin 14:37

        @rosemar

        « Curieusement, la plupart des noms d’arbres sont masculins en français... ! »

        C’est que, si les noms d’arbres étaient en général féminins dans les langues indo-européennes, les féminins latins en -us (aulne = alnus, orme = ulmus, frêne = fraxinus) ont été attirés vers le masculin, par analogie avec la deuxième déclinaison. Les autres noms d’arbres, quelle que soit leur origine, sont depuis masculins en français. Les noms de fruits neutres (pomum) sont passés au féminin par l’emploi de la forme de l’accusatif pluriel (poma), et c’est le cas général pour les fruits les plus anciens.


      • Louis Louis 26 juin 14:44

        @Séraphin Lampion
        tonton CRISTOBAL est revenu
        Le lampion éteint a été rallumé par la fée ROSEmar
         smiley


      • Philippulus Séraphin Lampion 26 juin 14:45

        @ETTORE

        Mélèze-nous tranquilles ! Séquoia, le problème ? Approche si t’es un orme !


      • Xenozoid Xenozoid 26 juin 14:50

        @Séraphin Lampion

        je prefere me noyer


      • ETTORE ETTORE 26 juin 14:56

        @Séraphin Lampion
        C’est que je ne veux pas rester Saule, à me prendre des Châteign-iers, Cyprès de mes Lauriers . sans être A-mandier !
        Pfouuu ! j’arrête, je me sens pousser des racines ! lol


      • Philippulus Séraphin Lampion 26 juin 14:59

        @Louis

        À propos de fée, tu connais le conte de fée le plus court ?

        C’est un gars, il demande à une fille : « Veux-tu m’épouser ? ». Elle répond « non ».

        Et le gars vécut heureux jusqu’à la fin de ses jours.


      • Philippulus Séraphin Lampion 26 juin 15:04

        @Xenozoid

        Fais pas ça : un seul hêtre vous manque et tout est des peupliers.


      • charlyposte charlyposte 26 juin 15:06

        @ETTORE
        LOL  smiley t’ en a encore une bonne sous le coude ( sous la souche ) ? te chêne surtout pas ETTORE. smiley


      • Xenozoid Xenozoid 26 juin 15:15

        @Séraphin Lampion

        mais,j’aime pas trop la kastagne(je sais pas comment envoyer la boom)...


      • Philippulus Séraphin Lampion 26 juin 15:29

        @charlyposte

        À Bormes-les-Mimosas, devant son abri côtier, Olivier lavait ses Citroën, un peu plié sous le poids de ses pêchers et cantonné à se taire. Ce n’était pas le boulot qui manquait, et pour briser ses chaînes, le liquide en bar lui évitait d’être gêné. 

        Après, il est parti sur la piste à chier. Il a fallu qu’il freine, et là, ça sentait déjà le sapin !



      • charlyposte charlyposte 26 juin 15:47

        @Séraphin Lampion
         smiley


      • rosemar rosemar 26 juin 18:46

        @Nuke T. AMERS

        En effet ! C’est aussi le cas pour la charmille !


      • lacerta Nuke T. AMERS 26 juin 19:18

        @rosemar

        idem en terme de bucheron ( pourtant pas des apotre du feminisme ) avec la futaie ...


      • rosemar rosemar 27 juin 13:07

        @Séraphin Lampion

        C’est sexiste ! Mais on pourrait dire aussi, en inversant les rôles :

        C’est une fille, elle demande à un gars : « Veux-tu m’épouser ? ». Il répond « non ».

        Et la fille vécut heureuse jusqu’à la fin de ses jours.


      • rosemar rosemar 27 juin 13:07

        @Séraphin Lampion

        Quelle virtuosité dans les jeux de mots !


      • troletbuse troletbuse 29 juin 18:33

        @rosemar
        Et vous, quelle virtuosité dans la connerie ! smiley


      • Rinbeau Rinbeau 26 juin 18:52

        Je connais non loin de chez moi une maison de retraite auquel on a donné ce joli nom « Charmille » !

        On perçoit, aussitôt, des couleurs, des parfums d’horreurs : des dentiers, roses, oh naufrage ! nous entraîne dans un sillage de senteurs.


        • ETTORE ETTORE 27 juin 12:07

          Pour mettre tout le monde d’accord sur le féminin, et le masculin...

          A savoir que « Fée », est aussi bien ....Féminin que...Masculin !

          Il y a, LA, FEE-L’ACTION....

          et il y a LE, FEE-Lé...

          Ca va...Je sors...


          • troletbuse troletbuse 30 juin 11:11

            @ETTORE
            Et la plus connue La fée Lation


          • troletbuse troletbuse 29 juin 17:49

            Par bonheur, beaucoup de femmes apprécient le charme du gland !  smiley

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