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Accueil du site > Culture & Loisirs > Arrivées Eva-naissantes, en direct de la gare Saint-Charles à (...)

Arrivées Eva-naissantes, en direct de la gare Saint-Charles à Marseille...

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Un spectacle poético-chorégraphique, un spectacle loufoque, où sont évoqués de nombreux personnages qui se croisent dans une gare, un spectacle pour rire de notre société et de ses travers, un spectacle pour rêver, voilà de quoi séduire et enchanter tous les publics.

 

L'action se situe à Marseille, à la gare Saint-Charles....

Deux comédiens, une comédienne font vivre une galerie de personnages hauts en couleurs...Les dialogues sont ponctués par un percussionniste de talent qui nous berce d'une douce musique...

 

D'abord, est campé le personnage de la jeune fille qui angoisse de partir, de rater son train, d'être à la mauvaise place, la jeune fille qui rêve d'amour... la poésie est convoquée pour suggérer cette envie d'amour qui la submerge... "elle veut tomber amoureuse de l'amour, elle rêve d'un wagon d'amour..."

Puis, c'est un personnage avec des écouteurs sur les oreilles : il scrute la jeune fille en train de manger, image du désir amoureux...

Au rythme des percussions, la jeune femme se met à danser une chorégraphie emplie de charme et de sensualité, elle fait danser ses bras, s'enroule sur elle-même...

Cette danse se double d'une chorégraphie filmée en arrière plan...

 

Puis, un acteur joue le rôle d'une "professeuse violentée par le ministre", elle hurle, éructe contre le sort qu'elle subit, elle crie : "Je gueulante, j'en peux plus, c'en est fait, je me casse, je demande ma mut" (mutation)."

Ensuite, c'est la comédienne qui évoque une scène de révolte des femmes armées de leurs gilets roses... Elles veulent transformer la gare Saint-Charles en gare Sainte-Charlotte, féminiser tous les mots : "la traine pour le train, la wagone pour le wagon..."

 

Des personnages fugitifs sont esquissés : une vieille dame anglaise qui s'écrie à plusieurs reprises : "Et vive la France !", une jeune fille toujours en retard... et bien sûr elle a raté son train.

 

Avec l'accent, on entend aussi un retraité de la SNCF : "Ce mistral, putain, con, dis, qué mistral, fan de chiche, le mistral est toujours gagnant !"

Il raconte des blagues et termine son discours en disant : "Je prendrai bien un pastaga..."

L'occasion de savourer le bel accent de Marseille...

 

Un des acteurs imite alors le bruit d'un train, et il énumère toutes les stations autour de Marseille : "Aubagne, La Pomme, La Blancarde, Miramas etc."

Il déclare au passage : "Nous subissons un retard de 195 jours... veuillez nous excuser..."

On croise aussi le stéréotype sudiste, celui qui dit : "Putaing, fan de chichourle..."

Et, bien sûr, on écoute aussi la voix si douce, imperturbable de la SNCF... et tout d'un coup, la voix se transforme, elle éructe : "J'en peux plus, je voudrais inventer des phrases."

 

Enfin, le veilleur de nuit de la gare s'exprime : "Allez, on ferme, il faut partir maintenant, et vous aussi, Monsieur le Maire de Marseille, il faut partir..."

Ainsi, l'actualité apparaît constamment en arrière-plan du spectacle...

Les acteurs arrivent à restituer à merveille l'ambiance fébrile d'une gare, ses bruits, ses personnages... 

 

Poésie, rire, tendresse, douleur, dérision, douceur, tous ces éléments se conjuguent dans ce spectacle original où se mêlent musique, danse, théâtre.

 

 

"Arrivées Eva-naissantes, sur un texte de Bruno Paternot. Les scènes se passent à la Gare St-Charles, arrivées et départs en tous genres. Les espoirs et les défaites, les fuites et les retrouvailles sont au centre de la mise en scène : une galerie de personnages dresse le tableau de la société en marche ou plutôt en mouvement du XXIe siècle. Parce qu'une gare est bien plus qu'un lieu où l’on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien, des gens qui vivent, y vivent et qui éructent. Dans une langue truculente et variée, la parole se libère pour révéler dans la joie et ʺl'allezgraisse ʺ le ʺrire-diculeʺ de notre vie."

Concert-spectacle interprété par Bruno PATERNOT, comédien, Aude COURTIEL, danseuse, comédienne et Tom GAREIL, percussionniste.
Ce Concert-spectacle EN CRÉATION a été présenté au Carré d'Art dans le cadre des Jeudis de Nîmes 2019.

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Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2019/08/arrivees-eva-naissantes-en-direct-de-la-gare-saint-charles-a-marseille.html

 


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8 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 24 août 19:30

    Le calembour complet est :

    « Vénus luisait, évanescente, 

    Sur le chevet d’Eva naissante » 

    mais je n’en connais pas l’auteur

    personnellement, je préfère celui que Louis XIV aimait placer pour draguer les minettes :

     « les puces sont de la secte d’Epicure et les poux de la secte d’Epictète ».


    • Legestr glaz Legestr glaz 24 août 19:36

      @Séraphin Lampion
      (elle) - Il me faut, disons le mot, 50 000 francs...
      (lui) - Par mois ?
      (elle) - Par vous ou par un autre !
       (Sacha GUITRY )


    • Legestr glaz Legestr glaz 24 août 19:39

      @Legestr glaz
      Et le désir s’accroît quand l’effet se recule… Corneille. 


    • rosemar rosemar 24 août 20:03

      @Séraphin Lampion

      Certes, il y a le jeu de mots, mais n’oublions pas le thème de ce spectacle : la gare, lieu de rencontres, ce qui permet d’évoquer différents personnages de notre société...


    • covadonga*722 covadonga*722 24 août 23:11

      « L’occasion de savourer le bel accent de Marseille... »

      Quel bel accent de Marseille ? foutaise aucun des gens décrit par vous ne sont Marseillais a commencer par la statutaire chouineuse exigeant sa mutation .

      Votre gare est fantasmée par des intello gavés a la subvention , cette Gare pue 

      cette gare suinte la came le stupre et la violence , c’est une cour des miracles 

      passage obligés des 35%de marseillais travaillant et assujetti a l’impôt « les subventions de vos acteurs fonctionnarisés ».C’est une gare ou des vols et actes de violences sont commis journellement par une faune majoritairement exotique .

      C’est une gare ou la sécurité ce limite aux 5 metre de circonférence contrôlés par des patrouilles en nombres et armées de policiers et militaires . Cette gare est l’entrée d’une ville en putréfaction .Une gare ou deux jeunes filles ont étés égorgées de jour sur son parvis !Cette gare est la bouche purulente d’une ville gorgone ou bon an mal an 25 jeunes meurent sous les balles ou en méchouis carbonisés dans un coffre de voiture . C’est une gare ou des gamines de 14 ans se prostituent, cette gare ouvre sur une artère ou l’on traîne des mamies 20m sur le macadam pour leur arracher sac a main ou bijoux , c’est une gare donnant l’accès direct sur des quartiers ou des gamins jouent nus dans la rue .Cette gare est un moloch dont seules les cendres pourraient être un bienfait .Les manifestations 

      kukulturelle marseillaises outre qu’elles permettent l’entre soi des belles âmes 

      ont exactement la meme fonction que du fond de teint sur les stigmates de la vérole .

      Un jour pas si lointain les éduqués de ce pays verront toute une faune invasive

      les éradiquer , les rares survivant sous-chiens trouveront le spectacle réjouissant 

      et qui sait fort poétique !!!!!!

      asinus : ne variatur 


      • rosemar rosemar 24 août 23:16

        @covadonga*722

        Ah là, en effet, plus de poésie, plus de rêve, c’est un cauchemar....


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 24 août 23:33

        @covadonga*722

        Quoi t’es -ce ? Marseille ne ressemblerait pas a « plus belle la vie » ...impossible de te croire vieux Cromwell. Vais plutôt sur les douces pentes de Rosemar...


      • Massaliote 27 août 12:04

        @covadonga*722
        Exact. Marseille n’est plus que la caricature de la ville populaire qu’elle fut. Deux mondes s’y côtoient. Les racailles allogènes et les « gentils bobos ». Les premiers se foutent bien des seconds et en profitent. le 8 mai dernier la Canebière n’a jamais baigné autant dans les odeurs de pissotière du quart monde. Mais il y avait « bal patriotique » sur le Vieux Port. J’ai mal à ma ville chaque fois que la revois. Le 14 juillet idem + absence de pavoisement pour cause de risque de « débordement patriotique » des Algériens.  

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