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Accueil du site > Culture & Loisirs > Célébrons la citrouille !

Célébrons la citrouille !

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Les citrouilles sont revenues ! Dans les rayons des magasins, elles tiennent une place de choix et imposent leurs formes volumineuses, leurs couleurs de rouilles, des arrondis superbes, des brillances orangées...

Les citrouilles sont de retour pour fêter le coeur de l'automne, elles se parent de teintes vives et étonnent tous les regards !

 

Associée à la fête de Samonios, aux origines celtes, la citrouille s'embellit de lumières, elle devient même lampe magique...

Ce mot nous fait entendre des sonorités lumineuses, sifflante initiale, emplie de douceur, dentale "t" éclatante, gutturale "r" qui restitue la dureté du fruit, palatale qui prolonge le son "ou" pour suggérer des couleurs rayonnantes...

 

La citrouille aux teintes de soleil, aux formes volumineuses est un fruit de contrastes étonnants : beauté des couleurs, ampleur et volume exorbitant des cucurbitacées...

 

Le mot venu du latin "citrium, le cédrat, le citron", par analogie de couleurs, est à la fois plein de charmes et de dérision.

" Tu n'as rien dans la citrouille, j'ai la tête comme une citrouille" ! On perçoit, à travers ces expressions toute l'ironie que peut contenir ce terme.

La "cucurbite" a de quoi séduire, mais elle peut aussi marquer une forme de moquerie.

 

Voilà encore un mot plein de saveurs, par ses sonorités redondantes, ses échos, ses consonnes variées, gutturales, labiale, dentale...

Les cucurbitacées sont multiples : coloquinte, concombre, courge, melon, pastèque, potiron.... Une variété de mots tous si expressifs !

La citrouille, aux formes généreuses, aux tranches bien marquées, est aussi, une plante volubile : elle nous parle des teintes de l'automne, elle nous raconte des légendes, des contes dans lesquels des citrouilles se transforment en carrosses, elle nous montre, à travers une fable, que la nature est souvent bien faite et qu'il vaut mieux l'accepter telle qu'elle est...

 

La citrouille nous parle, aussi, de traditions venues d'ailleurs : Halloween et ses peurs ancestrales, des fantômes, des sorcières, des monstres de la nuit, elle nous fait voir des feux de joie, elle évoque un temps où l'on communiquait avec l'autre monde, des démons, des dieux, le mois de Samonios qui va s'ouvrir....

Fêtons Samonios, célébrons les citrouilles !

 

Rendons hommage aux citrouilles, coloquintes, courges, potirons ! Ces beaux fruits de l'automne nous montrent toute la diversité de la nature, des merveilles de formes, de couleurs, des embruns étonnants d'éclats...

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2015/10/celebrons-la-citrouille.html

 

Une fable de La Fontaine : Le gland et la citrouille 

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/jean_de_la_fontaine/le_gland_et_la_citrouille.html

 

Vidéo :

 


Moyenne des avis sur cet article :  1.33/5   (18 votes)




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40 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 31 octobre 17:32

    Bonjour, Rosemar

    Rien à voir avec le sujet de l’article : je viens de publier un article intitulé « Alexandra Dovgan : si jeune et si douée ! » Vous qui êtes si intéressée par la musique classique, je vous invite à cliquer sur les liens qui y sont proposés.


    • exol 31 octobre 18:02

      @Fergus
      Elle sait lire pas besoin de faire la retape pour votre articulet .


    • Fergus Fergus 31 octobre 22:40

      Bonsoir, exol

      Je ne fais pas de « retape » pour mon article, mais pour amener Rosemar, si elle le souhaite, à aller écouter ce dont est capable une fillette surdouée qui est à l’évidence de la graine de future grande soliste internationale, ce qu’elle a d’ailleurs commencé de facto à être. 

      Pourquoi ai-je fait cela ? Parce que Rosemar fait partie de ces auteurs du site qui ne s’intéressent pas  ou de manière très rare  aux articles des autres auteurs, ce qui est parfaitement leur droit. Or, Rosemar a cela de remarquable qu’elle s’enflamme pour la moindre prestation artistique donnée dans le cadre des animations estivales de Nîmes, au point d’abuser systématiquement de superlatifs, y compris pour des artistes certes talentueux, mais dont le niveau de jeu n’a rien à voir avec les grands interprètes. smiley


    • alexis42 alexis42 1er novembre 09:14

      @Fergus
      Rosemar a parfaitement le droit de ne pas s’intéresser aux autres articles, d’autant que la plupart sont sans intérêt.
      On ne peut pas dire la même chose de vous, qui intervenez sans cesse sur les siens, en général pour les critiquer.
      Je note que vous êtes le premier à intervenir sur celui-ci, en profitant pour mettre un lien sur votre « œuvre » du jour. Vous auriez dû rappeler que vos commentaires sont « dans leur grande majorité » (sic, ou à peu près) des réponses à des intervenants sur vos articles.
       smiley


    • Fergus Fergus 1er novembre 09:54

      Aux trolls qui ont des problèmes de lecture

      J’ai écrit ceci un peu plus haut :

      « Rosemar fait partie de ces auteurs du site qui ne s’intéressent pas  ou de manière très rare  aux articles des autres auteurs, ce qui est parfaitement leur droit »


    • Cirrhose (Droll de Crane) Cyrus (TRoll de DRame) 3 novembre 01:46

      @Fergus

      si tu l’ as trouvé il as rien de bien caché ...
      imagine s’ il avais caché ca sur un covert chanel TCP/IP :53(dns)
      et que tu avait du ecrire un proxy pour recuperer ses page web dans des paquet DNS a la vitesse record de 14400 baud (fax)

      la tu pourrais te plaindre d’ un « forum » caché .... smiley


    • Cirrhose (Droll de Crane) Cyrus (TRoll de DRame) 3 novembre 01:47

      @Cyrus (TRoll de DRame)
      pas fergus , foufouille bien sur


    • sls0 sls0 31 octobre 19:09

      La citrouille n’est pas associée à Samonios.

      C’est le navet normalement. Chez moi sans les années 50-60 on creusait les betteraves, la sucrière pour l’odeur et la fouragère pour la taille.

      Tout les 31 0ctobre on creusait des betteraves et on essayait de faire peur mais j’aurais été infoutu de dire pourquoi, on faisait comme le père, le grand-père, l’arrière grand-père avant, ect.

      La citrouille n’est qu’un marketing américain.

      Le début de l’année celte commençait avec samonios qui commençait aux environs du 1er novembre, c’était axé sur la lune.

      C’était effectivement la fête axée sur la lune, elle durait 7 jours mais on parle aussi de 30 jours. Comme les jours raccoucissaient on pensait que c’était propice au retour des fantômes du coup les celtes s’habillaient d’une façon effrayante pour les faire fuir.

       Ce folkore permet de marquer territorialement une origine celte. Les très anciens contes avec des ogres c’est aussi celtes. Chez moi ce soir les gosses vont venir pour halloween, franchement colorés les celtes.

      La première fois que j’ai vu halloween en France, ce marketing US j’étais en rogne, on me dépossédait de mon enfance pour se faire du fric.

      Ben voilà Rosemar, je n’aime pas vos citrouilles, elles ne représentent pour moi qu’un tiroir-caisse.


      • rosemar rosemar 31 octobre 19:14

        @sls0

        Oh ! Les citrouilles ne sont pas responsables de ce qu’en font les hommes... elles sont tout de même bien sympathiques par leur forme généreuse, leurs couleurs...


      • phan 31 octobre 20:49

        @sls0

        L’Halloween est très célébrée au Québec et même davantage depuis les quelques dernières années. Les décorations extérieures sont de plus en plus courantes et parfois spectaculaires. Cette fête est célébrée un peu partout en Amérique du Nord. Elle a ses origines dans la riche et lointaine tradition celtique. L’origine d’Halloween serait l’antique fête religieuse celtique de Samain qui a perdurée plus longtemps chez les Celtes d’Irlande et de Grande-Bretagne que sur le continent européen.
        l y a 2000 ans, les Celtes fêtaient pendant sept jours le changement d’année – appelé Samonios en Gaule, Samain en Irlande – aux environs du 1er novembre. C’était le début de la période sombre de l’hiver et de la noirceur ; une période de réflexion, de transformation, de repos et de sommeil. C’était un temps pour se débarrasser des vieilles habitudes néfastes.
        Le soir même de cette fête, c’était le grand festin en famille pour commémorer et remercier les ancêtres. La chandelle que l’on insère dans une citrouille évidée (le «  Jack-O-lantern  ») éclairait la voie. Le chaudron de la sorcière symbolisait la régénération de l’âme et le balai balayait … le passé, les mauvaises habitudes, les peines et les deuils.
        Après avoir évolué, à la suite de la christianisation des populations, cette tradition a été transportée en Amérique du Nord au XIXe siècle par les catholiques irlandais surtout, mais aussi par les Écossais et autres immigrants. Il faut noter que l’Irlande est le pays où la fête de Samain a subsisté le plus longtemps, car elle a été évangélisée très tardivement, au VIe siècle seulement.
        Son nom actuel «  Halloween  » est une altération de «  All Hallow Even  » qui signifie littéralement  : «  le soir de tous les saints du paradis  », c’est-à-dire la veille de la fête chrétienne de la Toussaint (1er novembre). Hallow est une forme archaïque du mot anglais holy qui signifie saint. Even est une forme usuelle qui a formé evening (soir).

      • rosemar rosemar 31 octobre 20:52

        @phan

        Quelle érudition ! MERCI...


      • sls0 sls0 31 octobre 22:51

        @phan
        Le nom « citrouille » vient du latin citrus, en allusion à la couleur orangée du fruit. Elle a probablement été domestiquée dans le nord du Mexique par les Amérindiens il y a 8 à 10.000 ans. Elle n’a été introduite en Europe qu’au XV-XVIe siècle où elle a remplacé une autre Cucurbitacée équivalente, d’origine asiatique.
        OK si c’est pour des celtes du XVème siècle les citrouilles creusées.


      • sls0 sls0 31 octobre 23:19

        @sls0
        La recontre des irlandais avec la citrouille c’est en 1845.
        Pour plus de détails via Jack O’Lantern c’est ici :
        https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Jack-o%27-lantern#Origine_du_terme


      • phan 31 octobre 23:41

        @sls0

        D’abord, la citrouille est une courge du genre Cucurbita. Il y a deux espèces qu’on appelle citrouille : C. pepo (la citrouille traditionnelle) et C. maxima (la citrouille géante, appelée potiron en France). Toutes deux auraient été domestiquées au Mexique au moins 5000 ans avant notre ère. (Ce légume fruitier est considéré comme la culture la plus ancienne des peuples des pays comme le Mexique, la Bolivie, le Pérou et le Chili).
        À l’origine, le fruit était petit et l’écorce dure ; on le cultivait pour ses graines comestibles. Avec le temps, des variétés à chair plus épaisse et de texture moins fibreuse ont été développées et utilisées pour la consommation humaine.
        Quand Jacques Cartier visita le Québec pour la première fois en 1535, il trouva les champs de la région de Québec remplis d’un fruit inconnu que nous appelons maintenant citrouille, mais qu’il a pris pour des melons. Ce serait toutefois l’explorateur espagnol Alvar Nuñez Cabeza de Vaca, qui vit des citrouilles en Floride en 1528, qui rapporta les premières graines en Europe, où le nouveau fruit prit un certain temps avant d’être généralement accepté. De nos jours, cependant, on cultive des citrouilles sur tous les continents sauf l’Antarctique.
        Les Mehicains ne fêtent pas Halloween, mais El día de los Muertos (la fête des morts) et c’est très belle la procession en mer dans la Baie de Salvador de Bahia le jour de la Toussaint. 

      • sls0 sls0 1er novembre 18:05

        @phan
        Ma première recontre avec Jack O’Lantern c’est quand j’avais 10 ans, un livre de contes et légendes d’Irlande dans la maison où j’étais en vacances. A l’époque je n’avais pas fait le parallèle entre mes betteraves creusées et le navet creusé de Jack.
        Dans ma tête depuis, Irlande c’était le navet. Avant de faire mon commentaire au sujet de la citrouille je suis quand même allé faire des recherches pour la citrouille.
        Le Mexique je connais un peu c’est à 4h d’avion mais c’est le Chiapas et le Yucatán. Salvador de Bahia ne me dit rien, au Brésil oui mais au Mexique non.
        Je réside en Amérique latine et c’est vrai que la relation à la mort y est différente.
        Au Mexique j’ai léché des cranes mais ils étaient en sucre.
        Le Mexique a aussi succombé à la mode Halloween, à coté des cranes il y a des citrouilles maintenant.
        https://youtu.be/ERTz9D-LIt4


      • phan 2 novembre 11:40

        @sls0

        Salvador de Bahia (São Salvador da Bahia de Todos os Santos) est au Brésil : 
        Juste pour faire une remarque que Rosemar n’aime pas le chou kale, le navet (chou rapa, aliment des pauvres), la fête de la Toussaint (All Hallows’ Day), le Chrysanthème, elle n’aime pas la société de consommation mais aime bien la super-promotion d’Halloween. Elle aime surtout Victor Hugo, l’exilé fiscal d’île de Guernesey, président d’honneur de l’Union démocratique de propagande anticléricale, qui a organisé le 1° novembre 1881 au Trocadéro à Paris un « hommage aux morts illustres de la libre pensée ».

        Dans les années 1845-1850, une famine particulièrement meurtrière due à un champignon (Irish potato famine – un champignon parasite qui avait anéantie une très grande partie des cultures locales) : Plus de 700 000 irlandais émigrent en Amérique, emportant avec eux leurs traditions celtiques et la légende de Jack O’Lantern. Mais autrement le Grand Remplacement après le Grand Génocide, les navets sont remplacés par des citrouilles qui sont encore plus faciles à évider… Ainsi ils les appelèrent citrus (gros citron). Citr-ouille, en français, n’est pas le diminutif de citr-on, mais une formation ordinaire d’après l’étape médiévale du mot en ‘citrolus’ puis ‘citrollius’.

      • sls0 sls0 2 novembre 14:46

        @phan
        Les impôts sont apparus pendant 14-18, pour l’exil fiscal c’est pas trop ça. Comme j’aime bien Victor Hugo j’y vois un exil simple pour incompatibilté avec le gouvernement de l’époque.
        Rosemar produit beaucoup d’articles en plus de son boulot, parfois le qualitatif ne peut pas toujours suivre. Dans l’ensemble ça va mais elle n’a pas le temps d’approfondir toujours. Ca doit amputer pas mal sa vraie vie mais ce n’est qu’un avis, ça ne vaut rien un avis.
        Pour la famine en Irlande j’ai entendu que des personne c’étaient fortement enrichi. Une forte spéculation n’a pas dû aider. Lors de la famine les exportations vers l’Angleterre continuaient.
        Les landlords protestants on récupéré des terres, le gaélique est passe de 90% de la population à 20%.
        L’armée anglaise avait assez de nourriture pour éviter la famine. Coté anglais cette famine a eu son utilité.


      • phan 2 novembre 19:24

        @sls0

        Paul Lafargue est l’auteur de nombreux textes politiques dont le fameux Le Droit à la paresse (1880). Dans La Légende de Victor Hugo, il attaque le sacro-saint Victor Hugo en montrant son opportunisme. Très orienté politiquement et souvent injuste envers le talent littéraire de Hugo, ce texte n’en est pas moins passionnant et nous montre une facette on ne peut plus humaine d’un des plus grands écrivains du XIXe siècle.
        ...
        Le premier juin 1885 Paris célébrait les plus magnifiques funérailles du siècle : il enterrait Victor Hugo il poeta sovrano.
        La Cité de Londres, invitée, n’envoya pas de délégation aux funérailles du poète : des membres de son conseil prétendirent qu’ils n’avaient rien compris à la lecture de ses ouvrages ; c’était en effet bien mal comprendre Victor Hugo que de motiver son refus par de telles raisons. Sans nul doute, les honorables Michelin, Ruel et Lyon Allemand de Londres s’imaginèrent que l’écrivain, qui venait de trépasser, était un de ces prolétaires de la plume, qui louent à la semaine et à l’année leurs cervelles aux Hachette de l’éditorat et aux Villemessant de la presse. Mais si on leur avait appris que le mort avait son compte chez Rothschild, qu’il était le plus fort actionnaire de la Banque belge, qu’en homme prévoyant, il avait placé ses fonds hors de France, où l’on fait des révolutions et où l’on parle de brûler le Grand livre, et qu’il ne se départit de sa prudence et n’acheta de l’emprunt de cinq milliards pour la libération de sa patrie, que parce que le placement était à six pour cent ; si on leur avait fait entendre que le poète avait amassé cinq millions en vendant des phrases et des mots, qu’il avait été un habile commerçant de lettres, un maître dans l’art de débattre et de dresser un contrat à son avantage, qu’il s’était enrichi en ruinant ses éditeurs, ce qui ne s’était jamais vu ; si on avait ainsi énuméré les titres du mort, certes les honorables représentants de la Cité de Londres, ce cœur commercial des deux mondes, n’auraient pas marchandé leur adhésion à l’importante cérémonie ; ils auraient, au contraire, tenu à honorer le millionnaire qui sut allier la poésie au doit et avoir.
        Les légitimistes ne pardonnent pas à Victor Hugo, l’ultra-royaliste et l’ardent catholique d’avant 1830 d’être passé au parti républicain.
        ....
        Il faut lire Rouge et Noir pour comprendre à quel point Napoléon s’empara de l’imagination des hommes de vouloir et de pouvoir. Toute sa vie, il obséda Hugo : tout enfant, il était son idéal. Ses camarades d’école jouaient des pièces de théâtre de sa composition ou de celles de son frère Eugène. « Les sujets habituels de ces pièces étaient les guerres de l’empire... c’était Victor qui jouait Napoléon. Alors il couvrait de décorations sa poitrine rayonnante d’aigles d’or et d’argent. ». En ces temps il songeait fort peu à la Vendée et à ses vierges martyres, à Henri IV et aux vertus des rois légitimes : Napoléon le possédait tout entier ; et oubliant les jeux de l’adolescence, il étudiait ses campagnes, et suivait sur la carte, la marche de ses armées.
        Mais que son héros, battu à Waterloo, soit emprisonné à Sainte-Hélène, que son père, pour avoir refusé de rendre à l’étranger la forteresse de Thionville soit accusé de trahison, que Louis XVIII, fasse son entrée triomphale dans Paris, escorté de « cosaques énormes, roulant des yeux féroces sous des bonnets poilus, brandissant des lances rouges de sang et portant au cou des colliers d’oreilles humaines, mêlées de chaînes de montres » , et le jeune poète, pare « sa boutonnière d’un lys d’argent », choisit pour sujet de sa première tragédie, une restauration, et injurie Bonaparte « ce tyran qui ravageait la terre. » .
        ....
        Les régimes politiques s’étaient succédés depuis 1789, avec une rapidité si vertigineuse, que l’art de renier ses opinions et de saluer le soleil levant, était cultivé comme une nécessité de la lutte pour l’existence. La famille Hugo excella dans cet art précieux. Quelques détails biographiques sur le général Hugo et sur son fils aîné, Abel, diminueront peut-être l’admiration des hugolâtres pour le génie machiavélique de leur héros ; mais permettront au psychologue de s’expliquer comment tant de diplomatie pouvait se loger dans un si jeune cerveau.
        ...
        Brutus Hugo (père de Victor), le farouche républicain de 1793, qui pourvoyait de chouans et de royalistes les pelotons d’exécution et la guillotine, fructidorise le Corps législatif avec Augereau, prend du service dans le palais de Joseph, en qualité de majordome, troque son surnom romain, contre un titre de Comte espagnol, prête serment à Louis XVIII qui le décore de la croix de Saint-Louis, se rallie à Napoléon, débarqué à Cannes, offre de reprêter serment à Louis XVIII retour de Gand, qui le met à la retraite et l’interne à Blois ; là pour occuper ses loisirs, il écrit ses Mémoires. Abel, son fils aîné, les enrichit d’un précis historique, débutant par cet acte de foi : « Attaché par conviction à la monarchie constitutionnelle, profondément pénétré du dogme de la légitimité, dévoué par sentiment à l’auguste famille qui nous a rendu, etc... ».
        Victor Hugo ne pouvait se lasser d’admirer les exemples de conduite loyale que léguait à ses enfants l’ex-Brutus : il lui dit :
        Va, tes fils sont contents de ton noble héritage,
        Le plus beau patrimoine est un nom vénéré !
        Odes. Livre II. VIII. Edit. 1823.
        ....
        Les personnes qui s’arrêtent aux apparences, l’accuseront d’avoir varié, parce que tour-à-tour il fut bonapartiste, légitimiste, orléaniste, républicain ; mais une étude un peu attentive montre au contraire que sous tous ces régimes, il n’a jamais modifié sa conduite, que toujours, sans se laisser détourner par les avènements et les renversements de gouvernement, il poursuivit un seul objet, son intérêt personnel, que toujours il resta hugoïste, ce qui est pire qu’égoïste, disait cet impitoyable railleur de Heine, que Victor Hugo, incapable d’apprécier le génie, ne put jamais sentir.
        ...
        Victor Hugo, toute sa vie, il fut condamné à dire et à écrire le contraire de ce qu’il pensait et ressentait.
        ....

      • phan 31 octobre 19:25
         Pour Halloween, portez un collier de citrouilles autour du cou !

        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 1er novembre 17:40

          @phan

          Même si une dette de huit ne devrait pas nous faire banquer, ces citrouiles autour du cou, ça fait quand même trois-quarts dans le dû.


        • phan 2 novembre 08:50

          @Séraphin Lampion

          Il reste un quart et deux douilles : vous savez compter le tas...

        • Aimable 31 octobre 21:40

          Ben moi la citrouille j’aime pas , ma maman faisait de la confiture avec , ce goût ma toujours écœuré , dès qu’il y en a dans un plat , je le détecte instantanément .


          • rosemar rosemar 31 octobre 22:10

            @Aimable

            Et les potirons et les potimarrons, vous n’aimez pas ?


          • Fergus Fergus 31 octobre 22:43

            Bonsoir, Aimable

            Même chose pour moi : j’ai toujours détesté le goût des citrouilles et autres potirons. Et comme vous, j’en détecte aussitôt la présence, ce qui m’écoeure instantanément.


          • Aimable 31 octobre 23:31

            @rosemar
            Le potiron point de goût joue dans la même cour que la citrouille , quant au potimarrons, c’est de la même famille que les 2 autres alors je m’abstiens ( il ne faut pas gaspiller la nourriture) . smiley


          • JC_Lavau JC_Lavau 31 octobre 22:14

            Si six scies scient six citrouilles,

            six cent six scies scient six cent six

            citrouilles,


            • phan 31 octobre 22:51

              @JC_Lavau

              Pour scier dans le chantier, le butteur se passe de scie !

            • JC_Lavau JC_Lavau 31 octobre 23:09

              @phan. Tu les composes à la volée ?

              Certains jours, Grand Claude les sortait en fusées aussi.
              Protagoniste : une sténo-dactylo de l’Institut National des Sports, la cinquantaine hyper-maquillée.
              « Mademoiselle Une Telle, vous avez de magnifiques yeux verts ! »
              Méfiante, elle questionne :
              — Il y en a une là dedans ?
              — Oui.
              (une minute)
              — M’sieur Rougevin-Baville, vous êtes un mufle !
              Grand Claude mesurait deux mètres quatre. De nous voir discuter face à face a mis ma soeur en joie.
              Il était co-signataire avec Philippe Harlé du premier tome du premier cours des Glénans.


            • arthes arthes 1er novembre 17:28

              @JC_Lavau
              Tu as celle ci aussi : Nous étions six à mener l’assaut : A l’assaut six !!!!

              Bon rien à voir avec la choucroute (quoique)


            • phan 2 novembre 08:58

              @arthes

              Film à voir : MBS (Mohamed Ben Saw VI), Il y a si peu de mecs pour faire l’équipe 

            • phan 2 novembre 09:38

              @phan

              film accueilli avec un froid de six béries …

            • ricoxy ricoxy 31 octobre 22:42

               

              Pour les curieux de langue française, il y avait avant une fête d’origine celte, fête où l’on sculptait des citrouilles, avec deux gros yeux pour laisser passer la lumière d’un lumignon, et des dents de vampire. Cela s’appelait « griche-dents » (grince-dents). Vous pouvez en trouver la référence dans Littré.

               

              Alors, pourquoi emprunter aux Anglo-Américains, et céder à leur esprit marketing et mercantile ?

               


              • JC_Lavau JC_Lavau 31 octobre 23:11

                La Castafiore :

                 Hallo ween ! J’écoute !


                • Parlez moi d'amour Parlez moi d’amour 1er novembre 20:28

                  @JC_Lavau

                  Allo Ween
                  Ici Trouille


                • nono le simplet nono le simplet 1er novembre 07:44

                  pour ceux qui ne sont pas fans des « citrouilles » (curcubita pepo ou maxima) il faut essayer les courges musquées, courges de Provence verte ou Butternut dont le goût est incomparable avec la fade citrouille ...

                  de plus, le cœur qui contient les graines est plus petit, la chair, rouge chez la courge de Provence est plus ferme et pas filandreuse ... et la peau moins coriace (pratique quand on les découpe)

                  par contre elles demandent plus de chaleur que les citrouilles et il vaut mieux sélectionner 1 ou 2 fruits maximum par pied surtout pour la courge de Provence qui peut atteindre facilement 5-6 kg 


                  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 1er novembre 10:47

                    Hier soir, à la fête d’Halloween, j’ai vu un vrai fantôme !

                    Il était blanc comme un linge !

                    En ben ça n’a pas manqué, il a fini par s’évanouir !


                    • Abou Antoun Abou Antoun 1er novembre 12:06

                      Je cultive les citrouilles (entre autres).

                      Je ne connais que trois façons agréables de les cuisiner.

                      • Les mélanger à des pommes de terre pour faire une purée.
                      • En faire une soupe. Commencer par les faire revenir à la poêle avec des oignons, ajouter ensuite l’eau puis impérativement, citron, gingembre, crème fraîche.
                      • Confectionner des ’aladouchkis’ (à mi-chemin entre la crêpe et le beignet). Râper la courge, ajouter un œuf et des herbes (persil ciboulette) , assaisonner suivant le goût graines de coriandre et d’aneth moulues avec sel et poivre, faire frire à la poêle. La recette marche aussi bien avec des courgettes, mais le potiron a plus de goût. Comme le nom l’indique c’est une recette russe.

                      • ETTORE ETTORE 1er novembre 22:51

                        La plus belle citrouille que je connaisse s’appelle..... Hollande.

                        Malgré son patronyme, c’est bien une pure variété française.

                        Même pas la peine de la creuser, elle est déjà vide, et a une particularité étonnante...Elle absorbe toute lumière.....intérieure.


                        • Fergus Fergus 2 novembre 08:48

                          Bonjour, Rosemar

                          Interpellé par arthes hier sur mon article consacré à la jeune virtuose Alexandra Dovgan, j’ai répondu ceci :

                          « Votre froideur intellectuelle n’est sensible au talent , donc, qu’au fait de la reconnaissance, de la part de sommités, dudit talent ? »

                          Absolument pas !!!

                          Comme j’ai eu l’occasion de l’écrire à Rosemar, je prends plaisir à entendre les musiciens de l’orchestre de Bretagne ou de l’orchestre d’Auvergne, ainsi que des formations de moindre renommée, et même les élèves du conservatoire de ma ville.

                          Simplement, ce n’est pas le même plaisir, et le fait est que je ressens rarement le même type d’émotion à leur écoute qu’à celle de grands orchestres ou de grands solistes, même si parfois l’émotion n’est pas non plus au rendez-vous lors de ces concerts. Ainsi ai-je vu et entendu dernièrement Anne-Sophie Mutter à Radio-France sans rien éprouver de particulier.

                          Je ne reproche pas du tout son enthousiasme à Rosemar, bien au contraire. Je considère même que c’est une qualité.

                          Je la mets simplement en garde contre l’usage systématique de superlatifs lorsqu’elle décrit ces spectacles. Pour une raison évidente : sauf à être en relais de la mairie, il est impossible de trouver « merveilleux », « extraordinaire », « époustouflant », « éblouissant », « fabuleux » tous les spectacles proposés par la ville de Nîmes, qu’il s’agisse de concerts, de jeux d’eau, de cirque ou de théâtre !!!

                          Je vous invite à y réfléchir le plus objectivement possible ! smiley


                          • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 4 novembre 20:09

                            La nourriture, c’est toujours une histoire de goût perso !


                            Mais le « carrosse » de Cendrillon pour la santé, c’est le top :


                            https://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/EncyclopedieAliments/Fiche.aspx?doc=potimarron_nu


                            Autres résultats sur Google :Ici.


                            @+ P@py

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