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Accueil du site > Culture & Loisirs > J’ai fait un rêve merveilleux...

J’ai fait un rêve merveilleux...

Un prénom "Ramona" reste dans la mémoire de chacun d'entre nous, grâce à cette chanson que tout le monde a entendue ou fredonnée, un jour.

Un prénom plein de charmes grâce à des sonorités redondantes et contrastées : la voyelle "a" réitérée, comme dans un écho, la gutturale "r" assez âpre, et la labiale "m", empreinte de sensualité et de séduction...

Un prénom associé à "un rêve merveilleux", un rêve de bonheur à deux, un rêve de voyage comme le suggèrent les verbes de mouvement : "Nous étions partis, nous allions..."

 

L'emploi de la première personne du pluriel "nous" réunit les deux amoureux dans une harmonie bienheureuse.

Et l'amour semble devoir éviter les "regards jaloux", pour être vécu pleinement...

Ainsi, les "deux amants" ont connu, dans ce rêve, un bonheur idéal, une sorte d'absolu, comme le montrent l'adverbe de temps "jamais" et l'adverbe d'intensité "plus" :

"Et jamais deux amants 
N'avaient connu de soir plus doux."

L'amoureux peut aimer, avec une plénitude de sensations visuelle, olfactive, et avec toute sa sensualité :"Ramona, je pouvais alors me griser 
De tes yeux, de ton parfum, de tes baisers..."

Le poète ne rêve que de retrouver ces moments vécus autrefois.

 

La simplicité du texte, de la syntaxe, du vocabulaire, sa brièveté nous séduisent, la mélodie très enlevée traduit un bonheur plein de légèreté, celle d'un rêve...

On est comme emporté par cet air empli de gaieté.

 

Mon père fredonnait, souvent, cette chanson, comme, d'ailleurs, d'autres chansons interprétées par Tino Rossi.

Et quand j'entends cette mélodie, ressurgissent des souvenirs d'autrefois...

Ce prénom "Ramona" quelque peu oublié, doit évoquer, pour beaucoup de gens, cette chanson au rythme balancé et radieux...

 

La mélodie pleine d'entrain nous transporte dans un univers idéal, celui du rêve...

 

Cette chanson a été écrite par Gilbert Wolfe, en 1927, dans une première version, en anglais, Mabel Wayne en a composé la musique, pour un film de Edwin Carewe, intitulé Ramona. Traduite en français, elle a été rendue populaire en France par Tino Rossi et de nombreux autres chanteurs, comme Patrick Bruel.

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2015/12/j-ai-fait-un-reve-merveilleux.html

 

Vidéo :

 

La version originale chantée par Dolorès Del Rio dans le film Ramona : 

 


Moyenne des avis sur cet article :  1.69/5   (13 votes)




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34 réactions à cet article    


  • San Jose 7 octobre 09:51

    Quand j’entends Tino Rossi, je ne sais pas pourquoi, j’ai envie de reprendre deux fois des moules. 


    • phan 7 octobre 11:08

      @San Jose

      A la marinella et les poules se marrent .

    • San Jose 7 octobre 12:07

      @phan
      .
      J’ignorais que Ramona fût un prénom. Je croyais que c’était Ramonée. 


    • San Jose 7 octobre 12:08

      @San Jose
      .
      Ouais, calembour inutile. Je n’avais pas lu les autres. 


    • rosemar rosemar 7 octobre 12:43

      @San Jose

      Toute une époque !


    • rosemar rosemar 7 octobre 12:44

      @phan

      Ah Marinella ! Une des plus connues !



    • OMAR 7 octobre 19:10

      Omar9
      .
      @rosemar
      .
      Le Pasteur Martin Luther King vient de faire un cauchemar en apprenant que vous venez de faire un rêve....


    • Attila Attila 7 octobre 21:48

      @San Jose
      Avec ça, j’ai envie de prendre de la langouste :
      Chant traditionnel corse par Tino Rossi

      .


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 7 octobre 10:07

      Dans le film Harry, un ami qui vous veut du bien, on peut entendre la version anglaise chanté par Dolores del Rio.

       

      C’est à cette chanson que l’on doit l’expression « se faire chanter Ramona", par euphonie avec une autre expression : « se faire ramoner les bronches » (ou les tuyaux), ou par rapprochement d’idées : ramoner signifie nettoyer, et nettoyer évoque le savon, et du coup, "se faire chanter Ramona« a pris le sens de  »se faire passer un savon".

       

      Cadeau pour vous accompagner à la guitare.


      • phan 7 octobre 10:39

        @Séraphin Lampion

        Simone se rhabilla en voyant le cœur du rameau nu .

      • rosemar rosemar 7 octobre 12:45

        @Séraphin Lampion

        MERCI pour ces explications... mais où est le cadeau ?


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 7 octobre 13:14

        @rosemar

        faut cliquer sur le mot cadeau : c’est une video qui donne les accords pour « Ramona » en flamenco-rumba


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 7 octobre 13:17

        @rosemar

        Oups, ça marche pas ! le revoilou : lien.


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 7 octobre 11:01

        En hiver, l’hermine est toute blanche, mais elle a le bout de la queue blanc, alors que le ramoneur est tout noir et il a une petite échelle sur le dos.



        • Aimable 7 octobre 11:36

          Ramona , ce titre de chanson a l’époque n’a pas été choisi au hasard  smiley


          • machintruc machintruc 7 octobre 12:41

            comme c’est curieux

            je suis bien d’accord

            se faire chanter ramona c’était se faire engueuler ....sous la forme d’une promesse ou d’un avertissement

            « tu vas te faire chanter Ramona »

            Mais suis je le seul à me rappeler le temps où

            « elle va me chanter petit Gonzales » voulait pratiquement dire la même chose...

            Par qui et quand ????????

            Faudrait pas vieillir.




            • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 7 octobre 13:21

              @machintruc

              Il y avait aussi :

              Se prendre un vent,

              Se faire appeler Arthur,

              Se faire aligner,

              Se faire remonter les bretelles


            • @Séraphin Lampion
               « Se faire remonter les bretelles » (comme De Vinci envers la Joconde )

              Se ravisant , Léonard laissa glisser les siennes et Ramona Lisa... 
               
               oups ! j’me sauve >>>> smiley


            • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 7 octobre 19:10

              Me demande si « The Ramones » ont trouvé leur nom de groupe grâce à cette chanson...


              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 7 octobre 19:17

                Sinon ramona ...ça correspond bien à l’actualite de 90% des contributeurs d’Avox . On comprend qu’ils soient aigris ...


                • JC_Lavau JC_Lavau 7 octobre 19:20

                  « Ramonez moy la cheminée ! ». Polyphonie du 16e siècle.



                  • JC_Lavau JC_Lavau 7 octobre 22:10

                    @Attila. Voilà pour le texte. Je n’ai pas sous les yeux la partition à quatre voix mixtes.


                  • phan 7 octobre 23:32

                    @JC_Lavau
                    ça vous va comme partition ?


                  • Attila Attila 8 octobre 00:07

                    @phan
                    Ça va très bien. Merci Phan.
                    https://www.youtube.com/watch?v=ZkGT9PgVo_c

                    .


                  • phan 8 octobre 00:42

                    @Attila
                    Vous remarquez qu’au XVIè, Ramonner (avec 2 m) et bransle (avec un s, famille de danses de tradition ancienne) . La musique qui va avec la partition citée.

                    Les ramonneurs de cheminées font partie de ces artisans consciencieux que chérissent les dames, au même titre que les rembourreurs de bâts, les récureurs de chaudrons, ou les laboureurs de vignes.

                  • phan 8 octobre 00:47

                    @phan
                    Rammona, rammoneur et rammoner, comme Mr Glloq.


                  • spearit 7 octobre 20:40

                    Il faut la carte du 4ème (5 ème ???) âge pour participer à votre loto ??


                    • Xenozoid Xenozoid 7 octobre 20:40

                      Les joies a la substitution de la vie
                      Vous pouvez faire une rapide liste de tous les désirs de l’hommebourgeois juste en allumant ? sa télévision ou entrer dans une de ses salles de cinéma. Il passe le plus clair de son temps comme il peut dans ces diverses réalités virtuelles, car il sent instinctivement qu’ils peuvent lui offrir plus d’excitation et de satisfaction que le monde réel. Le plus triste est que, tant qu’il y demeure, cela peut effectivement être vrai. Et tant qu’il accepte le déplacement de ses désirs dans le marché en payant pour des imitations de leur réalisation, il sera lui même pièger dans ce vide qu’ il croit combler avec des illusions.
                      Ces désirs ne sont pas toujours joli à voir, joué en Technicolor et surroundsound : les rêves et les appétits de l’homme bourgeois sont comme infectés par la fétichisation de pouvoir et de contrôle que sa société offre. Il semble être en mesure d’offrir à une expression de la liberté, le désir libéré et le fantasme de tous les consommateurs de destruction qui apparaît encore et encore au coeur noir de ses rêves les plus fous sous inflence d’une fièvre cinématographiques. Cela a un sens après tout , dans un monde de rien, a part les centres commerciaux linéaires et les parcs à thème, quelle est la chose à faire, si ce n’est détruire ?

                      L’homme bourgeois n’est pas équipé pour afficher ses désirs comme autre chose que des faiblesses, il les repousse avec des placebos parce que sa vie n’a jamais été la poursuite du plaisir, il a passé plusieurs siècles a atteindre des normes de plus en plus élevées de survie au détriment de tout autre. Ce soir, il est assis dans son salon entouré par des ordinateurs, décapsuleurs, détecteurs de radar, les systèmes de divertissement à domicile, cravates fantaisie, dîners de micro-ondes, de portables et autres smartphones, avec aucune idée sur le pourquoi.

                      L’homme bourgeois n’existe qu’en vertu des œillères qu’il porte et qui l’empêchent d’imaginer que tout autre mode de vie est possible. Pour lui, tout le monde depuis les travailleurs migrants pauvres de sa nation aux moines du Tibet, tout le monde devrait être bourgeois, si seulement ils pouvaient se le permettre. Il fait de son mieux pour maintenir ces illusions, sans celles-ci, il aurait à faire face au fait que sa vie ne vaut pour rien.

                      L’homme bourgeois n’est pas un individu. Il n’est pas une personne réelle. Il s’agit d’un cancer à l’intérieur de chacun de nous. Il peut maintenant être guéri. Il suffit d’y croire comme un placebo.


                      • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 8 octobre 10:04

                        Ah non ! Pauvre Ramona estropiée ! Pauvre chanson dénaturée par Tino Rossi ! Années 50, elle m’a charmé cette chanson mais chantée par Saint-Granier et surtout pas clinquante de cuivres et pétaradante de caisse claire et de toms ! 

                         https://www.youtube.com/watch?v=F73GWGHoGqc

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