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Accueil du site > Culture & Loisirs > Laisse tomber l’éventail !

Laisse tomber l’éventail !

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Qui n'a jamais rêvé de laisser tomber l'éventail ?

 

Suivre le vent, se laisser emporter par un souffle de liberté, échapper aux contraintes de ce monde : qui n'en a jamais rêvé ?

 

Dans cette chanson de liberté, d'évasion, Angelo Branduardi lance un invitation à suivre le vent, symbole même de délivrance et d'une certaine audace...

 

Le poème s'adresse à une femme, désignée par le terme "belle" : on perçoit un éloge appuyé de la beauté féminine... La jeune femme, présentée "dans la poussière de rails" qui représentent une voie toute tracée, mille fois empruntée, est sommée de laisser tomber son éventail, image de l'artifice, de la vie sociale, faite de masques et de représentations.

 

Elle est invitée à "danser la vie", à se libérer du poids des mots, ceux qui enchaînent, ceux qui pèsent de leurs faux semblants : il faut suivre le rythme du monde, se laisser aller.

 

Il faut, aussi, sur les ondes, ne pas se laisser guider par un gouvernail qui peut représenter une forme de carcan, car il impose une direction.

Le poème est, enfin, une incitation à l'aventure de l'amour : "Serre le bien fort dans tes bras, le premier qui te sourira..."

 

Il faut vivre l'amour, comme un espoir, ne pas le laisser passer, et en accepter les incertitudes, voilà ce que suggère le poème.

 

Le refrain, avec ses verbes de mouvements répétés : "Va où le vent te mène" insiste sur l'idée de liberté.

 

Les nombreux impératifs adressés à la jeune femme sont autant de conseils pour l'inviter à s'évader, sortir des sentiers battus.

 

La mélodie, légère, enlevée, virevoltante nous entraîne dans ses tourbillons ! Les sonorités de fricatives "v" dans le refrain contribuent à cette légèreté... Les verbes de mouvement incitent à une évasion, une délivrance, un élan...

 

Mais, on peut se demander si nous sommes encore capables de suivre le vent dans notre monde encadré, surveillé.

Sommes-nous assez libres pour suivre nos instincts ? Souvent, c'est la prudence qui nous guide, qui nous paralyse...

 

Suivre le vent ! Est-ce encore possible ? Il faudrait l'espérer !

 

Dans un monde de surveillance, de précautions, est-il permis de suivre le vent et d'oublier toutes les contraintes de nos sociétés ?

 

Belle chanson rythmée, hymne à la liberté, ce texte d'Angelo Branduardi nous donne envie de larguer les amarres, de fuir les servitudes étouffantes de la vie ! 

 

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/article-laisse-tomber-l-eventail-123208026.html

 

Vidéo :

 


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20 réactions à cet article    


  • Aimable 6 novembre 15:36

    Va ou le vent te mène , en poésie oui , mais dans la vie réelle la prudence préconise plutôt d’affaler les voiles et de garder le cap .


    • rosemar rosemar 6 novembre 23:03

      @Aimable

      Le plus souvent, oui...


    • Trelawney Trelawney 6 novembre 15:52
      Je chante mais la faim qui m’affaiblit
      Tourmente mon appétit
      Je tombe soudain au creux d’un sentier
      Je défaille en chantant et je meurs à moitié
      Et gendarmes, qui passez sur le chemin
      Gendarmes, je tends les main
      Pitié, j’ai faim, je voudrais manger
      Je suis léger, léger
      Au poste, d’autres moustaches m’ont dit
      Au poste, « ah ! Mon ami, oui, oui, oui, oui
      C’est vous le chanteur le vagabond ?
      On va vous enfermer, oui, votre compte est bon »
      Non, ficelle tu m’as sauvé de la vie
      Ficelle sois donc bénie
      Car, grâce à toi, j’ai rendu l’esprit
      Je me suis pendu cette nuit, et depuis
      Je chante, je chante soir et matin
      Je chante sur les chemins
      Je hante les fermes et les châteaux
      Un fantôme qui chante, on trouve ça rigolo
      Et je couche, la nuit sur l’herbe des bois
      Les mouches ne me piquent pas
      Je suis heureux, ça va, j’ai plus faim
      Et je chante sur mon chemin

      Chanson optimiste et joyeuse pour savoir comment fuir les servitudes étouffantes de la vie ! 
      Ca mériterait une explication de texte hein madame la professeur


      • Trelawney Trelawney 7 novembre 08:04

        @rosemar
        L’histoire d’un homme qui trouve son salut dans le suicide. Des paroles d’une rare noirceur sur une musique entraînante. Ca mériterait une enseignement plus pointu de cet immense poète.
        Lisez aussi les parole de « je t’attendrais à la porte du garage »

        Aux environs des belles années mille neuf cent dix
        Lorsque le monde découvrait l’automobile
        Une pauvre femme abandonnée avec ses fils
        Par son mari qui s’était enfui à la ville
        Dans une superbe Panhard et Levassor
        Qu’il conduisait en plein essor
        Lui écrivait ces mots d’espoir
        En pensant que peut-être un soir
        Il reviendrait tout comme avant
        Au lieu de partir dans le vent

        J’aime bien les gens qui ne sont pas ce que l’on pense


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 6 novembre 15:55

        « Suivre le vent  ! Est-ce encore possible ? »

        Bien sûr, c’est même la caractéristique principale des girouettes.

        Par contre, les oiseaux qui symbolisent souvent l’idée de liberté « utilisent » le vent (les ascendants en particulier) pour aller là où ils veulent. Ils ne le « suivent » pas, ils savent où ils vont.

        Suivre le vent, ce n’est pas la liberté, c’est être le jouet de toutes les modes. Avec ce système, « je sème à tout vent », le pissenlit et Larousse ont besoin de cent-mille graines pour espérer en voir germer une seule.


        • Fergus Fergus 7 novembre 09:43

          Bonjour, Séraphin Lampion

          « Suivre le vent, ce n’est pas la liberté, c’est être le jouet de toutes les modes »

          Exactement !
          Et votre remarque très pertinente sur les oiseaux s’applique également aux navigateurs qui, eux aussi « utilisent le vent » mais ne se laissent porter que lorsque celui-ci va dans la direction qu’ils souhaitent.


        • Fergus Fergus 7 novembre 09:47

          En résumé, ceux qui « suivent le vent » sont, dans la vie des personnes sans caractère, et en politique des opportunistes.


        • pemile pemile 7 novembre 09:55

          @Fergus « En résumé, ceux qui « suivent le vent » sont, dans la vie des personnes sans caractère, et en politique des opportunistes. »

          Et les éventails sont utilisés par les politiques pour « ventiler » leurs idées !


        • Fergus Fergus 7 novembre 11:25

          Bonjour, pemile

          Lesquelles « idées » sont le plus souvent des recyclages pour être « dans le vent » des attentes populaires à des fins purement électorales. Et, en cas de victoire, des « idées » aussitôt oubliées : « Autant en emporte le vent ! »


        • rosemar rosemar 7 novembre 12:13

          @Fergus

          Mais dans cette chanson, le vent est symbole de libertés, de découvertes...


        • JC_Lavau JC_Lavau 7 novembre 12:28

          @rosemar. Ah ! Par Saint Bol et par Saint Glé !


        • Fergus Fergus 7 novembre 13:30

          @ rosemar

          Certes ! Mais en matière de poésie, on peut dire tout et n’importe quoi. Cela fait même partie de la licence poétique.
          Et c’est pourquoi les poètes sont parfois si loin des réalités de la vie, au risque de donner l’impression d’avoir écrit des sottises.
          Cela dit, on le leur pardonne lorsque les mots sont jolis, les fantasmes séduisants, et le rythme équilibré.


        • phan 6 novembre 16:25
          A part le Grec, le Latin et le Français, Rosemar ne connait pas le langage de l’éventail :
          L’usage des éventails est attesté dès l’Antiquité. Ils ont été et sont encore utilisés non seulement pour s’éventer, mais aussi comme vecteurs de messages, objets publicitaires ou de propagande politique, accessoires de mode, de danse ou de théâtre ou d’arts martiaux, etc.
          ....
          Laisser glisser l’éventail à travers la main : je vous hais
          Laisser pendre l’éventail : Nous continuerons à être amis 
          Laisser tomber l’éventail : nous serons amis 
          Laisser tomber l’éventail : Je vous appartiens 
          Lever l’éventail vers l’épaule droite : je te haïs
          ....
          et parfois, on peut mettre les voiles sur l’éventail !

          • rosemar rosemar 6 novembre 23:02

            @phan

            MERCI pour tous ces liens... très jolies ces danses avec éventail !


          • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 6 novembre 17:39

            Ce n’est pas tout :

             

            L’éventail placé près du cœur : tu as gagné mon amour

            Fermer l’éventail en se touchant l’œil droit : quand pourrai-je te voir ?

            Le nombre de branches donne la réponse à une question : à quelle heure ?

            Faire des mouvements menaçant avec l’éventail fermé : ne sois pas imprudent

            L’éventail à moitié ouvert posé sur les lèvres : peux-tu m’embrasser ?

            Les mains jointes serrant l’éventail ouvert : oublie-moi !

            Se couvrir l’oreille gauche avec l’éventail ouvert : ne révèle pas notre secret

            Cacher ses yeux derrière l’éventail ouvert : je t’aime

            Fermer l’éventail complètement ouvert, lentement : je promets de me marier avec toi

            Approcher l’éventail autour des yeux : je suis désolée

            Toucher avec le doigt la partie haute de l’éventail : je souhaiterais parler avec toi

            Laisser l’éventail reposer sur sa joue droite : oui

            Laisser l’éventail reposer sur sa joue gauche : non

            Ouvrir et fermer l’éventail plusieurs fois : tu es cruel

            Descendre l’éventail, le laisser pendre : soyons amis

            S’éventer lentement : je suis mariée

            S’éventer rapidement : je suis promise, fiancée.

            Placer l’éventail sur les lèvres : embrasse-moi

            Ouvrir complètement l’éventail : attends-moi

            Placer l’éventail derrière la tête : ne m’oublie pas

            Placer l’éventail derrière la tête, doigts tendus : au revoir, adieu

            Placer l’éventail devant le visage avec la main droite : suis-moi

            Placer l’éventail devant le visage avec la main gauche : j’aimerais connaitre vos pensées

            Maintenir l’éventail sur l’oreille gauche : laissez-moi tranquille

            Tenir l’éventail dans la main gauche face au visage : Je désire un entretien.

            Bouger l’éventail autour du front : tu as changé

            Tourner l’éventail avec la main gauche : on nous voit

            Faire tournoyer l’éventail avec la main droite : j’en aime un autre

            Porter l’éventail ouvert dans la main gauche : allons, parle moi

            Porter l’éventail ouvert dans la main droite : je suis trop fervente

            Bouger l’éventail entre les mains : je te hais

            Bouger l’éventail autour de la joue : je t’aime

            Laisser l’éventail fermé : m’aimes-tu ?

            Faire tournoyer l’éventail dans la main gauche : nous sommes surveillés

            Tenir l’éventail dans la main droite : Vous êtes entreprenant

            Faire l’éventail glisser sur la joue et le poser sur le menton : Je vous aime.

            Toucher l’extrémité du doigt avec l’éventail : Je désire vous parler !

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