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Accueil du site > Culture & Loisirs > Petite histoire du droit d’auteur : le pognon, le public et (...)

Petite histoire du droit d’auteur : le pognon, le public et l’art

Je suis étonné de la tournure que prend le débat sur les droits d’auteurs aujourd’hui. En effet, tout se passe comme si ces droits étaient des acquis depuis toujours. On nous présente également la protection de l’œuvre comme étant l’universelle panacée, protégeant nos artistes et leur garantissant de quoi vivre. Il me semble intéressant de se pencher sur l’histoire et de se poser les questions suivantes :

Les droits d’auteurs ont-ils toujours existé ? (vous vous doutez que non, sinon, je ne poserais pas cette question).

Comment cela se passait avant ?

Se poser ces questions en amène une autre, un peu plus complexe : quel a été et quel est le statut de l’artiste dans notre société ? Quel a été et quel est le statut de la création et de l’œuvre ?

Avant le XIX° siècle

Comme vous le savez déjà, la SACEM a été créée en 1851 pour protéger les droits d’auteur. Cela signifie qu’auparavant, ces droits n’existaient pas ou existaient autrement. En effet, remontons au XVII° siècle par exemple. Non seulement les droits d’auteurs n’existaient pas, mais le « plagiat » était monnaie courante. Je mets plagiat entre guillemet car à l’époque, personne n’aurait songé à intenter un procès pour plagiat. En musique, chacun piochait allègrement dans les idées de ses contemporains sans que cela ne choque personne. Écoutez et comparez certaines œuvres de Bach, Telemann, Corelli, Vivaldi, vous serez surpris. Si Vivaldi avait « breveté » le concerto pour soliste, l’histoire de la musique en eut drôlement été modifiée.

Autre exemple, Bach est l’héritier de Buxtehude. Heureusement que le droit d’auteur n’existait pas. Je vous laisse comparer l’œuvre pour orgue de ces deux-là.

Il faut bien comprendre que le statut de l’artiste était bien différent. En effet, la plupart des œuvres étaient des commandes. Le commanditaire devenait propriétaire de l’œuvre une fois celle-ci payée. L’artiste n’était payé qu’une seule fois pour le travail accompli, le propriétaire (le commanditaire) jouissait donc pleinement de son achat.

Autre chose, la notion d’art et d’artiste n’existait pas. En effet, Bach, par exemple, se vivait comme un artisan et pensait son œuvre comme de l’artisanat. La langue Allemande, à ce titre, est beaucoup plus précise que le Français. Das Kunst der Fugue est souvent traduit par l’art de la fugue. Le mot Kunst est à comprendre comme art en tant que technique, c’est-à-dire artisanat. Il faudrait comprendre la technique de la fugue. Un autre exemple est la préface du clavier bien tempéré :

" Das Wohltemperierte Klavier oder Praeludia, und Fugen durch alle Tone und Semitonia, Sowohl tertiam majorem oder Ut Re Mi anlangend, als auch tertiam minorem oder Re Mi Fa betreffend- Zum Nutzen und Gebrauch der Lehr-Begierigen Musicalischen Jugend, als auch derer in diesem Studio schon habil seyenden Besonderem Zeitvertreib aufgesetzet und verfertiget von Johann Sebastian Bach p.t. Hochf. Anhalt-Côthenschen Capel-Melster und Directore derer Cammer Musiquen. Anno 1722. "

" Le Clavier bien Tempéré, ou Préludes et Fugues dans tous les tons et demi-tons, aussi bien dans les tierces majeures Ut Ré Mi que dans les tierces mineures Ré Mi Fa, composés et préparés à l’usage de la jeunesse musicale désireuse de s’instruire , mais aussi pour le passe-temps particulier de ceux devenus déjà habiles dans cet art, par Jean-Sébastien Bach, actuellement Maître de Chapelle du Prince d’Anhalt-Coethen et Directeur de sa Musique de Chambre. Anno 1722.

Il est évident à lire cette introduction que Bach ne se considère pas comme un artiste mais comme un artisan qui possède un « tour de main », une technique qu’il met à profit pour ces compositions. Concernant cette introduction du clavier bien tempéré, il s’agit bien plus d’un manuel technique que de poésie.

Cette situation perdure jusqu’à la fin du XVIII° siècle. La situation commence à changer avec Mozart et Beethoven. Le compositeur ne travaille plus que pour des commandes mais il travaille aussi pour lui. Cette pratique de la composition se généralise durant le XIX° siècle sans pour autant voir apparaître la notion réelle de droit d’auteur. Par contre, le compositeur commence à se vivre comme un artiste et non plus comme un artisan.


La fin du XIX° siècle : la transformation

Comme je le disais plus haut la SACEM a été créée au milieu du XIX° siècle. La création de cette institution est à mettre en relation avec le bouleversement profond de l’époque. La SACEM rémunère les auteurs compositeurs mais aussi les éditeurs (tiens tiens) en fonction de la durée de l’œuvre. L’origine de cette institution est dû au fait que d’illustres inconnus (populaires à l’époque, comme quoi …) aient voulu que l’on rémunère leur travail.

Il faut se rendre compte qu’à la fin du XIX° siècle, l’argent du mécénat se raréfie et la condition de l’artiste se dégrade.

En ce qui concerne l’esthétique et la création les bouleversements sont multiples. Bach, Mozart ou beaucoup d’autres avant le XIX° ne se sont pas posés la question de la création artistique comme on l’envisage aujourd’hui. En effet, les compositeurs étaient dans la continuation d’un héritage esthétique légué par leurs maitres et pairs. Autrement dit, la question de l’originalité ou des courants musicaux ne se posait pas. On pourrait parler d’évolution dans la continuité.

L’artiste du XIX° siècle se retrouve seul face à lui-même. Il prend conscience du poids de l’histoire et commence à s’en démarquer : redécouverte des musiques anciennes, découverte des « musiques du monde ». L’artiste alors se pose la question de sa position dans l’histoire, le renouvellement de son art et sur sa place dans la société. Dans le même temps, la distance se crée avec le public. Outre les œuvres lyriques ou symphoniques appartenant au passé, la musique savante s’installe dans les salons et devient de plus en plus élitiste : le compositeur cherche la rupture avec la tradition, il cherche à inventer quelque chose de vraiment nouveau. Debussy est, à ce titre, vraiment inscrit dans son époque.

La création de la SACEM est bien un signe des temps, un signe de bouleversement de la société. L’un compose pour l’argent et la notoriété immédiate, l’autre pour la postérité. On peut encore aujourd’hui percevoir ce clivage. L’artiste cherche à être considéré comme tel et non plus comme un artisan faiseur de divertissement. L’artiste ne travaille presque plus pour des commandes, mais pour lui-même, pour faire avancer l’art, pour créer et non pour recréer comme le faisaient ses prédécesseurs.

 

L’entrée dans l’ère technologique

Le dernier virage subi par la création musicale est dû à l’arrivée des nouveaux médias. En effet, depuis très longtemps, la transmission de la musique était soit orale, soit écrite. Pour commencer, l’imprimerie a démocratisé l’échange de la musique, mais ceci supposait une initiation pour déchiffrer ce langage. Avant la radio, la musique populaire était aussi transmise par ces feuillets qui comportaient la mélodie, pour certains les accords au dessus de la portée et les paroles. Je n’ai pas de scanner sinon, j’en vous aurai volontiers fait profiter d’une de ces petites merveilles. Les chansonniers médiatisaient ainsi ces œuvres et s’échangeaient leurs répertoires, les éditeurs et compositeurs récupéraient les droits versés par la SACEM contre le paiement des partitions.

Depuis, nous avons vu apparaître plusieurs révolutions technologiques concernant la musique (dans le désordre) : radio, télévision, phonogramme, cassette audio, compact disc (puis DVD), clé USB et enfin internet. On pourrait penser que seul internet a déchainé les passions des ayants droit. Il n’en est rien. Rappelez-vous du foin déclenché par l’arrivée des lecteurs / enregistreur double K7 ou encore des graveurs de CD de salon. Bien avant, la diffusion radio ou phono avait déclenché l’ire des éditeurs de ces petites partitions et à juste titre, ceux-ci ont disparu ne laissant en place que les grandes maisons spécialisées en partitions de musique classique. L’apparition du compact disque au profit du vinyle ou des cassettes n’a pas fait de tort au monde de l’édition, par contre, au même moment, la finance a avalé les petits éditeurs et producteurs, les créateurs passant subrepticement au second plan, l’art devenant une marchandise.

Dans le même temps, le comportement des artistes s’est vraiment clivé. Nous avons vu plus haut que le XIX° siècle a fait apparaître des artistes qui cherchent la postérité et d’autres le profit immédiat. On peut constater qu’aujourd’hui rien n’a changé.

Entre un Franck ZAPPA et un Patrick BRUEL, il y a un monde. ZAPPA s’autofinançait (sinon personne n’aurait jamais entendu parler de lui) et s’autoproduisait. Méprisé par ses contemporains, il restera certainement à la postérité. BRUEL profite de ce qui le nourrit actuellement. Il ne marquera certainement pas l’histoire de l’humanité, ni même l’histoire de la musique. Bon, j’ai parlé de Bruel, je peux prendre d’autres exemples si on me demande.

 

Tout ceci pour un constat simple :

La protection des droits d’auteur n’a jamais servi les intérêts des vrais talents. Les droits d’auteurs ne servent qu’à ceux qui recherchent le profit : artistes bidons, maisons de disques, éditeurs, commerçants. Les droits d’auteurs nourrissent les parasites de la création artistique, jamais les vrais artistes.

D’une manière générale, le principe du droit d’auteur sous sa forme actuelle est mort. Le courage politique aurait voulu que soit lancé un vrai débat sur le statut de l’artiste et de son œuvre, ou comment réinventer le droit d’auteur. Les SACEM, SACD, SPADEM et autres usines à gaz du genre ne sont plus du tout adaptées au monde actuel.

Hadopi passera certainement, ce n’est pas très grave. Cette loi est morte dans l’œuf, à cela, ni Albanel, ni les ayants droit, ni les pseudos artistes n’y feront quoi que ce soit. La création n’attendra pas les imbéciles.

 

Bibliographie

En général

  • Ulrich Michels, Guide Illustré de la musique Tome 2, Editions Fayard
  • Histoire de la Musique Volume 2, Editions La pleïade

Au sujet de la SACEM

 

Note : si quelqu’un a une meilleure traduction à proposer quant à la préface du clavier bien tempéré, ça sera avec plaisir.


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95 réactions à cet article    


  • Traroth Traroth 16 avril 2009 11:24

    On remarque quand même qu’après la loi DADVSI en 2006, la loi HADOPI est la deuxième tentative du législateur pour inverser le cours du temps. Les hommes de main des majors sont obstinés...


    • Jiache 16 avril 2009 11:30

      Merci d’avoir lu ma tartine jusqu’au bout. Désolé pour les fautes d’orthographe.


    • zelectron zelectron 22 avril 2009 11:56

      A quand le scandale de la SACEM : pire que celui du sang contaminé !
      - salaires et frais des (nombreux) dirigeants hors de proportion
      - sociétés (tenues par la famille, les « amis »)écrans, de conseil, marketing, enquêtes grassement rémunérées
      - voyages « d’études », symposium et autres manifestations en France et à l’étranger
      - petit personnel n’ayant pas intérêt à « moufter » (les temps sont durs)
      - frais annexes : véhicules, repas d’affaires, taxis etc...
      sans oublier des résultats financiers quasi-nuls pour échapper aux impôts..


    • goc goc 16 avril 2009 11:35

      sans remonter au moyen-age, il y a en ce moment, une histoire edifiante

      Mme Thomson, fille de Gerard Oury, vend des tableaux d’artistes du debut du XXeme siecle

      Cette dame explique que ces tableaux datent de ses grand-parents, epoque ou les artisites leur donnaient ces tableaux en echange de « dettes » diverses

      aujourd’hui, cette dame va recuperer des millions d’euros, et les artistes (ou leurs ayant-droit) rien !!

      et apres on va nous expliquer qu’il faut proteger les createurs, alors que le vrai but, est d’enrichir les producteurs, les intermediaires et autres marchands


      • QuidNovi QuidNovi 16 avril 2009 11:49

        La propriété intellectuelle c’est du vol légalisé, c’est s’accaparer pour son seul profit un patrimoine universel.


        • Fergus fergus 16 avril 2009 16:15

          Pas d’accord avec cette formule à l’emporte-pièce. Les droits d’auteur peuvent se discuter en matière de royalties, particulièrement lorsque ceux-ci sont versés à des ayants-droit qui n’ont strictement rien fait pour le mériter.

          Mais la propriété intellectuelle protège aussi du plagiat. En cela elle est une garantie pour les créateurs, je pense notamment aux écrivains, qui sans elle pourraient être pillés en toute impunité !


        • sisyphe sisyphe 17 avril 2009 11:24

          Patrimoine universel, hein ?

          Ok ; prenons un exemple.

          On supprime les droits d’auteur.
          Un jeune auteur, soutenu par personne, inconnu du plus grand nombre, crée une oeuvre,(musicale, par exemple), qu’il diffuse sur internet, pour la faire connaître.
          Une « major », qui peut payer des gens pour ça, repère cette oeuvre sur internet, la trouve prometteuse, et met le paquet dessus ; en la réorchestrant, en procédant à des arrangements, et la diffuse, à son compte, grâce à ses moyens, sur tous les médias ; radios, TV, et en fait un CD, interprété par un de ses auteurs sous contrat, qu’elle propose dans le commerce.

          Si l’oeuvre rencontre un succès public, TOUS LES BENEFICES rapportés ; par sa diffusion, la vente des CD, les passages radios, TV, etc... iront donc INTEGRALEMENT à cette « major », sans que son créateur ne puisse en réclamer aucune part.
          Ainsi spolié des revenus de son oeuvre, le créateur ne pourra donc en retirer aucun bénéfice, aucune notoriété, et se verra donc contraint ; soit à abandonner la création, soit à créer de nouveu, une nouvelle oeuvre, qui pourra $etre de nouveau pillée, sans qu’il ait son mot à dire.

          Superbe exemple de vol légalisé grâce à la suppression des droits d’auteur, de renforcements des compagnies déjà largement bénéficiaires, de marchandisation de l’art, d’assassinat de la création et des jeunes créateurs.

          Exactement le contraire de ce à quoi semble prétendre cette suppression ; une formidable régression à l’époque où seuls les artistes disposant d’un mécène pouvaient s’exprimer, une atteinte irréversible à l’indépendance des artistes, la constitution d’une « élite » confortée par le pouvoir, un alignement par le bas des conditons de travail des artisans-créateurs ; bref, une parfaite réussite des principes de l’ultra-libéralisme ; la disparition des créateurs indépendants, au profit de ceux soutenus par les medias, eux-mêmes sous la tutelle du pouvoir.

          Sans droits d’auteurs, un tas d’artistes contestataire n’auraient pu, et ne pourront plus s’exprimer ; un vol uniquement préjudiciable à ceux qui ne rentrent pas dans le ligne imposée, au profit des pjuissances déjà en place.

          Formidable progrès !!!


        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 16 avril 2009 11:52

          " la finance a avalé les petits éditeurs et producteurs, les créateurs passant subrepticement au second plan, l’art devenant une marchandise. " Jean Jacques Goldman était n°1 il y a peu, avec 5 millions d’euros par an ( 3O MF ). Quand on sait qu’il touche moins de 5 % sur un cd vendu, je vous laisse imaginer ce qui tombe dans la poche des majors. Ils comptent sur cette loi pour leur programme de Zénith à travers le monde et c’est les jeunes français qui doivent payer. Ils étaient là lors de l’élection de NS, c’est pas pour rien...En Angleterre, les 1OO cd ram enregistrables coûtaient 15 euros, c’est à dire dix fois moins cher qu’au détail en France. Pourquoi ne pas taxer ces supports pour financer les artistes ?

          Mon avis, il faudrait taxer les accords de base majeurs bien plus cher que les 13 ième diminués. Cela enrichirait nettement plus la soupe populaire, et sauverait quantité d’artistes vraiment confidentiels et techniquement riches.

          Plus la musique est pauvre, et plus l’auteur est riche. Paradoxal, non !


          • Jiache 16 avril 2009 12:02

            >> Mon avis, il faudrait taxer les accords de base majeurs bien plus cher que les 13 ième diminués. Cela enrichirait nettement plus la soupe populaire, et sauverait quantité d’artistes vraiment confidentiels et techniquement riches.

            Ca serait très drôle effectivement. J’imagine la tête de nos « artistes » milliardaires.


          • Jiache 16 avril 2009 12:11

            Je ne connaissait pas Demian WEST, je vois qu’il a un blog, je vais regarder tout ça.
            Merci pour le commentaire !


          • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 16 avril 2009 12:07

            Les droits d’auteurs....le seul métier ou le mort pour les ayants droits ( enfants frères soeurs cousins etc leur rapporte encore du pognon !


            @+ P@py


            • thomthom 16 avril 2009 12:21

              A l’origine, le concept du droit d’auteur est né pour éviter que des individus ne tirent financièrement partie d’une œuvre sans contribuer à financer le travail du créateur de l’oeuvre.

              Et comme le commerce de la culture s’est basé pendant longtemps sur la vente de copies, le droit d’auteur est devenu une interdiction de copier sans autorisation

              Mais à pousser ce concept toujours plus loin, bientôt, on nous demandera de payer la SACEM pour pouvoir siffler un air connu en se promenant dans la rue... bah oui, quoi, c’est une représentation publique d’une œuvre.... si on ne paye pas les auteurs, c’est donc une contrefaçon !

              La réalité des choses, c’est que aujourd’hui, la copie d’une œuvre ne vaut plus rien, n’a plus de valeur marchande, puisque chacun peut les réaliser à cout nul et qu’Internet permet de les diffuser sans limite aussi à cout nul.... il devient donc conceptuellement impossible d’adosser la rémunération des artistes sur la vente de copie... puisque cette même vente n’a plus de sens. Il n’y a donc pas 36 solutions :
              - soit on eessaye par tous les moyens possibles (et surtout stupides et inefficaces) d’empêcher la révolution technologique qui permet de multiplier à l’infini les copies d’œuvres et leur fait donc perdre toute valeur...afin justement de redonner artificellement de la valeur à ce qui n’en a plus (car plus de cout), en espérant innocemment que le public accepte qu’on le prive de ces formidables outils de diffusion culturelle
              - soit on cherche de nouveaux modes de rémunération pour les artistes (licences globale, on fait plus de concerts, publicité....)... ce qui oblige à remettre à plat le droit d’auteur pour qu’il s’adapte à ce nouvel éco-socio-système que la révolution technologique a engendré.... plus difficile, mais certainement plus réaliste et plus productif.

              Les grandes maisons de disque préfèrent bien sur la première solution (même si elle est irréaliste) car elle a l’avantage de ne pas remettre en cause leurs intérêts et de limiter la tranformation de leur modèle économique... mais sert-elle vraiment les artistes ?


              • Juju Dredd 16 avril 2009 12:51

                Je ne suis pas d’accord avec votre conclusion. Le passage (en force) de cette loi est au contraire de ce que vous dites très grave. Bien sûr que son but affiché ne sera pas atteint, le gouvernement le sait bien. Le véritable but de cette loi est clair : museler internet. Une fois que cette loi sera passée, il n’y aura rien de plus facile que de couper l’accès de tout les indésirables ou de les surveiller. C’est un grand pas en avant vers un gouvernement dictatorial ! Une fois de plus NS nous prouve qu’il n’est pas un libéral mais un ultra-conservateur, libéral uniquement quand c’est favorable au conservatisme.

                Bienvenue en république populaire de France !


                • Jiache 16 avril 2009 13:56

                  Je suis assez d’accord avec vous mais ce n’est pas le sujet de cet article. Je comprends que l’on soit choqué par les tentatives de flicage d’internet (je suis moi même outré), c’est un sujet d’article en soi. J’ai essayé de me concentrer sur les droits d’auteur.


                • Juju Dredd 16 avril 2009 14:28

                  @ Jiache

                  Je ne suis pas choqué par cette tentative de flicage. De la part de ce gouvernement ouvertement fasciste (stigmatisation de l’immigré, ce salaud qui ose essayer d’éviter de crever de faim - surexploitation des thèmes sécuritaires sans résultats - démagogie populiste - mépris des droits de l’homme, souvenez-vous des « droit de l’hommistes » - mensonges récurents - mépris de la démocratie et du principe de séparations des pouvoirs - etc...) c’est presque normal. Ce qui me choque encore c’est qu’il soit arrivé au pouvoir, oui même deux ans après je n’arrive pas à m’en remettre. Ce qui me choque c’est le peu d’écho que peuvent avoir les contestataires. Ce qui me choque c’est le nombre de prétendus gaullistes qui restent dans ce parti.

                  Je pense vraiment que la question des droits d’auteurs est très secondaires. Même si ces droits étaient légitimes et nécessaires à la culture (je n’en sais trop rien), même si cette loi pouvait les défendre (j’en doute très fortement), bref même si cette loi pouvait être utile, elle ne vaudrait pas ce qu’elle va nous coûter en liberté.


                • agoraTops 19 avril 2009 13:45

                  Tout a fait d’accord avec vous.
                  Cette loi n’a pas pour objectif réel de défendre les artistes, et encore moins la création ou la culture pour tous.
                  L’objectif est d’imposé des mouchards sur tout les périphériques reliés à internet (Ordinateur, Téléphone ..) et d’avoir un moyen de les couper.

                  Je rajouterais que c’est aussi une régression de l’état de droit en privatisant la justice et en mettant l’internaute en état de présumer coupable (c’est lui qui doit prouver sa bonne foie).

                  @+

                  Complément : Lettre ouverte aux spectateurs citoyens
                  http://www.ecrans.fr/Lettre-ouverte-aux-spectateurs,6877.html


                • patroc 16 avril 2009 12:58

                   Bien vu Juju !...


                  • Jiache 16 avril 2009 14:06

                    Que voulez vous dire ?


                  • pada pada 16 avril 2009 20:48

                    furtif, ne seriez vous pas en train de confondre droit d’auteur (reconnaissance du résultat d’un acte de création supposant un minimum d’effort et d’originalité d’un objet immatériel matérialisé dans une forme identifiable) avec les droits patrimoniaux et moraux qui y sont associés, puis les licences (contrats) qui définissent l’exercice des droits patimoniaux (soit pour son créateur soit pour celui qui a les a acquis du précédent).
                    Je peux être un auteur propriétaire du droit patrimonial et décider (par licence ou contrat) de le céder gratuitement pour de multiples raisons.
                    Il y a un bel exemple d’application de cette problématique dont on parle de plus en plus et sans lequel Agoravox n’existerait tout simplement pas : le logiciel libre.


                  • Alain Jules 16 avril 2009 13:33

                    excellent article, approche très intéressante ! merci


                    • sisyphe sisyphe 16 avril 2009 14:19

                      @ Furtif

                      J’ai posté, sur plusieurs sujets, une intervention qui va exactement dans ce sens, mais qui, partout, a été supprimé. J’en ai donc fait un billet, que j’ai proposé comme article, mais qui a toutes les chances, également, de passer à la trappe.

                      Ne laisser que les votes positifs, en supprimant les votes négatifs, produit, forcément un effet totalement pervers ; en attribuant à certains commentaires, plussés par une bande de trolls ou de comparses, une place totalement démesurée, par rapport à l’avis de l’ensemble des intervenants, qui n’a plus aucun moyen de signifier sa désapprobation.

                      C’est une mesure totalement anti-démocratique, en ce qu’elle ne permet pas aux internautes d’exprimer leur avis.
                      On n’a jamais vu de consultation démocratique ne comportant qu’une seule réponse possible ; c’est oui, ou tu fermes ta gueule.

                      Du coup, les avis exprimés ne veulent strictement plus rien dire : c’est, comme vous le dites, une machine à distribuer de la pommade.

                      S’il n’y a pas un rétablissement rapide de la possibilité de votes négatifs (et l’idéal serait, démocratiquement, de signaler le nombre de votes positifs ET de votes négatifs pour chaque commentaire), je vais laisser tomber ce site (je sais, ça fera plaisir à certains, mais je n’en ai rien à secouer) qui prend vraiment une tournure des plus nauséabondes.


                    • Olga Olga 16 avril 2009 14:30
                      Bonjour Le furtif,
                      Le silence dans les rangs ?
                      Vous avez certainement raté les commentaires sous les articles expliquant le pourquoi de la nouvelle version et les difficultés (techniques) rencontrées à cette occasion...

                      Pour ma part j’ai dit plusieurs fois qu’un vote uniquement positif n’a pas vraiment de sens. Soit il n’y a pas de vote du tout sur les commentaires, soit il y a un vote qui permette d’exprimer un avis positif ou négatif (en bannissant le repliement des commentaires). 

                      Iannis Pledel a expliqué que des fonctionnalités ( visualiser Les Derniers Commentaires par exemple) seraient réactivées progressivement quand les plus gros soucis seront résorbés. 
                      C’est un peu difficile de s’y retrouver pour l’instant mais ça ne pourra aller qu’en s’améliorant dans les jours à venir. Du moins, c’est à espérer... smiley

                    • Olga Olga 16 avril 2009 15:35

                      Vous avez trouvé toute seule que j’étais absent ...

                      Non, je l’ai lu dans un de vos commentaires il me semble.

                      Vous avez trouvé un nouveau job ???,Parce qu’ici , comme dans de nombreuses entreprises le patron ferme tout et part ailleurs.

                      Je pense avoir trouvé une place assez sûre, en faisant ce qu’il fallait pour être bien vue par mon boss... smiley 


                    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 16 avril 2009 15:37

                      @ furtif,

                      « l’idéal serait, démocratiquement, de signaler le nombre de votes positifs ET de votes négatifs pour chaque commentaire » tout à fait d’accord. En effet, avec un plus et un moins de chaque coté de la bulle, ce serait nettement plus démocratique ! en cliquant  ,apparaitraient les votes positifs à gauche et négatifs à droite.

                      MEME AGORAVOX N EST PLUS DEMOCRATIQUE...

                    • Olga Olga 16 avril 2009 17:41
                      Le furtif,
                      Pour les problèmes techniques je ne faisais que reprendre les explications données dans cet article, au cas où vous ne l’auriez pas lu...

                      Pour le reste de votre discours, ça stagne au même niveau que votre chasse au shérif, vos histoires de pastèque, votre cendre de mulot, etc, etc... On a un peu pitié en entendant un vieux radoteur, mais on s’efforce de répondre gentiment, on fait semblant de s’intéresser... Ensuite arrive le moment où on ne fait même plus l’effort de l’écouter et il ne reste que la pitié...

                    • HELIOS HELIOS 16 avril 2009 18:50


                      ... Olga.... ???
                      vous dites :

                      Je pense avoir trouvé une place assez sûre, en faisant ce qu’il fallait pour être bien vue par mon boss... smiley 

                      Je n’y crois pas ! ... vous etes rentrée a la poste ?


                    • sisyphe sisyphe 16 avril 2009 19:41

                      Olga, au lieu de, sans arrêt, noyer le poisson, puisque vous êtes de la maison, si vous répondiez aux questions et aux remarques des internautes, vous ne seriez pas un peu plus dans votre rôle ?

                      Quid de la demande du rétablissement des votes négatifs, pour toutes les raisons invoquées, qui concernent la suppression d’effets pervers, et le rétablissement d’un processus beaucoup plus démocratique de consultation des untervenants ?

                      Vous allez encore répondre, en nous mettant des liens avec de la musique ?

                      Ca commence à être un peu gros, maintenant...


                    • ZEN ZEN 16 avril 2009 19:44

                      Ah bon ! Olga serait de la maison ?


                    • Olga Olga 16 avril 2009 19:58

                      Hé oh, du calme !

                      Vous n’êtes pas obligés de plonger la tête la première quand le furtif raconte n’importe quoi... Je ne suis pas plus « de la maison » que vous ne l’êtes.

                    • Olga Olga 16 avril 2009 20:37

                      Shawford,

                      Je ne suis plus à la recherche d’un emploi comme je l’étais à l’époque de « ma demande ». Mais si Agoravox me proposait un job plus intéressant que le mien, je suis prête à changer de crémerie. smiley 

                    • Olga Olga 16 avril 2009 21:15

                      Léon,

                      Vieux, pour moi, ça correspond pour simplifier, aux personnes ayant l’âge de mes parents et celles qui ont plus évidemment. A partir de la cinquantaine on se trouve donc dans cette « catégorie » ( toute personnelle et qui risque d’évoluer avec l’âge de mes parents et le mien par conséquent...), sans que ce soit une insulte pour autant. D’ailleurs c’est plutôt la mentalité qui compte davantage que l’âge physique...
                      Je pense que n’importe qui ayant lu les commentaires de furtif pouvait supposer/savoir qu’il a au moins la cinquantaine... smiley 
                      Je ne suis pas très friande de morue, ni de poisson en général ; vous pouvez vous la garder.

                    • Gül 16 avril 2009 21:31

                      Alors là !!! Je m’insurge !!!!

                      Si Olga devait faire partie d’Av, après tout, ce ne serait que gagner en intelligence, excusez-moi du peu !

                      Mais si elle faisait partie d’Av, je ne crois pas qu’elle aurait cette liberté de ton vis à vis des différents intervenants.....Ben, non !

                      J’ai moi aussi pensé à un moment donné que... Mais finalement....

                      Concentrons-nous plutôt sur les soucis inhérants au site que sur des attaques ad hominem sans preuve aucune !

                      Je ne suis pas pour la réapparition de ces votes négatifs comme je l’ai déjà explicité. Tout simplement parce que je pense que lorsqu’on est contre une idée proposée, rien ne vaut une réponse argumentée et non la facilité d’un clic !

                      Je crois par contre que le vote positif, permet d’adhérer ou non à son utilisation, et qu’il est beaucoup plus constructif dans l’absolu.


                      Voilà, voilà, Messieurs, gardez donc votre ironie déplacée et injuste pour quelques zouaves qui proposent des articles à faire bondir !

                      Bien cordialement.

                      Bonsoir Olga. smiley


                    • Gül 16 avril 2009 21:52

                      Cap’tain,

                      Et ben du coup je vous bisouille bien tendrement smiley


                    • Olga Olga 16 avril 2009 22:11

                      @Gül

                      Merci beaucoup pour ton commentaire. Ça me va droit au cœur... smiley 

                      @Philippe
                      Vous connaissez beaucoup de robots qui ont suffisamment de sensibilité pour écrire de la poésie dans leurs commentaires ?

                    • Olga Olga 16 avril 2009 23:18
                      Philippe,
                      Lorsque je me fais agresser deux fois de suite sans raison, j’ai du mal à répondre par de la poésie... Surtout que mon premier commentaire venait dire mon accord avec la remarque de furtif sur l’absence de vote négatif. J’ai eu droit à une double dose de mépris alors que je répondais tout à fait respectueusement. Vous ne vous attendiez pas à ce que je me laisse piétiner dans la boue sans rien dire, tout de même ? Vous ne vous attendez pas à ce que je me laisse piétiner même si vous m’attaquez à trois ?
                      Votre comparaison sur le niveau de sensibilité vaut ce qu’elle vaut, mais je peux vous affimer qu’une personne plus sensible que moi, ne serait-ce que deux ou trois fois plus (même si une telle évaluation n’est pas très pertinente...), serait certainement incapable de supporter sa propre existence...
                      Si j’ai été méprisante, ce que je vous accorde sans problème, je veux bien présenter mes excuses à furtif. Je le prie de bien vouloir m’excuser.

                    • Gül 16 avril 2009 23:34

                      Bien et alors les coqs de service qui sont venus claironner haut et fort à l’aiaiaide de leur ami....Alors ????

                      Vous avez gagné quoi, très extactement ? Je serais curieuse de savoir !

                      Il me semble que Le Furtif est suffisamment fin pour répondre lui-même et se rétracter s’il s’aperçoit qu’il a tort.

                      Vous ne faites odnc par vos diatribes agressives que le jeu d’un site qui se joue d’un ping-pong verbal incessant et sanglant le plus possible !

                      Non Olga, n’est que pertinente, intelligente, pleine d’humour et de poésie. Ce qui semble diablement vous manquer !

                      Vous attaquez sans preuves, bêtement, telle la meute échappée de son enclos, le plus fort gagnera donc.....J’attends avec impatience les résultats....

                      Revoyez donc vos fonctionnements de pensée et tachez de ne pas soumettre tous et n’importe qui au jugement sans appel que vous aimez propager.

                      C’est à vous désormais de raisonner dignement et de faire amende honorable, en serez-vous seulement capables ??


                    • wesson wesson 19 avril 2009 12:17

                      @Olga,
                      Bonjour Olga

                      « Mais si Agoravox me proposait un job plus intéressant que le mien, je suis prête à changer de crémerie. smiley »

                      2 hypothèses :

                      * Soit vous êtes une libérale convaincue, prêt à changer de job n’importe quand et en tout cas tous les 2 ans minimum
                      * soit vous avez trouvé un job de merde. Caissier chez Auchan ?

                      Allez, à votre manière, une petite vidéo en rapport et en musique


                    • sisyphe sisyphe 16 avril 2009 14:05

                      Article qui commence de façon intéressante, pour l’historique, la description, puis, qui, sur la fin, bascule dans le n’importe quoi.

                      Je cite :

                      "Entre un Franck ZAPPA et un Patrick BRUEL, il y a un monde. ZAPPA s’autofinançait (sinon personne n’aurait jamais entendu parler de lui) et s’autoproduisait. Méprisé par ses contemporains, il restera certainement à la postérité. BRUEL profite de ce qui le nourrit actuellement. Il ne marquera certainement pas l’histoire de l’humanité, ni même l’histoire de la musique. Bon, j’ai parlé de Bruel, je peux prendre d’autres exemples si on me demande.

                      Vous pouvez prendre tous les exemples que vous voudrez, votre démonstration est ridicule.

                      Il ne s’agit pas d’une question de goût musical (personnellement, j’ai beaucoup d’admiration pour Zappa), mais vous mélangez tout.

                      Zappa s’autoproduisait, MAIS il ne put le faire que grâce....... aux droits d’auteur, qu’il récupèrait, comme tous les artistes contemporains, sur la vente et la reproduction de ses disques et de sa musique. 

                      S’il n’avait dû compter que sur ses concerts, il n’aurait certainement pas pu en vivre, et donc, continuer à créer.

                      Exactement comme Bruel, et tous les autres.

                      Dire que Zappa était méprisé par ses contemporains est une totale contre-vérité ; il a eu son public, qui lui a permis de vivre de sa musique.

                      Quant à juger de « la postérité », vous n’êtes pas voyant.

                      Donc, Zappa et Bruel, quelles que soient les différences de création, d’inspiration, de talent musical, sont exactement du même monde ; celui des artistes qui ne peuvent vivre de leur art que grâce aux droits d’auteur, et aux concerts.

                       

                      Tout ceci pour un constat simple :

                      La protection des droits d’auteur n’a jamais servi les intérêts des vrais talents. Les droits d’auteurs ne servent qu’à ceux qui recherchent le profit : artistes bidons, maisons de disques, éditeurs, commerçants. Les droits d’auteurs nourrissent les parasites de la création artistique, jamais les vrais artistes.

                      Affirmation totalement fausse.
                      TOUS les artistes, quel que soit le « degré de talent » que vous leur attribuez (et quelle est votre légitimité pour en décider ?), vivent de leurs droits d’auteur.
                      Il n’y a pas « d’artiste bidon » qui puisse en vivre ; tous ceux qui en vivent ont un public qui se reconnait dans leurs oeuvres ; quelle est cet espèce de mépris, pour ceux qui ont d’autres goûts que vous ?
                      Quel est votre qualification et votre légitimité, pour juger qu’un artiste est « bidon » ??

                      Le seul jugement OBJECTIF que l’on puisse porter sur un artiste, est la réussite de son oeuvre, et la rencontre d’un public, que ça vous plaise ou non, que ça corresponde à vos goûts, ou non.

                      Et qui jugez vous que sont les « parasites de la création artistique » ; vous pouvez nous l’expliquer ?

                      Quant à dire que les droits d’auteur « ne nourrissent jamais les vrais artistes », c’est une affirmation d’un ridicule consommé.
                      Ainsi, tous les artistes qui vivent et vivèrent de leur art, grâce à leurs droits d’auteur ; les Ferré, Brassens, Brel, Ferrat, Nougaro, Barbara, puis Goldman, Souchon, et tant d’autres, ne seraient pas de vrais artistes ?

                      En fait, sous le faux-nez du défenseur des « vrais artistes », vous ne faites que défendre des positions élitistes, méprisantes, et excluantes.
                      Votre position est exactement à l’inverse de l’image que vous voulez offrir, et que vous vous faites de vous-même.

                      Pour en finir, les droits d’auteur sont les revenus les plus légitimes et les plus MERITOIRES qui soient.
                      L’artiste, contrairement à avant, où il pouvait être financé par un mécène, créé une oeuvre, avec ses seuls moyens ; son talent. Cette oeuvre ne lui rapportera de l’argent QUE si elle trouve un public, qui s’y reconnait, qui l’achète, qui se déplace pour aller le voir.
                      Si cette oeuvre ne plait à personne, si elle ne rencontre aucun public, elle ne lui rapportera RIEN ; il ne pourra donc en vivre.
                      D’où le fait qu’il n’y ait pas « d’artiste bidon » ; ça, ce n’est qu’un effet de votre propre jugement, qui n’a aucune valeur objective.

                      Et ne venez pas nous jouer le couplet des « faux artistes imposés par les medias » ; ça ne ferait qu’aggraver votre position élitiste, en considérant qu’une majorité de gens serait assez stupide pour se laisser imposer ses goûts, contrairement à vous, bien sûr.

                      Une fois de plus, vous n’avez aucune légitimité pour juger de la valeur d’un artiste ; tous les goûts sont dans la nature, même s’ils sont différents des votres.

                      Les droits d’auteur doivent NECESSAIREMENT continuer à exister ; ils sont, justement, les garants de l’indépendance des artistes, et de la diversité des choix offerts au plus large public possible.
                      Et ils sont, une fois de plus, les droits les PLUS LEGITIMES qui soient, en ce qu’ils sont entièrement dépendants de l’adhésion du public à une oeuvre.

                      La seule chose dont on peut discuter, éventuellement, est leur DUREE, jusqu’à ce que l’oeuvre tombe dans le domaine public.

                      Dénier les droits d’auteur (et on parle bien, ici des droits D’AUTEUR), c’est faire le jeu des multinationales, c’est faire de l’art une marchandise, et lier la création au mécénat, sous n’importe quelle forme, c’est TUER LA CREATION ; et, notamment, les jeunes créateurs, non soutenus par aucune « major », qui n’ont que ça pour continuer à pouvoir créer.

                      Vous vous trompez complètement de combat, et vous défendez les positions les plus réactionnaires qui soient.


                      • Jiache 16 avril 2009 15:11

                        >> Zappa s’autoproduisait, MAIS il ne put le faire que grâce....... aux droits d’auteur, qu’il récupèrait, comme tous les artistes contemporains, sur la vente et la reproduction de ses disques et de sa musique.

                        Non ! Il avait de l’argent avant et il a vécu plus de ses concerts et de son œuvre que de la vente de disque.

                        >> Il n’y a pas « d’artiste bidon » qui puisse en vivre ; tous ceux qui en vivent ont un public qui se reconnait dans leurs oeuvres ; quelle est cet espèce de mépris, pour ceux qui ont d’autres goûts que vous ?

                        La qualité de l’art ne se juge pas à son public et à un volume de vente. Si on reprend l’exemple de ZAPPA, par rapport aux ventes potentielles aux US, il n’a « rien » vendu. Je respecte la différence de gout, la n’est pas la question. L’esthétique, ce n’est pas j’aime / j’aime pas, ça c’est le café du commerce. Et vous parlez d’objectivité ? Bon ...

                        Vous parlez aussi de GOLDMAN et ça c’est intéressant. En effet, il écrit beaucoup et pour tout le monde. Sans jugement de valeur je le considère plus comme un artisan (artisan n’est pas péjoratif pour moi, ce n’est simplement pas le même métier) dans le sens ou il obéit à un cahier des charges quand il compose pour autrui..

                        >> D’où le fait qu’il n’y ait pas « d’artiste bidon » ; ça, ce n’est qu’un effet de votre propre jugement, qui n’a aucune valeur objective.

                        J’entend par artiste bidon ou art bidon tout ce qui est vendu prémaché en boite dans le style des tubes de l’été (qui sont prêts des années à l’avance). Cela suit des recettes données (format entre 3:00 et 3:30, couplet / refrain / pont ..., paroles téléphonées et musique trois accords complètement stéréotypée). Vous avez le droit d’appeler ça de l’art si vous voulez, j’ai tout autant le droit de dire que c’est de la merde.

                        >> Les droits d’auteur doivent NECESSAIREMENT continuer à exister ...

                        Oui ! Ce que je remet en cause, c’est la manière, pas le principe.


                      • Philippe D Philippe D 16 avril 2009 14:08

                        « La protection des droits d’auteur n’a jamais servi les intérêts des vrais talents. Les droits d’auteurs ne servent qu’à ceux qui recherchent le profit : artistes bidons, maisons de disques, éditeurs, commerçants. Les droits d’auteurs nourrissent les parasites de la création artistique, jamais les vrais artistes. »


                        Affirmation totalement ridicule et ultra-simpliste. 
                        - La notion de « vrai talent » étant fort subjective vous ne pouvez évidemment pas classer les artistes comme vous le faites. 
                        - Les droits d’auteur servent tout autant à protéger qu’à rémunérer. Cette protection est même de mon point de vue l’élément essentiel des droits d’auteurs.
                        Que le système actuel soit mal adapté, qu’il ait besoin de réformes, qu’il soit confronté à des difficultés d’adaptation aux nouvelles technologies, tout cela est vrai et très complexe à régler. 

                        Petit exemple et questions :
                        Une société d’édition d’art édite des artistes peintres (contrat d’édition dûment signé) auxquels elle reverse une partie sous forme de royalties sur les ventes. 
                        - Cela vous semble-t-il un mauvais système ?
                        Une autre société (chinoise par exemple) édite des copies sans n’avoir aucun droit (droits qu’elle n’aurait d’ailleurs jamais obtenu quelque soit le montant, à cause de la piètre qualité de ses produits et de toute absence de contrôle sur sa diffusion). Cette société fait du profit sans rémunérer l’auteur, sans son accord sur une telle exploitation. Elle fait de plus concurrence illégale à la première société qui elle s’acquitte des droits et devoirs prévus par le contrat.
                        - Un auteur peut-il garder la main sur l’exploitation de son oeuvre ? 
                        - Est-ce normal ou non ?
                        - L’artiste et la première société sont-ils en droit de réclamer un remboursement du préjudice ?
                        Des internautes chargent et diffusent illégalement les oeuvres de l’artiste, certains sans but lucratif d’autres en font un véritable business.
                        - L’artiste a-t-il oui ou non raison de s’en offusquer ?
                        - Que peut-il, ou devrait-il faire pour faire respecter ses droits ?
                         

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