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Accueil du site > Culture & Loisirs > Rendez-vous au prochain orage... une chanson d’amour à la manière de (...)

Rendez-vous au prochain orage... une chanson d’amour à la manière de Brassens...

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Une chanson d'amour associée au mauvais temps, à la pluie, à l'orage, ce texte de Brassens n'est pas une chanson ordinaire : on connaît bien sûr le fameux p'tit coin de parapluie qui offre au poète une rencontre délicieuse et éphémère...

Et puis, il y a l'orage qui permet encore une occasion de rencontre inattendue... et forcément un coup de foudre !

 

Ainsi, la chanson commence par une déclaration et une injonction paradoxales :

"Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps
Le beau temps me dégoûte et m'fait grincer les dents
Le bel azur me met en rage"

Et l'explication nous est donnée aussitôt :

"Car le plus grand amour qui m'fut donné sur terre
Je l'dois au mauvais temps, je l'dois à Jupiter
Il me tomba d'un ciel d'orage"

L'emploi du superlatif fait de cet amour une exception, ce qui suscite l'attention et la curiosité de l'auditeur... d'autant que cet amour semble comme tombé du ciel, et qu'il est même quasi divin puisque le poète utilise une référence mythologique : "Jupiter".

La description du soir d'orage qui intervient dans la strophe suivante est haute en couleurs : Brassens a recours, comme souvent, à un langage populaire et familier : "un vrai tonnerre de Brest avec des cris d'putois".

Et il nous fait voir et entendre toute la violence de cet orage qui devient "feux d'artifice", comme pour célébrer d'avance le nouvel amour qui va naître. Les sonorités de gutturales "r" et de dentales "t" et "d" viennent souligner l'intensité de cet orage.

 

Cet amour s'incarne dans la voisine du poète : celle-ci est évoquée avec vivacité et pittoresque, grâce à un verbe de mouvement "bondissant de sa couche", alors qu'elle est "en costume de nuit", une tenue qui va, bien sûr, favoriser la séduction.

Cette voisine réclame secours et assistance dans un discours direct, ce qui nous donne l'impression de vivre la scène :

"Je suis seule et j'ai peur, ouvrez-moi, par pitié
Mon époux vient d'partir faire son dur métier
Pauvre malheureux mercenaire
Contraint d'coucher dehors quand il fait mauvais temps
Pour la bonne raison qu'il est représentant
D'une maison de paratonnerres"

La belle semble tout de même surjouer la peur : elle insiste sur sa solitude, son désarroi, elle utilise un impératif insistant et elle évoque même l'absence de son époux pour justifier sa peur !

 

Quelle aubaine pour le poète ! Le mari qualifié pompeusement de "mercenaire" va en faire les frais...

Aussitôt, le poète ne perd pas de temps et passe à l'action, avec un certain humour :

"En bénissant le nom de Benjamin Franklin
Je l'ai mise en lieu sûr entre mes bras câlins"

On aime alors la pudique expression : "Et puis l'amour a fait le reste"

 

Le poète se permet même une adresse au mari trompé :

"Toi qui sèmes des paratonnerres à foison
Que n'en as-tu planté sur ta propre maison
Erreur, on ne peut plus funeste"

De fait, ce mari insouciant n'a pas pu empêcher le coup de foudre qui survient.

 

Et voilà la belle repartie en même temps que l'orage : elle n'oublie pas tout de même de prendre rendez-vous pour les jours d'intempérie... l'expression "rendez-vous" réitérée suggère l'empressement de la belle pour la prochaine occasion...

"Quand Jupiter alla se faire entendre ailleurs
La belle, ayant enfin conjuré sa frayeur
Et recouvré tout son courage
Rentra dans ses foyers faire sécher son mari
En m'donnant rendez-vous les jours d'intempérie
Rendez-vous au prochain orage"

 

Dès lors, le poète est dans l'attente : de nombreux verbes de perception "contempler, regarder, guetter, lorgner" viennent souligner sa quête d'un nouveau rendez-vous : il n'arrête pas de scruter le ciel dans l'espérance d'un nouvel orage.

Les noms de nuages s'accumulent aussi :"les nues, les stratus, les cumulus, les nimbus" montrant l'attention exacerbée du poète.

 

Hélas ! La belle ne revient pas... car le mari a fait fortune et a emmené sa femme vers "des cieux toujours bleus, Des pays imbéciles où jamais il ne pleut..."

La chanson se conclut sur une supplique à Dieu :

"Dieu fasse que ma complainte aille, tambour battant
Lui parler de la pluie, lui parler du gros temps
Auxquels on a tenu tête ensemble
Lui conter qu'un certain coup de foudre assassin
Dans le mille de mon cœur a laissé le dessin
D'une petite fleur qui lui ressemble"
 

Dans cette supplique, la chanson devient même un message adressé à la belle, un message qui a valeur de souvenir, un message qui pourra lui parvenir "tambour battant", ce qui peut évoquer encore le bruit tonitruant de la pluie...

 

Le poète parle enfin d'un "coup de foudre assassin" : une expression particulièrement adaptée à la situation, un coup de foudre qui est à double sens : celui, au propre, qui a tant effrayé sa voisine par ce soir d'orage, et celui, au figuré, qui a fait tomber le poète amoureux de sa belle voisine...

La mélodie emplie de gaieté et de vivacité restitue merveilleusement le bonheur de cette jolie rencontre...

 

Poésie, tendresse, humour, culture, tout un art du récit : un cocktail merveilleux dans cette chanson de Brassens !

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2022/02/rendez-vous-au-prochain-orage-une-chanson-d-amour-a-la-maniere-de-brassens.html

 

Vidéo :

 


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47 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 15 février 10:54

    Mort aux cocus ! smiley


    • Séraphin Lampion Kaa 15 février 11:12

      @Clocel

      Le problème des femmes de cocus, c’est qu’elles se croient obligées de coucher avec tout le monde.


    • Clocel Clocel 15 février 11:17

      @Kaa

      Le problème !!!!

      Pas fou non !? Tu te tapes tout le meilleur pendant que le corniaud tapine pour la maisonnée !

      Bénies soient les grosses chaudasses !

      Oups... Là, on va ramasser, les clitoris en berne veillent. smiley


    • Clocel Clocel 15 février 13:05

      @Jeekes

      Excellent ! Je l’avais oublié celle-là ! smiley

      Pauvre tante Yvonne...


    • Séraphin Lampion Kaa 15 février 10:54

      Il y avait beaucoup de cocus quand le représentant 


      • Séraphin Lampion Kaa 15 février 10:55

        @Kaa

        corr :

        Il y avait beaucoup de cocus quand le représentant couchait avec sa femme.


      • troletbuse troletbuse 15 février 11:05

        @Kaa
        Si y’en a une, je n’ai pas trouvé  smiley


      • Séraphin Lampion Kaa 15 février 11:16

        @troletbuse

        y en a pas !
        mais le peux t’en faire une :

        Les cocus ne méritent pas d’être fouillés !


      • troletbuse troletbuse 15 février 11:24

        @Kaa
        Je pense l’avoir trouvée smiley


      • Taverne Taverne 15 février 11:09

        Orage, ô bel espoir !

        On notera chez Brassens cette tendance marquée à chanter les amours passagères. Ces amours sont éphémères et souvent provoquées par des causes accidentelles (« Dans l’eau de la claire fontaine ») ou par des éléments naturels (la pluie pour la chanson « Le parapluie », le vent, l’orage).

        La foudre est associée à Jupiter et le coup de foudre aussi. L’amour est donc fulgurant et ne dure que le temps d’un accident de météo mais il est sacré puisqu’il est provoqué par le foudre de Jupiter (on dit bien le foudre) ou la flèche de Cupidon que Brassens évoque aussi souvent.

        Orage, ô bel espoir ! Oh happy days ! ô jours heureux !


        • Séraphin Lampion Kaa 15 février 11:21

          @Taverne

           

          La seule femme pour qui Brassens ait éprouvé un autre sentiment que le désir a été Jeanne, une femme de cocu. Pour ce qui est de la vie en famille, à propos des enfants surtout, il expliquait : "J’ai choisi de ne pas en avoir (...) je préfère vivre seul. (...) Le monde tel qu’il est ne me convenant pas, j’ai préféré ne pas avoir de suite."

          Vous me direz, amour, procréation, coït et fécondation, faut pas tout mélanger ! Eh ben, justement…


        • Clocel Clocel 15 février 11:41

          @Kaa

          Tu connais le dicton /

          Vaut mieux manger un sucre à deux qu’une merde tout seul ! smiley


        • rosemar rosemar 15 février 12:47

          @Taverne

          MERCI pour ce commentaire et les liens mais il y a aussi :

          http://rosemar.over-blog.com/article-il-porte-un-joli-nom-saturne-123508345.html



        • Taverne Taverne 15 février 15:55

          @rosemar

          « Il porte un joli nom Saturne » est une de mes chansons préférées de Brassens.

          Cela dit, en dépit des sonorités agréables à l’oreille, Brassens établit l’opposition entre le nom et celui qui l’incarne : « Il est morne, il est taciturne », « Il porte un joli nom, Saturne / Mais c’est un Dieu fort inquiétant » et il n’épargne pas la beauté des femmes « Toi qui as payé la gabelle / Un grain de sel dans tes cheveux ».

          Pour finir, le poète n’ignorait pas que Saturne est le nom romain de Cronos, celui qui avala ses enfants, voire même les dévora (voir le fameux tableau monstrueux de Goya).

          Tout cela pour dire, qu’il ne faut pas, à mon avis, s’en tenir aux belles sonorités des mots et des belles chansons de Brassens. Il y a le fond aussi.


        • Taverne Taverne 15 février 16:03

          Avec Cronos naît la chronologie.
          Avec la chronologie naissent les récits.
          Avec les récits naît Georges Brassens et ses petites histoires en chansons.
          Les coups de sa main sur sa guitare sont comme le rythme du temps.
          Le maître du temps, c’était lui !


        • cevennevive cevennevive 15 février 16:30

          @Taverne, bonjour, et bonjour aussi à rosemar,

          « Tout cela pour dire, qu’il ne faut pas, à mon avis, s’en tenir aux belles sonorités des mots et des belles chansons de Brassens. Il y a le fond aussi. »
          Oui !
          D’ailleurs, il faut écouter « LE BLASON »...

          Trêve de plaisanterie, J’adore les mots de Brassens, ses chansons, son air modeste et coquin à la fois, etc.
          Un jour, il y très longtemps, j’ai chanté en public « l’Orage » dans une fête d’association.
          Je fus acclamée.
          Mais en aparté, de bonnes âmes (des vieilles grenouilles de bénitier) sont venues me dire que ce n’était pas convenable de chanter cela, que c’était destiné à un homme, parce qu’il était impossible de faire de câlins à une femme lorsque l’on en était une...
          Aujourd’hui, cela passerait inaperçu !
          Je possède un ouvrage où il y a tous les textes de Brassens.
          Croyez-moi, cela vaut tous les bouquins de poèmes des meilleurs poètes !


        • rosemar rosemar 15 février 22:43

          @cevennevive

          MERCI pour ce commentaire et ces jolis souvenirs...


        • rosemar rosemar 15 février 22:48

          @Taverne

          « Un grain de sel », certes, mais pour le reste, Brassens insiste sur une beauté préservée et même magnifiée par le temps...

          « C’est pas vilain, les fleurs d’automne
          Et tous les poètes l’ont dit
          Je te regarde et je te donne
          Mon billet qu’ils n’ont pas menti
          Je te regarde et je te donne
          Mon billet qu’ils n’ont pas menti »



        • titi titi 15 février 11:16

          Je n’ai pas trouvé dans votre article, cette rime que je trouve magnifique :


          « Bondissant de sa couche en costume de nuit,

          ma voisine affolée vint cogner à mon huis »

          Il y a 3 ou 4 les victoires de la musique c’était « Djadja » de Aya Nakamura 

          https://www.youtube.com/watch?v=iPGgnzc34tY

          C’est le progrès...



          • chantecler chantecler 15 février 13:08

            @rosemar
            Ah, Rosemar ,
            Je me languissais de ton futur nartik !
            Je tournais en rond , j’avais perdu l’appétit et le sommeil .... !
            Enfin le voilà ...
            Tout rentre dans l’ordre ...
            Et Dieu m’a fait un clin d’oeuil !
            Je peux enfin me coucher , sans crainte .
            Je sais que les genbons existent !


          • Clocel Clocel 15 février 13:10

            @rosemar

            Bof ... Cabrel, à la limite...


          • rosemar rosemar 15 février 13:10

            @chantecler

            Et vous n’êtes pas le seul, apparemment...


          • chantecler chantecler 15 février 13:11

            PS : oui je sais j’ai glissé exprès une erreur d’orthographe ...
            Celui qui la découvre gagne une étoile supplémentaire à son prochain post .


          • rosemar rosemar 15 février 13:15

            @Clocel

            Magnifique chanson ! Bel hommage aux poètes et troubadours du Moyen Age !



          • Clocel Clocel 15 février 13:26

            @rosemar

            Le Moyen-Age... Ma période historique préférée, sans doute l’age d’or de l’occident...

            Cabrel m’a remis en mémoire mes vertes années ou je prenais régulièrement Le Ventadour ...



          • Armelle Armelle 15 février 14:27

            @chantecler
            « Celui qui la découvre gagne une étoile supplémentaire à son prochain post »
            Même si c’est NONO la cruche ou PEMILLE l’ahuri ?


          • Armelle Armelle 15 février 14:35

            @rosemar
            « Magnifique chanson ! Bel hommage aux poètes et troubadours du Moyen Age ! »
            Vous évoquiez ca ? ;
            https://www.youtube.com/watch?v=Pa_C2onBJMQ


          • pemile pemile 15 février 14:42

            @Armelle « Même si c’est NONO la cruche ou PEMILLE l’ahuri ? »

            Tu me prends pour un canard sans tête et avec deux ’L’ ?


          • Armelle Armelle 15 février 14:59

            @pemile
             smiley
            Non, pour un dindon tout court !!!


          • pemile pemile 15 février 15:02

            @Armelle « Non, pour un dindon tout court !!! »

            Je vais changer de pseudo : Jean Glousse


          • 6russe2sioux cyrus 15 février 15:30

            @pemile
            cree des polemique volontairement pour flinguer les article qui lui deplaise .


          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 15 février 15:44

            @Clocel
            Le moyen âge c’est vague...


          • chantecler chantecler 15 février 16:26

            @Armelle
            Vous savez une étoile jaune ça vaut plus grand chose !


          • troletbuse troletbuse 15 février 11:21

            Quand on écrit un poème, il faut en premier respecter le nombre de pieds, trouver la rime la plus riche possible et les mots les plus adéquats.

            Il faut pour cela avoir une bonne culture (pas de tomates ou concombres) et posséder un bon vocabulaire (pas comme le Tarlouzette inculte qui n’a trouvé que « Riens » pour désigner les « Sans-dents » de Hollandouille, soit la classe la plus défavorisée.)

            Brassens passait un temps infini à écrire ses chansons. Aucun de ses textes n’est venu spontanément contrairement à certains autres paroliers.

            Ses textes sont bien tournés mais de là chercher midi à 14 heures, il y a un gouffre.  smiley


            • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 15 février 15:48

              Y’a des cocus et des coucous...


              • phan 15 février 17:25

                @Aita Pea Pea
                Le perroquet de Brassens s’appelle Coco :
                .
                Un type entre dans un magasin d’animaux, fait un tour et passe devant un perroquet sans pattes.
                Il dit tout haut « eh ben, qu’est-il arrivé à ce perroquet ? ».
                « Je suis né comme ça », dit le perroquet.
                « Eh, on dirait qu’il a compris ce que je disais et qu’il a répondu »
                « Je comprends chaque mot. Je suis terriblement intelligent et très cultivé. »
                « Ah ouais ? Et bien explique moi comment tu tiens sur ta perche »
                « C’est-à-dire ... c’est un peu embarrassant ... comme je n’ai pas de pattes, je me sers de mon petit zizi de perroquet comme d’une sorte de crochet. Tu ne peux pas le voir à cause de mes plumes. »
                « Wow, dit le gars, alors comme ça, tu peux vraiment comprendre et répondre à ce qu’on te dit ? »
                « Bien sûr. Je parle couramment français et anglais et peux tenir une conversation sur des sujets divers : politique, religion, économie, physique, philosophie ... Bien sûr, je suis assez calé en ornithologie. Tu devrais m’acheter, je serais un compagnon très agréable. »
                Le gars regarde le prix.
                « 14.000 balles, c’est cher mais effectivement, tu vaux ton prix »
                Il rentre chez lui. Les semaines passent et le petit perroquet est fantastique. Il est amusant, intéressant, un bon copain, il comprend tout, sympathise avec les problèmes de son maître et est de bon conseil. Un jour, le type revient du boulot. Le perroquet, en dessous du fauteuil, l’appelle.
                « Psst ! »
                Il approche et le perroquet dit à voix basse
                « Je ne sais pas si je devrais te dire ça mais ta femme et le facteur ... »
                « Quoi, ma femme et le facteur ? »
                « Chuuut. Eh bien, quand il est passé ce matin, ta femme lui a ouvert, vêtue seulement d’une chemise de nuit quasi transparente, l’a fait entrer et elle l’a embrassé sur la bouche. »
                « Quoi ? Et puis, qu’ont ils fait ? »
                « Il a soulevé sa chemise de nuit et l’a caressée sur tout le corps... »
                « Hein ? Et puis, qu’a-t-il fait ? »
                « Il a commencé à lui lécher les seins, puis le ventre, puis s’est mis à genoux et lui a embrassé le bas-ventre ... »
                « Quoi ? Et puis ? Qu’a-t-il fait ? Réponds ! »
                « ... Je ne sais pas, j’ai commencé à bander et je suis tombé »


              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 15 février 17:53

                @phan
                Yessss ! Mais Dame Rose va être outrée...


              • Jason Jason 15 février 18:43

                @phan

                C’est coquin et un peu long, mais la chute (de l’histoire) est cocasse. Les facteurs ont une sacrée réputation. En voilà une autre :
                Un monsieur rentre inopinément dans son pavillon de banlieue. En ouvrant la porte d’entrée il voit sa femme juchée sur un escabeau en train de donner à manger à son canari. Le monsieur, sans rien dire lui passe gentiment la main sur la jambe. La femme, sans se retourner lui dit : « Sacré facteur, m’a t’y fait peur ! »

              • phan 15 février 20:43

                @Kaa

                Le facteur ne veut pas qu’on chipote quand il trie ...

              • phan 15 février 20:53

                @Aita Pea Pea

                On ne dit pas J’ai un perroquet mais ... Mon papa est d’accord.
                .
                C’est la nuit. Un cambrioleur s’introduit dans une villa qu’il avait repéré depuis plusieurs jours. Une fois rentré, il commence à fouiller. Ici, un tableau, là des bijoux... Le jackpot ! Il se dirige maintenant vers le salon...
                « Prends garde, Malandrin ! Dieu et Jésus t’observent ! »
                Il sursaute, à deux doigts de la crise cardiaque. Il ne devait y avoir personne, les propriétaires sont partis en week end ! Il jette un coup d’œil dans la pièce. La voix semble provenir d’une alcôve, masquée par un rideau. Il s’approche, attrape un chandelier et tire le rideau d’un coup sec, prêt à frapper... Et il lâche son arme improvisée : devant lui se trouve une cage, dans laquelle est enfermé un perroquet !
                « Ça alors ! Tu sais que tu m’as fait une peur bleue ! »
                « Tu devrais prendre mes paroles au sérieux. »
                « Mais oui, bien sûr. Et tu as un nom ? Coco ? »
                « Je me nomme Ozymandias. »
                Le voleur éclate de rire :
                « Sérieusement ? Mais qui est le baltringue qui t’a choisi un nom pareil ?? »
                « Le même baltringue qui a nommé le pitbull Dieu et le rottweiler Jésus. »

              • rosemar rosemar 15 février 22:18

                @phan

                Jolie musique !


              • ETTORE ETTORE 16 février 18:41

                Bonsoir Rosemar

                J’aime bien les orages, surtout ceux d’été !

                Quand les goutes de pluie, font des « floc, floc » en créant des bulles éphémères, dans les flaques d’eau qui se rident .

                C’est une douce musique au rythme tambourinant, qui génère cette sensuelle odeur de chaud/frotté, dans l’air.

                Avec cette vapeur diaphane, qui s’élève doucement, comme si la terre exhalait sous une douche rafraichissante.

                Ce bruit de torrent impétueux, des gouttières, à l’unisson, qui se prennent pour des gargouilles de cathédrales, qui veulent dégorger leur trop plein, mais n’ont pas la tête à faire peur à un païen météorologue !

                Et ce ciel, si sombre, si uni,« sans(100) nuances de gris », parfois éclairé par le dessous, de cette lumière jaune, solaire, et vibrante, qui se faufile, juste avant de donner naissance à l’arc en Ciel.

                C’est aussi, un moment où l’air est chargé d’électricité.....

                Et, les gens aussi...Et, les corps aussi...Et, l’amour aussi...Et, les sensations aussi !

                Aussi, je comprend ce qu’à voulu dépeindre en rîmes, Brassens, qui devait avoir ses moustaches frisotantes, lui qui était fils de Sete,

                Avec lui, les chansons d’amour prenaient parfois le large (avec ses relations évoquées dans ses chansons ).

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