• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Voyage en musique vers l’Italie baroque...

Voyage en musique vers l’Italie baroque...

JPEG

Trois musiciens pour nous faire voyager dans le temps et l'espace : Patrick Oliva, violoniste, Olivia Gutherz, violoncelliste et gambiste, Simon Wadell spécialiste du théorbe, ce magnifique instrument à cordes pincées — une sorte de grand luth — créé en Italie à la fin du XVI e siècle. 

 

Le récital était consacré à des compositeurs italiens d'origines diverses : Naples, Bologne, Rome, Venise, Florence...

 

On est d'abord envoûté par une musique de Falconieri : Il primo libri di canzone... 

Andrea Falconieri (né en 1585 ou 1586 à Naples - mort en 1656 dans sa ville natale), également connu sous le nom de Falconiero, était un compositeur italien de la première moitié du XVIIe siècle, ce qui correspond au début de la musique baroque.

Une musique légère, vaporeuse qui nous berce...

 

Puis, c'est une sonate d'Isabella Leonarda qui nous entraîne dans son sillage : mère supérieure dans un couvent des Ursulines à Novara, elle a composé des musiques emplies de vivacité, de charmes.

Une femme musicienne, c'est rare à cette époque, comme la souligne Patrick Oliva dans la présentation de cet extrait musical.

 

On se laisse ensuite envoûter par la sonate pour violon et basse continue opus 5 n°3 de Corelli.

On admire la virtuosité des musiciens, notamment le jeu du violoniste : Patrick Oliva fait danser son instrument, il danse avec lui, tout son corps s'anime, bascule, tout son corps vit la musique intensément.

Le musicien se penche sur son violon, transpire...

Puis, le violoniste quitte la scène...

 

La violoncelliste nous présente alors son instrument : un violoncelle baroque, sans pique, qu'elle maintient avec ses genoux. Elle nous explique que le son de ce violoncelle est particulièrement doux.

On est alors subjugué par la sonate pour violoncelle et basse continue n°5 de Vivaldi. On admire les doigts de la musicienne qui se meuvent avec agilité sur les cordes...

C'est magnifique ! Les larmes me montent aux yeux... que c'est beau !

 

Enfin, le violoniste revient : il a troqué sa chemise pour un polo plus léger...

Il revient pour interpréter la Sonata accademica pour violon et basse continue n° 3... Une merveille de subtilités et de variations musicales...

 

Bravo à ces trois musiciens dont on a apprécié l'enthousiasme, qui nous ont transmis l'amour de leur art, leur passion pour la musique...

 

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2019/08/voyage-en-musique-vers-l-italie-baroque.html

 

Vidéos :

 


Moyenne des avis sur cet article :  2.4/5   (10 votes)




Réagissez à l'article

27 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 20 septembre 16:38

    « *** *** fait danser son instrument, il danse avec lui, tout son corps s’anime, bascule, tout son corps vit la musique intensément.

    Le musicien se penche sur son violon, transpire...

    Puis, le violoniste quitte la scène...

    …/…

    C’est magnifique ! Les larmes me montent aux yeux... que c’est beau !

    …/…

    Enfin, le violoniste revient : il a troqué sa chemise pour un polo plus léger... »

    Ouah, c’est torride, vos soirées ! On croirait lire du Pierre Félix Louis dit Pierre Louÿs

    « Ici gît le corps délicat de Lydé, petite colombe, la plus joyeuse de toutes les courtisanes, qui plus que toute autre aima les orgies, les cheveux flottants, les danses molles et les tuniques d’hyacinthe.

    Plus que toute autre, elle aima les glottismes savoureux, les caresses sur la joue, les jeux que la lampe voit seule et l’amour qui brise les membres. Et maintenant, elle est une petite ombre.

    Mais avant de la mettre au tombeau, on l’a merveilleusement coiffée et on l’a couchée dans les roses ; la pierre même qui la recouvre est tout imprégnée d’essences et de parfums.

    Terre sacrée, nourrice de tout, accueille doucement la pauvre morte, endors-la dans tes bras, ô Mère ! et fais pousser autour de la stèle, non les orties et les ronces, mais les tendres violettes blanches. »

    — Tombeau d’une jeune courtisane (Les Chansons de Bilitis)

    Vous êtes bien sûre que « son instrument » c’était un violon et qu’il était « violoniste » ?

    Parce que j’en connais qui, comme le fameux Pierre Louÿs que je viens de citer, sont capables de métaphores étonnantes pour arriver à leurs fins.


    • rosemar rosemar 20 septembre 19:17

      @Séraphin Lampion

      Mais, la musique, ce peut être aussi très sensuel...

      « De qualité, la musique envahit âme et corps, emplit, sature les os. Immobilise, saisit, pétrifie... rend dense et attentif. Elle aère, allège, libère, assouplit, dynamise les muscles, fait voler. Fait couler, ruisseler, fait jaillir les larmes et les mouvements. Allume les sentiments, embrase les émotions, enflamme l’intelligence, incendie l’inventivité... » c’est ainsi que Michel Serres décrit les effets de la Musique...


    • rosemar rosemar 20 septembre 19:22

      @Séraphin Lampion

      Hélas, je n’ai pas eu l’autorisation d’enregistrer ce concert...


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 20 septembre 19:23

      @rosemar

      ... décrivait : il nous a quittés le 1er juin de cette année


    • Fergus Fergus 20 septembre 22:55

      Bonsoir, Séraphin Lampion

      Petit extrait d’un bouquin que j’ai commis il y quelques années. Il y est également question de musique :

      Le second volet de la carrière artistique de Louis-Maximilien l’avait conduit, par l’entremise du demi-frère d’une cousine germaine du concierge de son immeuble, un pédéraste notoire, sur les plateaux de télévision où ce personnage était lui-même bien introduit, si j’ose dire. Une productrice y accueillait de jeunes espoirs de la musique et de la chanson.

      ─ J’aime beaucoup la flûte, avait-elle dit au vicomte lors de sa première apparition, avant d’ajouter sur un ton proche de l’attentat à la pudeur : j’en joue moi-même avec une certaine dextérité. Bien pris en main, cet instrument prend rapidement du volume sans rien perdre de sa douceur. Naturellement cela demande de la technique. En fait, tout est dans le doigté et le jeu des lèvres. Surtout les lèvres : ce sont elles qui modulent, elles qui permettent à l’instrument d’exprimer toute sa puissance. Pour peu que les doigts soient habiles sur le corps de l’objet, celui-ci s’anime, vibre et finalement donne sa pleine mesure pour le plus grand bonheur d’un virtuose inondé de plaisir !... Mais j’aurai très vite l’occasion de vous faire apprécier la qualité de mon jeu, mon jeune ami...


       smiley


    • rosemar rosemar 20 septembre 23:19

      @rosemar

      Et je n’ai pas pu retrouver sur internet tous les extraits interprétés lors de ce concert...


    • Eric Havas Eric Havas 20 septembre 17:12

       

       

      Gland remplacé par rap booba

       


      • Attila Attila 20 septembre 18:05

        Leonarda, c’est pas elle qui avait envoûté Fromage de Hollande ?

        .

        Avant Vivaldi, il y a eu Giovanni Gabrieli connu pour ses ensembles de cuivres :

        https://www.youtube.com/watch?v=fN3r3msKux0

        .

        Et aussi son Magnificat à 14 :

        https://www.youtube.com/watch?v=mSc03CyyoPg

        .


        • rosemar rosemar 20 septembre 19:18

          @Attila

          J’avoue que j’apprécie moins les cuivres...


        • Attila Attila 20 septembre 23:34

          @rosemar
          Pourtant les cuivres ont un vachement bon public :
          https://www.youtube.com/watch?v=t4Lv995NwBk

          .


        • rosemar rosemar 20 septembre 23:42

          @Attila

          Très drôle ! Elles ont l’air d’apprécier...


        • Attila Attila 20 septembre 18:19

          Et on ne peut pas évoquer le baroque et l’Italie sans mentionner son initiateur et inventeur de l’opéra : Claudio Monteverdi.

          Œuvre monumentale : Vespro della beata Vergine (les vêpres de la Vierge). Début :

          https://www.youtube.com/watch?v=oUyZBPwEW2M

          .


          • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 20 septembre 18:50

            Le plus sublime de la musique baroque : lien

            On en reste oantois, non

            Après ça il n’y a plus qu’à tirer l’échelle

            J’aurais aimé entendre l’interprétation d’un castrat, mais, heureusement, il n’y en a plus


            • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 20 septembre 18:52

              @Séraphin Lampion

              Cette interprétation est bien aussi et plus courte


            • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 20 septembre 18:55

              @Séraphin Lampion

              lien


            • Fergus Fergus 21 septembre 09:11

              Bonjour, Séraphin Lampion

              Vivaldi, qui fut très snobé au début du 20e siècle, est un géant qui a désormais pris sa place parmi les plus grands, à juste titre.

              Pour ce qui est des castrats, certes il n’y en a plus, mais les voix des contre-ténors comme Jaroussky sont sans doute très proches de celle d’un Farinelli.


            • Clocel Clocel 20 septembre 18:56

              Vivaldi : il Giustino, « Vedro con mio diletto » par Jakub Józef Orliński

              https://www.youtube.com/watch?v=yF4YXv6ZIuE

              É-norme...


              • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 20 septembre 18:59

                @Clocel
                je vois qu’on n’est pas tombés loin, ça me fait plaisir


              • Clocel Clocel 20 septembre 19:08

                @Séraphin Lampion

                Un petit coup de Porpora, pour le pur plaisir d’entendre Guisippina...

                https://www.youtube.com/watch?v=HJy7jckJw18

                Sinon Cavalli pour la magnifique voix et gestuelle d’Hana.

                https://www.youtube.com/watch?v=lxKZxf2EoFc


              • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 20 septembre 19:18

                @Clocel

                merci, c’est très beau
                mais une voix de mezzo soprano est sensuelle, humaine, alors qu’un contre ténor, hautecontre ou castrat est le résultat de déshumanisation qui donne l’impression de c*toyer les anges, et, pour un athée comme moi, c’est comme une asymptote : quelque chose vers quoi l’on tend à l’infini mais qu’on n’atteint jamais


              • rosemar rosemar 20 septembre 19:21

                @Clocel

                MAGNIFIQUE ! MERCI...


              • Clocel Clocel 20 septembre 19:30

                @Séraphin Lampion

                Vincenzo alors ? https://www.youtube.com/watch?v=uOuiC6ieGxk

                Le génie de l’Arpeggiata, c’est ce cornet à bouquin qui répond au voix !


              • rosemar rosemar 20 septembre 23:18

                @Clocel

                Une sonate d’Isabella Leonarda :

                https://youtu.be/KKmoFtZkFOM




              • rosemar rosemar 20 septembre 23:22

                @Clocel

                Elle a écrit plus de 200 oeuvres !


              • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 20 septembre 19:38

                merci, mais je reste quand même sur l’extrait du Nisi Dominus 

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès