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15 décembre

A l’initiative de Steven Brewer, directeur du Centre de ressources informatiques de biologie à l’Université du Massachussets, à Amherst, la traditionnelle Journée de l’espéranto ("Esperanto-tago") prend cette année une nouvelle tournure. Cet universitaire ne se contente pas de plaider pour la langue internationale que le monde doit au Dr Zamenhof (né le 15 décembre 1859), mais il prend les choses à pleines mains et ose aussi afficher autrement qu’en anglais sa fonction de "vic-prezidanto" de l’Esperanto League for North America (ELNA). Et il traduit volontiers son nom par "Bierfaristo" : faiseur de bière = brasseur !

Le 15 décembre est habituellement marqué, dans de nombreuses villes du monde, par des festivités, rencontres, conférences, spectacles par lesquels les locuteurs de l’espéranto commémorent à la fois un homme et une langue sans frontières à laquelle Internet donne des ailes. Et c’est bien ce qu’a remarqué Steven Brewer, puisqu’il a eu l’idée de proposer à tous les blogueurs, pas seulement espérantophones, d’écrire un billet d’humeur bilingue sur leur blog, à la fois dans leur langue maternelle et en espéranto. Il suggère d’y traiter les problèmes de langues du point de vue de leur foyer, de leur ville, de leur pays ou région. Le but est de faire mieux connaître les défis des langues au XXIe siècle, c’est-à-dire le manque de communication, les malentendus, la disparition de langues minoritaires et d’identité culturelle, les coûts élevés des services de traduction, etc. Il propose en outre aux blogueurs de télécharger des icones, des bannières ou des boutons-Web Esperanto-Tago afin de faire connaître, de façon visible, leur intention de participer, ainsi que tous les moyens que les non-espérantistes peuvent utiliser afin de faire traduire, voire d’essayer de traduire eux-mêmes leurs écrits en espéranto.

Le phénomène blog ne pouvait que séduire les usagers de l’espéranto, puisque la première motivation de toute personne qui apprend cette langue est l’accès rapide au dialogue sans distinction de pays, aux échanges sans frontières. Des listes de blogueurs peuvent être trouvées sur Wikipedia ou sur des blogs d’usagers de l’espéranto tels que Luis Guillermo Restrepo Rivas (Medellin, Colombie), David Dougherty (Washington), qui s’est lancé dans l’espéranto en mars 2005, Lúcia Marder (Porto Alegre, Brésil), qui répond au doux pseudo de "Karesema" (enclin à caresser...), Celumio, de Changchun (Chine), de José Rafael Núñez Toso (Chili ), de Réza Torabi (Téhéran), qui en a créé aussi un second uniquement en persan sur l’espéranto.

Le 15 décembre est en outre la journée mondiale du livre d’espéranto, car le Dr Zamenhof est aussi à l’origine de la fondation, en 1894, de la "Biblioteko de la Internacia Lingvo". La littérature totalise aujourd’hui plus de 30 000 ouvrages dont près de 75% originaux. Elle s’enrichit chaque semaine de plusieurs livres dans cette langue qui se prépare à fêter ses 120 ans d’existence en 2007. Cette même année 2007 marquera le 90e anniversaire de la mort du Dr Zamenhof. Sa disparition, le 14 avril 1917, n’affecta guère la longue marche de l’espéranto. Georges Clemenceau avait tenu à lui rendre hommage dans son journal L’homme Enchaîné, dans l’édition du 18 avril : "Ne laissons pas partir sans un adieu cet homme de bonne foi, de volonté et d’apostolat... Il passa sa vie à bâtir de toutes pièces une langue internationale, l’esperanto, qui a peut-être des chances, même après la mort de son créateur, de rester une oeuvre vraiment vivante." Et, effectivement, malgré bien des obstacles, cette oeuvre a survécu aux pires épreuves du XXe siècle. L’espéranto a fait l’objet d’un rapport favorable du Secrétariat général de la Société des nations en 1922, malgré une farouche opposition du gouvernement français, d’un voeu de quarante-deux savants de l’Académie des sciences en 1924, de deux recommandations de l’Unesco, en 1954 et 1985, et de sept propositions de loi entre 1907 et 1995 en France, d’une admission au Pen-club-international en 1993, seule association mondiale d’écrivains admise au sein de l’Unesco, et il a été pris en considération en 2006 dans le rapport Grin sur "L’enseignement des langues étrangères comme politique publique" commandé par le Haut Conseil de l’évaluation de l’école.

Par une décision de son Comité Exécutif, en 1959, l’Unesco souligna les mérites du Dr Zamenhof comme "personnalité importante universellement reconnue dans les domaines de l’éducation, de la science et de la culture". Nombreuses aussi sont les villes qui ont honoré sa mémoire et son oeuvre par l’attribution de son nom, ou de celui de l’espéranto, à des rues, places, ponts, édifices publics, arbres, monuments et autres  : environ 1300 dans 54 pays jusqu’à ce jour. Même des astéroïdes portent ces deux noms. Des administrations postales leur ont aussi consacré des timbres-poste et des flammes. Le dernier en date sera émis le 17 décembre en Israël justement pour commémorer les 120e et 90e anniversaires mentionnés plus haut. Des médailles ont été aussi émises à l’effigie du Dr Zamenhof, entre autres par la Monnaie de Paris, en 1987, pour le centième anniversaire de la langue internationale, des pièces de monnaie par la Pologne (pièce de 100 zlotys) et la Croatie (25 kunas).

Actuellement, Internet permet la découverte de cette langue autrement que par le ouï-dire et contribue fortement à son application pratique dans diverses sphères de l’activité humaine. Avec près de 62 000 entrées, la version en espéranto de Wikipedia occupe la 15e position parmi 250 langues et témoigne de sa vitalité.

Autrement dit, la fête continue.


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468 réactions à cet article    


  • Nik (---.---.27.17) 13 décembre 2006 19:49

    Le monde deviendra un et unique un jour, ou ne sera plus.

    L’esperanto est la première voie de salut vers ce supra achèvement dans la paix, l’étalon de la vraie modernité.

    Entretemps les impérialismes, américains, chinois, arabes, latins, auront tout loisir de se concurrencer à mort, comme les religions actuelles, qui n’ont pas toujours été et qui ne seront donc pas toujours (quel que soit le Messie, il a fort mal choisi son époque technologique pour faire passer son message indubitable au plus grand nombre : Dieu ne serait donc pas omniscient et ne maîtriserait pas le flux de l’espace-temps sa création ?).

    L’esperanto devrait être la première langue imposée dans les écoles, la langue des affaires, de la communication et de la diplomatie.

    Elle ne l’est pas, au contraire, preuve de la bassesse des hommes et des sociétés, en guerres mutuelles et permanentes pour la suprématie de leurs moules nombrilistes.


    • Henri Masson 14 décembre 2006 07:04

      C’est un fait que les techniques évoluent plus vite que les mentalités. On peut même parfois douter que ces dernières aient réellement évolué.

      Le pays le plus puissant du monde — et pour combien de temps ? — est mené par un énergumène dans lequel plus de la moitié des citoyens ont mis leur confiance, un sinistre menteur qui se dit admirateur de Jésus Christ. Ce pays impose sa langue, et une grande partie de la population mondiale accepte ce jeu truqué.

      Beaucoup de gens ricanent encore de l’espéranto, mais le temps n’est pas si loin où l’on se moquait de l’écologie. Maintenant, c’est la course à la récupération de cette idée...


    • Krokodilo Krokodilo 14 décembre 2006 09:31

      Effectivement, on s’est longtemps moqué de René Dumont (agronome), un des premiers écolos militants chez nous. Celui qui apporte les mauvaises nouvelles est toujours critiqué, celui qui apporte de fausses bonnes nouvelles est fêté, puis plaide que l’erreur est humaine quand on a quasiment oublié ce qu’il a dit !

      Les défenseurs de la langue française, dont certains militent pour l’espéranto, rappellent régulièrement tous les effets secondaires néfastes de l’anglais comme langue véhiculaire (officieuse)de l’Union européenne, et sont qualifiés d’emmerdeurs pour cela !


    • Asp Explorer Asp Explorer 13 décembre 2006 20:52

      Kikoo !

      « 15 décembre »

      Un usage assez répandu dans la presse veut qu’un titre d’article soit vaguement explicite du contenu. Par exemple « Demain, c’est la fête de l’espéranto ».

      « A l’initiative de Steven Brewer, directeur du Centre de Ressources Informatiques de Biologie à l’Université du Massachussets, à Amherst, la traditionnelle Journée de l’espéranto ( »Esperanto-tago« ) prend cette année une nouvelle tournure. Cet universitaire ne se contente pas de plaider pour la Langue Internationale que le monde doit au Dr Zamenhof (né le 15 décembre 1859), mais il prend les choses à pleines mains et ose aussi afficher autrement qu’en anglais sa fonction de »vic-prezidanto« de l’Esperanto League for North America (ELNA). Et il traduit volontiers son nom par »Bierfaristo«  : faiseur de bière = brasseur ! »

      Pour ceux qui n’auraient pas bien lu le titre ronflant du bonhomme et auraient pu se laisser abuser, « directeur du Centre de Ressources Informatiques de Biologie à l’Université du Massachussets, à Amherst », c’est le gars en charge de la maintenance de quelques macintosh dans le labo de biologie d’une université assez moyennement cotée. Une occupation qui, sans doute, confère du temps libre.

      « Le 15 décembre est habituellement marqué, dans de nombreuses villes du monde, par des festivités, rencontres, conférences, spectacles par lesquels les locuteurs de l’espéranto commémorent à la fois un homme et une langue sans frontières à laquelle Internet donne des ailes. Et c’est bien ce qu’a remarqué Steven Brewer, puisqu’il a eu l’idée de proposer à tous les blogueurs, pas seulement espérantophones, d’écrire un billet d’humeur bilingue sur leur blog, à la fois dans leur langue maternelle et en espéranto. Il suggère d’y traiter les problèmes de langues du point de vue de leur foyer, de leur ville, de leur pays ou région. Le but est de faire mieux connaître les défis des langues au XXIème siècle, c’est-à-dire le manque de communication, les malentendus, la disparition de langues minoritaires et d’identité culturelle, les coûts élevés des services de traduction, etc. Il propose en outre aux blogueurs de télécharger des icônes, des bannières ou des boutons-web Esperanto-Tago afin de faire connaître, de façon visible, leur intention de participer, ainsi que tous les moyens que les non-espérantistes peuvent utiliser afin de faire traduire, voire d’essayer de traduire eux-mêmes, leurs écrits en espéranto. »

      Beaucoup de temps libre.

      « Le phénomène blog ne pouvait que séduire les usagers de l’espéranto, puisque la première motivation de toute personne qui apprend cette langue est l’accès rapide au dialogue sans distinction de pays, aux échanges sans frontières. Des listes de blogueurs peuvent être trouvées sur Wikipedia ou sur des blogs d’usagers de l’espéranto tels que Luis Guillermo Restrepo Rivas (Medellin, Colombie), David Dougherty (Washington), qui s’est lancé dans l’espéranto en mars 2005, Lúcia Marder (Porto Alegre, Brésil), qui répond au doux pseudo de »Karesema« (enclin à caresser...), Celumio, de Changchun (Chine), de José Rafael Núñez Toso (Chili ), de Réza Torabi (Téhéran), qui en a créé aussi un second uniquement en persan sur l’espéranto. »

      Ces listes sont une bonne chose, mais ne craignez-vous pas qu’avec la « persécution » dont sont victimes les espérantophones de par le monde (cf. toutes vos précédentes interventions), ces listes ne soient un jour utilisées à mauvais escient par les comploteurs mondialo-antisémites de la Trilatérale, de l’école de Chicago, du British Concil et des Atlantes de Mû franc-maçons de la NSA ? (et à propos de NSA, mon chef de service me dit de vous passer son bonjour)

      « Le 15 décembre est en outre la journée mondiale du livre d’espéranto, car le Dr Zamenhof est aussi à l’origine de la fondation, en 1894, de la »Biblioteko de la Internacia Lingvo« . La littérature totalise aujourd’hui plus de 30 000 ouvrages »

      Soit à peu près autant que la prestigieuse bibliothèque municipale de Saverne (Bas-Rhin, pop. 11200 h.), haut lieu de culture s’il en est.

      « dont près de 75% d’originaux. Elle s’enrichit chaque semaine de plusieurs livres dans cette langue qui se prépare à fêter ses 120 ans d’existence en 2007. Cette même année 2007 marquera le 90ème anniversaire de la mort du Dr Zamenhof. Sa disparition, le 14 avril 1917 »

      Soient cinq ans jour pour jour après le naufrage du Titanic. Ce qui je vous le concède, n’a pas grand rapport, mais puisqu’on en était à énoncer des coïncidences...

      « n’affecta guère la longue marche de l’espéranto. »

      Très longue en effet. 120 ans = 0,03% de terriens convaincus. Vous rendez-vous compte que si Zamenhof avait vécu du temps de Moïse, on y serait presque ? Eh oui, à ce rythme, il faudra 4000 ans pour que tout le monde s’y mette.

      « Georges Clemenceau avait tenu à lui rendre hommage dans son journal »L’homme Enchaîné« , dans l’édition du 18 avril : »Ne laissons pas partir sans un adieu cet homme de bonne foi, de volonté et d’apostolat... Il passa sa vie à bâtir de toutes pièces une langue internationale, l’Esperanto, qui a peut-être des chances, même après la mort de son créateur, de rester une oeuvre vraiment vivante."

      Au passage, il est assez singulier qu’en avril 1917, Georges Clemenceau n’ai rien eu d’autre à faire de ses journées que d’égayer les pages nécrologiques des journaux. N’avait-il donc pas un pays à diriger, ou une petite guerre à gagner quelque part ? Pour ceux que l’histoire intéresse, l’offensive Nivelle au Chemin des Dames, où l’armée Française avait jeté toutes ses forces, avait commencé le 16 avril, il est donc peu raisonnable d’imaginer que le 18, le Tigre eut trouvé le temps de faire des travaux d’écriture. Plus vraisemblablement, c’est un de ses collaborateurs chargé des affaires courantes qui aura écrit cet hommage.

      « Et, effectivement, malgré bien des obstacles, cette oeuvre a survécu aux pires épreuves du XXème siècle. L’espéranto a fait l’objet d’un rapport favorable du secrétariat général de la Société des Nations en 1922, malgré une farouche opposition du gouvernement français, d’un voeu de quarante-deux savants de l’Académie des Sciences en 1924, de deux recommandations de l’UNESCO, en 1954 et 1985, et de sept propositions de loi entre 1907 et 1995 en France, d’une admission au Pen-Club-International en 1993, seule association mondiale d’écrivains admise au sein de l’Unesco, et il a été pris en considération en 2006 dans le rapport Grin sur »L’enseignement des langues étrangères comme politique publique« commandé par le Haut Conseil de l’évaluation de l’école. »

      Et écrit par quelqu’un qui était déjà connu pour être un fervent partisan de l’Espéranto (j’ai fouillé sur le net pour connaître les antécédents de ce monsieur Grin).

      « Par une décision de son Comité Exécutif, en 1959, l’Unesco souligna les mérites du Dr Zamenhof comme »personnalité importante universellement reconnue dans les domaines de l’éducation, de la science et de la culture« . Nombreuses aussi sont les villes qui ont honoré sa mémoire et son oeuvre par l’attribution de son nom, ou de celui de l’espéranto, à des rues, places, ponts, édifices publics, arbres, monuments et autres : environ 1300 dans 54 pays jusqu’à ce jour. Même des astéroïdes portent ces deux noms. »

      Les astéroïdes, ne sont-ce pas ces cailloux morts, glaciaux et pleins de trous qui tournent en rond dans le vide interplanétaire depuis des milliards d’années et qui n’intéressent que quelques passionnés de choses inutiles ?

      « Des administrations postales leur ont aussi consacré des timbres-poste et des flammes. Le dernier en date sera émis le 17 décembre en Israël justement pour commémorer les 120ème et 90ème anniversaires mentionnés plus haut. »

      Et c’est pour ça qu’à son indépendance, l’état d’Israel, convaincu par les grandes qualités de l’espéranto, l’a adopté comme langue officielle... ah ben non, c’est l’hébreu... Je ne comprends pas. Ah mais si, bien sûr, sans doute que les fondateurs d’Israel étaient antisémites.

      « Des médailles ont été aussi émises à l’effigie du Dr Zamenhof, entre autres par la Monnaie de Paris, en 1987, pour le centième anniversaire de la Langue Internationale, des pièces de monnaie par la Pologne (pièce de 100 zlotys) et la Croatie (25 kunas). »

      Vous oubliez le billet de 15 dong reajustado de Haute-Volta, la Tortilla de 7 Tapacones Grande de Saint-Vincent et Grenadine et la certificado de 13,4 ringitts péruviens. Vous devriez aller voir Borat, si vous appréciez ce genre d’humour.

      « Actuellement, Internet permet la découverte de cette langue autrement que par le ouï-dire et contribue fortement à son application pratique dans diverses sphères de l’activité humaine. Avec près de 62 000 entrées, la version en espéranto de Wikipedia occupe la 15ème position parmi 250 langues et témoigne de sa vitalité. »

      Personne ne met en doute la vitalité militante des espérantistes. Comme en témoigne sans peine le torrent de vociférations laudatives qui accueille chacune de vos interventions.

      « Autrement dit, la fête continue. »

      En effet, au plaisir.


      • thirqual (---.---.158.81) 13 décembre 2006 22:01

        Juste un extrait qui couronne le tout dans ce post ahurissant :

        « Les astéroïdes, ne sont-ce pas ces cailloux morts, glaciaux et pleins de trous qui tournent en rond dans le vide interplanétaire depuis des milliards d’années et qui n’intéressent que quelques passionnés de choses inutiles ? »

        J’adore ces déclarations de mufflerie et de mesquinerie profonde. Bravo.


      • Asp Explorer Asp Explorer 13 décembre 2006 22:08

        Je dois signaler, pour la bonne intelligence de la ci-dessus réponse, qu’il existe un vieux contentieux entre les Masson’boys et ma personne. D’où l’acrimonie du propos.


      • Henri Masson 13 décembre 2006 22:22

        Il n’y a vraiment pas de quoi s’inquiéter des élucubrations de cet énergumène. Pour ceux qui viennent pour la première fois, il s’agit d’un « explorateur » qui a commencé par faire étalage de sa « formation scientifique », mais il est apparu par la suite, sur ses pages personnelles, qu’il puise son inspiration et ses références là où d’autres évacuent ce que l’appareil digestif n’a pas pu assimiler : « Et voici que ma plume me démange, je la sors donc de mon cul et me lance dans une de ces analyses courtoises et mesurées qui, vous le savez, sont ma spécialité. »
        Ce n’est vraiment pas grave, car la courbe des visites au site de SAT-Amikaro va reprendre sa grimpette smiley
        S’il existe des barjauds parmi les visiteurs d’AgoraVox, ils sont heureusement très minoritaires.


      • (---.---.75.186) 13 décembre 2006 22:57

        « Et écrit par quelqu’un qui était déjà connu pour être un fervent partisan de l’Espéranto (j’ai fouillé sur le net pour connaître les antécédents de ce monsieur Grin). » Qui ce cher Mr grinn ne sais uniquement que prononcer l’espéranto sans être capable de l’utilisé, quel Fervent Partisan !!!. Mr ASP, si vous aviez la gentillesse d’aller paitre et precher ailleurs vos bonnes mauvaises paroles, j’en serais très heureux. Merci de votre coutoisie. Nous n’avons pas besoin de pollutions comme les votres sur Agoravox.


      • Asp Explorer Asp Explorer 13 décembre 2006 23:25

        La liberté d’expression ne s’applique donc qu’à ceux qui sont du même avis que vous ?

        Au passage, surveillez votre participe passé, il a tendance à s’échapper malencontreusement.


      • Pozitiva (---.---.12.122) 14 décembre 2006 03:04

        Vous constaterez que tous les espérantistes ne sont pas, comme vous le prétendez, des gens qui ont du temps à tuer. Le temps nécessaire pour défendre mes convictions, je le prend sur mon temps de sommeil (Il est actuellement 2h 40).

        En revenche, en ce qui vous concerne, quel acharnement ! quelle mauvaise foi ! et que de temps passé à traquer et à dénigrer systématiquement tout ce qui a trait à l’espéranto et aux défenseurs de cette langue internationale équitable. À ce niveau, ce n’est plus de l’esprit critique, c’est du règlement de compte ! Tout me porte à croire que, suite à je ne sais quel évènement terrible de votre vie personnelle, vous avez focalisé tout votre potentiel haineux sur notre langue neutre, pourtant bien inofensive. Vous n’hésitez pas une seconde à affirmer par exemple, que F. Grin était depuis longtemps partisan de l’espéranto, sans en apporter la moindre preuve, et pour cause, puisque c’est tout à fait inexact. Et tout à l’avenant. Je n’ai pas d’autres qualificatifs, pour les gens de votre espèce, que « déloyal » et « malfaisant ».

        À lire tant d’absurdités, de contre-vérités, de sous-entendus perfides, je me console en supposant que les autres lecteurs ne manqueront pas de prendre aussi la mesure de votre méchanceté gratuite, et finiront par ne plus tenir aucun compte de vos commentaires.

        Au plaisir de ne plus vous lire.

        Pozitiva, espérantophone, et fière de l’être.


      • Popov De Kerl Popov De Kerl 14 décembre 2006 09:43

        tres bon a lire... a condition de le prendre au second degré, pour ma part sans aucun à prioris, je ne voit pas l’interet d’une langue qui se veut universelle lorsque 140 ans apres sa création elle est parlé par moin d’un pour cent de la population

        mais si ca ammuse ce pour cent de parler en esperanto : et bien ammusez vous bien


      • johan valano (---.---.166.231) 14 décembre 2006 09:53

        Asp Explorer, Chacun ses idées, chacun ses goûts ! Je sais l’anglais, et il me donne accès à pas mal de trucs utiles ou intéressants. Je sais aussi l’espéranto, et il me donne accès à pas mal de trucs utiles ou intéressants. Mais en plus il m’amuse, il stimule ma créativité, et il m’assure des contacts avec des gens intelligents, ouverts et sympas auxquels l’anglais ne me donne pas accès, parce qu’ils ne sont pas touchés par la culture anglo-saxonne.

        Par ailleurs, l’espéranto est une réponse efficace et intelligente à un problème de santé publique d’ampleur mondiale : l’aphasie sociogène (voir http://claudepiron.free.fr/articlesenfrancais/langues.htm). C’est pourquoi je suis bien content de le connaître et d’apporter ma petite contribution, si je peux, à l’information le concernant et par ce biais à sa propagation et donc à la lente marche de la société vers la solution du problème de santé publique que représente ladite aphasie.

        Alors, je vous laisse à votre goût pour l’ironie facile et la déblatération. Si elles vous font plaisir, tant mieux pour vous. Pour rien au monde je ne voudrais enlever son plaisir à un être humain. Mais, vous savez - à moins que vous ne sachiez pas ? - les personnes dotées d’honnêteté intellectuelle, de jugement, d’esprit critique ainsi que d’indulgence et de compréhension pour le fonctionnement de l’esprit humain, sont vraiment nombreuses. Vos considérations n’enlèveront à aucune l’envie de se documenter, de voir par elle-même si l’espéranto est ou non quelque chose de sérieux et de définir sa position en comparant votre apport à celui des autres contributeurs au débat. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le Don Quichotte qui s’en prend vainement à des moulins, solides et indifférents à ses coups, c’est vous, pas celui dont vous dénigrez systématiquement les textes.


      • Wlad (---.---.1.2) 14 décembre 2006 11:41

        Asp, mon pote (je peux me permettre une telle familiarité, même si nous n’avnos pas gardé Kalon ensemble ?), je te croyais scientifique, en chimie qui plus est (bien que dernièrement vous ayez rejoint nos rangs dans l’info).

        Par conséquent, si j’abonde en ton sens (merci pour ta lecture patiente de l’article qui met en évidence certains points pour le moins étranges qui m’avaient échappé), je tiens à te rappeler que de nombreuses études proposent comme origine de la vie sur Terre la présence d’ADN sur un corps céleste ayant percuté la planète. Il se pourrait bien que les astéroïdes intéressent plus de personnes que tu le laisses entendre.

        Bien à vous tous, et vive l’anglais, Wlad, générateur d’entropie.


      • (---.---.102.243) 14 décembre 2006 16:48

        Il semble qu’il y ait quelque chose qui vous échappe personnellement ,mais que tout le monde a remarqué depuis longtemps , c’est l’urgence pour vous d’aller voir un psy, mais je suppose que c’est déjà beaucoup trop tard pour traiter ce genre de psychopathologie chronique dont vous êtes atteint............si l’on en juge par vos interventions frisant la débilité profonde !


      • LGS (---.---.49.146) 14 décembre 2006 20:26

        Elle était recherchée, celle-là ! Vous aves conscience de la vacuité de cette dernière remarque, monsieur l’anonyme ?


      • Asp Explorer Asp Explorer 14 décembre 2006 22:26

        Asp, mon pote (je peux me permettre une telle familiarité, même si nous n’avnos pas gardé Kalon ensemble ?)

        Je t’en prie, ma couille !

        je te croyais scientifique, en chimie qui plus est (bien que dernièrement vous ayez rejoint nos rangs dans l’info).

        Par conséquent, si j’abonde en ton sens (merci pour ta lecture patiente de l’article qui met en évidence certains points pour le moins étranges qui m’avaient échappé), je tiens à te rappeler que de nombreuses études proposent comme origine de la vie sur Terre la présence d’ADN sur un corps céleste ayant percuté la planète. Il se pourrait bien que les astéroïdes intéressent plus de personnes que tu le laisses entendre.

        Oui, c’est la théorie de la panspermie. C’est un mot très rigolo. En fait j’ai cédé à mon vil penchant pour les bons mots. L’astronomie étant un de mes centres d’intérêt, j’étais mal placé pour critiquer les traqueurs de cailloux.


      • Georges-Henri Clopeau (---.---.94.70) 31 décembre 2006 11:08

        Toutes vos objections se résument à un seul argument, inlassablement répété sous diverses formes : l’espéranto n’est parlé que par très peu d’êtres humains, donc il ne sert à rien.

        C’est vrai que l’espoir des premiers espérantistes, encore bien moins nombreux que nous, de voir les hommes comprendre comme le disait Tolstoï,(en substance, car j’ai oublié le texte exact qui était d’ailleurs déjà une traduction) : « L’effort à faire pour apprendre cette langue est si petit, et les conséquences si importantes pour l’Humanité, qu’on ne peut refuser ce petit effort »...,cet espoir est déçu ; les hommes ne voient pas « les conséquences si importantes pour l’Humanité » ; ils ne voient pas l’intérêt pour eux-mêmes de pouvoir communiquer avec quiconque dans le monde. Certains adoptent même un sourire ironique et condescendant quand on leur parle d’espéranto. Mais la plupart n’ont même pas d’opinion ; nul ne les a informé ni sur l’espéranto, ni sur les problèmes que la diversité des langues pose à l’Humanité. Alors, on se laisse faire...en disant qu’on suit une évolution « naturelle ». Et l’on consacre « librement » un temps considérable à étudier l’anglais, prototype de langue « naturelle ».

        L’histoire nous apprend que les domaines d’extension des langues actuelles correspondent tous aux régions où s’exerçait le pouvoir politique d’un prince, d’un roi, ou, plus récemment d’un gouvernement « national ». De sorte que la langue que l’on dit « naturelle » est simplement la langue enseignée dès la petite enfance. Cette langue est tellement indispensable au fonctionnement de la société qui dépend du pouvoir politique, que les parents s’efforcent de la faire apprendre à leurs enfants avant même celle qui leur vient de leurs ainés, et que, en quelques générations, la langue du pouvoir politique devient la langue maternelle, dans tout l’espace où ce pouvoir s’exerce.

        Il n’y a pas que des Bretons ou des Occitans qui puissent confirmer cela, et mesurer les efforts énormes qu’il faut faire pour conserver vivant le souvenir d’une culture dont la langue n’est pas celle du pouvoir politique. Une telle situation est observable en de multiples régions d’Europe, où les pouvoirs politiques ont si souvent fait bouger les frontières.

        C’est donc toujours le pouvoir politique qui impose la langue. Aujourd’hui, il faut prendre conscience que ce pouvoir politique, basé sur le commerce et la finance, est anglophone. Toutes les langues d’Europe en sont au point où en était par exemple le breton en 1900. Tous les parents veulent que leurs enfants connaissent bien l’anglais. Il est naturel qu’ils demandent que cette langue leur soit enseignée très tôt, très très tôt, et dans quelques générations avant même la leur.

        Beaucoup d’Européens, lancés dans les « business », estiment qu’il faut « être réalistes », « ne pas rêver », et se mettre courageusement à l’anglais, car « les jeux sont faits », et seuls réussiront dans la vie, ceux qui maîtriseront parfaitement cette langue.

        Heureusement pour nos cultures, tout le monde n’accepte pas si facilement la disparition à terme des autres langues, et l’on s’accroche à l’idée de faire apprendre à tous les enfants d’Europe deux ou trois langues. Remarquons d’abord que, dans une Europe à 25 langues, pour que deux Européens quelconques aient la certitude de disposer d’une langue commune, il faudrait que tous en parlent 13 ; c’est beaucoup plus que 4 ! Donc, pour assurer une communication entre deux Européens quelconques, il est clair qu’une langue commune est absolument indispensable. Donc, le plurilinguisme n’assurera pas l’égalité de tous, et n’empêchera nullement la dérive « naturelle » vers une langue unique, celle du pouvoir. En fait, soyons réalistes, apprendre une langue étrangère prend beaucoup de temps et pour une bonne moitié de la population en apprendre plus d’une, c’est interdire tout accès à une culture scientifique (Déjà, on peut mesurer l’avance statistique que les anglophones, qui n’estiment pas avoir besoin d’étudier de langue étrangère, ont acquise dans la recherche scientifique.). Ainsi la mise en place du plurilinguisme créera une hiérarchie qui ne brillera mondialement dans aucun domaine de pensée.

        Mais que proposer alors ?

        D’une part, la généralisation de l’enseignement de l’anglais est inévitable puisque le pouvoir actuel est anglophone. D’autre part cette suprématie qui entraîne une perte de vitalité de toutes les langues et une uniformisation stérile de la culture, est absolument inadmissible. Le problème semble insoluble.

        Heureusement, la méthode qui s’est révélée la plus efficace, la plus rapide, et la plus économique, pour apprendre les langues étrangères et en particulier l’anglais, c’est d’apprendre préalablement l’espéranto.

        Si on acceptait d’utiliser cette méthode, un maximum d’Européens accéderait à la langue du pouvoir, donc le souhait actuel de tous les parents, souhait imposé par les faits, serait réalisé. Mais de plus, tous les enfants analyseraient bien mieux leur langue maternelle, et apprendraient mieux et plus vite les langues de leur choix, si leur intérêt les y portait.

        A terme, les Européens connaissant tous l’espéranto, seuls ceux qui s’intéresseraient à la culture anglaise choisiraient d’étudier la langue de Shakespeare (que déjà, certains anglais ne comprennent plus). Un pouvoir proprement européen pourrait se créer, bien que toutes les langues, même minoritaires, pourrait vivre sans être polluées, et rayonner c’est à dire intéresser des Européens parlant d’autres langues.

        Il est même sans doute souhaitable que les élèves européens apprennent obligatoirement deux langues en plus de l’espéranto et de leur langue maternelle ; la première serait celle du plus proche voisin (qui dans certains cas, n’est même pas au delà d’une frontière — par exemple, les francophones résidant en Bretagne de l’ouest apprendraient le breton, et en Bretagne de l’Est le gallo) afin de créer à chaque frontière une sorte de couture. La seconde serait choisie tout à fait librement par seul intérêt culturel ou curiosité ; ce pourrait même être une langue régionale ou celle d’un pays très éloigné. Et il ne serait évidemment pas interdit d’apprendre plus de langues (un goût que l’étude préalable de l’espéranto donne souvent) Mais ces études ne seraient pas imposées dans tous les cursus, car, dès que la possibilité de communiquer avec tous est acquise, on peut admettre que certains étudiants préfèrent consacrer plus de temps aux mathématiques, aux sciences, ou à d’autres disciplines.

        Grâce aux espérantistes, actuellement moqués par des esprits qui se croient très forts, la solution existe encore, 120ans après avoir été écartée, volontairement par ceux qui soutiennent aujourd’hui le pouvoir anglophone. Et cette solution sera facile à instituer dès que les Européens auront pris conscience qu’ils sont en train de se faire coloniser par ce pouvoir.

        Remarque : De vieux Bretons qui ne connaissaient pas un mot de français, souhaitaient ardemment qu’on apprenne le français à leurs enfants, afin qu’ils se défendent mieux dans la vie. De même, il n’est nullement nécessaire de pratiquer soi-même l’espéranto pour souhaiter qu’on l’enseigne aux enfants. Et c’est pourquoi, il n’est pas du tout invraisemblable qu’un gouvernement enfin conscient de ses responsabilités prenne l’initiative de l’exemple, soutenu par une large majorité de la population. Il ne nous manque aujourd’hui qu’une aide médiatique pour diffuser l’information....or des journalistes responsables, ça existe...

        Georges- Henri Clopeau


      • funram funram 22 mai 2007 22:07

        Je tenais juste à faire savoir qu’entre « partisan » et « usager régulier », il y a un sacré gouffre à franchir. Même un fervent partisan d’une cause peut tout à fait rester simple observateur sans prendre part aucune à cette cause.

        C’est ainsi qu’un fervent partisan de l’esperanto comme le sont des personnes telles que M. Grin susnommé, ou alors pour quelqu’un de moins connu, mon père, n’ont quasiment jamais utilisé ce langage dans leur vie de tous les jours. C’est la même distinction qu’entre un maire affilié à tel ou tel parti et un maire élu avec cette étiquette (ou alors entre le « sympathisant » et le « militant » à l’échelle du citoyen ordinaire).


      • Henri Masson 23 mai 2007 06:24

        Un précision nécessaire : le professeur Grin a tenu à se défendre d’être « partisan » de l’espéranto lors d’une conférence prononcée dans un très bon espéranto devant les participants du congrès universel, à Florence, l’année dernière. Estimer que cette langue doit être prise en considération parmi d’autres solutions n’en fait pas pour autant un partisan.

        Sur la page http://www.unige.ch/eti/elf/news_pub.html de l’Université de Genève, on peut trouver 9 textes du professeur en anglais, en français et celui de sa conférence en espéranto.

        Il sait de quoi il parle, il est l’un des rares spécialistes renommés à pouvoir en parler en connaissance de cause. Il a écrit entre autres, notamment dans son rapport : “Le but de ce rapport n’est pas de défendre cette option [l’espéranto] dans l’absolu, car on sait qu’elle suscite bien souvent des réactions passionnelles ou qu’elle est immédiatement rejetée sans aucun argument, ou sur la base d’arguments d’une assez étonnante ignorance”.

        Et c’est bien ce que nous pouvons constater ici.

        Ceci mis à part, c’est un fait qu’il faut savoir faire la différence entre partisan et sympathisant.


      • Becxjo (---.---.54.181) 13 décembre 2006 22:40

        ... c’est le gars en charge de la maintenance de quelques macintosh dans le labo de biologie d’une université assez moyennement cotée. Une occupation qui, sans doute, confère du temps libre.

        Au moins les espérantiste ne parlent pas à propos des autres personnes de manière si dégoûtante.


        • Asp Explorer Asp Explorer 13 décembre 2006 23:15

          J’ai souvenir de m’être fait traiter de « petit merdeux » par le dénommé esperantulo, au sujet d’un article précédent. Vous aurez du mal à imaginer les avanies que les boyz du kop Masson m’ont fait subir. Alors depuis, quand je vois l’ami Riton débouler sur les forums, c’est plus fort que moi, j’attaque en piqué, sirène au vent et toutes mitrailleuses dehors.


        • Asp Explorer Asp Explorer 13 décembre 2006 23:22

          Sinon, pour votre information :

          "Biology Computer Resource Center

          The BCRC is a Macintosh Computing Facility in the Department of Biology located in Morrill Science Center (map), at the University of Massachusetts. If you have questions, please send email to bcrc-help@bio.umass.edu or call 545-3631.

          (sur le site de l’université, suivre le lien de l’ami Masson)


        • Becxjo (---.---.54.181) 13 décembre 2006 23:42

          Pourquoi vous lisez ce site incomplete ? La-bas est aussi ecrit :

          Assistant Professor and Director.

          J’imagine que vous avez des merites scientifiques plus fortes que Prof. Brewer. D’ailleur j’aimerais bien savoir ce que vous faite comme la profession !


        • Asp Explorer Asp Explorer 13 décembre 2006 23:48

          Si je ne m’abuse, « Assistant Professor », c’est l’équivalent de « Maître Assistant » chez nous, c’est à dire qu’il n’est pas professeur.


        • Becxjo (---.---.54.181) 14 décembre 2006 00:07

          Dans le systeme Anglo-Saxone (dans lequelle je fais de travail de recherche a l’universite) un professeur assistant est autant professeur que quelconque autre professeur de l’universite (equivalent francais de maître de conférences). Vous pouvez voir en Wikipedia.

          Je connais le systeme francais parce que je obtenu mon diplome en France.


        • (---.---.204.73) 14 décembre 2006 04:34

          Wikipedia, donc, dit (définition de l’assistant-professor) : « the entry-level position, for which one usually needs a Ph.D. or other doctorate ; a master’s degree may suffice, especially at community colleges or in fields for which there is a terminal master’s degree. In some areas, such as the natural sciences, it is uncommon to grant assistant professor positions to recently graduated Ph.D.s, and nearly all assistant professors will have completed some time as postdoctoral fellows. The position is generally not tenured, although in most institutions, the term is used for »tenure-track« positions ; that is, the candidate can become tenured after a probationary period-anywhere from 3 to 7 years. Rates for achieving tenure vary, depending on the institutions and areas of study ; in most places at least 50% of assistant professors are tenured and promoted to associate professors after the sixth year ; however, this number can be as low as 10% in natural sciences departments of top universities, or over 70% in non-Ph.D. granting schools. In unusual circumstances it is possible to receive tenure but to remain as an assistant professor, typically when tenure is awarded early. »

          Bien. Donc objectivement, si l’on prend en compte l’équivalence EU-France, un type qui a un tel poste est au moins titulaire d’un Master et au mieux d’un doctorat, justement en sciences-naturelles. Bien. Objectivement, le Pr. Brewster, dont il s’agit, je crois, ne peut donc objectivement être complètement nul dans son domaine. Cela ne signifie pas qu’il soit par opposition LA sommité en la matière...

          Bon, tout cela est bel et bon, mais cela ne répond en rien au débat : est-ce que oui ou non, l’Espéranto est utile. Pas « est-ce qu’il le serait » mais « est-ce qu’il l’est », et ce à l’échelle de l’humanité ?

          Je suis tout à fait disposé à y croire si l’on énonce des arguments constructifs et pas les mêmes classiques poncifs du genre applicable à tout hobby de gens ayant des loisirs, et qui me rapellent mon propre passé de joueur de figurines considérant le rassemblement annuel à Paris comme l’Evènement de l’année. En d’autres termes, dites-moi autre chose que « mais c’est évident, l’Espéranto c’est ce qu’il y a de mieux, comment ne l’avez-vous pas vu jusque-là ! »

          Je suis vos débats avec Asp et d’autres depuis quelques temps, et je dois dire que jusque-là, personne n’a rien fait pour l’Espéranto que fustiger ses détracteurs, le glorifier sans expliquer pourquoi il mérite de l’être, parfois même appliquer auxdits détracteurs le traîtement qu’on leur reproche d’infliger à leur cible favorite (aller dire à quelqu’un « j’aimerais bien savoir ce que tu fais dans la vie » par exemple. Voilà qui est réhausser le débat, indéniablement).

          Changeons de disque. Allons, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, des arguments ! Pourquoi l’Espéranto serait-il meilleur que l’Anglais, l’Espagnol, le Chinois ou l’Arabe, dans le désordre, dans le rôle d’une langue internationale ?


        • LGS (---.---.204.73) 14 décembre 2006 04:36

          Le commentaire ci-dessus est signé LGS, et non anonyme. Veuillez m’excuser pour cet impair...


        • Becxjo (---.---.216.212) 14 décembre 2006 04:55

          Je n’ai infligé rien à Asp. J’ai simplement demandé avec quel background scientifique ou professionnel il projet de tels jugements durs (le gars en charge de la maintenance de quelques macintosh) à propos de quelqu’un qu’il ne le connaît absolument pas. Je ne voulais pas mettre en question son droit pour poser des questions à propos de l’espéranto (il a droit de poser des questions mais ne pas attaquer à la personnalité des gens).


        • Asp Explorer Asp Explorer 14 décembre 2006 07:31

          Il se trouve que j’ai été un peu énervé de voir présenter monsieur Brewster avec force démonstration de titres universitaires, comme s’il s’agissait d’une sommité mondialement reconnue, alors qu’il exerce des fonctions somme toute modestes au sein d’une université somme toute modeste elle aussi (classée dans les 100e aux classements des universités américaines, ce qui n’est pas deshonorant, mais c’est pas Harvard non plus). En outre, j’ajoute que j’ai connu de très estimables maîtres de conférence et de très crétins professeurs, le grade universitaire n’étant pas un critère absolu d’intelligence, néanmoins, le fait est que le docteur Brewster n’est pas « Professeur de l’université du Massachusetts ».


        • eugène wermelinger eugène wermelinger 14 décembre 2006 08:38

          Si votre rammage ressemble à votre plumage (voir photo) vous êtes le Roy des hôtes de ce bois.


        • Henri Masson 14 décembre 2006 10:09

          Pour ce qui est de « changer de disque », tout à fait d’accord !

          Mais il y a le pollueur de service qui, tout compte fait, rend plutôt service à l’espéranto, car son argumentation est à l’image de l’icône qui précède ses commentaires : halloweenesque ! Son esprit est déjà dans la tombe.

          Parmi ceux qui, dans le passé (et ça remonte déjà loin) ont appris l’espéranto dans leur jeunesse (avant l’âge de 20 ans) et qui en ont retiré un bénéfice intellectuel, qui en ont reconnu l’utilité, on trouve par exemple (sans entrer dans les détails, car ce serait trop long) :

          Gustav Ramstedt (Finlande) qui devint un linguiste renommé et ambassadeur de Finlande au Japon.

          Edmond Privat (Suisse), pionnier du mouvement coopératif et de la radio sur ondes courtes en Suisse, ami de Gandhi.

          Leander Tell (Suède), spéléologue de renommée mondiale, fondateur du club d’espéranto de Norrköping.

          Eugen Wüster (Autriche), un grand nom de la normalisation et de la standardisation.

          John Ronald Reuel Tolkien (GB), qui avait conseillé aux jeunes de l’apprendre aussi.

          Linus Pauling (EUA), prix Nobel de chimie 1954 et de la Paix 1962.

          Eugène Aisberg (France, d’origine russe), connu dans le monde des techniques radio et dont l’ouvrage « Mi komprenas fine la radion » , écrit originalement en espéranto, est paru ensuite en traduction dans 21 langues. http://dspt.club.fr/AISBERG.htm

          Paul Ariste (Estonie), linguiste très renommé, a acquis par la suite la connaissance active de 26 langues.

          Jonas Dagys (Lituanie) , éminent botaniste.

          Paul Neergaard (Danemark), qui reçut une distinction de l’ « Explorers’ Club » pour ses travaux sur la pathologie des plantes.

          Douglas Bartlett Gregor (GB), de l’Université d’Oxford, érudit, grand polyglotte (maîtrise de 20 langues),

          Fujio Egami (Japon) biochimiste de renommée mondiale pour ses travaux sur les origines de la vie. Il fut président de l’Institut Japonais d’Espéranto.

          Ye Laishi (Chine) directeur adjoint de l’Institut de Linguistique de l’Académie des sciences. Il contribua à sauver l’espéranto de la tourmente durant la Révolution culturelle.

          Lev Kopelev (URSS), germaniste russe et écrivain, l’un des dissidents les plus connus d’URSS.

          Ivo Lapenna (Yougoslavie, Croatie, puis Grande-Bretagne), spécialiste renommé de droit international, professeur à London School of Economics and Political Science, auteur entre autres de « Conceptions soviétiques de droit international », « State and Law : Soviet and Yugoslav Theory », « Soviet penal Policy » et en espéranto « Retoriko » et plusieurs autres. Il fut président de l’Association Universelle d’Espéranto.

          Tibor Sekelj (Yougoslavie, Croatie) explorateur, alpiniste, anthropologue, membre de la Société Royale Britannique de Géographie, muséologue. L’un de ses livres écrits en espéranto « Kumewawa, fils de la jungle" a été traduit et publié en 20 langues, a été publié en feuilleton dans un journal du Népal, et a été primé par le ministère japonais de l’éducation.

          Carl Støp-Bowitz (Norvège). Professeur de l’université d’Oslo particulièrement renommé en zoologie. Il avait écrit : « Une journée sans espéranto est pour moi une journée perdue ».

          Nikolaj Rytjkov (URSS) connut le goulag pour le simple fait qu’il était espérantiste. Après sa réhabilitation, il gagna l’Angleterre où il continua sa carrière d’acteur à la BBC.

          Arie Sternfeld (URSS), vulgarisateur de l’astronautique.

          Maxime Rodinson (France), érudit, l’un des plus grands spécialistes de l’Islam, connaissait une trentaine de langues à divers degrés. Il avait dit de l’espéranto, lors d’un entretien accordé au « Nouvel Observateur » : “C’est vraiment facile. Zamenhof était un génie".

          Harold Wilson (GB), premier ministre britannique.

          Mme Deng Yingchao (Chine), l’épouse du premier ministre chinois Chou en-Laï, avait appris l’espéranto à 9 ans.

          Géza Bárczi (Hongrie) a été le plus éminent linguiste de Hongrie et est devenu membre de l’Académie des sciences de ce pays. Il avait dit : "L’espéranto nécessite le dixième du temps par rapport aux autres langues et, comme en général c’est seulement l’apprentissage de la première langue qui est difficile, il ouvre la voie aux autres.“

          Et il y aurait beaucoup de recherches à mener, même sur ce seul point de l’utilité propédeutique, entres autres dans l’« Enciklopedio de Esperanto » et dans la presse en espéranto parue depuis les origines de la langue. Parmi ceux qui pourraient aujourd’hui confirmer l’utilité de l’espéranto, il y a en particulier :

          Daniel Tarschys (Suède) qui a occupé les fonctions de secrétaire général du Conseil de l’Europe. À la question de savoir si l’espéranto lui avait apporté quelque chose d’utile, il avait répondu : “Oui, absolument. C’est une langue très facile. Le fait de l’avoir appris quelques temps m’a donné une sorte de pratique linguistique, une aptitude à parler, une confiance dans la grammaire, et ceci m’a beaucoup aidé pour étudier d’autres langues." Outre le suédois, D. Tarschys parle l’anglais, le français, l’allemand et le russe.

          Reinhard Selten (Allemagne). Prix Nobel d’économie 1994.

          Fabrizio Pennacchietti (Italie), professeur à l’université de Turin, orientaliste.

          Les soeurs Zsuzsa, Zsófia et Judit Polgár, particulièrement connues dans le monde des échecs. Kasparov avait refusé de se « frotter » à Judith alors qu’elle avait 21 ans (sur l’échiquier, évidemment, honni soit qui mal y pense ! smiley

          Georges Kersaudy (France), l’auteur de « Langues sans frontières » (éd. Autrement), dans lequel il présente 29 langues de l’Europe, dont l’espéranto. Durant sa carrière de fonctionnaire international, il a été amené à en parler, écrire et traduire pas moins de cinquante, dont l’espéranto.

          Compte tenu du nombre d’espérantophones par rapport au nombre de locuteurs d’autres langues dites « grandes », il n’y a donc pas lieu de rougir et d’avoir des complexes d’infériorité, bien au contraire. Et il existe d’autres domaines d’applications que l’on peut découvrir sur « L’espéranto au présent » : http://www.esperanto-sat.info/article13.html

          J’en connais d’ailleurs un qui va s’étrangler en découvrant que des informations sur le NASDAQ apparaissent en espéranto sur un site... chinois ! http://www.ekonomio.net/ smiley


        • (---.---.11.111) 14 décembre 2006 10:19

          « Bon, tout cela est bel et bon, mais cela ne répond en rien au débat : est-ce que oui ou non, l’Espéranto est utile. Pas »est-ce qu’il le serait« mais »est-ce qu’il l’est« , et ce à l’échelle de l’humanité ? et suite » Toutes les question que vous abordez ont déjà leurs réponses, elle ont été données dans divers sites, rapports, journaux, reportages télévisés. la question serait : l’eo vous serai utile à vous ? pour quoi ? et pourquoi ?.

          Pour moi j’ai mes réponses, elle m’est utile et c’est un plaisir en plus de ma pratique de l’allemand que j’utilise dans ma profession.

          Concernant l’humanité elle serait d’une très grande utilité, son potentiel est très important, c’est comme pour la colle des postit, 10 ans pour trouver une application à cette colle et vous voyez le résultat touts les jours. Pour l’eo tout est là mais il manque uniquement la volonté de le faire pour des histoires de lobbing, de pouvoir et surtout d’argent comme en ce qui concerne le pétrole.

          Chacun est libre de faire ce qu’il veut moi je continue à la pratiqué. Vous vous en faites ce que vous voulez.

          Cordialement


        • LGS (---.---.237.113) 14 décembre 2006 11:42

          « Argument » et « exemple » ne sont pas synonymes. Je dois pouvoir vous citer après quelques heures de recherche au moins autant de personnes qui n’éprouvent à l’égard de l’espéranto aucun intérêt et sont sans doute fort éminentes.

          Vous dites ne pas vouloir entrer dans les détails. Voilà justement ce que je reproche à toutes les personnes ici présentes : dire « l’espéranto est reconnu par machin et bidule » n’amène strictement rien : ce sont des pis-aller.

          Je crois de plus devoir clarifier ma démarche : je ne cherche pas la dénigration de l’espéranto. Je ne demande qu’à être convaincu : en quoi c’est mieux que le reste ? Quels sont les arguments de Mesiieurs et Mesdames les éminents linguistes cités plus haut ? Vous dites que Tolkien conseillait aux jeunes de l’apprendre, par exemple. A-t-il dit pourquoi ?

          Et ne venez pas me dire « cherche tout seul » : c’est vous qui cherchez à convaincre smiley


        • (---.---.43.3) 14 décembre 2006 12:16

          « chercher tout seul » personne n’a dit de chercher tout seul, des liens ont été donnés et arguments aussi prouvent l’éfficasité de la langue, il existe des liens et une partie de ces liens est déjà donné sur ce forum. mais dans une recherche ce n’ai pas que les autres qui doivent faire la preuve et tout faire à sa place, il y a aussi une recherche personnelle qui doit se faire. C’est comme cela que la science avance, ce n’est pas en restant dans son fauteuil les bras croisés que tout arrive, il faut aussi se bouger


        • LGS (---.---.49.146) 14 décembre 2006 20:50

          Donc, ça, c’était un « argument » : « bouge-toi, feignasse, on va pas chercher pour toi ». Bien. Alors si je comprends bien, les gentils espérantistes promeuvent leur belle langue en conspuant tous ceux qui ne pensent pas comme eux et en refusant le débat quand on le leur propose ?

          Mais dites-moi, au fait, je ne vous demande ni liens, ni exemples à rallonge, juste vos arguments, rien de plus !

          Si aucun d’entre vous n’est capable de me fournir des éléments me motivant à aller apprendre l’espéranto, je vais finir par croire que le seul vrai problême de cette langue sont ceux qui la pratiquent !

          Au passage : M. Masson a la gentillesse de me fournir des listes d’exemples magnifiquement semées de perles comme « Kasparov et Judith ». Donc, Kasparov, croisant la jeune Judith, refusa instantanément de l’affronter, sachant qu’elle avait appris l’espéranto, qui comme chacun le sait structure vachement mieux l’esprit que le russe, cet idiome rétrograde. Je me réjouis de constater que M. Masson soutient les thèses affirmant que la langue structure l’esprit, hypothèse complètement invérifiée dont les derniers défenseurs un tant soit peu véhéments furent les partisans de la race dite « aryenne » dans les anéées 30-40, période fort riante de notre histoire, s’il en est. Passons donc sur ce raté dans l’argumentaire qui aurait tendance à me faire fuir.

          Passons aussi sur les arguments classiques pouvant se résumer à « pauvre ami, restez dans votre ignorance, continue à ramper parmi la crasse », noble attitude, vraiment.

          Vous comptez attaquer quand avec des faits objectifs vlables ? Le nombre de locuteurs ne tient face à l’anglais... Que sais-je, parlez-moi de la grammaire, dites-moi pourquoi le langue est simple (et non pas seulement qu’elle est simple)... Au lieu de vous complaire dans l’attitude qui consiste à renvoyer à un lien, prouvez donc que vous y connaissez plus vous-même que la liste des cent personnalités les plus en vue qui parlent l’Espéranto...

          Je ne demande qu’à être convaincu par des ar-gu-ments !

          Et ne me dites pas que je n’ai que le mot argument à la bouche, je ne prendrai même pas la peine de répondre.


        • Henri Masson 14 décembre 2006 20:57

          Discuter avec une brouette ne l’a jamais fait avancer. Les arguments ont été exposés mille fois dans mes articles et après.


        • (---.---.91.65) 14 décembre 2006 21:15

          alors des explications allez voir déjà dans ce site : http://www.esperanto.qc.ca/frame-fr.htm

          Sinon concretement : un son = une lettre donc pas de problème d’orthographe

          grammaire en seize règle= elle s’apprend en 15 jours et donne dit fois plus de possibilité qu’une langue nationnalle

          capacité de vocabulaire= 10 à 20 fois supérieur qu’une langue nationnale par agglutination des éléments.

          apprentissage= 1 mois égale un an d’anglais donc en un an on a 10 ans de capacité d’angais et même plus pour les doués en langue, pas d’exception à la règle

          social= égalité interpays au niveau linguistique, aide à l’aprentissage d’autre langue et de sa langue par cours de grammaire concrête

          bon il existe beaucoup d’autres choses mais vous pouvez déjà voir sur le site plus haut.

          Et le mieux faire le cours en 10 lecons cela ne vous prendra que 5 à 10 heures de votre temps annuel et là vous aurez une meilleur idée et comme le dit le proverbe qui ne tente rien n’a rien, alors allez y c’est pas 10 heures qui vont vous tuer ou vous empêcher de vous occuper de votre famille.


        • Moi (---.---.136.154) 14 décembre 2006 21:33

          Jaques Chirac, De Gaule, Churchill, Bush (pères et fils) et M. Dupond n’ont à man connaissance rien dit à propos de l’espéranto.

          C’est joli les énumérations, ça fait guirlande de Noël, mais c’est pas très constructif. Une énumération n’est qu’un argument rhétorique, qui n’apporte rien sur le fond.

          Cordialement,


        • Steven Brewer (---.---.99.67) 15 décembre 2006 00:19

          I reject your contention that I am not a « professor ». I am a faculty member of the University with all the rights and responsibilities that entails. As Director of the BCRC, I do administer a computer lab (in fact, 5 labs in the department). I also teach and act as a consultant to the other faculty on the implementation of technology in support of education. To the extent that I have « free time », I serve as a faculty senator, I am the secretary of my town Democratic committee, I’m the president of a regional Esperanto organization and vice-president of the national organization. Oh ! I also won the Outstanding Faculty Service Award last year. So there. smiley

          Here’s a page that has more about what I do : http://www.bio.umass.edu/bcrc/sb.html


        • Henri Masson 15 décembre 2006 06:29

          Faux pour Chirac, faux pour de Gaulle, exact pour Churchill, exact pour les Bush, mais on s’en fout ; quant à Dupond, il est ce qu’est le public.

          À l’époque où il était président du Conseil Général de la Corrèze, Jacques Chirac avait fait passer un voeu pour que la langue internationale Espéranto devienne langue à option à tous les degrés de l’enseignement et aux examens officiels (séance du 23 juin 1972). Il avait aussi répondu, lors des dernières élections présidentielles : "il s’agit d’une cause à laquelle je suis sincèrement favorable. (...)

          "Même si pour des raisons que vous comprendrez aisément, je souhaite avant tout me consacrer à la défense de la francophonie, j’éprouve une sympathie profonde pour l’espéranto et le projet humaniste qui a présidé à sa création et qui anime plus que jamais ses défenseurs aujourd’hui.

          J’estime pour ma part que la progression de l’espéranto, dans le respect de la diversité culturelle qui lui est consubstantiel, serait un facteur puissant d’harmonie et de compréhension entre les peuples.

          Il ne fait aucun doute que, si le sort des urnes m’est favorable, je soumettrai au prochain gouvernement, et au ministre de l’Éducation nationale en particulier, la question de son inclusion comme option au baccalauréat, notamment au regard des souhaits exprimés par les élèves et parents, et de la possibilité de recruter suffisamment d’examinateurs compétents."

          Mais, de toutes façons, on sait ce que valent les promesses électorales : elles n’engagent que ceux qui y croient.

          Mitterrand m’avait fait une toute aussi belle promesse par une lettre du 13 avril 1981, et il n’y a eu aucune suite : « Je me permets de vous préciser que mes amis parlementaires ont déposé lors de la précédente session de l’Assemblée Nationale une proposition de loi tendant à inclure la langue internationale ESPERANTO dans l’enseignement secondaire et l’enseignement supérieur comme langue à option. Si les Français m’accordent leur confiance, je demanderai au Gouvernement de soumettre au Parlement cette proposition de loi. »

          Quant à de Gaulle, on a lu et entendu assez souvent un extrait (cité encore récemment de façon imbécile dans « Le Monde » : http://www.esperanto-sat.info/article900.html ) de sa conférence de presse du 15 mai 1962 : http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=I00012375

          > C’est joli les énumérations, ça fait guirlande de Noël, mais c’est pas très constructif. Une énumération n’est qu’un argument rhétorique, qui n’apporte rien sur le fond.

          Si certains ne voient là qu’une énumération, ça montre la superficialité de leur jugement. Il s’agit là d’exemples de personnalités qui ont estimé que l’apprentissage de l’espéranto leur a été utile et bénéfique alors que tant de gens disent aujourd’hui qu’il est inutile, qu’il ne sert à rien. Certes, l’espéranto ne sert à rien pour qui ne sait pas s’en servir, mais y a-t-il lieu de se flatter de ne pas tout savoir ?

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