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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > « Actrices » : Allô Maman Bobos !?!

« Actrices » : Allô Maman Bobos !?!

Selon moi, c’est un film bidon et téléphoné de bout en bout. Valeria Bruni-Tedeschi (VBT) rate quasiment tout dans son film. Et c’est du copier-coller comme j’en ai rarement vu au cinéma. Prenons par exemple la scène des deux apparitions des défunts (le père, l’amoureux) chez elle. Pour le père (joué par Maurice Garrel), comme apparition fantôme qui vient "hanter" ou visiter, plutôt, les vivants, on est chez Depleschin (et son magnifique Rois & Reine), accessoirement chez Allen très doué pour faire revenir les morts, et pour l’amoureux disparu apparaissant sur l’arbre puis disparaissant du cadre en y montant au sommet, on est dans du Fellini, celui par exemple de La Voce Della Luna, film ultime du grand Federica*, euh... pardon, Federico. Voilà le problème avec ce film, c’est que VBT, aussi sympathique et bonne actrice soit-elle (quoique surestimée selon moi), n’a pas les épaules assez larges pour aborder tant de thèmes à la fois. Le pitch, pourtant, est simple : comédienne reconnue et aimée, Marcelline ne sait plus trop se dépatouiller entre son rôle sur scène (Natalia Petrovna dans Un mois à la campagne de Tourgueniev et autres avatars) et son rôle (de femme, de fille, etc.) dans sa vie : 40 ans, toujours pucelle  ? Non, quand même pas, c’est : 40 ans, jolie célibataire, sans enfants, pas aussi neuneu et moche que Bridget Jones : demandez le programme ! Dans ce côté film partant dans tous les sens et manquant de sens, voire de profondeur, prenons par exemple la référence au théâtre, les rapports cinéma-théâtre, les rapports entre le théâtre (l’appel brûlant des planches comme échappatoire à un possible quotidien morne) et la vie, les difficultés à être à la fois comédienne et femme qui réalise sa vie de femme (se trouver un compagnon, envisager de donner la vie, etc.), eh bien elle s’attaque à plus gros qu’elle. Le film, très volubile pourtant, ne décolle intellectuellement jamais. OK, elle nous sort tous ses gimmicks habituels (pouffer de rire quand il s’agit de pleurer alors qu’on lui raconte un drame, nous sortir ses yeux de chien mouillé égaré dans le cosmos, sa voix éraillée avec laquelle elle (sur)joue beaucoup, etc.) mais ça reste centré sur son petit moi, ses affects, son pathos, sa fleur de peau, son ego, son tout-à-l’ego et on dirait vraiment le film fait par une comédienne (où c’est le gros bazar de l’Hôtel de Ville parisianiste dans sa tête !) et jamais le film d’un metteur en scène qui fait des choix, posant un regard sur la mise en scène (de théâtre et autres) et sur " l’âme du théâtre " (les jeux de miroirs, les mises en abyme, les rideaux de fumée, la régie, les coulisses, l’envers du décor). Je trouve qu’elle saisit trois fois rien du théâtre et, ça, ça me semble très embêtant. OK, on est content de voir le théâtre des Amandiers de Nanterre à l’écran, merci Patrice Chéreau et... les "notables de la République culturelle". On est content de voir l’intérieur/l’extérieur du lieu, mais on survole tout ça. On fait désespérément du surplace, à l’image de la fin du film qui n’en finit pas de finir. Le film s’éternise, sa fuite en avant tombe à l’eau - Mon Dieu, comme c’est incongru une jolie jeune femme qui se met à nager le crawl dans la Seine sur du Glenn Miller (In the mood... for daube ?!)  ! Ouh la la, on n’a jamais vu ça au ciné, c’est vraiment une image choc ! Eh non, hélas, et trois fois hélas, c’est trois fois rien, voire peanuts. Ca finit comme ça, en eau de boudin, mais ça aurait pu finir un quart d’heure avant comme une demi-heure plus tard du fait que ça ne présente ni queue ni tête. Ah bon, c’est fait exprès !... me dit-on. Eh bien le grand n’importe quoi a bon dos ! On a envie de crier comme en impro au théâtre : "trouvez une fin !"

C’est complètement en roue libre. Personnellement, je n’ai rien contre les scénarios "lâches", qui ne sentent pas trop le prêt-à-filmer scénarisé mille fois à l’avance façon Jeunet et consorts, mais si c’est le cas - et encore, avançons prudents, car on associe souvent cela à un Cassavetes alors qu’il a toujours nié toute improvisation (à 100 %) dans ses films-happenings en insistant sur le fait qu’il les écrivait -, il faut que ce qui nous soit montré à l’écran soit nourri d’un élan vital, de torrents d’amour, de Love Streams XXL, que ça nous prenne aux tripes et qu’on ait l’impression, comme dans un Renoir, un Pialat ou un Kechiche, que c’est la vie, ni plus ni moins, qui se déroule en instantané(s) sur l’écran de nos rêves mais, avec Actrices, ce n’est pas le cas. Suffit-il de courir l’air pseudo-hagard autour de l’Arc de Triomphe dans un Paris filmé façon film pour touristes pour nous émouvoir ? Que nenni, ça manque d’intensité dramatique ou comique, on s’emmerde. C’est de l’auto-fiction qui tourne en rond. Cette actrice se fait certainement plaisir à l’écran, elle doit s’éclater à écrire ses scènes avec sa complice et talentueuse Noémie Lvosvsky, mais est-ce que ça suffit à faire un film qui se tienne et nous sorte loin des sentiers battus ? Hélas, non. C’est un film à la première personne du singulier qui, au fond, n’est point singulier. Tout ce qu’on voit dans son film est du déjà-vu à l’extrême et souvent en moins bien. Ca se veut très rythmé, façon certaines comédies italiennes d’antan à la Dino Risi ou à la Ettore Scola par exemple, mais les chutes - faussement libres - ne sont jamais extrêmes, vitriolées, on sera au maximum dans l’auto-ironie protectrice et dans la confortable tarte à la crème burlesque. Ca se voudrait trash, dingue, osé, incongru, mais on s’arrête très vite dans un tissu de convenance-bonbonnière. On se fait des petites frayeurs (façon la nage mécanique dans la Seine), mais on s’arrête très vite. Ca ne pisse jamais très loin. On ne creuse pas. On passe du coq-à-l’âne pour mieux se défiler quand il s’agirait de creuser et de peut-être saisir la substantifique moelle du théâtre comme médium et lieu de vie(s). Par exemple, la scène où Marcelline (VBT) ne veut pas utiliser la robe verte qui porte malchance, eh bien, au départ, le toujours excellent Mathieu Amalric (Denis) est tyrannique à souhait - les dialogues sont bons, enlevés, style - "Maintenant, ça suffit, je veux que vous arrêtiez vos caprices !") et, elle (VBT), se défend bien dans cette scène puis, après, la chute est nulle, convenue, attendue. On assiste à une course poursuite de pétard mouillé dans les locaux du théâtre des Amandiers, puis à une étreinte foireuse entre l’actrice capricieuse et le théâtreux, ou théâcreux. Viol ? Etreinte amoureuse ? Happening libertaire et cathartique ? On ne sait pas trop. C’est filmé à la va-comme-je te-pousse, sachant qu’il ne suffit pas de filmer caméra tremblée, à l’arraché, pour faire du Cassavetes. C’est une scène foirée pour un film foiré. On se dit - Ah, c’est sympa, Valeria s’amuse, ils ont dû s’éclater à tourner ça... Mais, nous, en tant que spectateurs de tout ça, on se sent à l’écart, comme si, vous comprenez, mes chers, nous n’étions pas du même monde !

Autre scène tombant à l’eau, et complètement à plat, par manque de malice selon moi, c’est sa sortie de la scène (ou Cène parce que lieu-sanctuaire) du théâtre pendant que son partenaire joue devant le public des Amandiers. Il y a alors un très beau plan nocturne où l’on voit Marcelline/Natalia Petrovna fuir, par la pelouse extérieure en montant dans le cadre du plan tout en étant appelée, en vain, par un de ses compagnons de jeu à l’avant-plan. Superbe séquence tragi-comique. L’onirisme de cette scène, à la Fellini, nous la rend poétique puis, après, plutôt que d’arrêter sa scène là (lorsqu’elle fuit par le bord de l’image en gravissant la pelouse), elle revient aux alentours du théâtre, elle rallonge la sauce, elle recroise pour une énième fois son personnage incarné en chair et en os (Valeria Golino/Natalia Petrovna) et on tourne, de nouveau, désespérément en boucle dans un film en boucle se complaisant à ne jamais trancher dans le lard et à ne jamais vraiment faire de vrais choix de mise en scène et de spatialité. Vraiment dommage d’aller si peu loin. Beaucoup de bruit pour rien.

VBT voudrait nous faire croire qu’elle nous donne beaucoup, mais son petit monde intérieur nous reste hermétique. En quelque sorte, c’est "la bourgeoise qui s’encanaille". Autant faire un film d’amatrice en caméscope HD où l’on verra ad libitum - et ses aficionados seront ravis - Valeria chez son psy, Valeria chez sa gynéco, Valeria à la piscine, Valeria au lit avec Maman, Valeria faisant de la barque au bois de Vincennes, Valeria au théâtre des Amandiers, Valeria sur sa méridienne, Valeria racontant son rêve de la nuit d’avant, Valeria - jolie blonde glamour - prenant le taxi, Valeria tenant un bébé dans ses bras, Valeria nageant dans la Seine et pourquoi pas, les cocos, Valeria avec Carla & Co à Disneyland tant qu’on y est ! Mais est-ce que ça suffit pour faire un long métrage de cinéma avec des spectateurs qui vont payer 10 leur place pour voir une captation de pièce montée de film à l’emporte-pièce fait de bouts de mini-films, de saynètes plus ou moins tragicomiques ? J’en doute. Je ne pense pas. Vous me direz - Bah oui, mais, que je sache, personne ne vous a obligé à aller voir ce film en salles. Vrai, mais dommage alors qu’une certaine presse journalistique bien-pensante, et à tendance bobo - à laquelle, parfois, on peut encore faire confiance -, nous vende un tel film qui ne casse vraiment pas trois pattes à un canard ou à un... chameau. Au bout d’un moment, devant un tel film exhibo, t’as envie de te lever et de dire - Valeria, siouplaît, un café et l’addition non merci, remboursez-nous ! Précisons que je n’ai rien contre l’auto-fiction et le narcissisme. Par exemple, pour ses risques exhibitionnistes sans concession, Nolot m’a épaté avec son tangent Avant que j’oublie. Jolie Valeria, il ne vous suffit pas d’avoir du charme pour nous imposer votre film qui, sous ses allures de freestyle filmique, est avant tout un objet cinétic & toc, redondant à souhait, et qui se regarde ad libitum, limite ad nauseam, le nombril dans le miroir sans fond de ses insuffisances narratives et intellectuelles.

On dirait un film, non pas égotiste (car pourquoi pas), mais... égoïste, limite autiste. Il n’y a pas d’échanges entre ce qui nous est montré à l’écran et nous, en tant que spectateurs qui aimerions quelque peu, pauvres de nous, entrer dans la danse. Mais jamais nous ne sommes invités à entrer dans la ronde. Ca prend les allures d’un film qui se voudrait hyper-généreux, donnant beaucoup sur la vie, le théâtre, les psys, la compréhension des femmes contemporaines, mais jamais ça ne tend à l’universel. On reste cantonné dans un petit moi qui, à satiété, se regarde ultra-localement le nombril doré. Dans cette façon bordélique (faussement en plus) de ne faire aucun choix clair de mise en scène, on dirait un film atteint de tourista artistique (avec un Paris by night filmé (plutôt joli, voire classieux) pour Jet Tour Operator) sans jamais atteindre non plus le statut de... grand film malade si cher aux Cahiers du cinéma époque Tesson ! Ici, c’est du cinémarre qui nous travaille, et nous agace, marre de ce cinéma-là qui n’en finit pas de ne pas vouloir mourir et de nous endormir. C’est un film pour les fans de VBT. J’ai été dans une salle parisienne où, certains, dès qu’elle ouvrait la bouche, étaient pliés en deux. Il suffirait, semble-t-il, qu’elle se gratte l’oreille ou qu’elle cligne un oeil, le gauche par exemple, pour qu’un certain public s’emballe illico presto pour elle. Mais si on n’est pas fans (sans être détracteurs non plus, rassurez-vous, j’ai déjà dit que je la trouvais charmante et talentueuse), on fait comment ? On attend gentiment que le film passe ? Que ça se passe à l’écran, sans nous qui nous sentons poliment et docilement extérieurs à la chose ? C’est un film bourré de tics, profondément en vase (fleuri) clos. Non seulement la réalisatrice passe à côté de son vrai sujet (les allées et venues entre théâtre et vie, la vie comme théâtre, le théâtre de la vie et tout le toutim) - on est bien loin de films passionnants sur le théâtre, qu’ils soient dramatiques et/ou comiques (Opening night du génial Cassavetes, Persona de Bergman, Looking for Richard d’Al Pacino, Molière d’Ariane Mnouchkine, Au beau milieu de l’hiver de Kenneth Branagh, L’Esquive de Kechiche, etc.) - mais, pire, d’une part, elle n’a pas la carrure, l’étoffe d’une héroïne pour faire qu’on la suivrait de bout en bout sans sourciller parce qu’on se sait clairement entre de bonnes mains (comme chez Nanni Moretti ou chez Woody Allen) - intellectuellement, c’est gentil, fifille, on fait du surplace et, au final, c’est très adulescent du genre - Mon Dieu, tout le monde m’aime mais, moi, personnellement, en ce qui me concerne, bah... j’aime personne et toc ! -, et, d’autre part, et là je trouve que c’est plus agaçant, voici une actrice-réalisatrice tellement plongée dans l’écran à cran hermétique de son ego, qu’elle passe complètement à côté de ses compagnons de je(u). Pour les femmes, ça passe, Noémie Lvovsky (Nathalie) fait ce qu’elle a à faire (elle est parfois très drôle), la très jolie Valeria Golino (Natalia Petrovna) donne au film ses plus belles séquences oniriques - c’est là, dans sa présence-absence à l’écran, qu’il y a quelque chose du théâtre, de ses chimères et de ses avatars, qui passe et qui vient à nous, enfin - ouf, on respire quelque peu. Le film-bulle s’ouvre un peu, quittant son ego et ses Lego d’enfant riche et gâtée.

Mais, que dire des hommes, des personnages principaux ? Comment peut-on avoir des acteurs aussi brillants qu’un Mathieu Amalric et qu’un Louis Garrel et ne pas en faire quelque chose de vraiment intense qui fasse décoller le film vers le hors-piste ? Le côté fou, déjanté, carrément à l’Ouest, il est chez un Amalric ou chez un Garrel, davantage que chez une Bruni-Tedeschi où les prises de risque de je(u) me semblent vraiment minimes, type la bourgeoise qui s’encanaille en se faisant des frayeurs (scène typique : le bébé, dans ses bras, manquant de tomber des échafaudages du théâtre déserté, eh oui... n’est pas Michael Jackson/Bambi qui veut !). Mais la folie chez Amalric n’est pas suffisamment exploitée, de même le côté si charmant d’un Louis Garrel, pouvant exceller dans le genre électron libre-histrion burlesque sympathique en diable (souvenons-nous de ses apparitions mi-comiques mi-romantiques chez Honoré (Dans Paris, Les Chansons d’amour)), est à peine exploité ici, comme si VBT s’était donnée quasiment le beau rôle (en or) dans tous les plans et craignait - car elle est comédienne avant tout, donc bonjour le tout-à-l’ego au centuple, on les connaît les lascars (comédiens) ! - qu’elle se fasse subrepticement piquer la vedette par ces deux acteurs-trublions dont la puissance de jeu est, n’ayons pas peur des mots, supérieure à la sienne. VBT fait un film pour elle et sur elle. On la voit sous toutes les coutures et à l’infini, comme démultipliée, offerte dans toute sa palette de jeu qui, soit dit au passage, n’est pas si riche que ça lorsqu’on en gratte bien la surface des apparences. Elle est intéressante comme corps en mouvement pour le cinéma, car elle est double, tour à tour lunaire, aérienne, légère (voire canon, elle n’est pas la soeur de qui on sait pour rien !) et plantureuse, lourde, balourde, voire lourdingue, et ça fait partie de son charme mais, bizarrement, on peut aussi s’en lasser assez vite car les audaces de jeu chez elle confinent bien souvent aux astuces de je. Nous ne sommes pas dupes. Il faudrait creuser davantage. De même, le beau ténébreux romantique aux grains de beauté adulescente (Louis Garrel/Eric), on lui donne à peine un costume sur mesure de peur qu’il irradie de trop le plan comme chez son père (et le crépusculaire Les Amants réguliers). Quant à Amalric, il est bon, il fait du Amalric, mais rien de plus car on ne lui donne pas suffisamment l’occasion de lâcher la bride jusqu’au pétage de plombs où il excelle façon Depleschin. Certes, il est drôle et cabot à souhait dans son personnage haut en couleur de metteur en scène tyrannique (certaines de ses répliques peuvent même devenir culte dans le milieu théâtral et autres, style "Poitrine ouverte, ventre avalé, (...) je veux des corps, pas de la psychologie"), mais il n’est que bon alors qu’il pourrait être excellent avec des dialogues et un personnage encore plus travaillés (non pas par lui, car cet acteur-là est une Ferrari à conduire, mais par... VBT et sa complice d’écriture et de jeu, Noémie Lvosky). Faut que ça danse plus dans Actrices, action quoi ! Bref, si vous avez vu la bande-annonce, eh bien c’est le meilleur du film. Elle est mieux rythmée que celui-ci et les gags les plus drôles y sont, et ça suffit amplement franchement.

In fine, c’est certainement un film ado qui peut impressionner les touristes étrangers (paris, ville-lumière, est magique !), les petits Mickeys d’opérette et, surtout, les jouvencelles romantiques qui, les joues rougies par l’émotion toute fraîche, se destinent avec ferveur et candeur au théâtre (de la vie) mais pour les vieux de la vieille, les bad boys et autres (!), c’est une autre paire de manche ! En fait, sous ses faux airs de film barré se voulant grinçant, fêlé et drôlissime, c’est un film-esbroufe au final, sans réelles surprises et sans grosses prises de risque. On est dans le tout-venant bobos, ni plus ni moins. Allô Maman Bobos. Ah oui, je mettrais tout de même une étoile sur quatre pour quelques bons dialogues, pour Mathieu Amalric et la belle Valeria Golino et pour la scène du bébé qui montre bien, dans notre monde actuel du tout-répressif itou itou, la paranoïa ambiante autour de la pédophilie dès qu’on regarde un enfant parce qu’il est beau ou parce qu’on a envie de le toucher, de le "croquer", de jouer avec en le titillant. Alors que Marcelline flatte affectueusement le bébé, le prenant dans ses bras, lui grignotant la joue ou l’oreille et qu’elle s’apprête à lui donner - ubuesquement - son sein généreux, la mère de l’enfant - Noémie Lvosky/Nathalie - arrive pour crier au scandale et à la folie ! J’aime beaucoup cette scène car elle porte un regard mordant sur la paranoïa contemporaine autour du monde soi-disant Bisounours de l’enfance forcément innocente et pure, façon l’angélisme chrétien phagocyteur. Je vois cette scène comme ça, mais est-ce que c’est moi qui extrapole ? Est-ce que VBT, veut effectivement nous dire cela ? Peut-être, mais son film est tellement brouillon (confondant trop l’emporte-pièce avec la pièce montée) et tellement sans réel choix de mise en scène qu’on a l’impression d’etre plongé en permanence en pleine eau de boudin, lorgnant avec quelque complaisance du côté du caca-boudin. Au secours, glouglou, j’ai besoin d’air et d’être aware, appelez-moi Jean Claude Van Damme !

* Prénom de son personnage dans son premier film en tant que réalisatrice : Il est plus facile pour un chameau.

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« Actrices » : Allô Maman Bobos !?! « Actrices » : Allô Maman Bobos !?!

Moyenne des avis sur cet article :  3.87/5   (39 votes)




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7 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 7 janvier 2008 09:53

    Il vous suffisait d’écrire

    « Selon moi, c’est un film bidon et téléphoné de bout en bout »

    Le reste ne sert à rien !

    Personnellement,je vais au cinéma pour voir un spectacle et pour oublier la grisaille par pour me masturber l’esprit et écrire 4 pages sur un film nul qui aura couté 10 euros l’entrée


    • roOl roOl 7 janvier 2008 10:32

      Il existai deja d’autre site sur l’Argentine, selon moi, le tien ne sert à rien, de plus, il ne comporte de ’TV’ que le nom.

      Si on devait enlever tout ce qui ne sert a rien, tu ne serai plus la . smiley


    • Martine 7 janvier 2008 10:06

      Salut Vincent, Comme toi je n’ai pas aimé ce film, (trop superficiel...)

      Comme toi je suis restée jusqu’à la fin,(trop lache...)

      Mais de la à en faire des pages... Parfois mieux vaut l’indifférence smiley


      • Emin Bernar Paşa 7 janvier 2008 13:42

        et c’est la soeur de carla bruni ! bonjour le niveau !


        • Vierasouto Vierasouto 7 janvier 2008 14:47

          Je suis d’accord avec l’auteur : le meilleur tient dans la bande-annonce : la scène au theâtre, celle de la robe verte et la scène avec sa mère (sa mère dans la vie...) dans un lit. Pour le reste, ce film est largement surcôté. Ta critique dit de bonnes choses qui auraient été plus percutantes dans un texte plus synthétique, plus court, à mon avis...


          • Martin Lucas Martin Lucas 7 janvier 2008 16:29

            La prochaine fois, si vous pouviez faire plus court et aéré, et parler d’un film que vous avez aimé...


            • Vincent Delaury Vincent Delaury 7 janvier 2008 17:35

              « ...le meilleur tient dans la bande-annonce (...). Ta critique dit de bonnes choses qui auraient été plus percutantes dans un texte plus synthétique, plus court, à mon avis... » (Vierasouto)

              Oui, pas faux. J’aurais dû faire la bande-annonce de mon propre texte !

              A part ça, je me suis mis à dos des fans de VBT me trouvant trop « méchant » (sic), pourtant, ne dit-on pas : « qui aime bien châtie bien » ?!

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