• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > « Adagio » sur Odéon à la Mémoire de François Mitterrand

« Adagio » sur Odéon à la Mémoire de François Mitterrand

Sous titré « Mitterrand, le secret et la mort », l’Adagio d’Olivier Py s’offre comme un chemin de croix sur le Golgotha de la réflexion humaine en quête de maîtrise de sa destinée.

D’emblée, un escalier magistral s’élève en marche scénographique vers la bibliothèque globale en un temps où l'Internet n’en avait pas encore démocratisé l’accès virtuel.

En toile de fond, les marches du Panthéon, de l’Arche de La Défense, de la Pyramide du Louvre, de l’Opéra Bastille et de la très Grande Bibliothèque pourraient s’y poser en références subliminales.

Au terme de la pièce, celles-ci se refermeront sur elles-mêmes, à l’instar de la chambre noire d’un appareil photographique argentique qui, au sein de son obscurité totale, conserverait, au-delà des clichés controversés, la force patrimoniale de la grande Histoire, celle de l’être universel.

« Je resterai avec vous, car je crois aux forces de l’Esprit »

Pour incarner le seul Président aux deux septennats complets de la Vème République Française ou plutôt pour en induire la pensée en mouvement, un acteur fabuleux, Philippe Girard conceptualise son interprétation de François Mitterrand, à l’aune contradictoire de sa grande taille, comme un souffle, une inspiration, un élan reproduisant les traces mnésiques de l’inconscient collectif national.

Autour de cette omniprésence troublante autant que séduisante, six comédiens se glissent dans une trentaine de personnages peuplant, d’ombre et de lumière, la Cour Elyséenne avec l’assurance de leurs points de vue indépendants et donc, fort opportunément, dialectiques.

Au-delà des conseillers géopolitiques, la caste des médecins s’avèrent sur le plateau de l’Odéon, comme la plus représentative de celle qui, pour la bonne cause thérapeutique, tente d’apprivoiser le patient le plus résistant au monde.

En effet, de mai 81 jusqu’à l’appartement du Champ de Mars en janvier 96, le mal insidieux va tenter de ronger de l’intérieur, l’homme politique qui, depuis sa publication du « Coup d’ Etat permanent », avait consacré sa vie publique à vouloir en devenir le guide républicain.

Mais c’est bien en vain que la maladie cherchera à briser sa capacité de méditation et sa volonté de maîtrise du destin, jusqu’à lui faire refuser toute morphine par crainte de modification comportementale.

Après s’être empli, une dernière fois, de la beauté exemplaire d’Assouan, François Mitterrand quittait les rivages du Nil, faisait ses adieux à ses proches à Latche et revenait à Paris pour décider, en toute liberté, d’évaluer le lieu et le moment venu de laisser s’éloigner la vie.

En tant que citoyen et créateur, Olivier Py a, bel et bien, rempli son travail de mémoire. A ses contemporains, désormais, et à leurs successeurs d’apprécier cet hommage à sa juste valeur !

photo © Theothea.com

ADAGIO - ***. Theothea.com - de & mise en scène : Olivier Py - avec John Arnold, Bruno Blairen, Scali Delpeyrat, Alphonse Dervieux, Philippe Girard, Elizabeth Mazev & Jean-Marie Winling - Théâtre de l'Odéon


Moyenne des avis sur cet article :  2.65/5   (17 votes)




Réagissez à l'article

9 réactions à cet article    


  • Theothea.com Theothea.com 22 mars 2011 02:13

    La réalité ?.....tout le monde cherche à oublier ce Narcisse.....

    Sauf précisément Olivier Py..... au sein de l’imaginaire Théâtral ! ....




  • jaja jaja 21 mars 2011 11:29

    De Mitterrand je retiens, « L’Algérie, c’est la France la seule négociation, c’est la guerre. » (5 novembre 1954)... Puis Fernand Iveton (militant anti-colonialiste) guillotiné en 1957 avec l’accord du Garde des sceaux FM... Et encore l’odieuse Guerre du Golfe au profit de l’impérialisme US.

    Faire un homme de gauche de cet homme venu de l’extrême droite est une gigantesque escroquerie....


    • jaja jaja 22 mars 2011 06:59

      Encore un replieur, bof....


    • Theothea.com Theothea.com 22 mars 2011 11:11

      A JAJA
      C’est par fausse manoeuvre qu’a été replié votre message
      J’en fais copie ci-dessous, sans y souscrire :

      Par jaja (xxx.xxx.xxx.129) 21 mars 11:29

      De Mitterrand je retiens, « L’Algérie, c’est la France la seule négociation, c’est la guerre. » (5 novembre 1954)... Puis Fernand Iveton (militant anti-colonialiste) guillotiné en 1957 avec l’accord du Garde des sceaux FM... Et encore l’odieuse Guerre du Golfe au profit de l’impérialisme US.

      Faire un homme de gauche de cet homme venu de l’extrême droite est une gigantesque escroquerie...


    • JL JL 22 mars 2011 11:33

      @ jaja,

      je vous invite à réfléchir sur ça :

      « Les diatribes de Mitterrand sur les « maîtres de l’argent » étaient plus violentes que les prises de position actuelles de Besancenot ». (François Ruffin) http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1519


    • jaja jaja 22 mars 2011 13:17

      Les prises de position du NPA ne sont pas de « violentes diatribes » mais l’expression de la nécessaire socialisation (appropriation collective) de tous les moyens de production et des banques, sans indemnités ni rachat aux actionnaires capitalistes. Rien d’autre....

      Un Mitterrand en mal d’élection pouvait faire preuve de beaucoup de démagogie néanmoins il n’est jamais passé aux actes. Bien au contraire...


    • jaja jaja 22 mars 2011 13:18

      OK pour la fausse manoeuvre ce sont des choses qui arrivent...


    • JL JL 22 mars 2011 13:36

      Je suppose jaja, que le petit facteur est déjà passé aux actes, et ne fait jamais de démagogie !?

      Allez, je regrette mais vous n’avez guère plus de culture politque que ceux qui votent FN, désolé !


    • jaja jaja 22 mars 2011 14:39

      Bof, attaque de cour d’école...

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON








Les thématiques de l'article


Palmarès