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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Alexandre Dumas : la revanche de l’esclave

Alexandre Dumas : la revanche de l’esclave

Le premier janvier 1804, Saint-Domingue, ex-colonie française, proclame son indépendance. C’est ainsi qu’Haïti, (le nom originel donné à l’île par ses premiers habitants amérindiens) devint le premier Etat noir au monde à se libérer par ses propres moyens.

Mais Haïti, ce fut aussi la terre qui connut le mélange d’un "sang bleu" avec le vigoureux sang africain : l’union d’un aristocrate normand, Alexandre Davy de La Pailleterie, et d’une esclave noire, Marie-Césette Dumas. De leurs amours naquit un fils, qui reprit le nom de sa mère, quand il s’engagea dans les dragons de la reine : de simple soldat, ce géant, au propre comme au figuré, deviendra général en sept ans, le général Dumas (très proche de Bonaparte, avec lequel il se brouillera lors de la campagne d’Egypte).

Deux années passées dans les geôles italiennes, et surtout la discrimination raciale dont il fut l’objet après le rétablissement de l’esclavage par Napoléon en 1802, auront raison du colosse : il s’éteindra en 1806, après avoir donné la vie à un certain Alexandre Dumas ! C’est ce dernier, plus encore qu’Alexandre Dumas fils (malgré sa Dame aux camélias), qui "vengera" (pacifiquement), par ses succès littéraires (y compris posthumes), le mulâtre devenu général.

L’Alexandre Dumas des Trois Mousquetaires et du Comte de Monte-Cristo, parcourut en effet un "chemin semé de couronnes et de pièces d’or", envers et contre la loi sur l’esclavage, qui ne sera abolie en France qu’en 1848 ! L’entrée de ses cendres au Panthéon, en 2002, et la récente inauguration, en grandes pompes, de sa statue (détruite par l’occupant nazi en 1942), copie conforme de l’originale (1885), dans sa ville natale de Villers-Cotterêts (dans l’Aisne), le 11 décembre dernier, furent les ultimes hommages rendus au grand homme et, à travers lui, à toutes les "victimes résilientes" de toutes les colonisations !


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12 réactions à cet article    


  • danielnaessens (---.---.176.107) 3 janvier 2006 17:06

    Ni Alexandre Dumas, ni son pére ne furent jamais des esclaves. Je rappelle d’ailleurs que l’esclavage était interdit en France métropolitaine. Il n’était autorisé que dans les Iles , ce qui suffira à notre honte. Concernant Haiti cette honte fut « expiée » par le génocide commis par l’Etat Haitien (que dirigeait alors Dessalines)contre la totalité de la population blanche, lors de l’Indépendance.

    Concernant les relations du pére de Dumas avec Napoléon, Alexandre en a longuement parlé dans , entre autres, « le Chevalier de St Hermine ». Il faut se souvenir que le Général pressenti à l’origine pour mater l’insurrection de Vendémiaire fut ...Dumas pére. Celui-ci se trouvant inopinément trop loin (à Villers Cotterêt) pour réaliser l’« affaire », il fut remplacé « au pied levé » par Bonaparte. Quand on sait que Vendémiaire fut à l’origine de la fortune de Napoléon, il est loisible d’imaginer la haine partagée entre celui-ci et le pére de Dumas.

    Dire que Napoléon était raciste est trés à la mode.

    Mais il est facile de constater que Napoléon n’épargnait personne et n’avait qu’un respect trés modéré de la vie humaine. Celà est évident concernant ses propres soldats (les batailles d’Eylau et de Wagram, entres autres , l’illustrent parfaitement). C’est évident concernant toutes les populations des pays conquis : Italie, Allemagne...qui furent souvent traitées comme du bétail. C’est encore plus évident pour l’Espagne dont l’horreur fut à l’image de celle de la guerre Haitienne. Les Espagnols étaient blancs pourtant : celà devrait interpeller nos experts en « racisme napoléonien »...

    Si Napoléon était raciste, c’était envers la race humaine en son entier , tout simplement...

    Pour en revenir à Alexandre Dumas je trouve particuliérement stupide et , quelque part profondément raciste, ce rappel constant depuis une dizaine d’années à la couleur de sa peau.

    Si on pouvait qualifier Dumas de 2 mots , ceux-ci seraient : « Humain » , et « Français ».

    Cet homme qui mangeait la vie à pleines dents, ce coureur de jupons, ce raconteur d’histoires, ce fauché perpétuel et notoire menant une vie de grand-seigneur, cet homme était le frére de Hugo, de Vigny, de Musset... Il a aussi , avec Michelet et Nodier, « inventé » une France . Celle qui fut la nôtre jusqu’à il y a une vingtaine d’années. Cette France c’était celle du « Batard de Mauléon », de la « Dame de Montsoreau », celle des guerres de Religion, de la Royauté et de la Révolution ; c’était aussi celle d’une certaine image du Français : entre Planchet et d’Artagnan, entre Ange Pitou et le Vicomte de Charny, ente Gorenflot et Bussy d’Amboise... Notre France rêvée...

    Oui, définir Dumas comme « noir » , c’est aussi crétin, aussi violent, aussi raciste, que de définir Hugo comme « blanc ».

    Dumas c’était un homme ,un Français -ce concept aujourd’hui dépassé et vaguement honteux . Mais c’est bien ce qui qualifie le mieux Dumas. Et c’est ce qui fait honneur à la France d’avoir eu de tels personnages pour la porter... L’amitié des « 3 Mousquetaires », c’est une part de la France avec la compassion chaleureuse des « Misérables » de Hugo, avec la locomotive folle fonçant vers la « Débacle » de Zola, avec la miévrerie sensuelle de Louise Labbé, ...


    • Scipion (---.---.63.163) 3 janvier 2006 18:17

      « Je rappelle d’ailleurs que l’esclavage était interdit en France métropolitaine. Il n’était autorisé que dans les Iles , ce qui suffira à notre honte. »

      Pourquoi honte ? Et pourquoi notre honte ?

      A l’époque, ça se passait comme ça, et pas autrement. Point-barre !

      Si Napoléon était raciste, Voltaire l’était tout autant, voire bien davantage. Et, avec eux, bien d’autres très brillants esprits des XVIIIe et XIXe siècles ! Jusqu’à ces suffisants petits marquis du savoir qu’on nomme, par dérision sans doute, les Lumières.

      La repentance est grotesque, et les repentants sont d’irrécupérables ensuqués du péché rétroactif !


    • Gérard, Henri PERTUSA (---.---.94.141) 3 janvier 2006 21:45

      Messieurs,

      pourquoi vous insultez-vous de la sorte ? Pourquoi tant de haine et de mépris pour vous-mêmes ?

      Vous, « danielnaessens », qui semblez avoir tellement de choses intéressantes à dire, qu’attendez-vous pour devenir rédacteur Agoravox, au lieu de vous contenter de faire des commentaires qui se voudraient caustiques et qui ne sont qu’amers ! Mais je vous comprends : c’est vrai qu’il est plus facile de critiquer le travail des autres, plutôt que de le faire soi-même ! (Je ne vous ferai pas l’affront de vous rappeler la fameuse citation...)

      Quant à vous, scipion...je ne trouve vraiment rien à vous dire !


      • (---.---.217.36) 3 janvier 2006 22:33

        Je ne suis ni caustique ni amer. Je suis simplement outré, révolté, (désolé, mais je ne trouve pas d’autres mots)que l’on puisse ramener un homme comme Dumas, esprit universel dans le sens où on pouvait l’être au 18 éme, à une misérable couleur de peau. Que l’on puisse l’instrumentaliser ainsi me fait exactement la même impression que si on ramenait Hugo ou Rimbaud à la couleur blanche de leur peau.

        Il y a aussi quelque chose qui me peine profondément vis à vis de Dumas lui-même. Qu’il soit fêté, adulé pour son génie, pour son épaisseur d’homme , de bon vivant et de grand raconteur : il en eu été profondément heureux (c’était un sacré orgueilleux aussi !). Qu’il soit fêté en tant que « noir » , quasi indépendemment de son talent et de sa représentation d’homme , celà me navre...il me semble déceler un mépris profond pour sa réelle grandeur : son travail, son imagination, ce dont il est réellement comptable : ce qu’il a fait et non ce qu’il « était », ou du moins ce que certains voudraient qu’il « soit »...

        Vous dites que je « m’insulte moi même ». Non pas. Mais quelque part je me sens , non pas « insulté » (le mot est trop fort), non je sens que la « fraternité » (là encore un mot à l’ancienne...)que je ressens à l’égard d’un Dumas, d’un Senghor, d’un Char, de beaucoup d’autres est elle « blessée », jetée à terre, ramenée à peu de choses : une couleur de peau... et pourquoi pas la couleur des yeux, la pointure de pied ? Senghor parlait de sa négritude", mais ce concept ne se réduisait pas à la couleur de peau, il le liait simplement à sa taille humaine...

        Je crois que celà, cette façon racialiste d’appréhender le monde appartient à notre époque. Une mode Pas un côté brillant. Une dérive dangereuse aussi, sous ses allures bonhommes et inoffensives...

        Enfin M. Pertusa je ne critique pas votre contribution. Je la commente simplement. Désolé si j’ai pu vous froisser. Ce n’était certainement pas mon intention.


      • (---.---.217.36) 3 janvier 2006 23:38

        L’esclavage dans les îles fut bien « notre honte ».

        Ce ne fut certes pas pas une gloire morale. Et ce fut notre « gloire » d’en prendre conscience . Car je n’oublie pas que la fin de l’esclavage est « aussi » de notre fait. L’abolition est l’aboutissement du travail des sociétés abolitionistes qui s’activérent au long des 17 éme et 18éme siécle ; si Voltaire était indifferent à l’esclavage, ce n’était pas le cas de Montesquieu. elle est aussi un des fruits de la Révolution de 1848. La liberté des noirs des iles a porté le goût du sang des Français , ouvriers , petits artisans, qui sont tombés sur les barricades à Paris cette année là...

        L’histoire est ainsi faite : de moments qui ne peuvent nous laisser indifférents et dont l’aspect « moral » dépend de notre présent et de l’idée que nous nous faisons de notre avenir...

        Il est bien évident que l’aspect odieux de l’esclavage, ou des massacres de la St Barthelemy, ou des crimes de l’Epuration , n’apparraissaient pas sous notre soleil d’aujourd’hui aux gens de l’époque...

        C’est pour celà que les jugements portés aujourd’hui n’ont de valeur que pour ...Aujourd’hui...(même demain n’est pas sûr !).

        C’est bien pour celà que la « repentance » en la matiére est de la même nature que les « repentances » et « flagellations » de la Restauration ou de Vichy....Sans doute un reliquat de notre héritage judéo chrétien : un masochisme teinté de lâcheté face au présent.

        Car il est évidemment bien plus facile de conchier la France pour la Colonisation, l’Occupation (un comble pour un pays sous la botte ), ou la Terreur Révolutionnaire, que de s’interroger sur nous-même , sur la perennité de notre identité, sur notre légitimité de « Français » (car c’est bien de celà qu’il s’agit) ; plus facile que d’affronter une réalité qui ne correspond pas aux stéréotypes « yoyos » et faussement humanistes dont nous abreuvent intellos et médias dévoyés, « paumés » pourrait-on dire.

        Por illustrer mon propos je vous renvoie au livre de Pierre Péan « Noires fureurs, blancs menteurs », sur une page de notre histoire récente : le Rwanda.

        Péan y montre comment cette complaisance pour la « repentance », cette haine de la France, a conduit nombre de nos compatriotes journalistes, politiques, à faire le lit du « Khmer noir » Kagame. Et à creuser la tombe de centaines de milliers de Rwandais , Tutsis pour une part..Et Hutus d’autre part, massacrés, génocidés par centaines de milliers par les Tutsis de Kagame sous les regards bovins de Français tellement imbus de leur haine de la France qu’ils en étaient aveugles du sang de ceux qui pensaient que la France était leur amie...


        • Gérard, Henri PERTUSA (---.---.94.141) 4 janvier 2006 11:51

          Monsieur « le 3 janvier 2006 »,

          je ne vous répondrai pas ! Je ne le ferai que lorsque vous aurez le courage et la politesse d’adopter (c’est un minimum à mes yeux) un « pseudo » !

          A bon entendeur, salut !


        • Gérard, Henri PERTUSA 4 janvier 2006 11:44

          Monsieur,

          je vais peut-être vous étonner, mais il ne me semble pas impossible que nous arrivions à trouver un terrain d’entente ! Pour le vérifier, je vous invite à consulter mon article : « Pas d’Histoire officielle en France ! ». Peut-être ainsi comprendrez-vous mieux mon point de vue et regretterez-vous votre réaction « épidermique » à : « Alexandre Dumas : la revanche de l’esclave » ? En ce qui me concerne, en tout cas, avant de vous répondre, j’ai pris la peine de faire une recherche sur plusieurs de vos commentaires où, moi aussi, j’ai bien cru déceler en vous, un « fort racisme refoulé » à l’égard des peuples colonisés ! Racisme camouflant une blessure intérieure aussi inconsciente que vive. Mais peut-être chacun se trompe-t-il sur l’autre ?

          En attendant, R.V. au bas de l’article en question.

          P.S. : et rassurez-vous, j’avais déjà décidé que « Alexandre Dumas : la revanche de l’esclave » serait ma dernière contribution (trois en tout), à ces sujets très délicats et passionnels que sont le racisme et la colonisation. P.P.S. : je ne me suis pas du tout senti insulté (malgré vos propos insultants : assumez-les S.V.P. !), puisqu’il semble que je n’ai été pour vous, qu’un « miroir », non ?


          • danielnaessens (---.---.217.245) 5 janvier 2006 22:55

            J’assume les 2 réponses sans pseudo (je ne suis pas encore bien familiarisé avec internet) :« honte et repentance » était en fait adressé plus précisément à Scipion.

            J’ai lu votre interressant article « Pas d’Histoire officielle en France ». Vous vous doutez que je ne partage absolument pas votre point de vue. Les Nations ne sont pas des personnes humaines. Elles sont en état de constructions permanentes , des lieux à la fois de compromis et de consensus , et leur finalité se situe entre ce qui unit ses membres et les projets qui les portent... Notre probléme actuel, c’est tout simplement l’absence de projet. Cette absence mine notre unité ...

            Renan a trés bien parlé de tout celà (beaucoup mieux que je ne pourrai le faire).

            Les « hontes » et les « fautes » des peuples font partie du lot quotidien...Il en est qu’il faut oublier si on veut vivre ensemble, sinon ce constant rappel des « fautes », des divergences, des guerres, devient une Tunique de Nessus.

            Dans le passé Henri 4 avait matérialisé celà sous la forme de l’Edit de Nantes. Apprendre à vivre ensemble, à se tolérer, à se supporter, à oublier le passé : c’était l’enjeu. Les tenants des « Devoirs de Mémoire » de l’époque ont préféré les feux de la haine et la guerre : Protestants instrumentalisant les puissances étrangéres pour créer de fréquentes situations de guerres intestines, et au final Louis 14 et des catholiques rancis révoquant l’Edit de Nantes....

            Dire que le passé nous marque en permanence et peut fêler, briser l’énergie des nations du fait de refuser de le mirer en permanence ne me semble pas pertinent au regard de l’Histoire. Une malédiction permanente ?

            Ou alors comment expliquer que les Etats_Uniens vivent sans plus de soucis alors que le génocide indien ou l’esclavage devrait créer chez eux une déprime sans commune mesure avec celle que nous connaissons ici, aujourd’hui ! Et devrait-on expliquer la misére sub-africaine par le refus obstiné des africains de la reconnaissance de leur responsabilité dans la traite négriére , dont ils furent les fournisseurs interressés et constants ? Alors comment expliquerait on la bonne santé morale florissante de la Turquie responsable de la mise en esclavage de millions de personnes durant les derniers siécles, et d’un génocide récent ? Pour en revenir à Louis 14 , comment a t-on pu ne pas être terrassé moralement par les massacres du Palatinat, et l’infecte guerre des Camisards ? Lisez les Mémoires de l’époque : nul gémissement, nul remord, simplement l’expression parfois d’une colére et d’une détermination à ne pas laisser commettre de telles erreurs à l’avenir....

            Par ailleurs vous parlez de mes propos que vous décrivez comme « insultants ». Ils le sont certainement envers certaines idées qui sont à mon sens blessantes pour l’humanité telle que je la ressens. J’assume. Mais le chanteur n’est pas la chanson... Si je n’aime pas la chanson, je n’ai rien contre le chanteur. Et si je n’aime pas la chanson, j’aime l’entendre chanter car elle est une occasion de comprendre l’autre, d’entendre ses arguments , de pouvoir changer , ou pouvoir faire changer...

            Je note que vous avez relevé du racisme et une blessure en moi, ou que vous aurais utilisé comme miroir à ma propre vision des choses ; je ne répondrai pas à celà. D’autant que se laver des accusations de « racisme » est de notre temps voué à l’échec. Sachez que si j’ai relevé dans votre discours des notations racistes ou raciales (Dumas pére victime de « discrimination raciale » en 1802, ou Alexandre dépeint en subordonné d’une condition supposée d’« homme noir »), je ne vous accuse pas de racisme. Racisme :ce n’est pas rien ! Hitler, Staline, Dessalines, Rochambeau, Darnand,Shaka, voilà au hasard quelques personnes authentiquement racistes, sûres d’appartenir au nec plus ultra de l’humanité , et prêts à le démontrer et à réduire à néant ceux dont ils pensent qu’ils n’arrivent pas à la condition d’homme... Discuter du racisme, ou du nazisme, ou de l’islamisme, n’implique pas que l’on soit raciste, nazi ou islamiste.

            J’ai apprécié vos 2 textes, même si leurs discours n’était pas en phase avec le mien ; continuez à écrire !

            Je pars en mission pour quelques mois : je n’aurai donc plus l’occasion de vous porter la contradiction.


          • Gérard, Henri PERTUSA 6 janvier 2006 00:26

            Monsieur,

            j’espère que vous aurez tout de même le temps de lire ma courte réponse !

            Elle prendra la forme d’une question : « à qui croyez-vous porter la contradiction ? »

            Personnellement, je ne me sens pas concerné !

            Bon voyage et bon vent !


          • danielnaessens (---.---.217.240) 6 janvier 2006 18:21

            Pour votre question, la réponse c’est : bien à vous si les mots ont encore un sens. Pour le reste je vous souhaite le même « bon vent » que celui que vous me souhaitez.

            Ciao.Ce coup-là je suis parti.


          • Marie (---.---.10.80) 5 janvier 2006 20:09

            Point trop n’en faut de réactions émotionelles. Napoléon fut agacé de certains généraux aussi talentueux que lui "Général Dumas, Toussaint Louverture..... L’époque était ainsi.

            De Schoelcher à Gaston Kelman louons que l’esclavagisme soit aboli..Chez nous et presque ailleurs !! Ailleurs ca continue personne n’a le juste esprit de dénoncer l’esclavagisme pratiqué en Afrique du Nord, en Afrique oreintale etc ....Tiens d’ailleurs comment c’est perçu au Moyen-Orient notre sensibilité anti-escalavgisme ?

            Quelles que soient les racines, vivons dans notre époque et arrêtons les uns les autres d’aller chercher des faits vieux de 4 siècles.... Pour certains re-lisez donc « Naître coupables, naître victimes ». Vous allez errer pendant combien de temps encore avec des boulets et des stéréoptypes ?.

            A lire certains je comprends mieux pourquoi les guerres de religion perdurent....là où nombre de personnes sont inexcusables dans l’attitude obtue c’est de n’avoir rien appris du 20ème siècle et des précédents en 2005 !!! En quoi une couleur détermine un Homme ? etre de peau noire c’est à priori, avoir une meilleurs protection contre le soleil. J’ai lu un article récémment où le journaliste désignant un président a cru bon de devoir préciser sa couleur de peau. Or quelques lignes plus loin le Pdt français n’etait pas lui désigné par sa couleur de peau. Question : en quoi la couleur de peau etait utile ? Si certaines personnes arretaient de « preter » une couleur à une personne (donc un flot de préjugés), elles verraient -enfin - un autre humain. Allez « Devine qui vient diner ce soir ? » ;)

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