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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Analyse du film « Le silence des agneaux » : féminisme et idéologie du (...)

Analyse du film « Le silence des agneaux » : féminisme et idéologie du progrès

« Le silence des agneaux » de Jonathan Demme est un film sorti en 1991 qui est devenu assez rapidement « culte ». La critique l'a bien accueilli. Mais à y regarder de plus près, son contenu idéologique laisse pantois...

« Le silence des agneaux » de Jonathan Demme est un film sorti en 1991, devenu assez rapidement « culte » et encore largement visionné. La critique l’accueilli favorablement et en France, il compta 3 110 147 entrées. Depuis ce temps-là, les connaisseurs s'en donnent à cœur-joie pour déifier ce « chef-d’œuvre », analysant la technique, le jeu des acteurs, mettant en valeur les petites histoires autour du film. Tout cela est formidable mais l'exercice auquel nous allons nous livrer ici sera cependant d'une nature quelque peu différente en ce que nous allons tenter une analyse du fond de ce film. Pourquoi un tel exercice sur ce long-métrage ? Certainement parce qu'il constitue un véritable condensé de toute l’œuvre de propagande que l'industrie culturelle distille depuis des décennies et dont le but est de désorganiser les peuples en leur faisant passer sous l'apparence du divertissement des messages politiques allant systématiquement dans le sens de l'ordre en place. Tout y est : féminisme, donc dégoût du sexe, détestation de la lutte des classes, pessimisme sur la nature humaine, falsification du rôle des institutions étatiques, bref, la totale…

Pour saisir le sens de la charge idéologique que représente les films de l'industrie culturelle, il faut comprendre que leur but est de systématiquement promouvoir le « progrès ». L'idéologie du progrès que véhicule – entre autre – la gauche et avec elle toute l'oligarchie actuelle, n'est pas si éloignée de ça de ce que jadis on appelait la « réaction ». En effet, les réactionnaires étaient ceux qui, au XIXème siècle, prônaient le retour à l'ordre ancien. Or quelle est la situation présente ? L'ordre en place se maintient par la déstabilisation de toutes les structures de la société en détruisant tout ce qui peut unir le peuple et le rendre fort : l'identité et la tradition (quand elle est bonne et n'opprime pas des groupes ou des individus), et tout ce qui en découle (confiance en soi et en l'autre, par exemple). Donc, le progrès est l'idéologie qui nous maintient dans un glacis où rien ne bouge, exceptées les catastrophes écologiques et humaines générées par ce même progrès et qui prennent désormais des allures dantesques. À la différence de la réaction, il ne s'agit pas de revenir à l'ordre ancien mais de maintenir l'actuel. Pour soutenir l'idéologie du progrès, donc le mouvement d'artificialisation du monde et de l'homme, il convient d'entretenir un soupçon permanent sur l'humain, de définir sa nature et de montrer à quel point elle est dégoûtante. Ce discours a, pour les classes dominantes, l'avantage de rendre indispensable les institutions de contrôle social : c'est parce que l'humain est mauvais qu'il faut le contrôler, le dominer. Le pessimisme sur la supposée nature humaine a pour contrepartie l'acquiescement au développement d'un pouvoir centralisé coercitif. Nous sommes ici en plein Thomas Hobbes.

La mission du divertissement aujourd'hui est de valider systématiquement cette approche, d'être un rouage idéologique générant la désorganisation dans les peuples. C'est sous cet angle que nous allons observer le film « Le silence des agneaux ». Qu'y voit-on ? Tout d'abord, le personnage principal, Clarisse Starling (Jodie Foster), relativement mignonne (nous verrons que ce point est important), représente le Bien, c'est-à-dire l'individu discipliné. Individu discipliné dans le sens où elle a adopté les buts de son organisation : le FBI. Élève à la FBI Academy, elle va remplir une mission pour le service des sciences du comportement (le type de « science » qui nous mène droit vers une monstruosité telle que la police prédictive). La conception de l'humain qui sourd derrière le comportementalisme est quasi-totalitaire : l'homme peut se comprendre à la façon d'une équation. Tel comportement a telle signification et l'on cherche à comprendre les personnalités sur cette base. Ainsi a-t-on droit, un peu plus tard dans le film, à des phrases telles que « il n'y a aucune corrélation entre la transsexualité et la violence, les transsexuels sont toujours passifs » (Clarisse) ou encore, la même Clarisse imaginant le ravisseur : « c'est un homme de race blanche, les tueurs en série aiment chasser dans leur propre groupe ethnique ». Voilà le genre de tartes à la crème de la science comportementale que l'on nous sert et qui font passer l'idée qu'il existe une nature humaine et qu'elle est prévisible (ce qui est totalement faux, comme la montré Hannah Arendt).

Bref, la gentille Clarisse est donc convoquée dans ce service par Jack Crawford (Scott Glenn), son ancien professeur à l'université (on voit ici que le prestige de la connaissance est mobilisé pour légitimer l'action du FBI). Il présente le projet de ce service : définir le comportement des tueurs en série car « cela pourrait nous aider à résoudre de nouvelles affaires » (dixit Crawford ici à 5:20). On poursuit ici cette réduction de l'humain à une nature prévisible, calculable. Essayons de contextualiser ce formidable projet du merveilleux FBI : dans une société où les désirs sont atrophiés, c'est-à-dire une société d'individus disciplinés, les natures les plus fortes disjonctent. La démarche du joli service de Crawford est donc d'observer les récurrences comportementales pour détecter ces cas. L'homme est ainsi réduit à une unité fictive, il est rationalisé, sa nature est sommée de correspondre à une idée, à une théorie comportementale. Si cela n'est pas une conception totalitaire de l'humain…

Il est frappant de constater que l'individu embrigadé par excellence, Clarisse, est présenté comme profondément humain. Ainsi la voit-on s'émouvoir devant les coupures de presses évoquant les forfaits de ses monstres irréformables que sont les tueurs en série (ici vers 3:55). Clarisse est une femme de conviction : l'embrigadement ne l'a donc pas atrophié. Le message ici véhiculé est que l'on peut adopter des buts qui appartiennent à d'autres, à la classe dominante par exemple, et que l'on en ressort indemne, sans mutilations psychologiques, que tout va bien, que l'on continue d'être ce que nous sommes.

Des jeunes filles de la Bund Deutscher Mädel faisant de la gymnastique en 1941

D'ailleurs, Clarisse reste très féminine malgré la discipline et cela se voit quasiment d'un bout à l'autre de l'histoire : sa féminité – donc sa sexualité – est un élément primordial du film bien que rarement évoqué directement. Malgré le fait qu'elle soit un individu embrigadé, Clarisse attire les hommes, que le film présente globalement comme des individus moins disciplinés, plus bestiaux. La civilisation est clairement présentée comme répression des pulsions sexuelles, et Clarisse est l'expression de ce refoulement : à chaque fois qu'un homme la désire, à l'image de l'affreux docteur Chilton (Anthony Heald), elle est décontenancée, comme si quelque chose de grave se passait. Elle est l'expression du refus de la sexualité, qui, en tant qu'acte bestial, ne peut avoir de place dans un quelconque projet de civilisation. Le film présente l'homme en général comme un prédateur sexuel, excepté lorsqu'il est embrigadé (comme Crawford par exemple qui a fait sien le projet de son organisation, le FBI). À l'inverse, la femme est l'agent de civilisation en ce qu'elle renvoie les hommes à leur bestialité en mettant systématiquement en avant l'accomplissement de sa mission (qui est une mission civilisatrice puisqu'il faut dompter des déviants), renvoyant ainsi le plaisir sexuel à la barbarie. Il faut bien regarder la première scène avec le docteur Chilton, quand il lui propose une soirée pour visiter Baltimore, scène particulièrement sexiste dont la seule fonction est de ridiculiser le désir masculin. Il est intéressant d'observer le passage suivant où ces deux-là descendent dans les geôles de l'hôpital : Chilton la met à nouveau face à son attractivité sexuelle et Clarisse le remet devant la civilisation en lui rappelant qu'elle n'est pas qu'un sexe mais aussi une diplômée de l'université de Virginie.

Les scènes sexistes de ce genre se multiplient. Ainsi a-t-on droit à un passage où Clarisse fait son jogging avec une amie, et croise un groupe d'étudiants mâles qui, tous, se retournent pour regarder les deux femelles. Cette scène n'a aucun intérêt pour l'histoire mais permet de ridiculiser l'image de l'homme. De même, plus loin, quand Clarisse rentre dans le bâtiment funéraire dans lequel est placée une des victimes, elle doit faire face, isolée, à une horde de policiers mâles machistes qui, une fois encore, n'arrivent pas à dissimuler leur attirance pour la femelle humaine, qui la dévisagent de façon obscène, montrant une fois de plus l'ignominie de tout ce qui est masculin. Mais grâce à son professionnalisme, la femme embourgeoisée va venir à bout des machos de la campagne, flics inutiles, qui prennent le café sans être motivés par un but plus haut (voir ici). La femme embourgeoisée va prendre de l'autorité et vaincre ces mâles ruraux, préhistoriques, en adoptant les buts du pouvoir centralisé représenté par le FBI. La femme évolue dans des sphères autrement plus hautes que l'homme. Le message ici distillé aux femmes est qu'en adoptant les buts du pouvoir central, elles vaincront la bestialité de l'homme qui est la seule vraie menace qui pèse sur elles.

Il y a dans ce film une véritable obsession de la sexualité, une sorte de dégoût, et il faut comprendre l'utilité de ces scènes où l'on ridiculise les hommes. Elles permettent de créer de toute pièce une lutte entre les sexes en caricaturant les hommes. On donne aux femmes le beau rôle, celui de la civilisation et aux hommes le ridicule de l'individu préhistorique, non domestiqué, qui, tant qu'il n'est pas civilisé par la femme, n'a aucune chance d'atteindre la moindre satisfaction sexuelle (il est en effet troublant d'observer que la femelle repousse systématiquement toutes les avances des mâles, exception faite d'une possible attirance pour un mâle embrigadé : Crawford). La fonction de la beauté des actrices est ici primordiale : la beauté sert ici son contraire c'est-à-dire que loin d'évoquer la joie de l'amour, elle a en charge de provoquer le dégoût du désir masculin. Ce système de propagande ne marcherait pas avec des femmes laides. Non : il faut provoquer le désir masculin pour ensuite le dégrader. Ainsi, l'industrie culturelle participe-t-elle de cette propagande qui monte les femmes contre les hommes de façon à dissimuler la lutte des classes, propagande qui donne des générations de féministes, femmes standardisées et progressistes, c'est-à-dire favorables au capitalisme.

Le sexe est toujours présenté sous une forme négative, dangereuse. Aussi, le tueur en série, surnommé Buffalo Bill (Ted Levine) est-il un détraqué sexuel. Il représente la bestialité, la force préhistorique et c'est d'ailleurs le dérèglement sexuel qui symbolise cette force préhistorique. La sexualité est donc par essence dangereuse et il n'est pas étonnant qu'à force de répéter ce message, l'industrie culturelle soit parvenue à l'atrophier effectivement. Elle a été un des éléments majeurs générant la misère sexuelle que l'on sait, qui crée le marché des sites internet de rencontre et de pornographie, avec des gens incapables d'aller vers l'autre, apeurés, se cachant derrière leur écran.

Donc nous venons de voir que le film donne réalité à une guerre des sexes fictive. Nous allons tenter de montrer comment il dissimule la lutte des classes car, il faut le rappeler, la seule fonction du féminisme aujourd'hui, comme toute idéologie petite-bourgeoise, est de dissimuler la lutte des classes. La seconde raison de ces scènes où l'on ridiculise l'homme est de porter, en filigrane, une certaine conception du rôle des institutions bourgeoises dans la civilisation. Ainsi le FBI n'est plus une milice destinée à maintenir le pouvoir d'une oligarchie sur les classes dominées, mais est présenté comme une institution quasiment militarisée dont le but est la continuation de la civilisation. C'est une institution qui se bat contre l'homme, contre sa nature symbolisée par les forces préhistoriques qui s'expriment dans les tueurs en série. Le FBI s'érige contre un ordre machiste en « donnant leur chance » à de jeunes filles talentueuses. L'État n'est plus une entité hétéronome d'exploitation et de contrôle de la population mais une institution civilisatrice qui fait une place aux femmes.

Donc tout va pour le mieux dans la société décrite dans ce film sauf qu'en regardant bien, Il est frappant de voir que les institutions, telles qu'elles sont présentées, ressemblent étrangement à celles d'un État fasciste. Ainsi le FBI est-il le lieu de la civilisation et du Bien. Cependant, qu'y voit-on ? Dès le départ, le Bien (le FBI, donc) prend l'apparence du refoulement : « hurt, agony, pain – love it » peut-on lire dès les premières images. Toutes les échelles de valeurs sont renversées au nom de la lutte contre la bestialité. Au début du film, Clarisse est convoquée par Crawford et on la voit parcourir une sorte de camp militaire avec des individus habillés d'uniformes qui font de la course à pied en rang. La mobilisation du pouvoir contre le Mal est totale. Clarisse est une étudiante du FBI et le chef du « behavioral science service », Crawford, est un professeur d'université. Bref, les différentes institutions semblent n'en faire qu'une. L'université comme anti-chambre du FBI est certainement le rêve de l'oligarchie fasciste qui règne depuis bien longtemps aux États-Unis. Mais ce n'est pas tout.

Observons l'hôpital de ce cher docteur Chilton. La descente dans la geôle où se tient l'horrible Hannibal Lecter (Anthony Hopkins) ressemble à une descente aux enfers. Au fur et à mesure que l'on passe les étages, on arrive dans des environnements de plus en plus froids, avec des grilles, des barreaux. Juste après que l'aimable Clarisse rappelle à Chilton qu'elle est diplômée d'une université et pas d'un institut de beauté, nous avons la surprise de voir un policier ouvrir une grille pour les laisser passer (voir ici à 1:19 min) : un policier ? dans un hôpital ? Puis, juste après, un autre qui emmène un détenu, et d'autres encore (encore un exemple ici durant les premières secondes). Quand elle arrive dans le sous-sol où est détenu Hannibal, nous ne sommes plus dans un hôpital, ni dans une prison mais bien plutôt dans une sorte de cachot moyenâgeux, avec des murs aux pierres apparentes (ainsi provoque-t-on le dégoût des temps passés en les assimilant à l'animalité d'un Hannibal Lecter). Ce qui est intéressant ici, c'est que l'hôpital se confond avec la prison : des policiers s'occupent de déments aux cotés d'infirmiers en blouse blanche. Un autre vieux rêve de l'oligarchie fasciste qui règne en occident : enfermer tout les déviants pour les « traiter ». Et il faut effectivement être fou pour s'opposer à l'ordre du Bien que défend l'actuelle oligarchie fasciste. Comme l'a montré Michel Foucault, la distinction entre prison et hôpital psychiatrique n'est pas toujours allée de soi. Dans la société fasciste du Silence des agneaux, les deux sont quasi-identiques.

La lutte des classes s'efface donc devant les institutions de police et de psychiatrie. Mais revenons à la victime, Catherine Martin (Brooke Smith), fille de la sénatrice Ruth Martin (Diane Baker). L'oligarchie est ici présentée sous l'angle d'individus très humains, animés de sentiments de bonté et de pitié. La vidéo de la sénatrice s'adressant au kidnappeur est parlante : c'est une femme comme les autres. Son appel est intéressant dans la mesure où elle enjoint le ravisseur à faire preuve de miséricorde, à montrer « que vous [le ravisseur] êtes suffisamment adulte pour mieux traiter Catherine que le monde ne vous a traité ». Ce point est intéressant car l'oligarchie reconnaît que le « monde » (terme bien neutre…) a maltraité cet homme mais qu'être adulte revient à ne pas se venger, à ne pas faire subir à l'oligarchie les conséquences de ses actes. Ici, les bons sentiments permettent d'annihiler toute réflexion sur la lutte des classes1. À travers ce passage s'explique la grande peur de l'oligarchie vis-à-vis de la violence physique et de la vengeance. Si les victimes se mettent en tête de punir leurs exploiteurs, c'est la fin de la domination sociale et économique. C'est pourquoi les professeurs de nos écoles, qui sont des individus disciplinés et hostiles au peuple2, apprennent aux enfants qu'il ne faut pas se venger et que la violence physique est mauvaise, comme une sorte de maladie. il n'est qu'à voir aussi la façon dont, en France, l'oligarchie s'est vengée – et continue de se venger – sur les membres du groupe Action Directe qui avaient usé de violence physique contre elle. Elle a eu tellement peur qu'elle a préféré souiller l'apparat moraliste qui sert de paravent à sa domination et à sa pseudo-justice et détruire ces militants d'extrême-gauche. Et là, personne pour remarquer qu'il s'agit d'une vengeance, personne pour voir que l'institution républicaine qui prétend rendre la justice se révèle pour ce qu'elle est : le bras armé de l'actuel ordre fasciste. Personne donc pour voir que la fausse morale que distribue l'idéologie dominante, qui prône la non-violence, est à sens unique et est de toute façon inhumaine. Rien d'étonnant à ce que le pouvoir central passe son temps à essayer de détruire la virilité (qu'il s'agisse de comportements d'hommes ou de femmes) avec l'aide des féministes. La virilité est le plus grand danger qui guette la concentration de pouvoir. Si les opprimés se vengent de leurs oppresseurs, les carottes sont cuites pour le pouvoir… C'est pourquoi il faut des films comme Le silence des agneaux, pour nous apprendre à nous détester et à nous en remettre aux milices mises en place par les classes dominantes (telles le FBI).

Mais revenons un instant sur la si humaine sénatrice Ruth Martin. Le film nous présente une scène pour le moins hallucinante où l'on la voit proposer à Hannibal Lecter des privilèges : « j'ai apporté un document garantissant vos nouveaux droits. » Une famille pauvre aurait-elle eu cette possibilité ? Ainsi, on nous présente une oligarque qui utilise carrément un passe-droit pour obtenir des informations d'un prisonnier. Et cela passe comme si de rien n'était… Merveilleuse machine hollywoodienne, expression la plus aboutie de ce qu'est le fascisme, expression la plus aboutie de ce qu'est la haine du peuple chez l'oligarchie.

Avec de tels navets, nul besoin de se demander comment il est possible que tant de jeunes filles soient féministes, que tant de jeunes gens veuillent s'engager dans les forces de police. On comprend maintenant les cinq Oscars remportés en 1992... Et puis vraiment, un grand bravo à tout ceux qui considèrent ce film comme culte (un exemple là), tout ces gens qui connaissent les noms de tout les réalisateurs sur les doigts, qui s'extasient devant leur technique, tellement embrigadés, tellement superficiels qu'ils ne savent prêter attention qu'à la forme, aveugles qu'ils sont quant au fond dont l'analyse réclamerait une indépendance d'esprit que l'école et l'industrie culturelle leur ont depuis longtemps confisqué. Félicitations également à Jodie Foster qui a tenu à avoir ce rôle coûte que coûte, revenant à la charge pour l'avoir à la place de Michelle Pfeiffer : cela en dit long sur sa personnalité.

Quand toute la culture est à ce point au main d'une machine gigantesque qui distribue systématiquement le même message de haine de l'humain, de haine des classes populaires, quand toute la culture se standardise pour bloquer toute perspective émancipatrice, quand elle devient un verrou qui bloque toute lucidité, le pire est craindre, non pas comme une éventualité mais comme une certitude.

Christophe Hamelin

 

1Le parallèle avec la façon dont l'État s'empare du féminisme est troublant. C'est au nom de la bonne morale que l'État combat les supposées inégalités de salaires homme/femme (la dernière étude de l'INSEE sur cette inégalité montre qu'elle est de 9,6 % mais les études micro-économiques parviennent généralement à expliquer en partie cette différence). Croire cette fable est le signe d'une méconnaissance totale de ce qu'est l'État. L'État n'a pas de moral, il n'a qu'un intérêt. Il se moque de la condition des femmes et s'il s'en préoccupe, ce n'est pas parce qu'il est très choqué par cette supposée inégalité. L'État n'est pas une personne, il n'a pas d'émotion. Il agit pour se reproduire, c'est tout. La condition des femmes ne l'intéresse pas, et s'il feint de s'y intéresser, c'est pour une autre raison : provoquer des divisions artificielles dans la population et ringardiser la lutte des classes en vue de perpétuer la domination.

2Ils sont hostiles au peuple car ils acquiescent à l'idéologie qui affirme que laissé à lui-même, le peuple ne fait rien de bon, et que c'est pour cela qu'il faut l'éduquer en masse, pour faire advenir la civilisation.


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27 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 28 août 12:02

    Bonjour, Christophe

    Tout cela est très intéressant, mais guère convaincant. Le film est en en effet tiré d’un livre de Thomas Harris publié dans les années 70. Or, le film colle plutôt bien aux personnages du bouquin et à des situations dont l’auteur s’est inspiré après avoir collé durant des années de journalisme aux faits divers de son pays. J’ajoute pour finir qu’il est toujours hasardeux de faire coller une analyse psychologique contemporaine à l’approche sociétale qui prévalait quarante ans plus tôt. Cela dit, cet avis n’engage que moi...


    • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 28 août 12:56

      @Fergus
      Bonjour,
      bon, je vais essayer de défendre ma prose en essayant d’être plus convaincant alors ! Le fait que l’histoire soit inspirée de faits divers ne change pas, ce me semble, l’analyse. Les faits divers sont là pour faire diversion comme disait Bourdieu. Ils sont, en eux-mêmes, dans le souci de l’événement dépolitisé qu’ils affichent, profondément idéologiques.
      De plus, je ne procède pas à une analyse psychologique mais politique. Or, je ne vois pas de difficulté dans cette démarche. Adorno et Horkheimer, dans les années 40 avaient déjà fourni une analyse de l’industrie culturelle (en particulier états-unienne) comme antichambre du fascisme. Ils ont écrit ça dans le chapitre « production industrielle de biens culturels » du livre « La dialectique de la raison ». Lisez-le et vous verrez que rien n’a changé dans l’idéologie qui guide la production de ces marchandises culturelles.


    • Paul Leleu 28 août 22:45

      @Fergus  : au contraire... je trouve cette analyse extrêmement pertinante. Mais votre argumentation ne m’étonne absolument pas : c’est celle de tout le monde. 


      Einsenhower disait : « le jazz est le meilleur ambassadeur de l’Amérique ». Je crois qu’on peut étendre cette analyse à l’ensemble du pseudo-divertissement américain. C’est juste de l’ensectement. 


      @ l’auteur : à mon avis vous avez entièrement raison. Mais vous ne pouvez rien y changer. Hollywood est une des plus grandes entreprises de propagande totalitaire de l’Histoire. La propagande atteint son but quand le peuple aime ses chaines. 

      Pour vous divertir vous devriez lire « Civilisation, comment nous sommes devenus américains » de Régis Debray. Ca parle un peu de ça. 

      Le peuple entretient avec Hollywood le même rapport qu’une victime avec son violeur. Au niveau narcissique, il est très difficile de reconnaitre qu’on a été violé (car la culture est l’intimité de l’âme). On préfère dénier la réalité et souffrir, qu’affronter le viol de son intimité. Mon propos peut paraitre excessif, mais il mérite réflexion. 


    • Self con troll Self con troll 28 août 23:56

      @Paul Leleu

      A côté du jazz, dont la palette est riche, l’exemple du rock me semble plus significatif. Les neurologues ont observé qu’il mettait en action une zone du cerveau très limitée.


    • Petit Lait 28 août 13:43

      N’importe quoi... et « Cher Voisins », c’est de la propagande idéologique d’extrême droite ? Notez, si cela était le cas, cela vous plairait. N’est-ce pas le propre d’une oeuvre de transporter (ou non) une part des idées de son créateur ? Qu’il s’agisse de musique, filme, jeu vidéo, sculpture, peinture... je ne vois vraiment où est le problème... le monde et la société changent, les raisons en sont les progrès techniques, scientifiques, l’accès à l’information, et depuis quelques temps à la désinformation. Est-ce que c’était mieux avant ? Laissez moi rire ! 


      • Sujet très intéressant sur lequel il y aurait beaucoup à dire. Un sociologue (DENIS DUCLOS) s’est attaqué au sujet de la psychopathie dans les films américains. A développer à tête reposée. Maxim Chattam est aussi allé au coeur du sujet pour en étudier les mécanismes de manipulation des masses...


        • alinea alinea 28 août 14:12
          Un film culte est culte au delà de la propagande médiatique, ce sont les spectateurs qui l’encensent, aussi ce sont eux qui se retrouvent dans l’idéologie sous-jacente.
          Je veux bien vous croire, personnellement cela ne me serait pas venu à l’idée tant ce qui me reste de ce film n’a rien à voir avec cela, étant entendu que je n’ai gardé dans ma vie, aucun des éléments « clé » de cette idéologie sous-jacente.
          En revanche j’aimerais savoir si votre interprétation était la même à la sortie du film, car je vois beaucoup le fait d’analyser le passé avec ses yeux d’aujourd’hui. Mais d’un autre côté je me demande si le moindre film ou la moindre littérature grand public pourrait, quel que soit le moment, s’extirper des idées dominantes. Le succès, indépendamment de l’intrigue et la manière dont elle est traitée, n’est dû qu’à l’adaptation de l’œuvre aux désirs du moment.
          Aussi votre analyse pourrait-elle s’appliquer à une multitude d’autres œuvres à succès, où le bain de l’intrigue est conforme à l’époque, ce qui est, on va dire, le modèle courant.

          • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 28 août 14:36

            @alinea
            Bonjour, la question de savoir si j’avais la même interprétation la première fois que je l’ai vu est intéressante. Car non, pas du tout, je n’avais rien vu. J’étais bien jeune il est vrai et totalement naïf. De plus, le cinéma ne m’intéressait pas vraiment (toujours pas d’ailleurs).
             
            De plus, vous avez bien raison quant au fait que tout oeuvre grand public correspond aux idées dominantes. Mais cela n’est pas normal. Il me semble que c’est une aliénation due au marché qui fait plier toute oeuvre à ses réquisits et à ceux de la classe dominante. C’est l’offre qui crée la demande et non l’inverse. L’industrie culturelle nous familiarise et nous impose des idées qui sont néfastes et sont des armes retournées contre nous dans la lutte des classes.
            J’ai donc bien peur que oui, cette analyse puisse s’appliquer à de nombreuses oeuvres et ce, depuis la première moitié du XXème siècle.


          • alinea alinea 28 août 15:28

            @Christophe Hamelin

            Je suis tout à fait d’accord, on n’a de moins en moins affaire à des œuvres, de plus en plus à des produits.
            Mais j’aimerais,- c’est une vraie interrogation-, avoir un coup d’œil sur le bain ( j’appelle ça le bain à défaut d’avoir trouvé mieux pour le moment), de toutes les œuvres littéraires passées ; exceptés les ouvrages d’anticipation, sans parler seulement de science fiction, les ouvrages qui, forcément, ne trouvent aucun écho quand ils sortent, s’ils sortent car cette sortie ne dépend pas que de l’auteur, existe-t-il, est-il possible d’écrire hors pensée dominante ?
            Nous sommes tellement moulés, nous ne pouvons remettre en cause profondément que quelques-uns des éléments formateurs et nous gardons certains, par sentimentalisme, par inadvertance, parce qu’on n’a rien trouvé pour les remplacer, ou parce qu’on n’en a pas pris conscience.
            Ce que je veux dire c’est que l’appartenance, tacite et rarement consciente, à notre monde, que l’on recrache dès que l’on crée, n’est pas forcément une volonté d’influence. C’est bien pourquoi on peut se faire une idée d’une société donnée par ses écrits. Aujourd’hui par le cinéma aussi, naturellement.
            C’est plutôt le média transporteur de l’œuvre qui serait le filtre censeur, et ça on le sait bien ; ce qui dérange n’est pas forcément compris, donc plaît moins, donc ne rapporte rien.
            On est un peu piégé non ? et que curieusement ( je n’en ai pas fait l’étude) mais il me semble bien que l’offre qui nous est faite aujourd’hui de discours dissonants n’est pas réduite à rien mais doit bien correspondre à un pourcentage comme il a toujours existé ?

          • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 28 août 16:17

            @alinea
            Je ne saurais dire mieux que ce que vous venez d’écrire. Cependant, il me semble que les produits culturels, en particulier cinématographiques, ne sont pas que le résultat d’une tentative honnête de produire une « œuvre » (comme avec certains livres peu connus, et là encore, je crois que vous avez raison), je pense qu’il y a une volonté conscience d’embrigadement de la population pour bloquer la société dans la domination actuelle. L’industrie culturelle est un rouage idéologique de l’ordre en place et je pense qu’ils savent très bien ce qu’ils font. C’est peut-être complotiste mais alors comment expliquer que le message soit à ce point le même, systématiquement ? Certes, comme vous l’écrivez, le média transporteur fait subir, par sa médiation, une certaine uniformisation, mais ça n’explique pas l’immense standardisation à laquelle nous assistons, véhiculant un discours progressiste hostile à toute forme d’émancipation. J’en conclue donc qu’il y a bien un complot contre les peuples dans l’industrie culturelle.


          • alinea alinea 28 août 16:30

            @Christophe Hamelin

            la télé la pub oui ! c’est clair... soudain tous les européens rêvent, et réalisent une cuisine américaine ; même les enfants s’expriment comme dans les séries télé ; les enfants portent les noms des héros des téléfilms, même les chiens !etc. on sait pourquoi les femmes fument, pourquoi elles rêvent de rouler en décapotables et qu’il suffit d’en avoir une pour les tomber toutes... enfin, toutes ! smiley
            Ça c’est une horreur, dont on échappe facilement quand on n’a pas la télé !!Le cinéma de base, je suppose aussi ; je suis mal placée pour en parler doctement vu que je n’ai pas la télé, que je ne vais pas au cinoche !! mais tout ça est tellement débordant que ça m’atteint quand même, ce qui, on en conviendra, est une preuve d’oppression. Et je ne plaisante pas en disant cela.Non, jusqu’ici je ne parlais que d’œuvres sincères, pas pour la gloire pas pour le fric pas sur commande ! parce que c’est pas des œuvres ça !!

          • Paul Leleu 28 août 22:59

            @Christophe Hamelin :


             ce n’est nullement complotiste. C’est une parfaite clairvoyance que vous avez.

            Toute personne qui a travaillé à haut-niveau dans le culturel pourra vous dire à quel point l’art est un monde VERROUILLÉ. ...évidement ! que croyez vous ?! Ils vont pas nous donner la clef des champs ! Evidement que l’art est dangereux, et évidement qu’il est totalement verrouillé ! 

            Mais les gens sont naïfs. Comme quand ils vont chez Mc Do : ils savent pas à quel point leur être a été étudié en détail pour les manipuler ! Ca fait mal au coeur quand tu connais ces milieux de l’intérieur ! Les gens s’extasient avec tant de sincérité humaine devant un truc qui a été conçu juste exprès. Et tu as assisté à la réunion de conception froide du truc ! Et tu vois des gens vivants tomber dedans. Et tu peux en parler à personne ! Tout le monde va au cinéma, tout le monde va à Mc-Do, même des gens sont tombés amoureux au cinéma ou à Mc-Do... c’est toute leur vie que tu effondres ! Même dans ton entourage perso ! Alors tu te tais, et tu fais le vide en toi. 


          • Paul Leleu 28 août 23:07

            @Christophe Hamelin


            Concernant le cinéma, regardez juste un budget, et qui sont les bailleurs de fond. Et les distributeurs. Et vous comprendrez comment on conçoit un scénario dès le début. Et comment tout le processus de l’oeuvre, de sa conception à sa consommation par le public est balisé. L’art est une science. Quand vous comprenez ça... 

            Concernant la « génération spontannée » d’auteurs conformistes, rien de plus facile. Effectivement, chaque acteur du milieu n’est pas nécessairement un agent du système. Mais comment dire... Tu crées les conditions, et tu trouveras toujours les candidats... Pire, des candidats naïfs et dupes d’eux-mêmes ! ...ils ne se rendent pas compte de ce qu’ils font pour certains. Rien de tel qu’un croyant sincère pour faire avancer la foi... ce sont des petits-soldats bénévoles. 

            Et ceux qui savent la vérité ont deux choix : se démettre, avec la certitude de l’isolement, ou continuer avec une froide et discrète lucidité. J’en connais quelques uns... on parle sans dire, mais en se comprenant. 

            Le problème, c’est vraiment que les gens n’imaginent pas à quel point ils sont manipulés et violés dans leur identité intime culturelle... ils deviendraient fous pour la plupart. 


          • Self con troll Self con troll 29 août 00:02

            @Paul Leleu

            Objection, votre honneur. Je vais très très peu au cinéma, et pas du tout au MacDo.

            Osef ? Ah, oui, c’était pour vous demander ce que vous pensez de cette injonction ancienne : « quand on aime la vie, on va au cinéma ».



            • Ce qui m’amuse beaucoup, c’est de voir le curseur s’inverser. L’Amérique triomphante de l’après-guerre en phase de s’écrouler. Voilà ce qui l’en est d’avoir préparé en coulisse une guerre (arroseur arrosé) pour se retrouver actuellement être les véritables nazis de la planète. Je savais que cela arriverait un jour. De l’avantage d’avoir lu un livre méconnut de Freud : Le Président Wilson ou portrait d’un « normopathe ».


              • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 28 août 15:00

                @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                Tiens, je ne le connaissais pas celui là : Le Président Wilson ou portrait d’un « normopathe ». Intéressant. Je vais voir si je peux me le procurer.
                Cordialement


              • arthes arthes 28 août 15:20

                Pour ceux qui ne connaissent pas encore ce film, en guise de bande annonce, cet excellent titre musical « good by horses » (j’avais bien kiffé ce morceau, mais j’ai eu du mal à l’époque à le retrouver), 


                https://youtu.be/XTs_TZFjbJ8

                Sinon, j’ai bien aimé , j’ai revu plusieurs fois, et je ne partage pas l’analyse de l’auteur, disons que je ne vois pas les choses au travers du prisme réducteur et théorique de la psychanalyse politico/freudienne/lacanniiene/ etc....

                • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 28 août 15:56

                  @arthes
                  Merci pour votre message mais j’aurais bien aimé comprendre en quoi mon analyse est réductrice... Merci de m’expliquer que je puisse me corriger éventuellement.


                • Nobody knows me Nobody knows me 28 août 16:29
                  A mon humble avis, la plupart des films américains mettront forcément en avant l’individualisme forcené qui règne dans ce pays et de plus en plus partout dans le monde.

                  A part ds qqs comédies déjantées qui se foutent de la gueule du schéma de pensée et de la société américaine ou qqs indépendants avant-gardistes, difficile de trouver une apologie des notions que vous évoquez au début de votre article (union des peuples, confiance mutuelle, ...), qui sont les ennemies de ce système individualiste.

                  De plus, il semble maintenant que l’industrie du divertissement (je trouve que ce terme convient mieux à la situation actuelle) américaine se rapproche plus d’une entreprise que de l’atelier d’un artiste.

                  • Nobody knows me Nobody knows me 28 août 16:38

                    @Nobody knows me


                    Je comprends moins le sujet sur la « guerre des sexes ».
                    Si le réal voulait faire ce que vous décrivez, je vois pas pourquoi il aurait choisit Jodie Foster, une actrice au QI très élevé, avec un charme fou, avec énormément d’expérience en tant qu’actrice (elle jouait déjà dans Taxi Driver de Scorsese étant gamine par ex.) mais loin de représenter l’archétype de la bimbo des années 90.

                  • Paul Leleu 28 août 23:11

                    @Nobody knows me


                    l’auteur explique cela dans l’article. 

                    Si j’ai bien compris, il présente effectivement une « femme moderne » en opposition à des « hommes caricaturaux ». Donc, justement pas une bimbo. 

                  • Nobody knows me Nobody knows me 29 août 10:03

                    @Paul Leleu


                    Hannibal Lecter est pourtant le summum du raffinement...
                    Bon, le seul problème c’est qu’il mange les gens...
                     smiley


                    • Paul Leleu 28 août 23:08

                      @Giordano Bruno


                      oui. 

                    • sleeping-zombie 29 août 10:04
                      Bonjour,

                      Cet article est un excellent exemple de l’aphorisme « quand on n’a qu’un marteau, on voit des clous partout ».

                      Avec le même genre d’analyse, on pourrait dire que « Jaws » est une apologie de l’impérialisme fasciste américain, puisque c’est le policier en chef qui vainc et non l’universitaire ou le prolo de service.

                      Bien entendu, avec un autre marteau, on pourrait voir que le Silence des Agneaux est profondément anti-féministe, puisque l’héroïne (femme) ne fait que :
                      -être mignonne
                      -se faire manipuler comme une bleue sans cervelle (d’abord par Crawford, puis par Lecter)

                      Comme quoi, même quand on coupe un cheveu en quatre, on peut toujours choisir le sens dans lequel on coupe :D

                      • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 2 novembre 15:17

                        @sleeping-zombie
                        Hé bien moi, je vous dirais qu’au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. Ne pas voir que ce film est féministe est à proprement parler ahurissant. L’avez-vous vu ? Sinon, pour vous éviter de perdre votre temps avec ce navet néo-fasciste, jetez un oeil ici ou ici, ou encore ici ou . Faudrait quand même penser à se réveiller un de ces quatre... Ne pas voir qu’Hollywood est une machine de propagande au service de « l’impérialisme fasciste américain »... Quand même...

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