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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Apocalypse du Progrès

Apocalypse du Progrès

La sensibilité aux problèmes environnementaux est-il le propre de notre époque ? Non, répond Jean-Baptiste Fressoz dans son "Apocalypse joyeuse". Mais le mystère des origines de la modernité et du Progrès ne disparaît pas pour autant.

Dans un livre iconoclaste, L’Apocalypse joyeuse, une histoire du risque technologique, Jean-Baptiste Fressoz soutient que la sensibilité aux effets pervers du Progrès n’est en aucun cas une invention de notre modernité tardive. Depuis l’aube de la révolution industrielle, nous dit-il, les dangers pour la population et l’environnement, par exemple lors de la mise en place des chemins de fer, de l’éclairage public ou de la vaccination, ont été dénoncés publiquement. L’Occident était conscient de ce qu’il faisait, mais les promoteurs du Progrès sont parvenus à « inhiber » les résistances, en répondant aux critiques, certes par des améliorations réelles de la sécurité physique des usagers, mais aussi en achetant l’assurance juridique leur permettant de continuer la révolution industrielle et technologique.

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1908, catastrophe à la gare Montparnasse

 Ainsi s’est mise en place une lecture « positiviste » de l’Histoire, supprimant a posteriori les « points de bifurcation » de l’époque moderne. Là où des catastrophes, des dégradations de l’environnement auraient pu être évitées. Une fois de plus, l’Histoire est écrite par les vainqueurs…

Jean-Baptiste Fressoz, historien des sciences à l'imperial college de Londres, nous avait déjà fait découvrir, récemment, un certain Eugène Huzar, auteur de La fin du monde par la science (1855). Le livre, à contre-courant de son époque, connut un réel succès (au grand étonnement de son auteur). Mais ce succés ne fut qu’un feu de paille. C'est son innocuité qui permettra de le faire oublier. Huzar n'est ni un grand esprit ni un auteur durablement populaire. Il croit à l'inéluctabilité du Progrès, mais, de manière originale, le considère néanmoins comme catastrophique. Il a lui aussi, comme Jules Verne dans Paris au XXe siècle, d'étonnantes visions prophétiques (sur la déforestation, l'épuisement des ressources...) mais discréditées par d'autres prévisions aberrantes, qui pouvaient être réfutées facilement dés son époque (le déplacement de l'axe de rotation de la terre par le creusement des mines...).

Son œuvre, finalement anecdotique, ne dérangeait donc en aucune façon le règne sans partage de la conception dominante de son temps. Il servit de divertissement, ou peut-être de bonne conscience, à un public fasciné comme un enfant par le Progrès, mais jouant à se faire peur. Quant à Jules Verne, son roman anti-Progrès fut refusé par l'éditeur Hetzel et ne sera édité qu'en...1994. Trop tard pour être utile.

Néanmoins, si la thèse défendue par Jean-Baptiste Fressoz dans L’Apocalypse joyeuse est vraie, partiellement ou totalement, elle jette une lumière crue et dérangeante sur la prétendue « prise de conscience » environnementale « postmoderne » menée par les organisations internationales et inspirée par le philosophe allemand Hans Jonas (Le principe précaution, 1979). Nous ne serions pas meilleurs sur ce sujet aujourd’hui qu’hier. Il y aurait bien des améliorations apportées sur les dégradations les plus dévastatrices, les plus visibles, mais juste assez pour permettre à l’humanité de survivre, tandis que la marche en avant du Progrès continuerait, avec la bonne conscience en plus, sur le principe des « droits à polluer » qui s’achètent et se vendent.

 

La religion du Progrès

Le mystère du Progrès et de la modernité ne disparait pas ; bien au contraire, il s’épaissit. Puisque les hommes étaient sensibles à ces effets pervers, dés l’origine, qui donc a donné aux promoteurs du Progrès, la force et la persévérance de vaincre ces résistances, partout et toujours, sur la longue durée ? Le seul appât du gain ne peut expliquer une tendance aussi lourde, aussi irrésistible, pendant les trois siècles du Progrès. D’ailleurs, le Progrès le plus dévastateur qui soit a continué et s’est amplifié, en Russie, après la révolution d’Octobre, puis dans tous les pays communistes.

Il faut donc admettre que des mécanismes beaucoup plus fondamentaux, liés à des croyances profondes, sont à l’œuvre en Occident, depuis beaucoup plus longtemps que les révolutions industrielles, scientifiques et politiques du XIXe siècle. Comme le montrent Max Weber et Jacques Ellul, le capitalisme d’inspiration protestante repose bien sur une éthique aux fondements religieux, sur une croyance passionnée qui a permis aux hommes du Progrès de subjuguer l’humanité, d’emporter son adhésion, de vaincre ses réticences. Cette même croyance, retournée, inversée, a servi de religion laïque à tous ceux qui s’opposaient au capitalisme anglo-saxon, autour de la foi communiste.


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29 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 1er septembre 2012 08:57

    quelqu’un a dit : « le progrés ne vaut que s’il est partagé par tous », et bien, je crois qu’il y a eut comme un probleme...

    http://2ccr.unblog.fr/2011/10/02/cest-bien-cest-automatique/


    • appoline appoline 3 septembre 2012 12:47

      Nous avons confondu évolution et involution. Nous n’avons pas su doser


    • Marc JUTIER Marc JUTIER 3 septembre 2012 14:02

      Nous les 99 %, nous sommes victimes d’un système monétaire profondément inique et défectueux. Afin de dénoncer cette injustice et de proposer une solution de remplacement, des citoyens qui s’occupent de questions monétaires depuis de nombreuses années vous proposent de reprendre aux banques le pouvoir de créer la monnaie. D’où vient la dette et comment faire pour en sortir ? Dans le texte de l’appel-pétition que nous vous proposons de signer, nous répondons à ces 2 questions. Mais quoi qu’il en soi, l’austérité n’est pas une fatalité et la croissance n’est certainement pas la solution ! Les États européens se sont interdit à eux-même de se prêter de l’argent sans intérêt, ce sont donc les banques privée et uniquement elles qui font marcher la planche à billet ! De façon générale, notre système monétaire dit « à couverture fractionnaire ou à réserves fractionnaires » débouche sur un empilage de dettes sans fin qui nous emprisonne dans une croissance obligatoire afin de payer, jusqu’à la fin des temps, une rente à l’oligarchie financière de la planète ! Pourtant, grâce à nos moyens productions et à notre technologie, nous n’avons jamais été aussi riche ! mais voilà, nous sommes « bloqué » par un système monétaire absurde tenu par une infime minorité de psychopathe avide. Cette minorité, les politiques et les technocrates, les dirigeants des banques et des multinationales avec leurs serviteurs et complices des grands médias, nous abrutissent de discours et nous méprisent profondément. La monnaie n’est pour eux qu’un instrument de manipulation, il a pour fonction de nous maintenir dans le salariat et la dette qui sont les chaînes de l’esclavage contemporain. Le système monétaire actuel (banque « universelle » à couverture fractionnaire des dépôts) est à l’origine de crises à répétition, génératrices de drames humains à l’échelle planétaire. Pour en finir avec ce système basé sur une escroquerie historique légalisée (la création monétaire par les banques privées), il existe une solution, soutenue par d’éminents économistes dont Maurice Allais, prix Nobel d’économie. Cette solution, c’est que les État soit souverains en terme monétaire et contrôle la totalité de l’émission monétaire sur leur territoire. Cette réforme dite du « 100% money » ou système monétaire à réserves pleines à été proposé en 1935 par Irving Ficher, un économiste américain. Votre engagement, si vous le voulez bien, consiste à signer et à faire connaître : l’appel-pétition : Pour que l’argent serve au lieu d’asservir ! http://chn.ge/MMb6En . Vous trouverez dans ce texte l’explication d’une solution qui est évidente ; ainsi que des liens vers des pages d’info qui vous permettront d’y voir plus clair sur l’escroquerie fondamentale du système capitaliste.


    • JUILLARD MICHEL 1er septembre 2012 11:56

      J’aimais bien le slogan de la SNCF « le progrès n’est bien que s’il est partagé par tous » cela pourrait être un sujet de thèse ou de philosophie, car réside dans ce titre le noeud du problème !!!

      avec le système capitaliste le progrès ou sa résultante est accaparé par des intérêts privés et l’on voit bien que la somme des intérêts privé ne fait pas l’intérêt général, alors « Que faire » pour paraphraser Lénine, un système collectiviste encadré par un système policier, l’expérience a échoué et s’est autodétruite, il n’en reste pas moins vrai que l’avenir appartiendra à un système profondément démocratique mais pas seulement au niveau politique mais aussi au niveau économique et là pour paraphraser Malreaux ’le 21ie siècle sera Démocratie tous azimuts ou ne sera pas " !!!! 

      • easy easy 1er septembre 2012 12:21

        Je crois que ça vaudrait le coup de retracer la piste du concept de progrès.

        Il y a bien des endroits du monde qui me semblent l’avoir inventé et propagé mais il est alors étonnant que l’Afrique subsaharienne et l’Amérique du nord y aient résisté avant la circumnavigation

        Ce concept n’a pas conquis ou vaincu si facilement que ça les esprits. Il y avait eu pendant longtemps des peuples montant des chevaux dans le nord de l’Europe, leurs voisins refusant de les imiter. Darius cultivait le concept de progrès mais n’était pas emballé par la monte des chevaux dont il avait forcément entendu parler.
        Les Aztèques avaient la roue sous les yeux mais ont refusé d’en faire un moyen de transport (peut-être parce que ça aurait obligé à faire des routes puisque le Japon avait refusé pour cette raison)

        Le concept de progrès a donc existé en bien des endroits du monde mais avec bien des réticences ici et là tout de même.

        Comment des gens ont-ils fait pour résister à ce concept en persistant par exemple à combattre des gens à canons avec des sagaies ?
        Mystère.

        Le concept de progrès a conquis bien des peuples, Inuits compris, mais ne perdons pas de vue que des milliers d’autres le refusent toujours.
        Au Vietnam, sur les plus de 56 ethnies, une seule, la Viet, a adopté ce concept. 

        Ce qui est épatant, c’est que ces ethnies qui refusent ce concept sont très loin d’avoir constaté toutes les nuisances du progrès.
        Parfois, elles découvrent une nuisance, par exemple quand un hélicoptère fait paniquer les nichées d’oiseaux, quand un buldozer défonce leur environnement naturel, quand un barrage inonde leur pays, quand une torchère ou le mercure des orpailleurs les rend malades. Mais elles refusaient déjà le progrès avant d’avoir constaté quelques unes seulement de ses nuisances.

        Pourquoi des milliers de peuples refusent donc ce concept en ignorant 98% de ses nuisances ? Quel est le mystère de cette résistance ? Qu’est-ce qui fait que des milliers de peuples refusent le concept de la monnaie fiduciaire et de la propriété foncière ?

        Parmi ces résistants, il y en a qui ont une vieille écriture. Mais leur voisins la refusent toujours et ne comptent pas. Un aborigène ne sait pas dire combien il a d’enfants, il ne peut que les citer. En revanche un Massaï sait compter l’argent qu’on lui donne en compensation des vaches dévorées par les lions que nous lui interdisons de tuer.

        Je crois qu’on devrait étudier ces phénomènes aussi surprenants que mystérieux. 

        Si ça se trouve, c’est le concept de travail tel que nous l’entendons qu’il refusent d’abord (Nos Roms aussi développent un énorme résistance à nos concepts) 


        Il m’a semblé remarquer un fait.
        Les peuples sans monnaie ni chiffres travaillent d’une manière que nous ne savons pas reconnaître selon nos termes. Et quand ils échangent un produit contre un autre, c’est toujours en inscrivant leur geste dans un cycle sans fin : don  contre don don contre don. 
        J’ai vu des montagnards du Vietnam accepter de descendre dans la vallée pour bosser dans une plantation d’hévéa de français. Le soir venu, quand ils ont fait la queue pour recevoir leur paye des mains du contremaître, ils n’ont pas perçu dans son visage la moindre expression de reconnaissance et n’y sont plus jamais retournés. 
         
        Peut-être que quand nous essayons de vendre notre concept de progrès aux réticents perçoivent-ils très vite qu’il y a quelque chose de peu chaleureux dans notre comportement.




        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 1er septembre 2012 12:37

          Très bon commentaire,qui recoupe des choses vues et ressenties pour ma part en Polynésie .


        • Pierre de La Coste Pierre de La Coste 1er septembre 2012 18:41

          Oui, toutes ces résistances au Progrès sont intéressantes, comme celles que cite Fressoz, mais elles ne pèsent pas beaucoup sur le destin de la planète, qu’on le déplore ou non. Il y a un mystère dans ces résistances, mais un mystère encore plus grand dans la « victoire » du Progrès.


        • kemilein 1er septembre 2012 15:21

          oui mais non
          encore une fois on fait courir deux chevaux avec le même numéro.
          vous mélangez le progrès et la vie.

          le progrès permet d’aller sur mars y habiter
          l’imbécile me rétorquera que si c’est pour tout ravager comme on le fait sur Terre l’intérêt y est nul
          c’est encore parce qu’il confond vie et progrès. l’un est neutre, ni bien ni mal, il est.
          (et accessoirement toute vie ravage tout. la planète Terre est ravagée par l’eau qui l’entaille, par ces éléphant qui massacre les arbres, en réalité il n’y aucun ravage, seulement un mouvement global cosmique (et on ne parle pas de spiritualité là) de changement d’extinction, de stérilisation, de néant.)

          et si vous commencez a vous demandez a quoi bon le progrès je vous rétorque a quoi bon la vie, la votre, celle de vos enfants, etc.

          le progrès n’est pas un mal, c’est ce qu’en fait le vivant et qui est appréciable par ce même vivant comme « acceptable » ou « inacceptable »


        • Zangao Zangao 1er septembre 2012 16:35

          Ouvrage visionnaire s’il en est !
          La « Brasserie 13 » par exemple qui préfigurait la trouvaille du boss de PayPal, cette société qui « imprime » de la viande !!!
          Si notre avenir ressemble a ce qui est dépeint dans « Ravage », il va faire chaud !!!!!!


        • Deneb Deneb 1er septembre 2012 15:07

          « Oui, le progrès, c’est mal » écrivit-il sur son PC dernière génération branché sur internet haut-débit.

          Il y a quelques semaines, un type qui était contre tout progrès (vegetalien, pas de tél. portable, ni ordinateur etc...) surprit son ex-copine qui, par ce temps de canicule, mettait de la crème solaire sur leur bébé de 8 mois. Son sang n’a fait qu’un tour. Il a pris le bébé et lui a fracassé le crane au sol, pour bien montrer à la maman que le progrès, c’est dangereux ...


          • L'enfoiré L’enfoiré 1er septembre 2012 15:17

            Tiens cela me rappelle une réplique que j’avais dû faire à un autre rédacteur qui très fâché m’a imposé que je ne reprenne pas ses propres paroles. Tronquées, elles sont toujours accessibles car rien ne s’oublie avec le progrès. 

            Comme quoi le progrès n’est pas nécessairement ce que l’on croit. smiley

            • herbe herbe 1er septembre 2012 15:46

              Ah le néo luddisme !


              voir un commentaire sur un autre article :

              L’enfoirée je suis sûr que vous approuverez que je remette ce lien (trouvé dans votre article) :

              Il faudra démocratiquement savoir trier et retenir les moyens qui vont nous permettre de nous désaliéner et de changer enfin de type de société...

              Et encore en ce moment ceux qui ont la responsabilité politique de faire des choix stratégiques majeurs risquent comme dans le passé de ne montrer leur courage et leur volontarisme que sur des sujets sociétaux, toujours à la marge de la vraie révolution sociétale urgente et attendue, mais qui font tellement couler d’encre et divisent si bien (genre adoption etc), ou alors réagir à des faits divers dans une réaction immédiate fort populiste mais tellement pratique là encore pour occuper sans peine les esprits...


              • herbe herbe 1er septembre 2012 15:58

                Et j’insiste pour être bien compris sur les idées de choix, de tri, et d’orientation (donc éminemment politique)...


                Toutes les technos ne se valent pas et il faudrait éviter de jeter le bébé avec l’eau du bain...
                mais comme je l’ai déjà dit j’arrive à comprendre l’attitude des néo luddites tout en le déplorant parce que beaucoup de ce qui a été fait jusqu’à maintenant en matière de choix c’est ce qu’il ne fallait pas faire en évitant soigneusement ce qu’il fallait faire...(argh !)

              • L'enfoiré L’enfoiré 1er septembre 2012 21:04

                Merci de reprendre ce lien qui venait bien à propos à mon article de l’époque et qui mériterait une réflexion en plusieurs volets.


              • gaijin gaijin 1er septembre 2012 19:06

                ce qui manque dans le progrès c’est le sens
                les mythes du scientisme technologique se sont inscrits dans le rejet de la religion et de son irrationalité.
                la religion du livre ( pour inclure les 3 frères ennemis ) a postulé la séparation de la séparation de la matière et de l’esprit en privilégiant l’esprit et le rationalisme a fait l’inverse en privilégiant la matière ........
                il n’est leur est hélas pas venu a l’esprit ( sic ) que réunir les deux était aussi une option progressiste ........
                résultat on a appris a dominer la matière mais on ne se pas quoi faire avec cette puissance un peu comme un pré ado au volant d’une voiture de course ........
                si on ne veut pas s’ écraser sur un platane qui « par hasard » se trouverait sur notre chemin il nous faudra trouver une réponse a la question : où voulons nous aller ? et arrêter d’ aller toujours plus vite ........ simplement parce que c’est possible


                • kemilein 2 septembre 2012 13:35

                  le sens ?
                  ca n’existe pas « naturellement » l’univers n’a ni sens ni but. la vie non plus, encore moins le vivant.

                  le progrès n’a pas a avoir de sens, passer de la cueillette a la culture est progrès compte tenue du contexte de la vie organique.

                  votre phrase devrait être : « ce qui manque au progrès c’est le sens qu’on lui donne » c’est a dire l’orientation > donc l’objectif a atteindre par ce progrès, donc une finalité recherchée. et ce n’est pas « naturel » c’est une construction subjective circonstanciée et contextuelle.


                • gaijin gaijin 2 septembre 2012 16:03

                  « l’univers n’a ni sens ni but. la vie non plus, encore moins le vivant. »
                  ça reste a démontrer non ? mais c’est difficile a faire quel que soit notre opinion
                  quoi qu’il en soit même si mon introduction n’est pas sémantiquement parfaite le reste est assez explicite ?


                • kemilein 2 septembre 2012 22:57

                  démontrer l’absurdité de l’univers ? et son absence de volonté ? non c’est facile


                • perlseb 1er septembre 2012 19:10

                  Juste une petite rectification, l’image est celle d’un accident ferroviaire ayant eu lieu en 1895.

                  Pour ce qui est du rapport progrès / catastrophes, il faudrait juste penser que le monde est pyramidal (= oligarchique, en cette période, l’oligarchie est ploutocratique). C’est-à-dire qu’une poignée de personnes décident pour une base bien plus grande qui n’a pas son mot à dire (ne me parlez pas des élections où chaque candidat raconte ce qu’il veut en campagne et n’a aucune obligation lors de son mandat, trop rigolo, le concept).

                  Donc il faut savoir ce que cherche cette poignée de personnes, et à mon sens, ce n’est pas du tout l’intérêt général (sécurité ou autre), mais plutôt accentuer leur position en haut de la pyramide. Il n’y a qu’à voir Fukushima, les décideurs ne sont jamais les liquidateurs.

                  Le jour où l’on invente une voiture qui ne consomme pas d’essence et qui ne pollue donc presque pas (quel progrès !), et bien son inventeur n’a qu’à bien se cacher s’il ne veut pas se retrouver coulé dans le béton par les pétroliers.

                  Catastrophes sécuritaires, écologiques ... vont dans les intérêts de l’oligarchie, alors elle n’a pas de raison de s’en priver.


                  • Pierre de La Coste Pierre de La Coste 1er septembre 2012 19:18

                    Merci pour cette rectification. La date est plus logique, effectivement. Pourriez vous préciser les circonstances et vos sources (est-ce bien à Montparnasse ?)


                  • perlseb 1er septembre 2012 20:04

                    J’ai cité Wikipédia comme source, pour les circonstances c’est le premier chapitre de l’article (lien). Bien sûr les sources de Wikipédia pour l’article sont en bas.


                  • Pierre de La Coste Pierre de La Coste 1er septembre 2012 20:17

                    Merci. J’ai été frappé par la beauté de cette photo. A elle seule elle dit tout.


                  • JL JL 1er septembre 2012 19:18

                    Vous avez dit progrès ?

                    « La perfection des moyens et la confusion des buts semblent caractériser notre époque. » Albert Einstein


                    • Ruut Ruut 2 septembre 2012 05:51

                      Science sans conscience n’est que ruine de l’âme, c’est pareil pour le progrès.
                      Le progrès oui mais si ses dérives autoritaires sont interdites.
                      Progrès et capitalisme ne vont pas ensembles car le capitalisme tue toute protection sauf si l’état fait son travail de législateur sans corruption.
                      En Europe le soucis c’est l’état qui ne fait plus son travail pour le bien des peuples.
                      Comment le pourrais il avec des objectifs sur 5 ans.

                      Seul un régime monarchique absolu permet un progrès sans abus.
                      Le monarque prenant des décisions pour une vie d’humain soit 50 60 ans.


                      • chmoll chmoll 2 septembre 2012 08:03

                        parfois un gouv refuse le progrès environnemental , économique

                        là c’est pour ne pas faire de l’ombre aux multinationales, et surtout pour remplir ses caisses

                        un ex : l’huile de colza qui permet de faire tourner un moteur de voiture

                        mais bon comme il n’y un qu’un dieu pour la planète, le dieu $ 


                        • Didier 2 septembre 2012 12:59

                          Le progrès c’est aller en avant, mais avant c’est avant.

                           Le progrès c’est la remise en cause de l’idée même, aller avant...


                          • dom y loulou dom y loulou 2 septembre 2012 13:05

                            il y a ceux qui ne font que polluer et il y a ceux qui aident à nettoyer


                            et ce sont des plus belles puissances qui nous y aident

                            car si vous attendez des schizos politiques et de leur théâtre de la grande multinationale pour voir s’améliorer notre monde vous serez en enfer avamt d’avoir dit ouf

                            il y a de bonnes nouvelles, encore faut-il s’y intéresser et ne pas se croire si malin de penser que la science sait et connait tout de notre univers déjà, ce serait se mettre un formidable doigt dans l’oeil

                            car aujourd’hui le smog disparait de bien des villes, l’air devient cristallin et la pluie de plus en plus propre

                            c’est confirmé dans la région lémanique où les courbes de toxines relevées sont en chute iibre et l’eau des lacs se purifie tranquillement

                            non pas parce qu’on polluerait moins, non, même si des efforts constants de désalguer furent opérées ou que les catalyseurs sont en place depuis vingt ans... deux années que nos cieux se transforment et revivent un peu partout, malgré les bombardements intempestifs qui font presque du 24h sur 24 pour nous asperger de chimiques neuro toxiques

                            comment pourrions-nous moins polluer avec tout un système dit d’eau potable qui empoisonne volontairmeent et nos corps et la nature

                            « ce n’est pas s’attarder sur le mal qui aide, mais d’empoigner fermement le bien » dit le yi king chinois dans sa sagesse millénaire

                            c’est qu’un nouvel outil est apparu, un vrais nettoyeur atmosphérique, la découverte du moyen qu’utilise l’eau pour se purifier dans l’atmosphère !! les rayons prismés magnétisés par l’obolix

                            essayez et vous contribuerez grandement à la DISLOCATION DU SMOG SUR CE MONDE

                            et pourquoi les merdias censurent une telle nouvelle et que toute la machinerie rothschild ne veut pas divulguer ce fait nouveau ? parce que cel fait mal au cul de dire merci ?

                            et surtout parce que toute leur théorie du réchauffement est caduque maintenant et que dès lors la taxe car bonne est un taxe en trop, inutile, ne servant pas du tout les buts affichés et que des dividendes cruciales pour leur fiasco sans fin de leadership banqueroute, mais la seule version de l’écologie des lords of common wealth : l’homme pollue donc tuons l’homme

                            rien que ça, rien d’autre,

                            de « grands sages » à qui il manque des cases qui prétendent diriger le monde

                            et parce que sous prétexte que le nombre veut croire plein de trucs on ne veut pas ça voir

                            alors qu’il faudrait s’en réjouir un peu d’un TEL FAIT 

                            QUI OUVRE NOS CIEUX UN PÊU PARTOUT SUR CE MONDE MAINTENANT, LES RETARDATAIRES LOUPENT TOUTE LA TRANSFORMATION, car elle est rapide

                            et bien des enthousiastes sont à l’oeuvre

                            essayez l’outil, il est simple à faire, et aidez votre monde

                            projectobolix . org 

                            • dom y loulou dom y loulou 2 septembre 2012 13:07

                              aussi la dernière vidéo explicative du nouvel outil


                              « endless waters » 

                              http:// www . youtube.com/watch ?v=NO-PGTijwow&list=UUwQBEc53E3IcBrH6o8WBY7g&index=2&feature=plcp

                              • travelworld travelworld 2 septembre 2012 18:17

                                Oui c’est Montparnasse, j’ai connu cette gare, j’ai 62 ans...
                                Chateaubriand,l’écrivain pas le steak écrivait le progrès ce n’est pas le chemin de fer, il voulait dire que le progrès devait se réaliser surtout dans l’esprit humain, lorsque nous écoutons Nadine Morano et consorts il y du chemin à faire.....

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