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Avec Galahad, le progressif démarre bien en 2018

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Galahad est une formation de rock progressif basée dans la ville côtière de Christchurch, au sud de l’Angleterre. A l’origine en 1985, le groupe n’avait pas de prétentions musicales et s’était constitué pour le « fun » en vue d’exécuter des reprises de standards du rock seventies, de Focus et Genesis à Sabbath et Led Zep. Puis les intentions se sont précisées et c’est en 1991 que sort leur premier album, une autoproduction écoulée à quelques milliers d’exemplaires, ce qui leur ouvrira la porte des studios de la BBC pour se faire connaître. Leur dernier CD est le douzième d’une longue série d’album plutôt réussis et notamment Year Zero dans lequel John Wetton s’est prêté pour quelques parties vocales. Galahad est résolument inscrit dans la scène néo-progressive. Et plus précisément dans la seconde vague du néo-prog qui a vu s’affirmer les pointures comme IQ et Arena alors que Marillion, figure tutélaire de ce mouvement, avait déjà jeté l’éponge après le départ de Fish. Le néo-prog a commencé vers 1980, en pleine déprime cold wave, pour s’installer définitivement dans le paysage musical au début des années 1990, époque de la déprime grunge.

 

« Seas of change » se démarque du précédent album paru en 2017 et composé de 15 morceaux courts. Cette fois, il n’y a qu’un seul morceau étalé sur quelque 43 minutes. Il incorpore des motifs pastoraux et lyriques longuement travaillés dans les réalisations précédentes et des innovations plus récentes utilisant les technologies contemporaines avec des claviers tirant vers la techno. Autrement dit, une intention tournée vers le présent et l’avenir, à l’inverse des options vintage choisies par nombre de formation progressive, de l’Italie à la Scandinavie. L’Angleterre aime les avant-gardes, les innovations.

 

Il faut écouter plusieurs fois ce disque pour s’imprégner des subtilités que l’on entend dès l’entame, avec des sonorités planantes, style floyd post-73, puis des ambiances symphoniques avec des parties orchestrales enregistrées et déployées par la programmation. Le piano s’incruste, soit en osmose avec l’ensemble, soit de manière indocile. Les parties de flute renforcent les traits progressifs de cette musique aux antipodes de la pop rock conventionnelle. Galahad se situe dans un registre comparable à Pendragon pour ses envolées planantes étalées sur une dizaine de minutes, avec des parties vocales plutôt aériennes et lyriques. Puis la rythmique se met en place et l’atmosphère devient puissante, jouée heavy prog, saccadée, façon Crimson. L’ensemble rappelle également Arena. Ces références situent dans quelle dimension musicale on se situe. Une exécution parfaite, pas de fautes formelles, pas de diversion. La composition est riche et dense, elle est signée par le claviériste du groupe, Dean Baker, sévissant également à la programmation et aux arrangements orchestraux qui en d’autres temps, étaient exécutés avec cet appareil aux sonorités reconnaissables et typiques des seventies, le mellotron. Galahad préfère la solution numérique, ce qui marque l’intention de s’inscrire dans le rock contemporain. Un disque qui sonne avec son époque et dont les passages joués en puissance rappellent Arena mais sans le côté parfois laborieux. Galahad est plus fluide, plus aérien, sorte de déferlement heavy et lyrique qui produit chez l’auditeur une authentique joie. Nietzsche aurait certainement apprécié.

 

A noter la production signée Galahad avec la participation de Karl Groom qui n’est autre que le producteur de Arena, Pendragon, Threschold… Seas of changes est disponible en plusieurs formats. En vinyle noir ou turquoise, en picture disc pour les collectionneurs, en téléchargement ou en CD, livré dans un élégant digipack avec en bonus deux parties de l’unique morceau jouées en version étendue. Ce CD est placé pour figurer dans le classement des meilleures productions du prog en 2018.

 

 

Site officiel de Galahad : https://www.galahadonline.com/

 

Trailer

 


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