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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Avez-vous lu Mein kampf ?

Avez-vous lu Mein kampf ?

Mein kampf est en vente libre en France. Le best seller d’Adolf Hitler (1889-1945) n’a jamais été interdit dans notre pays, sauf pendant la seconde guerre mondiale où sa traduction a été prohibée par son auteur lui-même.

Mais, si la vue de ce fatras idéologique vous insupporte tant que ça, lisez donc le passionnant Mein kampf, histoire d’un livre.

Le documentariste Antoine Vitkine y retrace la genèse de cette « bible nazie » et de son devenir après la fin de la seconde guerre mondiale. Un livre qui ne nie pas l’histoire, mais qui la décrypte simplement, des fois qu’elle repasserait les plats.
 
Adolf Hitler : écrivain. En 1925, explique Antoine Vitkine dans Mein kampf, histoire d’un livre (paru chez Flammarion), c’est le métier que le chef du parti nazi déclare exercer sur ses avis d’imposition. Hitler écrit son bréviaire en 1924, alors qu’il est enfermé depuis novembre 1923 dans sa cellule de la forteresse de Landsberg, en Bavière, pour sa tentative de putsch. Il y restera un peu plus d’un an, temps qu’il mettra à profit pour commettre son livre de destruction massive. Anecdote significative : c’est le banquier Emil Georg, directeur de la Deutschbank, qui lui offre la Remington sur laquelle il tape son bouquin.
 

Max Amman qui dirige Eher-Verlag, une maison d’édition rachetée par le tout jeune parti nazi en 1920 et qui édite le Völkischer Beobachter, l’organe officiel des nationaux socialistes, publie Mein Kampf à la sortie de prison du futur chancelier. Amman a été le sergent de Hitler pendant la Grande guerre. C’est lui, précise Vitkine, qui l’a encouragé « à écrire cette autobiographie ». Amman s’attendait, en la publiant, à ce que son auteur relate son coup d’état raté. Il n’en est rien et il fut même « un peu déçu de n’y trouver que des répétitions de choses qu’il avait entendues mille fois de la bouche du Führer »… C’est l’éditeur qui trouva le titre définitif du bouquin paru d’abord en deux tomes, en 1925 et 1926. Hitler l’avait baptisé Quatre années et demie de combat contre les mensonges, la sottise et la lâcheté. Titre nul et contenu à l’avenant.
 
On se demande pourquoi Mein Kampf est encore lu aujourd’hui ? Ce qu’il renferme est suffisamment vague pour satisfaire le premier paumé qui espère en retirer quelque chose. « Dans la mesure où c’est polysémique, très touffu, dense, assez peu structuré et logique cela peut donner lieu à toutes sortes d’interprétations, de mises en exergue de certains détails », acquiesce Antoine Vitkine. De quoi satisfaire les amateurs de runes et de soucoupes volantes. Mais pas seulement.

Car Mein kampf n’a pas été (et n’est pas), lu que par les seuls amateurs d’heroic fantasy et de gothic metal. En Turquie il s’en vend environ 80 000 par an. En Inde, il fait un tabac. Dans les pays arabes, n’en parlons pas. Pour les nationalistes de tous poils, Mein kampf reste une référence : « C’est le symbole du rejet de la démocratie parlementaire, de toutes les valeurs des lumières. Finalement Mein kampf, pour Hitler, ce n’est pas autre chose qu’un projet rejetant toutes les valeurs de la démocratie occidentale. C’est pour cette raison qu’il trouve des échos dans le monde », explique Antoine Vitkine dont l’essai, fort documenté, fourmille de détails passionnants sur cet ouvrage définitivement à part, non seulement du fait de son contenu et de son histoire, mais aussi du fait de son impact, toujours actuel. Le nationalisme n’explique pas tout. La part d’inexplicable le restera sans doute à jamais. Un noyau irréductible d’irrationalité.
 
Avant d’être un essai, Mein kampf, histoire d’un livre est un documentaire diffusé sur Arte en 2008 dont on peut voir les images dans cet article.

Mais petit retour en arrière. Près de dix ans après sa sortie de Landsberg, en 1933, Hitler renoncera, dans un bel élan de patriotisme, à son traitement de chancelier. Ses droits d’auteur sont tellement énormes qu’il peut se le permettre. De 1925 à 1945 il s’écoule en Allemagne plus de 12 millions d’exemplaires de cette autobiographie en forme de projet politique. Le livre se vend d’abord moyennement. Il faut attendre le début des années 30 pour qu’il atteigne des chiffres de ventes conséquents. Et jusqu’au moment où Hitler est élu (démocratiquement) lui et son livre n’inquiètent pas vraiment : « Du côté des communistes, écrit Antoine Vitkine, force politique majeure tant dans les urnes que dans la rue, l’inattention à Mein kampf est grande ; le KPD considère en effet le NSDAP comme un parti sans idées ni principes car pour l’essentiel, il serait le faux-nez de la bourgeoisie réactionnaire allemande ». Pour le PC Allemand, l’ennemi principal est la social-démocratie.
 

A partir des années 30, donc, Mein kampf prend son envol. Une fois son auteur au pouvoir c’est un phénomène éditorial de premier plan. Peut-être le premier coup marketing de l’histoire de l’édition moderne. On l’offre aux jeunes mariés dans les mairies, aux meilleurs ouvriers pour les récompenser... La radio en fait la réclame, des placards publiés dans la presse « conseillent » de le lire. On en édite des versions « allégées », des opuscules ne contenant que quelques citations ou des tirages de luxe sur papier bible et même, pour les huiles, des tirages avec kolossale couverture en marbre gravée. Comme dans Astérix.

Après 1945 et jusqu’à aujourd’hui, et c’est là que le livre de Vitkine est novateur, vu que personne n’avait encore écrit sur le devenir de ce bouquin à partir de la fin de la guerre, les droits d’auteur de Mein kampf tombent, après décision des juristes de Nuremberg, dans les poches du land de Bavière, là où, vous vous en souvenez peut-être, Hitler remplissait sa déclaration fiscale. En Bavière, on ne peut pas dire qu’on soit non plus hilare de gérer les droits inhérents à ce livre sulfureux dont on peine à prononcer le titre Outre-Rhin, persuadé qu’il s’agit d’une formule magique pour convoquer les démons. Mais bon, il faut comprendre les Allemands.

« L’Allemagne, souligne Vitkine, n’en a pas fini avec ce livre qui représente le dernier tabou du nazisme. Les Allemands sont favorables majoritairement à l’interdiction ». En 2015 il tombera pourtant dans le domaine public. Il faudra bien alors trouver une solution. L’Allemagne pourrait s’orienter vers une édition commentée comportant un appareil critique, voire très critique, et le vote d’une loi spéciale maintiendrait l’interdiction de traduction ou de publication intégrale non commentée. Un appareil critique pour Mein Kampf ? Pour dire quoi ? Rares sont ceux à réclamer la disponibilité de cet ouvrage sur le marché. Et il ne s’agit pas forcément de nostalgiques du troisième Reich. Il y a longtemps que ces derniers l’ont acheté au Danemark, l’ont téléchargé ou commandé via une librairie en ligne.
 

Pourquoi interdire Mein kampf ? Qui peut craindre ce document qui aujourd’hui n’a d’autre valeur qu’historique ? Qui peut se nourrir de ce salmigondis, de cette bouillie avec des vrais morceaux d’antisémitisme et de nationalisme dedans, résidus de pensées obscures glanées ici et là dans les marécages putrides de l’opinion européenne fin de siècle ? Pour Antoine Vitkine, « Mein kampf est le reflet d’une époque, d’une idéologie qui dépassait et le contexte de 1923 et la personne de Hitler. Mais, par ailleurs, une fois qu’il a été écrit, pour Hitler il a été très important, notamment parce qu’il l’a aidé à parvenir au pouvoir. Sans Mein kampf il n’y a pas de Hitler. Ce livre lui a aussi permis de cristalliser ses idées qui existaient avant son écriture. A partir de là elles sont vraiment inscrites dans le marbre et ce qui est fascinant c’est qu’il s’y tient durant toute sa carrière politique. Il ne déroge pas ».

Certes nous conférons encore malgré nous quelque pouvoir obscur à ce vieux grimoire qui a causé tant de souffrances. Dévitalisé comme une vieille dent, il ne risque plus guère de mordre. Ce qui doit aujourd’hui nous inquiéter et mobiliser notre vigilance ce n’est pas le retour du vieux nazisme, mais ses métamorphoses nouvelles et inattendues. Peut-être que celui qui écrit le nouveau Mein kampf tient un blog ou s’enfièvre contre les « sionistes » sur Agoravox ou ailleurs ?
 
En France, depuis 1979 et un procès intenté par la Licra, l’éditeur de Mein Kampf, les Nouvelles Editions Latines, a interdiction de le vendre sans y joindre un avertissement expliquant le contexte dans lequel il est apparu et le mal qu’il a causé en Europe. C’est le seul changement notable dans l’histoire de la traduction française de ce livre qui n’a pas bougé d’un iota dans la fond ni dans la forme depuis sa publication en 1934. Détail amusant c’est l’ancêtre de la Licra, la Lica, qui, dans les années 30, insiste pour qu’il soit publié : « La traduction du livre Mein kampf représente l’action la plus importante de la ligue », déclareront même ses représentants à l’époque. 
 

Fernand Sorlot, fondateur des Nouvelles éditions latines en 1928 (et non en 1931 comme l’écrit Vitkine), est le premier et le seul éditeur français a en avoir publié la version française complète. Sans autorisation. Il voulait alors montrer aux Français ce qu’Hitler avait dans le ventre et ce qu’il préparait pour l’avenir.

Arrivé au pouvoir, le chef du parti Nazi, devenu chancelier du Reich, autorisait les traductions de son bouquin à dose homéopathique. Pas question de laisser penser dans le monde qu’il était prêt à mettre l’Europe à feu et à sang, qu’il allait en détruire une bonne partie de la population, bref que grâce à lui nos grands-parents allaient vivre une saison en enfer.
 
Non, l’idée c’était juste de dire qu’il était un réformateur, un pacifiste, qu’il ne voulait que le bien de l’Europe et le bon développement de l’Allemagne. Le monde entier fut autorisé à traduire des passages de Mein kampf. Aux Etats-Unis où ses idées intéressèrent Monsieur Ford (le constructeur d’automobiles financera d’ailleurs le chef Nazi), au Portugal, au Brésil, en Croatie, en Italie et même en Angleterre où une partie de la population (hormis Churchill qui comprend immédiatement de quoi il retourne), et notamment un certain Oswald Mosley, fondateur du Parti fasciste britannique, s’éprend naïvement du livre. A l’époque Hitler imaginait un partage du monde farfelu entre le Royaume uni et l’Allemagne.

Quant à la France, l’ennemie intime, pas question d’y traduire, seulement par bouts infimes, et encore, l’ouvrage capital du nazisme. Fernand Sorlot, nationaliste extrême, maurrassien convaincu, décide donc de passer outre secrètement pour le porter à la connaissance des français le projet politique d’Hitler. De l’historien Marc Bloch à Trotski alors en exil, en passant par Léon Blum, seuls quelques esprits éclairés et lucides comprirent quel danger se préparait.

Le plus clairvoyant restera l’écrivain André Suarès, fondateur de la NRF avec Gide, qui, dès 1934, dans La Revue littéraire, écrit ceci : « On feint de croire que l’homme de Mein kampf n’est pas celui qui règne sur l’Allemagne désormais : on soutient qu’en dix ans il a dû changer et n’être plus si sauvage. Quel aveuglement ! Dans ce livre, il y a tous les crimes de Hitler commis cette année, et tous ceux qu’il pourra commettre encore. Ils y sont, il les annonce, il s’en vante plus même qu’il ne les avoue. Il dit, en terme exprès, qu’il faut mettre le feu au Reichstag, et il l’a fait […] Que vous faut-il de plus que ce livre ? Il confesse les intentions. Tout y est, et tout y aura été, quoi que cet homme fasse. Il serait bon que tous les Français le connaissent, et on les empêche de le lire ». Cet article sera mal compris, mal reçu.
Mein Kampf sera traduit en français. « en avril 1940, écrit Vitkine, juste avant l’offensive contre la France, Goebbels lui-même, devant quelques amis, confesse sa surprise : "en 1933, à la place du président français, j’aurais dit : l’homme qui est devenu chancelier, qui a écrit Mein kampf dans lequel il dit ceci et cela, cet homme ne peut être toléré comme voisin. Soit il disparaît, soit nous l’envahissons. Ça aurait été logique. Or les Français n’ont rien fait, ils nous ont laissé faire et maintenant nous sommes prêts, nous allons commencer la guerre" ».

Aussitôt les Allemands entrés dans Paris, ils édictent une liste (la liste Otto) de livres interdits parmi lesquels figurent les ouvrages de Freud, Max Jacob, Thomas Mann… et Adolf Hitler, naturellement, car ils ont encore cette traduction en travers de la gorge. Malgré cette interdiction, Sorlot continuera à vendre (et à imprimer), clandestinement, Mein Kampf. Après guerre le Comité National de la Résistance lui intentera un procès pour fait de collaboration (il faut dire qu’il éditera au grand jour les discours de Pétain…), mais l’éditeur trouvera un défenseur en la personne du résistant Emmanuel d’Astier de la Vigerie venu de cette extrême droite patriote qui ne confondit jamais verre de rouge et vert de gris (c’est un mot, je vous l’accorde).

Aujourd’hui, les Nouvelles éditions latines estiment qu’elles écoulent chaque année entre 1000 et 1500 exemplaires du best seller de Hitler. Moins que dans les années 60 à 80 où l’ouvrage, alors étudié en faculté, était plus abondamment commandé par les librairies universitaires. 
 
Tout cela, et bien d’autre choses encore, Antoine Vitkine le raconte très bien dans son Mein kampf, histoire d’un livre. Mais il y a une seule chose qu’il n’arrive pas vraiment à expliquer. Et c’est précisément ce qui fait, encore et toujours, la force de cet étrange bouquin mal fichu : écrit il y a 85 ans pour des allemands qui venaient de subir l’humiliation de la défaite, pourquoi donc passionne-t-il encore les foules ?

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370 réactions à cet article    



  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 1er juillet 2009 21:39

    @ Actias :


    « Si les allemand veulent perpetuer la tradition Nazi en interdisant des livres sur leur territoires (...) qu’on ne les erigent pas en modèle »

    J’ai fait le tour des commentaires et je reviens vers vous : vous êtes sage. Il faut mettre Hitler parmi les sujets a dérive, ceux dont on sait qu’il ne resteront sur la route que le temps de servir de prétextes pour exposer des préjugés ou proposer des théories personnelles. Dommage... Bien sûr, comme tout le monde ou presque qui est en jaune sur ce site, j’ai mes marottes et mon agenda ; mais j’y renvoie par des liens ; ca me semble la chose correcte à faire. Sur un article, je tente de commenter l’article.

    À la question de l’auteur, OUI, j’ai lu Mein Kampf. J’ai aussi lu i.a la Bible, le Capital, les Vedas, le Coran les Analectes, le I Ching et l’Amant de Lady Chatterley. Je me donne une chance d’en savoir un peu sur ce dont je parle.

    Parce que j’aimerais bien que les autres en fassent autant, je suis contre toute censure. Cacher quoi que ce soit est en faire la pub. Croire que les gens accepteront une vision du monde et n’en changeront pas est un manque d’intelligence. l’Histoire est intrinsèquement une révision constante de tout. Quand on biffe, on laisse une trace plus ostensible que quoi que ce soit qu’on a voulu biffé. 

    Pour le reste, j’ai parcouru en diagonale une foule de thèses intéressantes parmi les commentaires. Faites en des articles et je les discuterai avec plaisir. 

    Mon billet du jour, c’est sur le départ des Américains de Bagdad. Ce qui prouve que ne pas lire Mein Kamof ne met pas à l’abri des bêtises...

     Pierre JC Allard


  • delamothe delamothe 2 juillet 2009 03:54

    D’ailleurs cette apparence « démocratique » qui a presque reussi à nous faire croire que les prolos votaient pour Hitler n’a bien sur a postariori que la réalité d’un coup d’Etat.


  • Reinette Reinette 2 juillet 2009 23:41



    « S’il fallait l’étoile jaune pour reconnaître les Juifs sous l’Occupation, c’est donc qu’ils n’étaient pas si différrents que le prétendait la propagande nazie. » André Frossard


  • Reinette Reinette 2 juillet 2009 23:58



    Certains, telle Nicole avec son site morbide d’une perversité intellectuelle et morale, ont bien absorber la citation de leur maître à nuire

    « Toute propagande efficace doit se limiter à des points fort peu nombreux et les faire valoir à coups de formules stéréotypées aussi longtemps qu’il le faudra, pour que le dernier des auditeurs soit à même de saisir l’idée. » (Mein Kampf 1925)




  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 juillet 2009 19:34

    J’ajoute pour les curieux qui ne l’ont pas lu que si on ne vous disait pas que cette histoire a eu des suites, vous braderiez ce livre pour un euro sur les quais sans même le terminer... Allez donc plutôt lire mon texte qui explique en quelques paragraphes comment mettre fin à la crise financière : - |



    Pierre JC Allard

  • armand armand 6 juillet 2009 09:36

    Déjà une loi pour obliger les connards qui ne savent pas ce que veut dire le mot ’génocide’ de l’utiliser à tort et à travers serait la bienvenue... n’est-ce pas ?


  • LE CHAT LE CHAT 1er juillet 2009 08:34

    un excellent roman que j’ai lu directement inspiré de mein kampf dont il est une parodie ,
    Rêve de fer  , pour ceux qui aiment la science fiction .


    • Kalki Kalki 1er juillet 2009 10:48

      Surf nazi must die


    • LE CHAT LE CHAT 1er juillet 2009 10:59

      la saga starship troopers est aussi dans la ligne ...


    • ASINUS 1er juillet 2009 14:47

      pour Heinlein objection cher matou il a écrit ausi revolte sur la lune qui est un hymne
      arnacho libertaire quoique le Peripate y verrait peut etre une ode liberal/libertaire


    • finael finael 1er juillet 2009 15:55

      Désolé de vous contredire monsieur Le Chat, mais à priori vous n’avez fait que survoler Robert Heinlein. Sa philosophie est bien plus complexe ... et pas vraiment nazie, au contraire a-t-on envie de dire.

      C’est bien dommage, car c’était un amoureux et un fin connaisseur des chats.

      Dans « Une porte sur l’été » il explique que s’il pleut dehors et que le chat veut sortir, il foncera sur une autre porte que celle que vous lui ouvrez car il y a forcément une porte qui donne sur l’été !

      Dans « Le chat passe-muraille » le chat en question traverse les murs car on ne lui a jamais appris que c’était impossible !

      Sa biographie sur Wikipédia, bien que trop succinte et simpliste, vous fera peut-être changer d’avis


    • finael finael 1er juillet 2009 16:51

      Je précise pour notre ami Le Chat

      L’idée que Robert Heinlein propose à la réflexion dans « Starship Trooper » est que pour participer à la « Res Publica », pour pouvoir voter, chacun doit prouver qu’il est prêt à faire passer l’intérêt général avant son intérêt propre.

      Vous ne croyez pas que c’est une idée qui mérite réflexion ?

      Vous ne pensez pas que dans notre société beaucoup devraient y penser ?

      Vous trouvez que c’est « hitlérien » ?


    • ASINUS 1er juillet 2009 19:37

      yep finael tres heureux de voir quelqu un ayant la meme perception je trouve fort intérrésant cette idée d un service militaire ou civil donnant accés et droit de vote pour les responsabilités politiques un genre de vote « censitaire »exigeant le sacrifice de quelques années a la collectivités gageons que cela nous aurait epargné quelques une de nos éminences toutes couleurs confondues


    • Frédéric Alexandroff Frédéric Alexandroff 1er juillet 2009 21:07

      A Finael,

      « L’idée que Robert Heinlein propose à la réflexion dans « Starship Trooper » est que pour participer à la « Res Publica », pour pouvoir voter, chacun doit prouver qu’il est prêt à faire passer l’intérêt général avant son intérêt propre ».

      Je signe des deux mains. Rien d’hitlérien là-dedans. Mais ça reste politiquement incorrect. J’approuve, quoi qu’il en soit.

      Pour en revenir à « Mein Kampf », pour l’avoir lu quand j’étais plus jeune je serais assez d’accord avec l’auteur de l’article lorsque, citant Vitkine, il écrit « c’est polysémique, très touffu, dense, assez peu structuré et logique, cela peut donner lieu à toutes sortes d’interprétations, de mises en exergue de certains détails ». C’est effectivement une bouillie assez confuse, au style alambiqué voire douteux (littérairement parlant), et qui empile les imprécations.


    • armand armand 1er juillet 2009 21:36

      Le Chat,

      C’est une intéressante histoire que ’Rêves d’acier.

      L’auteur, Norman Spinrad, voulait montrer comment Hitler, s’il s’était contenté d’écrire de la SF, n’aurait jamais attiré grand monde ni commis des dégâts. Et Spinrad, auteur peu suspect de sympathies fascistes(bien qu’il soit fan de Dantec... mais bon, Dantec c’est une autre hsitoire) a été épouvanté de découvrir que son roman était devenu un livre culte chez les néo-nazis.


    • armand armand 1er juillet 2009 21:37

      euhhh
      Rêve de fer, bien sûr...


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 1er juillet 2009 21:52

      Le chat : Je viens de voir le synopsis. C’est sans équivoque smiley. Dans la même veine, mais en plus subtil, Space Kings. Disons que le pied, pour moi, en science fiction c’est John Brunner... Pas un rappel des problèmes d’hier, mais un aperçu de ceux que nous aurons. 


      PJCA

    • Massaliote 1er juillet 2009 09:06

      J’ai lu Mein Kampf, c’est une sorte de délire assez grand guignolesque avec quelques chapitres plus structurés, pas de quoi passionner les foules.

      Mais je voudrais savoir pourquoi on laisse éditer le Capital de MARX sans opuscule d’accompagnement expliquant les ravages que le communisme a fait dans le monde ?

      Il est vrai que « tous les animaux sont égaux mais certains le sont plus que d’autres »
      (« La ferme des animaux » G. Orwell) 


      • Gazi BORAT 1er juillet 2009 09:24

        @ Massaliote..

        Marx n’est pas « l’inventeur du communisme »...

        Ce qui est curieux, c’est que, par contre, sont toujours écartés les liens entre le national socialisme allemand et le capitalisme..

        On oublie ainsi qu’Adolf Hiotler admirait profondénment Henry Ford, beaucoup plus pour le système industriel qu’il avait créé que pour ses délires antisémites (« The International Jews », pire, à mon sens que « Mein Kampf »).

        Ouvriers sous contrôle total, police interne contrôlant la vie privée, système de classification des travailleurs selon leurs aptitudes et rendements..

        Que l’on fusionne les usines de Dearborn et les structures de triage de bétail humain d’Ellis Island, que l’on y ajoute la mise à mort des travailleurs non viables et (obsession très allemande) le recyclage des « déchets », on obtient cette monstrueuse usine qu’était Auschwitz...

        Le grand Capital allemand avait besoin d’un fêlé nationaliste pour éviter toute révolution menée par le prolétariat allemand.

        Il le trouva en la personne d’un raté bavarois, qu’il finança d’importance et n’eut guère à se plaindre des retours sur investissements. Jamais les firmes allemandes n’engrangèrent autant de bénéfices qu’avec les commandes de guerre et la main d’oeuvre réquisitionnée..

        A côté de la machine concentrationnaire nazie, le goulag soviétique faisait l’effet d’un gigantesque foutoir..

        gAZi bORAt


      • Gazi BORAT 1er juillet 2009 09:51

        Vous pouvez aussi rajouter Monsignore Pacceli, Mayol de Luppe et une bonne partie de l’Eglise Catholique.

        Et aussi les autonomistes bretons, les Irlandais, les nationalistes indiens, etc, etc.. La stratégie nazie raccolait tout azimuth..

        Mais séparer le nazisme des « konzern » allemands de l’époque (et même de ceux d’aujourd’hui, car ils se portent bien), vous n’y arriverez pas..

        NOTA : Curieux, cette passion pour l’univers d’Audiard qui devient la marque du réactionnaire lambda d’Agoravox.

        Lautner/Audiard et leurs films sous formede pictos : la « burqa » du réactionnaire moyen sur Agoravox ?

        gAZi bORAt


      • david354 1er juillet 2009 09:52

        C’est vrai, la grande mode est d’associer le nazisme et le communisme.
        Le systeme national-socialiste de Hitler a pourtant été baze sur l’apport des capitaux étrangers.
        A Ford, on pourrait ajouter General Motors, Shell, la General Electric qui ont fait de tres bonnes affaires avec l’allemagne nazie.
        Et comme il est cité dans cet article, en 1933, les élites des pays occidentaux n’ont pas été beaucoup boulversés par la lecture de Mein Kampf...

         


      • Le péripate Le péripate 1er juillet 2009 10:18

        Probablement que les liens de Jean- Baptiste Doumeng avec le PCF démontre que le communisme a parti lié avec le capitalisme ! Pauvreté de l’argumentation communiste....

        Quand deux chefs de bande se disputent la suprématie, ça n’implique pas que l’un soit bon, et l’autre mauvais.
        Les fascismes sont effectivement postérieurs au communisme. Mais ce n’est que tardivement que le Komintern décida de faire du nazisme son ennemi principal. Le programme du Parti Ouvrier Allemenand est un programme très clairement socialiste. La mise au pas par les nazis des entreprises allemandes a été une entreprise formidable, le Service du Travail Obligatoire une réussite collectiviste de première. Y voir le capitalisme suscitant le nazisme contre le communisme a été le résultat d’une fantastique entreprise de désinformation, dont les brumes se dissippent fort heureusement aujourd’hui. On peut lire les travaux de François Furet à ce propos.


      • Gazi BORAT 1er juillet 2009 10:29

        Sur une édition en français datée de 1935, un bandeau portant une citation :

        « Le livre que tout français devarait avoir lu »., signée du Maréchal Lyautey..

        A comprendre plus comme une mise en garde contrel’expansionnisme allemand que comme une apologie du nazisme..

        Concernant les intrications économiques entre capitaux américains et entreprises allemandes, celles ci datent de la crise économique de 1923 où les investisseurs US fondirent sur l’industrie allemande. 

        Aux Etats Unis sévissait alors « the Great Red Scare », que symbolisa l’exécution de Sacco et Vanzetti. Mussolini surtout et Hitler ensuite, apparurent comme susceptibles de mettre au pas un prolétariat trop prompt à se rebeller.

        Un antisémitisme se développait aussi chez les industriels « WASP » qui soutinrent jusqu’en 1938 le lobby pro allemand mené par le charismatique aviateur Lindbergh, tout auréolé de sa gloire aéronautique.. et qui prônait le non-interventionnisme.

        Lorsque le Fuhrer lança ensuite son programme de réarmement, bien des industruiels d’outre Atlantique ne repoussèrent pas les promesses de bénéfices de la part de leurs filiales allemandes.

        Voilà pour le contexte... Pas de complot, non.. mais juste une adaptation de la stratégie des entreprises au contexte local.

        « Business as usual »..

        gAZi bORAt


      • Gazi BORAT 1er juillet 2009 10:47

        @u Peripate


        François Furet est le plus fréquentable de cette école des historiens révisionnistes..

        Le nazisme a été une caporalisation temporaire de la société allemande et un musèlement du prolétariat. Les structures de l’Etat nazi, sur le plan économique, mêlaient capitaines d’industruie et membres du parti.

        Qu dirigeait qui ?

        Des structures comme « le plan de quatre ans » qui voyait siéger à sa tête Hermann Goeing, propriétaire des « Aciéries Hermann Goering » ainsi que les dirigeants des composantes de l’IG Farben (Bayer, Basf, etc..) dont certains étaient eux mêmes membres du parti... difficiles à décrypter et pas vraiment socialiste...

        Le libéralisme est un capitalisme sans entraves ou les « libertés individuelles »passent au second plan face à la liberté du propriétaire à exploiter son prochain.

        Von Hayek, que l’on peut difficilement taxer de « socialisme » n’hésite pas à écrire que le libéralisme eut s’accomoder de restriction des libertés. Le Chili de Pinochet fut « ultra libéral » et pas vraiment un modèle de « société ouverte »..

        gAZi bORAt


      • tonton raoul 1er juillet 2009 10:54
        borat
        étant athée anti-clérical, je ne peux que vous remercier de votre précision sur certains liens vaticanesques avec le nazisme... smiley
        quant à la dangerosité relative des 2 grandes religions pour la démocratie, et la stratégie opportuniste qui en découle, c’est un autre débat, n’est-ce pas ? smiley

      • david354 1er juillet 2009 11:26

        Oui, pour les us, business as usual...
        Et on pourrait appliquer la devise coté nazi, Hitler était aussi un pragmatique, il a jonglé entre programme socialiste et business capitaliste.

        @Peripate : ton interprétation de l’histoire est assez risible...
        Hitler a toujours respecté les principes de propriété privée (il considérait les bolchéviques commes des bandits), il croyait a la libre-concurrence, c’est plutot le contexte de la preparation de la guerre qui a l’a poussé au dirigisme des industries.

        Associer le national-socialisme au communisme, c’est voir l’histoire par le petit bout de la lorgnette, mais c’est typique de cette époque ou l’on sépare encore Gauche/Droite sans vraiment savoir ce que l’on met dedans.


      • Massaliote 1er juillet 2009 11:41

        Tonton Raoul

        pour « les liens vaticanesques avec le nazisme » à lire d’urgence : Le Mythe du Pape d’Hitler
        auteur : David DALIN, rabbin.

        Les catholiques ont été les premiers à remplir les camps allemands. La propagande communiste a véhiculé une vision mensongère du rôle de l’Eglise. Pour faire oublier sa collusion avec les nazis avant la rupture du Pacte germano-soviétique.


      • Le péripate Le péripate 1er juillet 2009 11:57

        Dans le nazisme, le prolétariat est simplement remplacé par le « Volk ». Mais allez expliquer ça à un communiste non repenti.


      • Bois-Guisbert 1er juillet 2009 12:07

        Le grand Capital allemand avait besoin d’un fêlé nationaliste pour éviter toute révolution menée par le prolétariat allemand.

        Il est quand même surprenant de découvrir un Borat qui sous-entend qu’Hitler a sauvé l’Europe occidentale de la peste marxiste...


      • Bois-Guisbert 1er juillet 2009 12:17

        Curieux, cette passion pour l’univers d’Audiard qui devient la marque du réactionnaire lambda d’Agoravox.

        - Moi, Hitler, la seule chose que j’avais à lui reprocher, c’était sa petite moustache...

        Hélène Dieudonné, dans Un singe en hiver, d’Henri Verneuil.


      • Le péripate Le péripate 1er juillet 2009 12:20

        Gazi affirme que Marx n’est pas l’inventeur du communisme. Pourtant, « Le manifeste du Parti communiste », écrit en 1847 est signé Marx et Engels.


      • baska 1er juillet 2009 14:22

        En 1941, itzhac shamir ( ancien président de l’entité sioniste) commit « un crime impordannable du point de vue moral : prôner une alliance avec hitler, avec l’Allemagne nazie contre la Grande-bretagne ». Ce n’est pas de moi mais c’est dans le livre de Bar zohar « le prophète armé : ben gourion » (fayard paris 1966 P.66). Savez-vous que le groupe sioniste allemand s’engagea, de 1933 à 1941, dans une politique de compromis et même de collaboration avec hilter et que des gens comme shamir ou beghin ( tous les deux ont dirigé l’entité sioniste) pactisèrent avec les nazis ?


      • Le péripate Le péripate 1er juillet 2009 14:31

        Etrange thèse du respect de la propriété privée sous le nazisme. Sans doute les expropriations massives des juifs sont du « respect de la propriété privée » ! Ainsi de la mise au service exclusif de l’Etat totalitaire de toutes les entreprises sont probablement du « respect de la propriété privée » !

        Le régime nazi a simplement fait l’économie des nationalisations, le parti national socialiste vampirisant toute la société.

        C’est vrai que Hitler vomissait les bolcheviks, qu’il s’est appuyé sur la peur du communisme (rappelons que l’Allemagne était la cible première des visées révolutionnaires ). Mais le nazisme n’est qu’une hérésie de la doctrine principale : même utilisation messianique du « sens de l’histoire » (la taupe de Marx), peuple entité organique quasi divine, avant- garde éclairée chargée d’accoucher l’histoire.
        C’est une affaire de zoom. Du point de vue libéral, les disputes entre les frères Facho et Coco sont de peu d’intérêt. Bien plus important est de s’en défendre.


      • Gazi BORAT 1er juillet 2009 15:17

        Difficile à avaler, n’est-ce pas ?

        Le mythe du « l »ibéralisme« comme doctrine économique du bien relève aussi de la naïveté la plus totale..

        Les libéraux du début de la colonisation américaine ne voyaient pas contradiction entre la présence d’esclaves dans leur environnement et leurs belles théories sur les »libertés individuelles« .

        Quant à la vampirisation de l’économie par l’Etat, les actionnaires de l’IG farben n’ont pas eu à s’en plaindre, pas plus que ceux des entreprises américaines produisant du matériel militaire pour les conflits auxquels ce pays n’a pas cessé de participer depuis la guerre de Sécession...

        Le libéralisme américain abolissant l’esclavage ?

        A la suite d’un simple calcul où il apparut que le propriétaire perdait de l’argent à entretenir l’esclave quand celui ci n’était plus rentable, à lui fournir gïte et couvert. Un salarié mis en concurrence avec ses semblables, payant loyer à son propriétaire et achetant sa nourriture et ses vêtements en ses magasins était bien plus viable..

        Le National Socialisme, depuis ce magnifique produit de la Guerre Froide qu’a été la théorie sur le totalitarisme sorti du cerveau d’une ancienne maitresse du philosophe nazi Heidegger apparait aujourd’hui dans une catégorie nouvelle, celle du »totalitarisme« , permettant d’y mêler les régimes satellites de Staline..

        Le totalitarisme abolissant les libertés, enfermant dans des bagnes les catégories indésirables ?

        Il est à noter que le système pénitentiaire américain enferme le même pourcentage de population de son territoire que les bagnes sibériens à l’époque de la »Iejovtchina", surnuméraires non viables, exclus du struggle for life.. et embrigade le reliquat dans son appareil militaire impérialiste.

        A ce sujet, Angela Davis, encore récemment, évoquait pour les pauvres de l’American way of life une seule alternative, lla prise en charge par le système militaro carcéral..

        gAZi bORAt


      • Furax Furax 1er juillet 2009 15:28

        Tonton Raoul,
        Va sur Google et tappe : Israele Zolli.

        Je te fais remarquer que les juifs de France, né dans pays laïque des Lumières, dirigé par anti-cléricaux athées du Front Populaire, passaient en douce les Pyrrénées pour se réfugier cher les horribles dictateurs cathos de la péninsule ibérique.


      • Furax Furax 1er juillet 2009 15:43

        Tonton Raoul ;
        La France athée et anti-cléricale du Front Populaire a voté les pleins pouvoirs au Maréchal. Les juifs de ce pays ont passé les Pyrrénées et se sont réfugiés chez les dictateurs cathos de la péninsule ibérique.
        Pour Pie XII, tappez sur Google : Israele Zolli. Et lisez le livre du rabin Dalin, merci Massaliotte.


      • Le péripate Le péripate 1er juillet 2009 16:15

        Qu’est-ce qu’une « doctrine économique du bien » ? La problème de celui qui a un marteau dans la tête, c’est qu’il voit des clous partout. L’étude de l’agir humain est une science comme une autre, et ne se préoccupe ni du bien, ni de Dieu, mais de faits et de théories. L’économie n’est qu’une branche de cette science plus vaste. Comme dans toute science, elle n’est jamais définitive.

        Il est indéniable que le libéralisme est fondamentalement contre l’esclavage, la propriété de soi étant au coeur des puissantes transformations qui ont crée cet objet, le capitalisme. Dans les sociétés ouvertes, l’homme cesse d’être un mineur. C’est un choc très fort, un acide qui corrode toutes les anciennes institutions. On peut le regretter, mais l’exemple des réactions fascisto-communistes montre que nous ne reviendrons pas en arrière. Non pas que le capitalisme soit nécessairement la fin de l’histoire, mais c’est en son sein que git l’avenir. Et comment en serait-il autrement ? Est-ce que quelqu’un a envie de retrouver un monde livré à la faim et à la maladie ? Alors qu’il reste encore tant à accomplir ?

        Finalement le sophisme fasciste, c’est que parce tout n’est pas parfait, tout est à jeter. Plus tout un travail de propagande pour dissimuler les immenses progrès (K Marx se refuse à attribuer le progrès au capitalisme, il l’attribue à une fumeuse théorie des « forces de production » et de « stades de dévellopement »).


      • Gazi BORAT 1er juillet 2009 16:28

        @u PERIPATE

        Le prolétariat est remplacé par le « Volk »

        Exactement.. Et c’est là que s’est située toute la manipulation pour attirer les chômeurs allemands.

        « Les travailleurs n’ont pas de patrie »

        « Prolétaires de tous pays, unnissez-vous »

        Et autres slogans fondateurs sont sans équivoques : le socialisme est incompatible avec le nationalisme..

        La « Volksgemeinschaft » tout comme les corporatismes chers aux régimes fascistes des années trente ne sont pas compatibles avec l’internationalisme prolétarien..

        Allez expliquer ça à un adorateur de la « Main Invisible » !

        gAZi bORAt


      • Bois-Guisbert 1er juillet 2009 17:22

        « Les travailleurs n’ont pas de patrie »

        « Prolétaires de tous pays, unnissez-vous »

        C’est à cause de ce genre de conneries que le communisme s’est cramé lui-même...

        Quand on les réécoute, ils sont rigolotement pathétiques les Bolchos de juin 41, Staline compris, qui viennent implorer les « de souche » de sacrifier leur vie pour la Sainte Russie et qui vont, par la voix d’Alexis Tolstoï, jusqu’à lancer un vibrant appel aux frères de « race slave ».

        Pauvre Borat, qui reste scotché sur les âneries « marxo-enghelsiennes »

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