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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Bénabar et son « Politiquement correct »

Bénabar et son « Politiquement correct »

A l'occasion de la sortie du nouvel album de Bénabar le cinq décembre, j'ai trouvé bon de parler de son single "Politiquement correct".

Le morceau : http://www.youtube.com/watch?v=3alaqCLKxK0

Les paroles : http://www.mess-land.be/clip/paroles/1740-benabar-politiquement-correct-paroles.html

D'un point de vue musical, l'instrumentation est classique. Il n'y a pas de trouvaille surprenante. La mélodie est néanmoins joyeuse et entraînante. Le morceau plaira assurément.

Le texte lui, m'a affligé.

Dans ce morceau, Bénabar revendique sa bien-pensance faite d'amour, de tolérance et l'oppose à tout ce qui n'est pas politiquement correct. il a selon moi une vision des choses très superficielle.

A sa décharge, les contempteurs du "politiquement correct" ne sont pas forcément racistes, antisémites, homophobes ou misogynes.

Ces gens dénoncent l'atitude qui consiste à penser qu'une idée n'est plus à discuter mais seulement à juger comme acceptable ou non.

Ils dénoncent cet impératif de ne déplaire à personne, de ne froisser aucune susceptibilité et surtout pas celle de groupes ou catégories minoritaires.

Ils dénoncent cette façon de tenir pour incontestable et obligatoire une certaine pensée politique donnée qui a l'aspect de la morale et de la tolérance, mais qui n'est en réalité que l'expression la plus autoritaire du conformisme.

Ils dénoncent cette philosophie politique aux allures d'humanisme qui, dans certains cas, peut se livrer à un pragmatisme effréné et amener au crime.

Ces contempteurs dont je fais partie, fustigent ce carcan intellectuel qui exclut toute divergence de pensée.

Car lutter contre l'option de la divergence, c'est à terme prôner la haine.

Si Bénabar pense qu'aimer ses parents, voter à gauche et se proclamer droit de l'hommiste suffit à faire de lui une personne intègre, il se trompe.

Bénabar m'emmerde !


Moyenne des avis sur cet article :  4.15/5   (47 votes)




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33 réactions à cet article    


  • Gonzague Gonzague 8 décembre 2011 14:24

    Vous avez parfaitement raison. Merci.


    • Yobs 8 décembre 2011 15:22

      Solidarité !

      Puisqu’il est conformiste de ne pas être raciste, de ne pas penser qu’à sa trogne, d’aimer une pensée plus fouillée qu’une discussion de comptoir, j’avoue, je suis conformiste !
      Et je vous...


      • GaelR GaelR 8 décembre 2011 15:41

        Dans cet article je ne prône pas le racisme, ni l’intolérance, mais je loue la nuance et la confrontation d’idées. Je pense que tu n’as pas compris mon article Yobs.


      • bnosec bnosec 8 décembre 2011 15:54

        Bêêêêêêêhêêêê !

        Yobs a parlé !


      • franck2012* 8 décembre 2011 16:01

        Oh putain ! il est de retour au moment où Vincent Delerme sort un album !!


        • bnosec bnosec 8 décembre 2011 16:07

          Bah oui comme tous les ans, peu avant noël...


        • YVES JOAD YVES JOAD 8 décembre 2011 16:28

          @L’auteur.


          Merci pour votre excellent article.
          Votre définition du « politiquement incorrect » est parfaite. En résumé être « politiquement incorrect » c’est tout simplement être un homme libre, imparfait certes, mais curieux et essayant de comprendre le monde sans préjugés et sans oeilléres.

          Etre « politiquement incorrect » ce n’est pas « être raciste », ou « détester les conversations fouillées » comme dit plus haut Yobs. C’est simplement être capable de s’interroger sur qui définit le racisme, et non pas accepter comme une vérité bénie la moindre saillie raciste présentée comme « anti-raciste » par une de ces vedettes stipendiées de « SOS Racisme » (dont le mot d’ordre semble être « Toujours plus de racisme !! ») ou du CRIF (cette association qui liste les Juifs avec l’entrain coutumier des chefs de cellule) .
          Quant aux « conversations fouillées » où on léve le petit doigt en l’air d’un air pénétré, OK c’est mieux qu’une conversation de comptoir. 

          Bénabar (chanteur plutot sympathique au demeurant) , il me fait penser à ces gens qui chantaient et jouaient pour les nazis, comme Tino Rossi ou Sacha Guitry. Ils ne sont pas nazis mais ....la liberté les emmerde. C’était leur droit à Rossi et à Guitry, qui mirent autant d’entrain à chanter et jouer pour de Gaulle, et ils en auraient eu aussi pour les Russes si leurs chars étaient entrés dans Paris. 
          Mais qu’il se contente de planquer son pognon et de soigner son lifting, Bénabar. Personne ne l’emmerde. Alors qu’il essaie de rendre la politesse au petit peuple.



          • bdoume bdoume 8 décembre 2011 19:11

            Sublime analyse. Mes respects.


          • trobador 8 décembre 2011 23:44

            C’est politiquement correct de cracher sur Guitry aussi...BRAVO !

            Quand la milice est venu arrêter Tristan Bernard il eut ces mots pour sa femme :  « Jusqu’à présent nous vivions dans l’angoisse, désormais, nous vivrons dans l’espoir. »  Il fut libéré trois semaines plus tard grâce à l’intervention de Sacha Guitry et de l’actrice Arletty.

            Alors, votre haine pour Guitry hein...


          • YVES JOAD YVES JOAD 9 décembre 2011 00:13

            @Trobador.

            Non je ne crache pas sur Guitry qu’au demeurant j’adore (« le roman d’un tricheur » est un de mes films préférés). Mais ça n’était pas un résistant, pas même un résistant passif. Il était dans l’air d’un temps dont il ne percevait pas l’horreur tout simplement. Du moins Guitry ne donnait t-il pas de leçons de morale et n’emmerdait personne.

          • trobador 9 décembre 2011 09:55

            @Yves Joad

            Là c’est plus clair et je vous suis. Merci.


          • L'enfoiré L’enfoiré 8 décembre 2011 17:29

            Je crois que pour comprendre (et non juger) le personnage, il faut remonter dans son passé.
            Wiki nous informe un peu
            Il y a aussi une interview.


            • franc 8 décembre 2011 17:45

              Réaction épidermique de Bénabar-----------------------------------il a dû lire cet article sur Agoravox intitulé « Les bobos ,pourquoi tant de haines » , où les bobos comme Bénabar en ont pris plein la gueule et cela l’a enragé,

              c’était de même pour Pagny qui a fait la chanson « vous ne m’aurez pas la liberté de penser » suite à ses démêlés avec le fisc et son exil hors de france

              c’est donc aussi une réaction de mauvaise conscience d’être un bobo de la gauche caviar plein de frics qui veulent le beurre et l’argent du beurre ,à savoir le fric et la bonne conscience d’être ou de paraitre une belle âme pleine d’idées généreuses et de bons sentiments dégoulinants qui ne coûtent pas chers mais au contraire qui rapportent beaucoup comme les soirées des enfoirées 


              quant au côté artistique de Bénabar il est nul ,c’est la platitude complète au niveau des textes et encore plus au niveau de la musicalité ,il est le représentant type de la médiocrité de la chanson française actuelle ,et qui pourtant se vend bien mais seulement en France ,c’est dire le niveau de la culture française actuelle,il ne faut pas s’étonner que voilà près de 40 ans la France n’arrive pas à remporter le grand pric de l’Eurovision et qu’elle produit le syndrome de la petite japonaise

              mais bizarrement Bénabar est et reste sympatique par ailleurs 


              • Micka FRENCH Micka FRENCH 9 décembre 2011 06:55

                Des nouvelles de l’Ecossaise er de ses Fender Stratocaster de 1961 et autres B3 Hammond....

                Il est certain que la « philosophie » des vendeurs de musiques diverses et variées a été complètement dénaturée le jour où un imbécile a traité l’oeuvre musicale de « PRODUIT ».
                N’oublions pas qu’un « vendeur de daubes » a viré monsieur Nougaro de sa maison de disques pour « VENTES INSUFISANTES » juste avant qu’il ne sorte « NOUGAYORK »..

                J’espère que ce crétin vend des aspirateurs à la sauvette aujourd’hui.....

                L’époque n’est plus à faire découvrir des talents immortels, des Brassens, Brel, Aznavour, Higelin, Jonasz, Sheller, Charlebois, Nougaro ou Barbara. ( Je naime pas certains artistes de ma courte liste mais ils sont des artistes respectables néanmoins).

                La mode est au FAST FOOD MUSICAL.

                On « sort » un type ou une nana qui doit durer trois ans au maximum. Puis, on jette et on passe à autre chose.

                D’où la rage des « artistes hadopistes français réunis », à faire le forcing sur des lois d’un autre temps....

                La politique « artistique » sarkozienne aidant, nous laissons derrière mous des talents qui n’ont jamais vu et ne verront jamais le jour pour cause de FRIC.

                La politique musicale est différente en UK où certain groupe (cherchez) a engrangé plus de 5 millions de Dollars (ce n’est pas mon critère, mais il le méritait) en vendant ses morceaux sur Internet.

                Ici plus de 500 artistes britanniques se sont battus pour éviter un Hadopi made in UK...

                Micka FRENCH sur le Web.... et sur JAMENDO UK


              • Dzan 9 décembre 2011 12:07

                Vous pouvez écouter Sardou toute le journée.


              • Axel de Saint Mauxe Axel de Saint Mauxe 8 décembre 2011 21:15

                Il me semble que ce morceau date de quelques mois déjà... il était venu le vendre à la radio.


                Je l’ai trouvé tellement pitoyable, que j’ai renoncé à en faire un article.

                • Zobi Aldo Rifort 8 décembre 2011 22:06

                  Il enseigne à ses enfants le respect des gens... Et il nous emmerde.
                  Logique.


                  • docdory docdory 8 décembre 2011 23:08

                    @ GaelR

                    Effectivement , ce texte est affligeant. 
                    Il rassemble un ensemble d’opinions disparates qui sont en principe indépendante les unes des autres, mais il donne l’impression que le fait d’être en désaccord avec l’une d’entre elles entraîne automatiquement un désaccord avec les autres. 
                    Or quel rapport entre le fait d’être contre le port de la fourrure et le fait de ne pas être misogyne ?
                    Ou quel rapport entre le fait d’aimer la guerre et celui de ne pas aimer les mosquées ? Apparemment, selon l’auteur, ces deux opinions vont ensemble. Il laisse supposer que si l’on est pour le port de fourrure , on est forcément misogyne, et que si l’on est contre les mosquées , on est pour la guerre.
                     En réalité, ce texte se présente comme un catalogue d’opinions auxquelles l’honnête homme du XXI ème siècle se devrait de souscrire sans exception, sous peine d’être assimilé aux butors qui regardent de haut concierges et femmes de ménage.
                    Mais ce faisant, l’auteur ne semble pas se rendre compte du caractère fondamentalement incompatibles entre elles de plusieurs de ces opinions.
                    Par exemple, dans un des couplets du milieux , il déclare je cite : «  Je n’ai rien contre les mosquées, je ne me sens pas menacé par les minarets Je ne crois pas que les homos ne sont pas normaux » , sans s’apercevoir de la contradiction fondamentale entre les deux parties du couplet. En effet, dans les mosquées munies de minarets seront tenus à longueur d’années des prêches vouant aux feux de l’enfer et à des châtiments terrestres tout ceux qui auraient l’idée d’être homosexuels. Si Benabar est dans la réalité une « tapette », comme il l’affirme vulgairement dans le couplet suivant, il devrait au contraire, s’il avait un tant soit peu de bon sens, se sentir fortement menacé par les mosquées et les minarets.
                    Il ne regrette pas la guillotine, mais ne voit pas d’objection à l’expansion d’une religion qui pend les homosexuels, lapide les femmes adultères et décapite les apostats. Serait -il plus gêné par la technique d’exécution que par la peine de mort en elle-même ?
                    Son attachement à la « cause animale » ( refus de la fourrure, désir légitime de voir protéger les dauphins ) ne va pas jusqu’à réclamer la suppression du cruel abattage rituel sans étourdissement préalable.
                    Il n’aime pas la guerre, mais ne voit pas d’objection à ce que le dihad ( guerre « sainte » ) soit un des dogmes fondamentaux de l’islam enseigné dans les mosquées.
                    Il «  ne croit pas qu’il y aie trop d’juifs dans les médias ou la finance » mas ne voit pas d’objection à ce que, dans les mosquées soit enseignée une religion qui les considère comme « des singes et des porcs ».
                    Très étrange est la phrase : «  Victime de la pensée unique, je suis, je l’avoue laïc pendant qu’j’y pense » . Or, s’il est bien un domaine détesté par la pensée unique, c’est la laïcité ! La quasi totalité des partis la foulent au pied sans le moindre scrupule pour des raisons bassement électoralistes, au point qu’Elisabeth Badinter a pu dire récemment qu’il était consternant qu’on laisse le monopole de la défense de la laïcité à Marine Le Pen !
                    Quant au fait qu’il n’aime pas la misère, c’est en général le cas de ceux qui ont fait fortune ...
                     En réalité , cette chanson de Bénabar, sous des airs de « chanson engagée » n’est rien d’autre qu’un cours de cathéchisme d’une nouvelle religion qui serait le « politiquement correct », gloubi- boulga indigeste d’opinions néo-conformistes caractéristiques des successeurs de monsieur Prudhomme au sein de la néo-bourgeoisie bobo .
                    Enfin,on peut se demander si cet affligeant et pesant préchi-précha n’est pas une mesure d’autodéfense. 
                    En effet, pour avoir une chance de passer dans les médias, un chanteur se doit d’adhérer publiquement à ce nouveau conformisme sous peine d’ostracisme et de fin prématurée de carrière.
                    Bien que détestant Sarkozy, je suis outré par la façon dont été blackboulés certains chanteurs de variétés ( Faudel, Miss Dominique, Doc Gyneco ) qui se sont retrouvés du jour au lendemain quasiment au chômage après avoir chanté ou pris position en sa faveur.
                    Le fait que je n’écoute aucune de leurs chansons ne m’empêche pas de déplorer cet ostracisme.
                    Une telle purge médiatique, toutes proportions gardée, et bien que moins violente, ressemble aux purges dont furent victimes nombre de personnalités hollywoodiennes au temps du Maccarthysme, ou à l’éviction de certains compositeurs du temps de Staline. 
                    On comprend que Bénabar préfère, grâce à ce texte de chanson, prendre une assurance, au cas où ...




                    • Taverne Taverne 8 décembre 2011 23:55

                      Grand amateur de chanson française et auteur moi-même de nombreuses chansons en amateur, j’aime ce titre de Banabar sans en faire une vérité universelle. J’aime quand une chanson dit quelque chose et, chez Bénabar, ce n’est pas toujours le cas. Le plus souvent il nous déverse des platitudes. Ici Bénabar a pris le dessus sur Bénarbarbe et c’est tant mieux. L’idée que j’en retiens quand même,c ’est le ridicule et la vanité de ceux qui veulent à toute force se revendiquer contre la bien pensance, contre le politiquement correct, quitte à proférer des propos qui vont à l’encontre de leur convictions profondes. Cette chanson fait débattre et en cela c’est une chanson utile.


                      • L'enfoiré L’enfoiré 9 décembre 2011 12:18

                        Bien dit, Paul.
                        Si j’avais dû écrire une chanson avec « Politiquement correct », je ne sais si les paroles auraient été mélangées entre des banalités, des enfonce-portes-ouvertes et des idées importantes.
                        Si tu veux, on pourrait, ensemble, sortir d’autres paroles plus percutantes. smiley


                      • L'enfoiré L’enfoiré 9 décembre 2011 12:20

                        En chanson, j’aime les écarts des voix royales avec l’amour comme fil rouge.
                        J’ai aimé de lui, l’effet papillon, par exemple.
                        Les idées, les innovations, il n’y a que ça.


                      • bouteyalo 9 décembre 2011 08:04

                        Communiqué de dernière minute : Bénabar précise qu’ il remplace emmerder par aimer.
                        C’est plusse politiquement correct.


                        • Franciye 9 décembre 2011 09:03

                          Merci pour votre analyse : je me sens moins seul.
                          Ce chanteur est révélateur de notre époque : il nous délivre une soupe insipide quoique légèrement agaçante, sans aucune création artistique puisque ne présentant pas la moindre once d’originalité ou de contenu. En clair : de la merde en boite, mais qui rapporte du fric sans rien remettre en cause, rien apporter, rien transporter.
                          De toutes façons, l’industrie du disque étant devenue une rentière avide de nouvelles taxes et flicages divers (coucou hadopi) ; elle ne prend plus aucun risque de promotion d’artistes qui pourraient sortir du moule. Pire : cette industrie a l’extrême mauvaise foi d’imputer ce manque de création musicale contemporain au public, accusé de « tuer l’industrie du disque ».
                          Bénabar est le Michel Drucker de la chanson française.


                          • Dzan 9 décembre 2011 12:14

                            La chanson préférée de l’auteur de l’article

                            http://www.youtube.com/watch?v=m-XY2icNZo


                            • Dzan 9 décembre 2011 12:17

                              Mauvaise pioche, le bon lien c’est ça

                              http://www.youtube.com/watch?v=R9DAOLhCPDM


                              • GaelR GaelR 9 décembre 2011 12:53

                                tiens, que c’est drôle.


                              • Anasilvia 10 décembre 2011 07:12

                                Tiens, c’est marrant, mais le politiquement correct de Bénabar n’a pas grand chose à voir avec le politiquement correct de nos politiques, dans quelle sphère vit ce bon monsieur ?


                                De quoi parle-t-il, pour qui, pour quoi ? 
                                A-t-il vraiment un quelconque engagement, ou n’espère-t-il pas -et à juste titre j’en ai l’impression- faire un carton en plaçant « politiquement correct » et « je t’emmerde » dans la même chanson ? Mais qui emmerde-t-il au juste ? Et depuis quand « politiquement correct » veut dire quelque chose de précis ?

                                Facile pour un artiste confortablement installé sur la chaire son propre nom de dire n’importe quoi - mais pas n’importe quand, juste avant Noël comme le fait remarquer quelqu’un plus haut-. tout en étant conscient que quoi qu’il arrive, ses salles de concert seront toujours pleines et que son album se vendra comme des petits pains.

                                Le pire n’étant même pas (et pourtant !!) sa chanson, mais ce qu’il en dit : 
                                Plateau du Grand journal sur Canal + hier ou avant hier : points relevés :
                                - « Ce n’est rien, ce n’est qu’une chanson, c’est un divertissement » : je vois ça comme une insulte peut-être pas voulue, mais insulte tout de même, à tous ces gens qui n’ont pas 1) les moyens 2) les réseaux de faire de la « chansonnette » qui ONT DES CHOSES A DIRE et qui se servent de la musique comme médium pour l’exprimer. Et c’est bien dommage que ce soit ceux qui n’ont rien à dire et qui font semblant qui se fassent le plus entendre. A le voir, on ne voit que quelqu’un qui n’a jamais eu à se battre, et qui n’a même pas la décence de valoriser un minimum son métier, et donc ses « collègues » - peut-être parce qu’il ne sont pas du même milieu, du même « rang ».

                                - « C’est vrai que j’ai joué sur le plateau de Ségolène Royal, je l’assume mais tout de même, je fais de la musique et je ne m’engagerais plus car chacun doit être à sa place » : oui bon, ça rejoint un peu le premier point : musique, art = divertissement, un truc quoi pour s’occuper quand on n’a rien à faire... Déjà que le gouvernement ne chérit pas forcément sa petite culture et ses petits artistes, mais si les artistes eux - mêmes s’y mettent... 
                                - Heu... De quel côté est il politiquement correct lorsqu’il dit que quand même, ça fait mal le chèque des impôts, mais bon l’école publique c’est quand même bien... Bon on comprend pourquoi il a chanté au concert de Ségolène Royal en fait, c’est marqué dans le titre de sa chanson, pas besoin d’aller chercher plus loin, c’est que quand même pour l’image d’un artiste, c’est plus politiquement correct de chanter pour un parti de gauche (en plus, il y a pleins de gens aux meetings, ça rapporte du public, ça rapporte de l’argent). Il est beau le « politiquement correct » lorsque l’on chante juste parce que « l’on sait déjà qu’elle allait perdre les élections... ».


                                Enfin bref, si un artiste qui n’a rien à dire pouvait éviter de parler et de créer des morceaux aussi minables autant sur le plan musical que sur le plan des paroles, on pourrait commencer à passer un bon coup de balais sur ces pseudos artistes de la scène française qui ne sont que les instruments d’une « déculturation », voire d’un abrutissement de toutes nos petites oreilles qui les écoutent.

                                Bref, « Politiquement correct », une chanson pour se faire du bien à l’égo et au porte monnaie.

                                • William7 26 décembre 2011 10:03

                                  Que d’innocents sur ce site.

                                  Vous savez très bien qu’à la base, le terme « politiquement correct » n’a pas été amené pour hausser le niveau du débat public, mais provient clairement de la droite de l’équichier politique pour, de fait, pouvoir balancer des conneries mysogynes, racistes. Vous savez la bonne vieille droite décomplexée pour laquelle rechercher des causes sociales à la délinquance revient à excuser les racailles, pour qui parler des discrimination des populations d’origine étrangère est une connerie démago, etc, etc.

                                  Après, se la jouer briseurs de tabous et héros anti bien pensant, c’est classe. Ca narcissise c’est clair.


                                  • William7 26 décembre 2011 10:14

                                    J’oubliais aussi que ceux qui dénoncent le « politiquement correct » sont souvent des adeptes de la novlangue.

                                    Le meilleur exemple de ça, ce sont ces types (osons le mot) qui se la jouent « défenseurs des petites gens » (dont ils n’ont jamais rien eu à faire) en dressant les « vrais français » contre les ennemis, je ne sais pas moi.. des immigrés ou des sans-papiers (dont chacun sait qu’ils sont les responsables des bas salaires et de le précarité de notre organisation du travail, ne riez pas..HAHAHA)

                                    La petite musique aujourdhui du politiquement incorrect, c’est dire que défendre ou participer à la cause des sans-papiers c’est être en faveur du patronat et du « mondialisme libéral » ; c’est typiquement orwellien non ? Cette petite musique tourne en boucle, notamment ici sur agoravox. Je crois qu’actuellement seul Melenchon a répondu de manière éclatante à ce « cas d’école » du politiquement incorrect.


                                    • GaelR GaelR 26 décembre 2011 15:57

                                      Ici je dénonce ce que l’on appelle le politiquement correct, je ne vois pas où tu perçois un exemple de novlangue dans cette article, peut-être pourrais-tu me donner un exemple précis en argumentant, car je ne vois pas où tu veux en venir.

                                      En outre, je pense qu’on peut en effet dénoncer le politiquement correct, et ainsi en profiter pour tenir un discours discriminatoire raciste ou ce que tu veux. C’est évident, je n’ai jamais prétendu l’inverse.

                                      Je pense que justement la novlangue est utilisée par des gens comme Bénabar. Il oppose les gens bien pensant aux gens qui dénoncent le politiquement correct, il n’y a rien entre les deux. Ainsi le monde est binaire, sans nuance, partagée entre les gentils et les méchants. C’est un des conséquences je pense de la novlangue.


                                    • GaelR GaelR 26 décembre 2011 16:00

                                      En outre je t’invite à t’intéresser à l’histoire de l’expression « politiquement correct » les choses ne se sont pas passées aussi simplement que tu semble le décrire.


                                      • William7 28 décembre 2011 20:39

                                        J’ai écrit un article sur le sujet il y à plus d’un an.


                                        • yvesduc 23 janvier 2012 21:12
                                          Je m’interroge encore sur le sens profond de la chanson et notamment, sur le « Et moi j’t’emmerde » répété tout au long. Soit il s’agit d’un effet de style destiné à amoindrir l’aspect fleur bleue de la chanson, soit il s’agit, et l’hypothèse est plus intéressante, d’un subtil second degré montrant un personnage odieux, ouvertement insultant et méprisant envers ceux qui ne pensent pas comme lui (et qui n’a finalement rien d’autre à leur dire que des insultes). Ceci ne serait pas sans rappeler certains personnages faussement bien-pensants, et véritables hypocrites, qui hantent nos médias, si fiers de leur bien-pensance (affichée) qu’ils se croient permis à ce titre d’insulter et de censurer leurs détracteurs.

                                          Il suffit par exemple de voir certains apôtres de la démocratie et des droits de l’homme camper sur la loi Gayssot, s’enflammer pour la violation du droit international en Libye ou en Syrie, ou célébrant l’assassinat de Ben Laden. Les beaux principes volent en éclats !

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