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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Boris Vian, je n’irai pas cracher sur ta tombe…

Boris Vian, je n’irai pas cracher sur ta tombe…

« Il s’écroula par terre, en proie à une crise de gondolance extrême. » (Boris Vian, "L’Écume des jours", 1947).

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Visage de jeune homme éternel, pris à l’âge de 18 ans à Angoulême par un ami peu avant son entrée à Centrale, Boris Vian, qui est né il y a 100 ans, le 10 mars 1920, n’aura eu qu’une vingtaine d’années pour briller de mille lumières de la modernité et de l’audace. Génie déconcertant, d’origine ingénieur, ce qui est rare dans le monde des arts et de la littérature, et à ce titre, Satrape du Collège de Pataphysique, Vian a laissé des merveilles que l’on peut déguster en prenant désormais tout le temps qu’on veut.

Le centenaire de Boris Vian peut passer inaperçu et pourtant, on pourrait l’imaginer encore contemporain. Après tout, Pierre Soulages est né plus de deux mois avant lui et est toujours là, à continuer son œuvre, à s’occuper du monde ambiant.

Peut-on se régaler autant qu’avec "L’Écume des jours" ? Probablement pas. Dans son chapitre XXV, il y avait déjà le programme de Lionel Jospin en 1997 (la réduction du temps de travail) et même la conclusion qui a fait le programme de Benoît Hamon en 2017 (le remplacement des travailleurs par des robots). Et Boris Vian, qui a quelques idées sur l’organisation d’une entreprise, en venait à poser les bonnes questions.

Dialogue :
« En tout cas, c’est idiot de faire un travail que des machines pourraient faire.
– Il faut construire les machines, dit Colin. Qui le fera ?
– Oh, évidemment, dit Chloé, pour faire un œuf, il faut une poule, mais une fois qu’on a la poule, on peut avoir des tas d’œufs. Il vaut donc mieux commencer par la poule.
– Il faudrait savoir, dit Colin, qui empêche de faire des machines. C’est le temps qui doit manquer. Les gens perdent leur temps à vivre, alors il ne leur en reste plus pour travailler.
– Ce n’est pas plutôt le contraire ? demanda Chloé.
– Non, dit Colin. Si ils avaient le temps de construire les machines, après ils auraient plus besoin de rien faire. Ce que je veux dire, c’est qu’ils travaillent pour vivre au lieu de travailler à construire des machines qui les feraient vivre sans travailler.
– C’est compliqué, estima Chloé.
– Non, dit Colin. C’est très simple. Ca devrait, bien entendu, venir progressivement. Mais on perd tellement de temps à faire des choses qui s’usent.
– Mais tu crois qu’ils n’aimeraient pas mieux rester chez eux et embrasser leur femme et aller à la piscine et aux divertissements ?
– Non, dit Colin, parce qu’ils n’y pensent pas.
(…)
– Parlons d’autre chose, dit Chloé. C’est épuisant, ces sujets-là. Dis-moi si tu aimes mes cheveux. ».

Autre scène dans le monde du travail, un entretien de recrutement :
« Mais qu’est-ce qu’une chaise a à faire avec un emploi de bureau ? demanda Colin.
– Vous vous asseyez par terre, peut-être, pour travailler, ricana le directeur ?
– Mais vous ne devez pas travailler souvent, alors, renchérit le sous-directeur.
– Je vais vous dire, dit le directeur, vous êtes un fainéant.
– Voilà !… un fainéant !… approuva le sous-directeur.
– Nous, conclut le directeur, ne pouvons en aucun cas engager un fainéant.
– Surtout quand nous n’avons pas de travail à lui donner, dit le sous-directeur.
– C’est absolument illogique… dit Colin, abasourdi par leurs voix de bureau.
– Pourquoi, illogique, hein ? demanda le directeur.
– Parce qu’il faut donner à un fainéant, dit colin, c’est justement pas de travail.
– C’est ça, dit le sous-directeur, alors vous voulez remplacer le directeur.
(…)
– Va-t’en ! criait le directeur. Suppôt de Satin…
– Vous êtes un vieux con, dit Colin, et il tourna la poignée de la porte.
Il lança son dossier vers le bureau et se précipita dans le couloir. Quand il arriva dans l’entrée, l’huissier lui tira un coup de pistolet et la balle de papier fut un trou en forme de tête de mort dans le battant qui venait de se refermer. ».

Le style très savoureux de Boris Vian rend animées toutes les choses inertes, comme ceci : « Nicolas apportait une soupe onctueuse où nageaient des croûtons. ». Ou encore, toujours sur le mode culinaire : « Nicolas revint avec une poêle graisseuse dans laquelle se débattaient trois saucisses noires. (…) Colin réussit à piquer une des saucisses avec sa fourchette et elle se tordit dans un dernier spasme. ».

Et la description d’une méchante maladie : « En bas de la plate-forme, dans la chambre, il y avait des soucis qui s’amassaient, acharnés à s’étouffer les uns les autres. Chloé sentait une force opaque dans son corps, dans son thorax, une présence opposée, elle ne savait comment lutter, elle toussait de temps en temps pour déplacer l’adversaire accroché à sa chair profonde. Il lui paraissait qu’en respirant à fond elle se fût livrée vive à la rage terne de l’ennemi, à sa malignité insidieuse. Sa poitrine se soulevait à peine et le contact des draps lisses sur ses jambes longues et nues mettait le calme dans ses mouvements. ».

Un style qui sonne comme des déclarations d’amour en permanence : « Ils pouvaient rester dans la salle à manger, avec les cheveux d’Alise il y faisait plus clair. ».

Cette Alise qui est assurément éblouissante et sensuelle (attention, le passage est chaud) : « Elle se leva, tira le petit anneau de la fermeture et sa robe tomba par terre. C’était une robe de laine claire ; en dessous, elle n’avait rien. (…) Il faisait très clair dans la pièce et Colin voyait Alise tout entière. Ses seins paraissaient prêts à s’envoler et les longs muscles de ses jambes déliées, à toucher, étaient fermes et chauds. (…) Elle s’approcha de lui. Elle s’assit sur ses genoux et ses yeux se mirent à pleurer sans bruit. ».

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Dans un numéro hors-série du journal "Le Monde" consacré au centenaire Vian et publié en février 2020, le journaliste et biographe Philippe Boggio a essayé de comprendre pourquoi Boris Vian est encore tant d’actualité : « Quel mystère réside dans son œuvre ou dans le souvenir de son personnage pour franchir si allègrement les années ? Une explication avait été avancée, quand s’était enclenchée cette résurrection de librairie, au début de années 1970 : Boris Vian perdure car il est le romancier des adolescents, ses œuvres étant inscrites au programme des classes de français. Façon de le minimiser encore, de prétendre sa lecture obligatoire, comme une potion qu’il faut bien avaler, sous la surveillance des profs. Quatre décennies plus tard, l’explication fait sourire, elle vient même renforcer l’esprit de loufoquerie et de soufre entourant l’écrivain. Pour conserver ce succès, Boris Vian se range sûrement parmi les rites d’initiation, non à l’âge adulte, mais plutôt à un droit à la fantaisie. ».

Philippe Boggio y a esquissé un portrait très touchant du jeune homme qui rencontrait le Saint-Germain-des-Prés de Jean-Paul Sartre, Jean Cau, Jean-Bertrand Pontalis, etc. : « Ses engouements étaient nombreux. Ami "disparate", précisait Pontalis, qui s’intéressait déjà à la psychanalyse. D’une voix courte, à l’oxygène rare, Boris Vian parlait de tout, ratiocinait même, à plaisir ; sa pensée d’ingénieur semblait suivre un plan en trois parties, puis soudain, se lestait de gags et de pétards allumés, d’un nonsense très britannique, déniché dans les romans anglais. Le progrès scientifique le passionnait, moins cependant que la littérature US (…). ».

Physiquement : « Son seul physique aurait attiré la sympathie, à force d’intriguer. Long corps mince, surmonté "d’une sorte de tête de cheval mélancolique" (Jean Cau). Front de martien, visage en lame de couteau, œil bleu volontiers halluciné. Et blanc, blême, aucune couleur sur le visage. On le savait cardiaque, son médecin lui avait même interdit les solos de trompette, et cela attendrissait un peu plus les filles. » (Philippe Boggio).

Dans "En avant la zizique… et par ici les gros sous", sorti en 1958 après avoir eu du mal à trouver un éditeur (repris ensuite par Fayard), Boris Vian était très sévère : « Naturellement, quand tous les gens qui créent seront obligés de garder pour eux ce qu’ils créent, ce n’est sûrement pas avec les impôts qu’ils verseront que s’enrichira l’État-censeur. Et tout ce petit monde de la combine fonctionne avec un trouillomètre dont l’aiguille est en permanence bloquée au maximum (c’est zéro, assure la formule populaire). ».

Puis, il a continué en nommant André Gide : « Rions gaiement de la censure, des culs gelés, des pisse-froid, en un temps où règne quotidiennement la poursuite pour outrage aux mœurs, c’est à ce bon vieux pédéraste d’André Gide qu’on a donné le prix Nobel, ce qui donne à tous ces phénomènes un estimable relent de pataphysique. » (1958).

Et la note finale, avec sa logique très rationnelle, pour achever la cible : « Emplissez-vous les poches, éditeurs véreux, producteurs pistonnés, combinards patentés. Châtrez et tailladez, esclaves de service, et continuez à dire, comme le bourreau : "Si je ne le fais pas, c’est un autre qui le fera". Votre raisonnement est très juste, parce que vous êtes des médiocres ; on en trouvera mille comme vous. Mais si Brassens ou Trenet s’arrêtent d’écrire, ce n’est pas un autre qui fera ce qu’ils faisaient… (…) Je me permets, très respectueusement, de vous cracher à la gueule en toute amitié. » (1958).

Sa mort d’une crise cardiaque à l’âge de 39 ans a laissé ses amis sans voix et avec ce sentiment de vide et d’inachevé qui les a incité à lui rendre hommage. En voici quelques échantillons…

L’écrivain Jean Cau (1925-1993), le 25 juin 1959 dans "L’Express" : « Toujours réfugié derrière ses masques, il glissait, il fuyait, il jouait. Essayez d’attraper un homme en sautant à pieds joints sur son ombre… (…) Il y avait là Gréco. Et Astruc. Et Gélin. Et Sartre. Et Camus. Et Annabel. Et tous ceux qu’on appelait "les existentialistes" et qui, paraît-il, ne se lavaient pas et lisaient "L’Étre et le Néant" à 4 heures du matin, entre deux entrechats et deux miaulements de clarinette. (…) On a dit qu’il avait une maladie de cœur, il a commenté sa maladie en disant : "Chaque soufflée dans la trompette, ça me fait un jour de moins". (…) Elle aussi, il s’était arrangé pour qu’elle ne fût pas sérieuse et qu’on en parlât avec le détachement qu’un homme bien né met à parler des cataclysmes et de sa ruine en beau joueur. ».

Le réalisateur Pierre Kast (1920-1984), le 9 juillet 1959 dans "France Observateur" : « "Les Fourmis", "L’Écume des jours", "L’Automne à Pékin", "L’Herbe rouge", "L’Arrache-cœur" ne font pas oublier les centaines de chansons qu’il écrivit, le millier d’articles, la démence frénétique qu’il aimait, par exemple, chez son ami Henri Salvador, la roue élastique pour laquelle il a pris un brevet, ses anthologies du jazz ou ses apparitions dans les films de ses copains. Il avait horreur qu’on le réduise, à la Jivago, à ces quelques livres. Mais enfin, c’est un fait. Ils existent. Ils rendent un son inouï, qui les met bien à part. (…) En fait, les textes de Boris Vian sont une obscure et diverse parabole lyrique, où la retenue et la force poétique se dissimulent sous l’insolence, le goût de la farce baroque et la verve démentielle. (…) Il a fabriqué un univers imaginaire lyrique qui existe en tant que tel. Ces romans sont exactement des poèmes, à la forme irremplaçable. (…) "L’Écume des jours" est peut-être la plus déchirante histoire d’amour que je connaisse. Ce n’est pas par hasard que Boris Vian connaissait si bien et aimait tant la littérature de l’amour courtois. Chloé, pour moi, à jamais, c’est le visage moderne d’Yseult. (…) Boris Vian a pulvérisé [les barrières de nos catégories] dans sa vie de chaque jour, réconciliant la connaissance scientifique et l’expression littéraire, l’acte et la pensée, le risque et l’idée. (…) Il n’avait pas le temps, il le savait. (…) La frénésie de Boris Vian est capitale. ».

La philosophe Simone de Beauvoir (1908-1986), en 1963 dans "Les Force des choses" (éd. Gallimard) : « Son roman est extrêmement amusant, surtout la conférence de Jean-Sol Partre, et le meurtre avec l’arrache-cœur. J’aime aussi la recette de Gouffé : "Prenez un andouillon ; écorchez-le malgré ses cris". (…) Deux heures d’attente à la légation suisse. Mais elles passent vite parce que je lis "L’Écume des jours" de Vian, que j’aime beaucoup, surtout la triste histoire de Chloé qui meurt avec un nénuphar dans le poumon ; il a créé un monde à lui ; c’est rare, et ça m’émeut toujours. Les deux dernières pages sont saisissantes ; le dialogue avec le crucifix, c’est l’équivalent du "Non", dans "Le Malentendu" de Camus, mais c’est plus discret et plus convaincant. Ce qui me frappe, c’est la vérité de ce roman et aussi sa grande tendresse. ».

Le chanteur Serge Gainsbourg (1928-1991), en 1984, propos recueillis par Noël Simsolo dans "L’Arc" n°90 : « Avant, je l’avais vu… (…) Une fois, il est passé là-bas, comme chanteur et alors… Là, j’en ai pris plein la gueule… Il avait une présence hallucinante, vachement "stressé", pernicieux, caustique… Les gens étaient sidérés.. Ah mais, il chantait des trucs terribles, des choses qui m’ont marqué à vie… Moi, j’ai pris la relève… Enfin, je crois… De toute façon, c’est parce que je l’ai entendu que je me suis décidé à tenter de faire quelque chose d’intéressant dans cet art mineur… Et je me suis mis à écrie… Et à chanter… (…) D’ailleurs, on devait bosser ensemble… Mais il a cassé sa pipe… Tant pis, on aurait pu faire des trucs marrants… (…) Vian, c’est un tout : le personnage, ce qu’il chantait, comment il le chantait, ce qu’il écrivait et ce qu’il était… On dissocie pas. Physiquement, il était exceptionnel… Un charme et une beauté rares… (…) Il s’est figé en un arrêt-image : glabre, exsangue, fiévreux, nerveux, superbe… (…) Notre point commun, c’est la science du collage des mots… La provocation aussi, mais on a pas la même… D’accord, on a été tous les deux interdits… Lui, c’était à Dinard, avec "Le Déserteur"… Et moi, à Strasbourg, avec "La Marseillaise". ».

Boulimique et touche-à-tout, Boris Vian était surtout en avance sur son temps, anticipant les libertés de mai 68, les provocations des années 1970 et les loufoqueries surréalistes du monde médiatique des années 1980. En 2020, le voici à nouveau si nécessaire dans un monde qui se renferme progressivement dans une complainte brutalement identitaire…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (07 mars 2020)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
L'humour décalé devant un pianocktail.
Boris Vian.
Jean Daniel.
Claire Bretécher.
George Steiner.
"Erectus" de Xavier Müller.
Jean Dutourd.
Dany Laferrière.
Amin Maalouf.
Michel Houellebecq et Bernard Maris.
Albert Camus et "Le Mythe de Sisyphe".
Philippe Bouvard.
Daniel Pennac.
Alain Peyrefitte.
"Les Misérables" de Victor Hugo.
André Gide, l’Immoraliste ?
Je t’enseignerai la ferveur.
Lucette Destouches, Madame Céline pour les intimes…
René de Obaldia.
Trotski.
Le peuple d’Astérix.
David Foenkinos.
Anne Frank.
Érasme.
Antoine Sfeir.
"Demain les chats" de Bernard Werber.
Bernard Werber.
Freud.
"Soumission" de Michel Houellebecq.
Vivons tristes en attendant la mort !
"Sérotonine" de Michel Houellebecq.
Sérotonine, c’est ma copine !
Françoise Sagan.
Jean d’Ormesson.
Les 90 ans de Jean d’O.


Boris Vian

 


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10 réactions à cet article    


  • rita rita 9 mars 10:27

    Tout a fait le visage de Macron, avec le talent en plus !


    • vesjem vesjem 9 mars 11:38

      c’est pas un frère (ou le père, ou le sosie ) de macron ?


      • vesjem vesjem 9 mars 11:39

        sans t’avoir lu, je me suis fait la même réflexion


        • vesjem vesjem 9 mars 11:40

          peut-être alors , ils sont de la même « famille » ?


          • JL JL 9 mars 12:02

            Article assez complet. Mais il manque ça : La java des bombes atomiques

             

             De Boris Vian, ma citation préférée : « N’importe quoi, sauf la vérité. Il n’y a que ça qui ne se vend pas. »

             

             Comme dit Rita, la ressemblance physique avec Macron est stupéfiante.


            • velosolex velosolex 9 mars 14:25

              Ado , je vouais un culte à Boris. J’avais même lu ces chronique de jazz à une époque où je n’aimais pas le jazz !....Maintenant j’adore le jazz mais je ne lis plus Boris. Les livres qu’on lit qui nous émerveillent qui nous fascinent à un moment de la vie sont en conjonction à la fois avec nous, et avec l’époque. 

              J’aurais mis « L’écume des jours » et « l’automne à Pékin » à l’époque parmi la liste des livres qui m’avaient le plus marqué. Une liste qui évolue au fil du temps. Exit aussi Henry Miller, et même Celine, et Kerouac, les héros de ma jeunesse. Est resté Rimbaud, tous les classique que j’aimais, et que j’ai relu : Gulliver de swift, Don Quichotte de Cervantes, et Dickens. J’ai relu avec grand plaisir « La montagne magique de Thomas Mann Et quelques auteurs que peu de personnes connaissent, comme Leo Perutz. » Le cavalier suédois« par exemple.

              Mais non, Vian, même si c’était un type chouette, la musique s’est éteinte ; Me reste tout de même quelques poésies toutes simples comme l’oiseau et la locomotive. Savez vous aussi que la chanson du déserteur a été remanié suite à des menaces et à des risques de censure. La fin initiale du poème était à peu près celle ci » 

              « Si vous me condamnez,

              Prévenez vos gendarmes

              Que j’emporte des armes

              Et que je sais tirer. »


              • velosolex velosolex 9 mars 14:48

                Sinon l’article est bon, et je l’ai plussé, irrité par la note. Quoique je n’y accorde pas d’importance, elle est révélatrice de la bêtise de certains, qui pour une raison qui m’échappe décide de faire d’un auteur une tête de turc, un révélateur de leur mesquinerie.

                Un phénomène récurrent ici, qui met en évidence des phénomène de harcèlement, et de bouc émissaire à la meute. Je n’aime pas toujours les articles de Rako, comme on dit pour faire court, mais je refuse de me raccourcir aussi la cervelle.

                Chaque article est indépendant des autres, et c’est la seule valeur de la critique qu’on peut avoir.


                • keiser keiser 9 mars 20:06

                  @velosolex

                  « Je n’aime pas toujours les articles de Rako, comme on dit pour faire court, mais je refuse de me raccourcir aussi la cervelle. »

                  Pareil, je ne comprends pas la note de cet article.
                  Je suis rarement d’accord avec Sylvain mais quand je le suis je le dis. smiley

                  Boris Vian a marqué mon adolescence et il était source de remontrance de la pat de ma famille, qui le qualifiait de drogué alors qu’il était parfaitement clean.
                  Quel dommage qu’il soit mort si jeune et en plus, pendant la projection de justement : « j’irais cracher sur vos tombe » dont il désapprouvait l’adaptation.
                  Mais il fallait qu’il règle une grosse dette d’impots.
                  Car il disait : « Les impôts ce n’est pas fait pour être payé » 
                  Par contre, je n’ai jamais pu finir « l’écume des jours. »


                • foufouille foufouille 9 mars 21:28

                  @keiser

                  il publie tous les jours automatiquement et est souvent assez lèche cul ..........


                • keiser keiser 10 mars 08:40

                  @foufouille

                  « il publie tous les jours automatiquement et est souvent assez lèche cul. »


                  Je doute un

                  peu de la réalité du personnage « Sylvain » qui ne répond jamais.
                  Je pense que c’est plutôt une entité politique, une espèce de think tank de droite tendance Jupéiste.
                  Rien que le fait qu’il publie plus vite que son ombre est déjà suspect.
                  Ou alors ... il a plusieurs « petites mains » à sa disposition.
                  Genre chinois qui écrivent dans sa cave, contre un bol de riz et un visa touristique.  smiley

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