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Brisons les chaînes avec Sidney Poitier (1927-2022)

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Affiche française du film « Devine qui vient dîner... » (1967) de Stanley Kramer, avec Sidney Poitier.

Alors bien sûr, Sidney Poitier, dans la mémoire collective, c’est Dans la chaleur de la nuit (1967, signé Norman Jewinson et… Quincy Jones à la musique, excusez du peu !), face à un Rod Steiger, bon mais sacrément cabotin. À tel point que le maestro italien Sergio Leone, pour son Il était une fois la révolution (1971), demandera à ce dernier de la mettre un peu en veilleuse, question soupe à la grimace, face au flegmatique, taciturne et classieux James Coburn ; less is more, c’est bien connu, à savoir que moins on en fait, mieux c’est. C’est également Devine qui vient dîner… (1967), réalisé par Stanley Kramer.

Mais, selon moi, dans la lignée des films sur le racisme qui ont mis en avant, au passage, la minorité noire aux États-Unis et à Hollywood, en ce qui concerne la filmographie de cet acteur, premier comédien noir a remporté l’Oscar du Meilleur acteur avec Le Lys des champs (1964) et ayant ouvert la voie comme on le sait à bon nombre d’acteurs afro-américains par la suite (Pam Grier, Morgan Freeman, Laurence Fishburne, Eddie Murphy, Wesley Snipes, Denzel Washington, Forest Whitaker, Samuel L. Jackson, Will Smith, Jamie Foxx, Chiwetel Ejiofor et tant d’autres), je vois un film qui se détache particulièrement du lot, parce que sec et tendu comme un arc, serti d’un magnifique noir et blanc, c’est La Chaîne (1958, The Defiant Ones) de Stanley Kramer aussi - j’ai vu ce long métrage un soir par hasard, il y a quelque temps, sur Arte. C’est vraiment un « grand petit film », prenant du début à la fin, nous enchaînant de par sa trame toute simple et efficace, puis par moments des plus poignants (son final). Et pas trop long, pas trop bavard, le bon tempo, la bonne durée (1h36). Bref, je vous le conseille !

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Image extraite du film « La Chaîne » (1958) de Stanley Kramer, avec Sidney Poitier et Tony Curtis.

Dans le Sud des States, deux prisonniers, un Blanc (Tony Curtis, excellent comme d’habitude) et un Noir (Sidney Poitier), s’évadent mais n’arrivent pas, malgré leurs efforts, voire leur rage, à briser la chaîne qui les lie. Or, ces deux lascars sont profondément racistes l’un envers l’autre, se détestant ouvertement, car animés par moult préjugés sur leurs communautés respectives. Ils passent une bonne partie du film comme ça, inéluctablement attachés. Finissant même par coopérer pour survivre, en volant notamment. Pourchassés, au risque d’être pendus par des villageois se mettant à les traquer comme des bêtes, ils finiront chez une (jolie) femme (Cara Williams) vivant seule dans une ferme, délaissée par son mari et élevant seul son fils, celle-ci arrivant, enfin !, à briser leur chaîne. S’amourachant du Blanc, cette femme choisit d’indiquer un mauvais chemin à prendre au Noir, conduisant à un marais. Apprenant soudain cela, le Blanc la quitte pour prévenir son pote. Mais, ratant tous deux un train en marche qui leur aurait permis de quitter l’Etat, ces deux évadés finissent, hélas, entre les mains de leurs poursuivants.

Les deux acteurs n’en font jamais de trop : Curtis y est épatant, Poitier aussi. Noah Cullen (Sidney) et John Jackson (Tony) sont deux personnages forts, du genre de ceux qu’on n’oublie pas. Steven Spielberg, qui est loin d’être un manchot à la caméra, dira de ce cinéaste trop méconnu qu’est Stanley Kramer (1913-2001) qu’il était un « visionnaire incroyablement talentueux » et un « de nos grands cinéastes, pas seulement pour l’art et la passion qu’il a mis à l’écran, mais pour l’impact qu’il a eu sur la conscience du monde. » Au vu de cette puissante Chaîne, on ne peut que lui donner raison.

Sidney Poitier, aussi, de toute évidence a eu un impact sur la conscience du monde, en luttant, à sa façon, sans violence contre le racisme et les clichés autour de la couleur de peau. « Nous avons perdu une icône, un héros, un mentor, un combattant, et un trésor national », dixit le vice-Premier ministre des Bahamas, Chester Cooper, sur sa page Facebook. Il fut, à son époque, avec l’acteur et chanteur Harry Belafonte, la première star noire à connaître une audience internationale. Quel parcours étonnant que celui de Sidney, avec son patronyme français Poitier, découlant de ses origines haïtiennes. Cet acteur et réalisateur américano-bahaméen (20 février 1927, Miami (Floride) - 6 janvier 2022, Los Angeles), né d’une union entre un planteur de tomates, Reginald James Poitier, et Evelyn Outten, s’est montré très tôt passionné par le cinéma, il rejoint son frère aux Etats-Unis pour se lancer dans le théâtre. Puis, il deviendra élève du prestigieux Actors Studio dont il paie les cours en étant concierge. Sa filmographie compte une cinquantaine de films en tant qu’acteur et une dizaine en tant que réalisateur (son plus marquant étant Uptown Saturday Night, 1974). Il décroche son premier rôle au cinéma avec La Porte s’ouvre (1950) de Joseph L. Mankiewicz, film avec Richard Widmark abordant déjà le thème du racisme (il s’agit d’un conte violent contre la haine raciale, où il incarne un médecin, métier qu’il retrouvera par la suite), et sa dernière apparition au cinéma datait de 1997 avec Le Chacal, film d’action basique de Michael Caton-Jones, où il joue, certes vieilli, mais toujours élégant, en costard-cravate, aux côtés de Bruce Willis et de Richard Gere.

Si Sidney Poitier a raté l’Oscar du Meilleur acteur avec le thriller La Chaîne, pour lequel il était nommé (au final, en 1959, ce film remportera, à la 31e Cérémonie, l’Oscar de la Meilleure photo et celui du Meilleur scénario original), Sidney Poitier obtiendra cette prestigieuse récompense en 1964 avec Le Lys des champs, où il interprétait, sur fond de fable progressiste, le rôle d’Homer Smith, un homme à tout faire itinérant, qui tombe, dans le désert de l’Arizona, sur cinq nonnes allemandes qui lui demandent de construire une chapelle. Très ému en recevant la statuette dorée à 37 ans, l’acteur déclarera : « Le voyage a été long pour en arriver là.  » En effet, à l’époque, et comme le rappelait récemment sur France Info, suite à son décès à l’âge de 94 ans, le critique de cinéma au Monde Samuel Blumenfeld, cette récompense « résonne comme un coup de tonnerre dans un pays, les États-Unis, qui sont encore largement ségrégationnistes. » Eh oui, il faut savoir que l’acteur star Tony Curtis, qui était soucieux également d’accompagner ce combat-là (faire reconnaître et soutenir les talents des Afro-Américains aux États-Unis), avait dû se battre en 1958 pour que le nom de Sidney Poitier figure à côté du sien sur l’affiche promotionnelle du film La Chaîne.

Avec Devine qui vient dîner… (1967), qui est véritablement le film emblématique de sa carrière cinématographique avec La Chaîne (1958) et Dans la chaleur de la nuit (1967), où il joue dans une petite ville du sud un policier accusé de crime à cause de sa couleur de peau, le tout accompagné par la bande originale à dominante blues composée par Quincy Jones, avec pour chanson-titre In The Heat Of The Night portée par Ray Charles, Sidney Poitier fait figure de gendre idéal, il est beau, toubib reconnu mais… Black. Tout le canevas du film repose là-dessus : Joey Drayton (Katharine Houghton), fille d’un couple d’intellectuels blancs bourgeois (Katharine Hepburn et Spencer Tracy), décide de leur présenter leur fiancé (Sidney Poitier), un jeune docteur, lors d’un dîner. Mais, ce fameux soir, grosse surprise de la part de son père et de sa mère, le futur mari de Joey est Noir, ce que la jeune fille avait omis de leur signaler (à préciser que l’acteur Poitier a connu la même situation que le personnage qu’il interprète, il a épousé une femme blanche, Joana Shimkus, connue notamment pour son apparition dans Les Aventuriers, 1967, et avec qui il aura deux filles). Et, même si les parents de Joey se veulent très libéraux en ayant élevé leur chère fille dans le refus du racisme, soudain mis devant le fait accompli, leur surprise s’accompagne quand même d’un certain embarras, se retrouvant bientôt poussés dans leurs propres retranchements et contradictions. Même si la mère se targue tout de même de n’avoir jamais dit à sa progéniture « Garde-toi bien d'épouser un nègre.  »

La trame est forte, à portée universelle, très inspirante, une humoriste hexagonale comme Muriel Robin s’en souviendra, manifestement, quand elle fera en 1988 son sketch bien connu Le Noir, extrait : « Si ça me gêne ? Alors là pas du flou... pas du plou... pas du flouchlouplou... S’il est noir, c’est qu’il a de bonnes raisons de l’être... Mais dis-moi un petit peu, il est noir noir noir ou noir un peu ... un peu blanc ? Ah, noir noir, complètement noir..... Oui... on est pas dans la merde...  » Le film avec Sidney Poitier remporte un immense succès mais d’aucuns, se voulant radicaux façon Malcolm X, reprochent alors à l’acteur d’être trop lisse, trop propre sur lui, cadre supérieur ayant réussi (médecin) donc vendu au système marchand, capitaliste. Bref, on lui reproche de passer pour un simple faire-valoir au service des wasps ; il est ni plus ni moins désigné comme « le nègre de service », un « fantasme pour blancs ». En France, par exemple, suite à la diffusion du film à la télévision en février 1977, des débats dans le cadre de l’émission des Dossiers de l’écran focaliseront sur l’idée que ce long métrage à message humaniste reposait trop sur un fait exceptionnel, à savoir qu’un homme noir puisse devenir brillant médecin et professeur de médecine en 1967 aux Etats-Unis, et que ça faussait quand même la tournure générale : du fait de sa réussite sociale éclatante, cet homme pouvait être, in fine, accepté assez facilement par les parents blancs de sa promise. Ce qui n’est pas complètement faux mais, avouons-le, c’est tout de même voir les choses par le petit bout de la lorgnette.

Car si, en effet, Sidney Poitier fut, toute sa vie durant, un homme posé, smart et modéré pour défendre sa communauté et les droits civiques en général (la communauté des hommes, avec le respect pour chacun, quelle que soit sa couleur de peau), façon grosso modo le sage Martin Luther King, il n’en a pas moins été un formidable porte-drapeau pour montrer l’exemple, en servant comme modèle, à ses frères et sœurs noirs, en leur disant que c’est possible de réussir - de ne plus être éternellement flic, voyou ou paumé, mais médecin renommé, par exemple -, afin de s’élever socialement et ainsi faire bouger les lignes pour lutter contre les idées reçues à propos de la communauté noire. D’ailleurs, cette idée a fait depuis, comme on le sait, son petit bonhomme de chemin et a porté ses fruits ; il existe de nos jours, et c’est tant mieux, beaucoup de modèles noirs, évoluant dans des catégories sociales variées, auxquels la jeunesse peut s’identifier. À n’en pas douter, Poitier fut ainsi un pionnier de la cause noire à Hollywood, du temps, à la fin des années 1960, où cette Cité des Anges avait encore un fort impact sur les mentalités et la vie des gens, et donc partout ailleurs. Aussi, que l’on soit blanc, noir, métisse ou arc-en-ciel, merci cher Sidney, du fond du cœur, pour ton apport sociétal, via le septième art.

Et toutes les récompenses que cet acteur talentueux a récoltées au fil du temps (l’Oscar en 1964 certes, mais aussi l’Oscar d’honneur en 2002 pour « ses performances extraordinaires, sa dignité, son style et son intelligence », à la 74e cérémonie des Oscars au cours de laquelle, soit dit en passant, Denzel Washington devenait le second acteur afro-américain à recevoir l'Oscar du meilleur acteur avec sa performance dans Training Day : « Je n'arriverai jamais à votre hauteur et j'inscrirai toujours mes pas dans les vôtres », ainsi que bien sûr, en août 2009, la remise de la prestigieuse Médaille présidentielle de la Liberté, la plus haute distinction civile américaine, par le président Barack Obama) ne sont qu’amplement méritées.

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Sidney Poitier recevant la Médaille présidentielle de la Liberté des mains de Barack Obama, président des Etats-Unis, en 2009. (Jason Reed/Reuters)

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8 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Schrek 8 janvier 08:35

    mais qu’est-ce qu’il fout, le Rakoto ?

    il est pas malade, j’espère ?


    • Djam Djam 8 janvier 13:46

      @ Vincent Delaury

      Bon, au moins on saura que Sydney Poitiers est mort ! et on saura aussi que vraisemblablement votre culture cinéma embrasse le ciné yankee et rien d’autre. 

      Dommage, parce que s’il est vrai que S. Poitiers a été un bon acteur du cinéma américain, il a surtout été l’outil utile d’une Amérique qui, comme pour tout, utilise les gentilles victimes du méchant système pour créer tout bêtement des nouvelles idéologies propices à la manipulation ensuite.

      En clair, Poitiers à bien vécu, à bien servi (dans tous les sens du terme) mais il n’était pas incontournable. Qui l’est d’ailleurs ? 

      Le cinéma américain n’est rien d’autre qu’une monstrueuse industrie dont les financiers, producteurs et réalisateurs ne visent qu’une chose : divertir (c.à.d. dévier du droit chemin), abrutir, hypnotiser, fasciner. Rien que des comportements utiles au dressage des masses.

      Un petit rappel mâtiné de cocorico en passant : c’est un français qui a inventé le cinéma (Léon Gaumont) suivi des fameux frères Lumières qui améliorèrent l’animation de l’image. Egalement une femme française, Alice GUY (que Jodie Foster à réhabilitée récemment !) qui fut la toute 1ère scénariste au monde... récupérée par les yankees comme toujours, puisqu’en France on a cette sale habitude de ne jamais soutenir les authentiques créatifs ingénieux.

      On rappelera aussi en passant que le grand cinéma, au sens divers, fouillé, exigeant, surprenant, non standardisé quoi, est européen (français, suédois, italien, espagnole, portugais...), asiatique (japonais, coréen...). Les USA passent leur vie à piller les inventions et les idées des autres. 

      Poitiers à, heureusement pour lui, au moins travaillé pour un cinéma américain qui n’abreuvait pas encore le monde de sa violence gerbatoire et de ses idéologies mondialistes pourries.


      • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 9 janvier 09:42

        @Djam

        « Les USA passent leur vie à piller les inventions et les idées des autres. »

         

        Ils ont cependant laisser filer à l’étranger deux belles inventions US, à savoir le réacteur Pantone et le Gaz de Brown.


      • Vincent Delaury Vincent Delaury 9 janvier 13:21

        @Djam Hello. Vous généralisez de trop, selon moi, concernant le cinéma américain, il ne se réduit pas qu’à l’industrie du spectacle, à Hollywood, aux majors et à l’abrutissement des masses.

        N’oubliez pas des exceptions, comme Kubrick, et notamment le Nouvel Hollywood ! L’âge d’or des seventies aux States, où soufflaient encore un vent de liberté et un esprit indépendant ; que l’on pense à des Scorsese, Michael Cimino, Coppola, Monte Hellman, John Cassavetes, Terrence Malick, Sam Peckinpah, Brian de Palma, John Carpenter, Jerry Schatzberg, Arthur Penn, Robert Mulligan, Dennis Hopper, Hal Hashby, Romero et autres William Friedkin.

        Et, de nos jours, même s’il est globalement mauvais et adolescent (les superhéros à la pelle, sans âme), il existe encore aux USA quelques irréductibles, indépendants, qui font toujours du cinéma ambitieux. Avec une volonté artistique. 
        Des noms ? Scorsese toujours. Puis Quentin Tarantino, Sofia Coppola, Michael Mann, David Fincher, Clint Eastwood, Spike Lee, Harmony Korine, Spielberg, Kathryn Bigelow, Abel Ferrara, Wes Anderson, Paul Thomas Anderson, Jim Jarmusch. Liste pas dégueue, tout de même. smiley
        Cdlt, 
        VD 


      • Djam Djam 10 janvier 18:27

        @Daniel PIGNARD
        Tout juste ! merci pour l’ajout qui modère à juste titre mon commentaire smiley


      • Djam Djam 10 janvier 18:35

        @Vincent Delaury

        Vous avez tout à fait raison, la généralisation est un peu légère smiley
        En revanche, je voulais rappeler mine de rien que les réalisateurs « américains » que vous mentionnez, et que j’admire réellement pour leur sacré talent, sont majoritairement des européens... à la base... smiley

        Merci pour vos ajouts pertinents...


      • chat maigre chat maigre 13 janvier 19:32

        merci Vincent.

        je connaissait évidemment Sidney Poitier mais étant né en 75 j’étais un peu passé à coté et je n’avais pas pris la mesure de son empreinte dans l’évolution de la cause noire aux USA et dans le monde.

        je rajoute à la liste Jamie Foxx oscar du meilleur acteur en 2005 pour son interprétation de Ray Charles dans le film Ray qui lui a aussi rendu un brillant hommage.

        il a fait réécrire une scène dans un film policier où il fait équipe avec un policier blanc raciste, dans cette scène il était giflé par un blanc et il a fait rajouter le fait qu’il lui rende une gifle en retour, c’était déjà énorme pour l’époque mais il a en plus fait rajouté par contrat que cette scène ne pouvait pas être coupée.

        à cette époque les acteurs noirs étaient cantonnés à de petits rôles qui n’influençaient pas trop l’histoire du film car on coupait coupé carrément les scènes où ils apparaissaient pour les projections dans les états du sud afin d’éviter les émeutes...quand on y repense ça nous semble irréel de nos jours.

        c’est aussi le premier acteur noir à avoir embrassé une femme blanche au cinéma, à une époque où les enfants noirs n’avaient pas le droit d’aller dans les écoles réservées au blanc.

        moi, ça me rend optimiste et quand je vois le chemin parcouru je me dis qu’on peut encore le changer et l’améliorer notre monde.

        par contre, personnellement je le vois plus comme un Gandhi noir qu’un Martin Luther King mais après tout Martin Luther King était un admirateur de Gandhi dont il s’est inspiré. Il a d’ailleurs fait un voyage en Inde en 1959 pour approfondir sa connaissance du Satyagraha, « attachement ferme à la vérité » en sanskrit, principe de contestation et de résistance à l’oppression civile que Gandhi a instauré.

        à l’époque du « black lives matter », j’ai du mal à comprendre pourquoi nos médias en parlent si peu...peut être la peur du consensus !!!

        car même les plus raciste finissent par avoir du respect et de l’empathie pour un personnage comme cela, alors que si c’est un malfrat noir qui prend du plomb car il refuse d’obtempérer on peut garder la division.

        Et en médiatisant à outrance ce genre de fait divers, on caresse les communautaires noirs dans le sens du poil d’une main et on caresse les racistes de l’autre main.

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