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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Buzz, culture et cinéma

Buzz, culture et cinéma

Le buzz, encore et toujours le buzz…. Si vous ne faites pas le buzz,vous n’existez pas , de plus vous êtes condamné à en refaire un régulièrement si vous ne voulez pas être oublié aussitôt votre moment de gloire, pardon de buzz passé, l’internaute moyen a ceci de commun avec le poisson rouge c’est qu’il n’a pas de mémoire à long terme et donc tel le koi dans son bocal qui oublie son passé au bout de trois secondes, le buzz s’il n’est pas alimenté se meurt au bout de quelques jours, voire quelques heures.
Je rappelle à toutes fins utiles à ceux qui débarquent sur la planète médiatico-internet que le buzz est à l’origine une technique de marketing consistant à faire du bruit autour de quelque chose, un évènement ou un objet, pour faire parler de celui-ci et non pas comme pourrait le penser certains sournois, une maladie débilitante se propageant par le biais d’internet.

Certains producteurs et/ou présentateurs de télévision ont très bien compris que pour exister vis-à-vis d’un certain public, il fallait exister sur la toile, donc qu’il fallait faire le buzz ! On pourrait tout à fait par hasard, mais alors vraiment par hasard, hein… prendre l’exemple d’un animateur sévissant sur une chaîne du service public, avec une émission de grande écoute en seconde partie de soirée le samedi soir, animateur assisté de deux pitbulls en guise de chroniqueurs. Bien sur vous aurez reconnu les ci-devants de l’émission Tout le monde en parle, Laurent Ruquier et ses Ruquettes, les deux Eric, Zemmour et Naulleau.

Il faut reconnaître ce qui est, Ruquier sait animer une émission à vocation culturelle, choisir ses chroniqueurs et ses invités et ne pas tomber dans le piège qui est un des grands dangers qui guette la télévision lorsque celle-ci veut faire de la culture : le chiatique. On ne sait pas très bien pourquoi mais c’est comme ça, lorsque la télévision décide de faire de la culture, c’est chiant : les sujets sont chiants, les invités sont chiants, l’animateur est chiant ! Ruquier lui, réussit, pas toujours, mais presque et ce malgré la longueur de son émission, à captiver son auditoire en cela secondé efficacement par les deux Eric. Et puis , cerise sur le gâteau les deux chroniqueurs font régulièrement le buzz ! Souvent aux dépens de l’un ou l’autre invité sur le plateau et principalement des inconscients qui non seulement osent faire publier un bouquin mais en plus, ont l’inconscience de venir en faire la promotion sur le plateau de Tout le monde en parle. A se demander comment Ruquier arrive encore à trouver des invités parmi les écrivains. A moins que le masochisme soit une pratique beaucoup plus répandue qu’on ne pourrait le croire.

Dernier exemple en date, ce samedi dernier 2 octobre pour une fois ce n’est pas un écrivain qui a été la victime des deux chroniqueurs critiques, mais l’actrice-réalisatrice Isabelle Mergault dont le principal talent réside dans le zozotement et l’amitié qui la lie à Laurent Ruquier. Pour voir de quoi il retourne exactement, regardez sur le Net, ça fait le buzz. Dépêchez vous quand même, l’exposition de photos de Larry Clarck et ses ados fricoteurs va probablement supplanter les autres buzzs durant la semaine à venir.
On critique souvent Zemmour et Naulleau en les soupçonnant de chercher le buzz de façon systématique, mais ect-ce bien le cas ?
Ne faut-il pas admettre qu’ils disent peut-être tout haut ce que d’autres disent également mais que personne n ‘écoute puisqu’ils n’ont pas accès aux médias. A savoir, oser dire à la télévision lors d’une émission dite « culturelle » de grande écoute et en s’adressant à l’auteur, à l’acteur, au réalisateur, présents, votre bouquin, pièce, film est nul, mauvais, mal écrit, ennuyeux, affirmer que sur une rentrée littéraire comprenant 700 titres, à peine 10% de ceux-ci valait le papier sur lesquels, ils ont été imprimés et que tout le reste donc est avant tout une catastrophe écologique au niveau de la déforestationetc, etc,etc….ést certainement un pari risqué, quoique.

Il y a peu de risque de se tromper en vérité. 90 % de la production cinématographique française est nulle, mauvaise, chiante bref c’est de la pellicule gaspillée, plus grave encore quand on songe à l’emploi plus justifiable que l’on pourrait faire de ces subsides galvaudés, gaspillés sur l’autel du snobisme pseudo-intellectuel des milieux artistiques, principalement parisien de la Métropole . Il ne faut pas se voiler la face, nombre de ces films n’auront lors de l’exploitation en salle pas plus de deux à trois cent mille spectateurs et ce malgré les passages promotionnels répétés et condescendants dans différentes émissions de télévision allant des journaux télévisés aux talk-shows animés par d‘indécrottables fayots aux ordres. Le cinéma français sait comme nul autre être particulièrement chiant « chiant », pour la simple et bonne raison que trop de réalisateurs et trop d’acteurs de ce microcosme se prennent au sérieux, oubliant d’un coup que le spectateur lambda qui paye sa place, désire avant tout passer un bon moment.
Le public est las des films prise de tête, las des films comiques qui n’ont d’humoristique que le titre, le cinéma français est en crise, qui aura le courage d’aller à contre courant et d’y remédier ?

En ce qui concerne le film d’Isabelle Mergault, actuellement dans les salles, faites des économies, attendez qu’il passe en télévision, son niveau ne dépasse pas celui d’un téléfilm et encore pas des meilleurs.
Une des répliques « culte » du film est « Avec Gérard, le coup est parti tout seul », faut croire que la réalisation aussi….



 

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