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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > « CHAPLIN » & Maxime D’Aboville au Théâtre Montparnasse

« CHAPLIN » & Maxime D’Aboville au Théâtre Montparnasse

Au théâtre Montparnasse vient de débuter un spectacle qui s’annonce d’emblée comme l’un des grands succès de la saison théâtrale… tant son « sujet » est au cœur du patrimoine mondial, tant la mise en scène y est développée avec tact et pertinence, tant l’interprétation se confond avec l’imaginaire du spectateur !

Oui, Maxime d’Aboville est bel et bien Sir Charles Spencer Chaplin sans qu’il y ait d’ailleurs la moindre nécessité d’imiter ou de parodier le célèbre acteur !

Celui-ci va traverser le vingtième siècle en affrontant ses vicissitudes dont il tirera profit artistique, sociologique voire philosophique sous le masque d’un personnage inventé intuitivement dans la fébrilité des débuts du jeune comédien sommé de faire rire par la production.

A quelques instants privilégiés, Maxime quittera l’incarnation de Sir Chaplin pour endosser la panoplie conceptuelle de Charlot de façon à être en pleine osmose avec la « Mascotte » universelle devenue si populaire… pour le plus grand régal des spectateurs, ici présents, au XXIème siècle !

C’est de sa mère que l’artiste pense avoir hérité du talent hors pair à observer l’expression des visages de façon à pouvoir en rendre, avec grâce, le fond de l’âme ! Face à cette mère, considérée peu à peu comme folle par son entourage, Charles entretenait une relation intime de grande tendresse, comprenant ainsi celle-ci au mieux via leur communication favorite en un « face à face » hors du commun.

Par ailleurs, Les Etats-Unis constitueront pour lui la meilleure et la pire des opportunités ayant jalonné sa carrière professionnelle. En effet, véritable prescriptrice initiale de sa notoriété à travers le monde, l’Amérique se retournera contre lui avec l’acharnement infernal concomitant à cette fameuse période de « chasse aux sorcières ».

Sur la scène parnassienne, une pléiade de pépites gravitent autour du grand homme ayant immigré avec sa famille en Suisse à la fin de sa vie.

Véritable plaisir d’assister à un ballet chorégraphique fortement imprégné d’une époque où le cinéma muet parlait directement aux sentiments les plus différenciés.

C’est bien sûr l’Amour qui, ici, comme il se doit, mène la valse des proximités féminines à chaque fois spécifique et personnalisée où Béatrice Agénin, Linda Hardy, Coralie Audret & Alexandra Ansidei répondent avec grande justesse, classe et sensualité.

La pièce de Daniel Colas est, de toute évidence, promise au plébiscite de tous les publics.

Sa mise en scène échappe à la simple chronologie pour mieux s’épanouir dans la vérité contradictoire de l’Art en quête de perfectionnisme à la hauteur du témoignage.

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Un certain Charles Spencer CHAPLIN

CHAPLIN un certain Charles Spencer - **** Theothea.com - de & mise en scène Daniel Colas - avec Maxime d’ABOVILLE, Béatrice AGENIN, Linda HARDY, Benjamin BOYER, Xavier LAFITTE, Adrien MELIN, Coralie AUDRET, Alexandra ANSIDEI, Thibault SAUVAIGE & Yann COUTURIER - Théâtre Montparnasse


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