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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Chefs d’oeuvre du 7ème art - Amadeus

Chefs d’oeuvre du 7ème art - Amadeus

En 1823, se sentant responsable de la mort de Mozart trente ans plus tôt, Antonio Salieri tente de se suicider. Incarcéré, il se confie à un prêtre. Tout débuta lorsque Salieri entendit parler de Mozart pour la première fois. Il était alors compositeur officiel de la cour de Vienne et décida de le rencontrer à Salzbourg. Salieri découvrit ce jeune musicien, adolescent paillard et scatologique, dont le comportement, qu'il jugeait hautement révoltant, tranchait singulièrement avec sa musique et son indéniable talent artistique. Salieri comprend rapidement que ce jeune surdoué arrogant constitue une réelle menace. Bien qu'il admire le génie de Mozart, il tente par tous les moyens de l'évincer...

Cet absolu chef d'œuvre signé Milos Forman – lequel vient tout juste de partir aux cieux – conte le combat fratricide et souterrain mené par un chambellan soumis à l'autorité contre un pur génie de la grande musique, l'immense Mozart, génie adulé dès le plus jeune âge et qui connaitra un sort funeste et une mort prématurée.

A la cour autrichienne tirent en coulisses les ficelles quelques prélats et autres serviteurs de dogmes, notamment sur le plan musical, et ce Salieri, tâcheron en poste démodé par ce jeune Amadeus, s'essaie à censurer ou à limiter la liberté artistique d'un authentique génie novateur. Les combats conduits par Mozart attaquent bille en tête la bigoterie, et font plus que flirter – il l'était – avec la franc-maçonnerie, dont il se défera sur le tard. L'enlèvement au sérail une authentique ode à Lucifer – la Reine de la Nuit ! La flute enchantée est comme une déclaration de guerre au bon gout, et

TROP DE NOTES, lui rétorquent les médiocres, ne pouvant attaquer la richesse virtuose de la partition, mais jamais Amadeus ne met pied à terre, lui est prêt à tout pour suivre cette œuvre colossale, énorme, majestueuse, lui le filou vulgaire a Dieu avec lui, l'inspiration lui vient vraiment d'en-haut et d'ailleurs ira jusqu’à le dévorer. Don Giovanni, authentique déclaration d'amour à un père absent, lui permettra au dernier acte de se juger lui-même, la statue du Commandeur le fera vaciller, lui Don Juan amoral se pensant au dessus de Dieu se fera in fine rattraper, et le sublime opéra s'achèvera sur ca, cette mort, ce génie qui tombera dans les flammes de l'enfer.

Construit comme un thriller musical commençant par l'aveu du criminel Salieri s'auto-accusant du meurtre de Mozart, Amadeus, sublimement mis en images par Forman, nous plonge dans la vie impétueuse et tumultueuse d'un artiste libre qui s'en va entrer en lutte et contre ses démons et contre un pouvoir qui tente de le corseter et qu’il finira par fuir contre ses intérêts ici-bas.

Chassé de la cour, malade, abandonné, l'immense Mozart continuera jusqu’à son dernier souffle à composer et sa vie s'achèvera sur son œuvre la plus bouleversante, ce Requiem pour lequel il va lutter de toutes ses forces restantes afin de s'élever vers Dieu, ce Dieu qui toute sa vie durant lui a donné son inspiration, contre lequel il ricana tant par le passé, et qu’il re-trouvera aux tous derniers jours.

Admirablement interprété, couvert d'oscars, récompensé par un triomphe planétaire, cet Amadeus, le meilleur film à mon sens de son auteur, est une déclaration d'amour à la fois à la grande musique et à un de ses plus grands compositeurs. Une œuvre bouleversante et inoubliable.


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48 réactions à cet article    


  • cassini 16 avril 17:56

    Salieri incarcéré, même dans le film, v’la aut’ chose. 




    • Fergus Fergus 16 avril 20:09

      Bonsoir, Christophe

      « un absolu chef d’œuvre »

      Rien à ajouter, tout est dit en ces quelques mots.


      • Fergus Fergus 16 avril 20:15

        Un petit rappel cependant : Pouchkine a pris des libertés avec la liberté historique car ce n’est évidemment pas Salieri déguisé en commandeur qui a commandé le requiem à Mozart, mais le comte Walsegg zu Stuppach pour son épouse décédée. Quant à la finalisation du requiem, laissé inachevé par Mozart, elle est principalement due à deux de ses élèves, Eybler et SussMayr.


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 16 avril 20:27

        A quand un film sur le génie des génies. JS Bach ...ok sa vie n’a pas été rock’n’roll...mais putain...


        • velosolex velosolex 17 avril 15:03

          @Aita Pea Pea
          Perso, j’aime beaucoup aussi le père Haydn. Les shymphonies 2,7,8, le matin, le midi le soir. Et puis celle dite « le philosophe ». On y trouve une certaines sérénité, et cette fluidité qui marquera Mozart. Bach, je vous l’accorde, c’est la quatrième dimension. 

          J’ ai au moins cinq versions des variations goldberg,et davantage sur les suite pour violoncelle. Il me semble que depuis, on n’a pratiqué que la tronçonneuse. C’est un mot bien sûr. Le jazz me va à ravir. On y retour l’esprit d’allégresse propre au baroque

        • Fergus Fergus 17 avril 19:12

          Bonsoir, velosolex

          Les symphonies 6, 7 et 8 sont de fait très réussies, mais elles n’ont, à mon avis, pas grand chose à voir avec les créations ultérieures : les symphonies « parisiennes » et toutes celles qui ont suivi, des magnifiques 88 et 89 jusqu’aux « londoniennes », avec une mention particulière pour les 92, 93, 94, 96, 97, 100, 101, 103 et 104. Et bien sûr la superbe symphonie concertante pour violon, violoncelle, hautbois, basson et orchestre. Sans oublier les deux merveilleux concertos pour violoncelle.

          Haydn est à mes yeux l’un des plus grands compositeurs classiques avec évidemment Bach, Mozart et Beethoven, juste devant une « 2e division » regroupant Vivaldi, J. Stamitz, Schubert, Mendelssohn, Dvorak, Tchaïkovski. 

          Personnellement, j’apprécie également beaucoup les Variations Goldberg du grand JS Bach. Nettement moins les suites pour violoncelle seul dont je me lasse assez vite malgré leur évidente richesse. De Bach, ce que je préfère, ce sont les concertos brandebourgeois, les concertos pour violon, les suites pour orchestre et les cantates.

          Et malheureusement, je n’ai jamais pu accrocher au jazz postérieur aux années 30. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir écouté des centaines de vinyls puis de CD, mais rien à faire. Comme quoi, et c’est heureux, chacun perçoit la musique différemment.


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 17 avril 19:45

          @velosolex Salut...et dire que les variations Goldberg n’étaient que des cours pour un gamin ... Jazz ...lo bop et le ne bop ...une note de Miles Davis et je fond .


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 17 avril 19:58

          @Fergus

          Salut. Sur vos conseils je vais retourner un peu sur Haydn...longtemps que je n’ai plus écouté...suis en période métal en ce moment...lol


        • velosolex velosolex 17 avril 20:13

          @Aita Pea Pea


          Comme disait Brassens, la bande à papa, ça ne se commande pas. 
          Pourquoi aimons nous un morceau parfois à quatre sous qu’un chef d’oeuvre patenté ?...
          Je n’échangerais pas mon baril de lessive de Haydn en fait contre deux de Mozart. 
          C’est cette profondeur en lui qui m’émeut..Peut être que Mozart l’aurait entrevu en son grand âge. Il y a dans ses derniers concertos, comme dans le numéro 27 pour piano, cette quatlité particulière, qui n’est pas émanante à la jeunesse, mais plus à la réflexion de l’âme.
          Pour le jazz, je me permet de copié collé ce morceau de Bill Evans, exécuté quelques mois avant sa mort, et qui se nomme « I Believe in spring »Bill Evans - You Must Believe In Spring

        • velosolex velosolex 17 avril 20:16

          @Aita Pea Pea
          En fait le message était destiné à Fergus, mais il l’est tout autant pour vous bien sûr !

          A noter que je me suis trompé sur le titre "You must believe in spring !
          Un titre tout à fait adapté

        • velosolex velosolex 17 avril 20:19

          @Fergus
          POur les suites oour violoncelle

          Il y aussi des interprétations à la viole de Gambe ou au luth qui sont intéressantes. D’ailleurs le violoncelle n’existait pas à l’époque de bach, si je ne m’abuse, tout comme le piano. 

        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 17 avril 20:39

          @velosolex La tempérance en musique, où pourquoi la musique depuis Bach est fausse...(d’où la disparition de la viole de gambe frettée par le violoncelle non fretté ) vous aidera à comprendre...certains orchestres baroques rejouent en non tempérance.Le clavier bien tempéré de Bach est un passage.


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 17 avril 20:43

          @Aita Pea Pea

          Wikipedia vous aidera à comprendre...question de fréquences...de maths .


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 17 avril 20:50

          @Aita Pea Pea En fait la tempérance est une norme permettant les changements de tonalité sans changer d’instruments ou de les réaccorder .


        • velosolex velosolex 17 avril 21:00

          @Aita Pea Pea
           j’ai entendu parler de cet alliage entre mathématiques et musique.

          D’ailleurs de beaux esprits, tel ce Wittgenstein, fut à la fois compositeur et génie des maths
          Au contraire d’Hitler, son copain de classe, qui n’avait même pas eu le génie d’être cancre !
           Sans doute y aurait il matière à améliorer l’enseignement du premier, les maths, par la musique 
          Vu un bien beau reportage sur la suisse. A propos des cloches qu’on met au cou des vaches et des brebis. 
          Un berger qui a l’oreille identifie une dissonance dans le pas de l’harmonie géré par le troupeau en marche, et en déduit qu’une bête est malade, en boitant le plus souvent.
          N’est pas merveilleux ?
          Que n’eussions nous aussi des cloches au cou, pour alerter le chef du troupeau, là haut. 
          Mais existe t’il ?..Un grand doute m’assaille. 
          Ca ne fait rien
          Jésus que ta joie demeure quand même !


        • velosolex velosolex 17 avril 21:19

          @Aita Pea Pea
          Les premières notes de la première variation Goldberg, c’est comme un antidépresseur ; !..

          .Ca vous déride tous de suite les neurones. Le parfum suspendu de l’éternité, l’après midi d’un songe.....Je peux l’écouter 10 000 fois qu’elle agira toujours autant. C’est la vitesse d’introduction de ces quelques notes qui vous indique le plus souvent ce qui va suivre. 
          La musique est une énigme. Toutes les sphères du cerveau sont concernées, et vous prennent en charge. Le même programme que pour le matelas bultex, mais en position debout. Ou volant....En gravitation
           Pourtant certains sont totalement étanches à la musique, alors que d’autres pratiquement sourds, sont dans la fascination la plus totale. 

          Il existe des hommes qui sont entrés dans l’histoire par un fait anodin, mais qui sont passés pourtant à la postérité. 
          Le type qu’à cassé le vase de Soissons, par exemple. 
          Ou Monsieur poubelle. Ou le docteur Guillotine. 
          Personnellement je préférerais descendre de ce monsieur Goldberg, qui sur sa liste de courses à faire avait noté ce jour là : 
                           Passer une commande à Jean Sébastien.....

        • velosolex velosolex 17 avril 21:37

          @Aita Pea Pea
           Le sujet n’est pas polémique, et entretient cette joyeuse harmonie de neurones miroirs faisant des entrechats, et n’est pas pour me déplaire ; Je me permet de joindre ce merveilleux morceau d’Antonio Caldera, musicien baroque, auteur de « Madeleine aux pieds du christ ». 

          Certaines musiques vous feraient croire en dieu, surtout quand les anges ont la voix d’Hana Brasikova 

        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 17 avril 21:39

          @velosolex Une note change et tout change au fil de deux mesures . Écoutez Phillip Glass qui en a repris les codes dans les 70’ .


        • velosolex velosolex 17 avril 22:54

          @Fergus
          Et il y cette divine interprétation jazz du concerto d’aranguez, datant de 75, qui me rappelle sans que cela ait un sens apparent, l’après midi d’un faune. 

          Juste sans doute cette ouverture vers le ciel...
           Jim Hall ; guitar Roland Hanna ; piano Ron Carter ;double-bass Steve Gadd ;drum Chet Baker 


        • Jonas 17 avril 23:00

          @velosolex
          Chet Baker à la batterie ??
          Il tape avec quoi dessus, une trompette ? smiley smiley


        • velosolex velosolex 17 avril 23:16

          @Jonas
          C’est le copié collé de la pochette....Abus de toxiques, ou de champignons trompettes. ?..Chet était toujours un peu perché.


        • velosolex velosolex 17 avril 23:18

          @velosolex
          Bon j’ai compris, les autres ont leur instrument légitime. C"est la trompette de Chet qui est restée collé au clavier. 


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 17 avril 23:47

          @velosolex Vu qu’on parle aussi de gratteux jazz (Jim Hall) ...faudrait pas oublier un grand belge , oublié aujourd’hui : René Thomas. L’alliance bop et le regard tendre vers Django. Mort trop jeune.


        • velosolex velosolex 18 avril 00:16

          @Aita Pea Pea
          Sans aucun doute....

          « Up close » Je m’en lasse pas....
          Un disque de David Linx- vocals,  Diederik Wissels - piano , Frans Handerhooven- bass, et Hans Van Osoterhoot -drums
           ( des vrais noms de flahutes belges....Moi qu’aime le vélo....)que j’ai toujours à portée de mais sur l’étagère

        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 18 avril 00:22

          @velosolex

          Viens de me réécouter Meeting de René Thomas...ouhaaa toujours aussi bon . Bonne nuit 😊


        • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 21 avril 21:27

          @velosolex

          Simplement suberbe, merci ! Dans un monde par dessus tête, ça fait du bien, au coeur.


        • Jean Roque Jean Roque 16 avril 20:34

           
          Mozart n’ pas été enterré « seul » « ignoré » comme dit le film, mais célébrissime avec une foule suivant son cercueil.
           
          Inhumation à l’extérieur de Vienne car il y avait eu une épidémie de choléra , comme tout le monde à cette période... dans fosses commune de petit groupe avec de la chaux pour éviter la contagion, pas parce qu’il était musicien, à cause de méchante église... mais sur décision générale impériale.
           
          Du boboisme gocho.
           
          Mozart avait une mémoire eidétique, comme Neumann par ex... (et Sheldon de Big Bang Theory pour une référence plus connu des gogochons smiley )


          • christophecroshouplon christophecroshouplon 16 avril 20:50

            @Jean Roque
            C est du CINEMA, faut vous oter les doigts de la ou je pense
            Vieux rabat-joie hu hu hu


          • Fergus Fergus 16 avril 23:27

            Bonsoir, Jean Roque

            A propos de la mémoire eidétique - dont Mozart était effectivement doté -, j’ai écrit, si cela vous intéresse, un article sur le sujet en 2013 : Possédez-vous la « mémoire absolue » ?



          • Nowhere Man 17 avril 09:13

            @Ce n’est pas que du cinéma, le film n’a fait que rapporter ce que j’ai toujours entendu sur Mozart à propos de son enterrement.


            Par exemple Léo Ferré dans les années 50 :
            « Mozart est mort seul, accompagné à la fosse commune par un chien et des fantômes » (Préface)) 

          • Jean Roque Jean Roque 17 avril 21:26

            @Nowhere Man
            Les gens accompagnaient le mort à l’Église, pas au cimetière. Les cimetières ordinaires étant éloignés des villes par salubrité. Et plusieurs commémorations furent organisées à Vienne avec son Requiem d’ailleurs. C’était la coutume et le film fait évidement une anachronisme bobo, classique, pour critiquer l’église dans le style faux-cul gogochon habituel.
             
            Le chevalier De La barre fut condamnée par un tribunal civil (janséniste) et l’Église voulut le sauver. Il chiait et se branlait sur les tombes, sabrait des crucifix, et il fallait être pris 7 fois de mémoire avant de risquer la mort. Un bobo au dessus des lois, de l’époque.

             


          • velosolex velosolex 17 avril 23:29

            @Fergus
            Mozart n’aurait sans doute pas été ce qu’il est sans son père musicien. L’entente et la répétition d’un chant et d’une harmonie sont des facteurs d’éveil chez beaucoup d’espèces, et évidemment chez les oiseaux. 

            « Dans les années 1970, Peter Marler, de l’Université de Californie, étudie en détail les bruants à couronne blanche et propose un parallèle entre le développement du chant et celui du langage chez l’homme. Ce développement procède en plusieurs étapes. D’abord, chez toutes les espèces, on note durant le développement une phase d’exercice vocal nommée « préchant » (équivalent du babillage chez l’homme). Ensuite, une phase de feedback auditif est nécessaire. Enfin, les oiseaux apprennent à partir du chant modèle durant des périodes privilégiées (voir la figure 2). Ces études, menées dans des conditions extrêmement contrôlées, où le jeune oiseau était élevé à la main puis isolé avec un haut-parleur, ont été une base solide pour le développement des études neuroéthologiques. »
            Mozart eut un lien privilégié avec les oiseaux. Il aurait du leur verser des droits d’auteur...Mais au moins lui eut l’honnête de livrer ses sources. 
            Mozart et la mélodie de son oiseau - Télé-Mozart

          • arthes arthes 17 avril 23:37

            @velosolex
            Ah bon...Donc Mozart était un oiseau...Ca explique tout...Il suffit d avoir un père musicien et un canari et hop, c est le génie..C est boooo la science neuro machin , c est trop fort !!!


            Du coup, tous les enfants qui ont des parents musiciens et qui n ont pas de génie, c est qu’ ils ont pas eu de canari..CQFD !

          • velosolex velosolex 17 avril 23:37

            @Jean Roque
            Plus probablement un psychotique, à lire les faits que vous livrez...Bien peu de Diogène sont des philosophes, mais plus souvent des gens perturbés...Le pauvre ne bénéficia pas de la mansuétude qu’il convient d’exercer face aux malades mentaux. 

            La cruauté du jugement était de toute façon totalement aberrante, en proportion de son tort. 
            Certaines condamnations à mort passent mal car elles entérinent la fin d’une époque de la façon la plus sauvage, et préfigurent le changement de mœurs et de sensibilité. 
            Ainsi le marthyr à mort de Damien, jugé coupable de régicide, et celle de Ranucci, qui fut la dernière exécution en France. 

          • velosolex velosolex 17 avril 23:54

            @arthes

            Oui, d’ailleurs Mozart avait tout d’un oiseau. 
            Le propos n’est pas d’expliquer, mais de donner des pistes..
            Son père aurait été un poisson rouge, que la vie lui aurait été plus difficile
            .Bon, cela n’est pas vraiment un scoop. On conviendra qu’il existe une certaine transmission familiale, et que s’il n’y a pas de gènes du génie, musicale, ou littéraire, mais une atmosphère et un bain préfigure à des dispositions...
            .Bach livra toute une portée de musiciens lui aussi. Apprendre un instrument très tôt et baigner dans les notes, fait que la musique devient un langage naturel, et un talent, pourvu qu’on bosse un peu, et encore plus si cela devient une passion. Le second moteur sans lequel rien n’est possible.. Les enfants aussi apprennent les langues à toute vitesse, pour la même raison. Ma soeur qui a adopté deux gamins létons qui avaient trois et cinq ans les a vu apprendre le français en à peine 6 mois. Ils se seraient mis au violon, à mon avis, avec la même facilité. 

          • velosolex velosolex 18 avril 00:05

            @arthes


            D’ailleurs il faut noter que la plupart des musiciens, de Beethoven, à Mozart, en passant par Purcell, sont souvent fils de maîtres de chapelles, ou de musiciens avertis, ou de parents capables de leur donner une solide connaissance musicale. 

            Une exception, mais il en existe d’autres, certainement, c’est celle d’Haendel. Un autre maître, pas très connu en France, mais qui revint en force avec le retour du baroque, tant ses opéras sont merveilleux.


          • arthes arthes 18 avril 00:09

            @velosolex
            Et si ces enfants s étaient mis au violon, bien entourés, ils se seraient appelés Paganini ?

            Non, sérieux, vous pensez que la lignée et/ou l environnement fait le génie ?

            Qu une ambiance familiale et un peu d ADN contribuent à perpétuer un art, je veux bien, mais limite à une reproduction...La création, c est Autre chose, et cela ne dépend pas de la lignée, c est parfois même, malgré elle.


          • velosolex velosolex 18 avril 00:26

            @arthes

            Je n’en sais rien. On peut sans doute faire des métronomes, si l’intéret n’y est pas. Pour la musique, c’est juste dommage que cette langue ne soit pas apprise à l’école. Si je m’intéresse beaucoup à la musique, je ne suis pas musicien. Je n’ai pas reçu l’éducation pour cela. Sans doute si j’avais voulu apprendre je m’y serais mis adulte. Mais il me semble que les premières années sont déterminantes, comme je le disais pour l’apprentissage d’une langue. Ce sera toujours possible plus tard d’être bilingue, mais ce sera beaucoup moins naturel...Vous aurez cet accent qui vous distingue.

             Et vous partirez avec un retard certain. Il y aura sans doute des exceptions, des types qui feront le cent mètre en moins de dix secondes dés leur première tentative. Et qui joueront instinctivement d’un instrument, sans savoir le solfège, et même mieux parfois. Car il est vrai aussi que certains esprits refusent toute école, et développent une excellence dans leur terrain vague, qui devient lumineux d’un coup. Les blues man, tous les chanteurs de l’âme, et du folklore me semblent de cet acabit, mais ils sont dans un genre qui n’est pas académique. 

          • Jean Roque Jean Roque 18 avril 09:50

            @velosolex
            Elles entérinent le décalage entre la pensée de « l’élite » et celle du peuple aussi. Car s’il fut condamné à mort c’est que les paysans, pieux, étaient excédés, alors que la noblesse était « libertine » décadente, gocho. Et les jansénistes de la société civile voulaient emmerder l’Église et l’État pour les supplanter (comme les protestants)
            On peut dire la même chose de l’exécution de Louis XVI (qui fut une manœuvre de diversion, organisé par Danton notamment, contre les sans-culottes et le risque de révolution communiste), si on avait fait un référendum, 90% de la population aurait été contre, « le bon roi ».
            Mais ce sont les minorités agissantes qui précèdent l’Histoire, et la démographie, les première organisant la seconde actuellement.
             
            « ce peuple d’élites » De Gaulle


          • Mylène 16 avril 22:28

            Oui j’ai adoré... excellent texte merci.

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