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« Clôture de l’Amour » Stan en joug ! Audrey feu ! Vice Versa

Torturez les mots ! Traversez les corps ! Et réagissez boomerangs !…

Pour en finir avec l’amour « fausse route », la parole se lâche et devient arme à double tranchant afin de faire table rase.

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CLÔTURE DE L’AMOUR
Photo @ Marc Domage

Rien ne serait plus comme avant l’écriture logorrhéique de Pascal Rambert, sacralisée lors du Festival d’Avignon 2011, en son empoignade incarnée et dédiée à Audrey & Stan !

Comprendre, de facto, Audrey Bonnet & Stanislas Nordey ont transgressé le point de non-retour.

Depuis, de multiples adaptations étrangères, autour de cette orbite masculin / féminin en rupture, ont souhaité s’adapter au souffle du couple initiateur sans sursis, mais selon des modalités culturelles spécifiques, à chacune de ces créations.

A contrario dans l’hexagone, la radicalité inégalable des deux pourfendeurs originels incite ceux-ci, à juste titre, à rester seuls détenteurs actuels de cette guerre artistique à double visage. Voici donc l’instant d’avant où leur « Ono/Lennon posture » va être confrontée aux balles du « Dakota Day ».

Ainsi, Elle et Lui rentrent-ils à nouveau comme Taureau et Toréador dans l’arène du Rond-Point, en cette 2ème quinzaine de février 2014, pour deux heures de lutte chorégraphique à mots nus, destinés à blesser à tout jamais le partenaire, à le mettre à terre, à le soumettre à la loi de pesanteur absolue, que seule la haine inspirée par l’amour est en mesure de maintenir en équilibre paritaire.

Surtout, pas de morale, pas de psychologie, point d’expérience pragmatique au diapason de la bonne ou mauvaise conscience récurrente !

Non, à eux seuls, les mots sont suffisamment forts pour tuer définitivement toute velléité d’ignorer leur impact sur le corps, l’esprit et en définitive l’être en soi, alors même que leur destinataire est, de toutes évidences, en proie à des pressions de contorsions physiques irrésistibles.

En guise de ligne de démarcation et de soupape à leurs flamboyantes joutes rhétoriques d’une heure chacun en continu, subsistent les enfants laissés pour compte qui, eux en chœur, feront transition avec « Happe » d’Alain Bashung.

Donc pause de quelques minutes et c’est reparti en sens inverse symétrique : Les mêmes mots, les mêmes concepts, les mêmes raccourcis de la pensée renvoyés à l’expéditeur après être repassés dans la machine à broyer.

Cependant, dans le temps imparti au masculin, il s’agit d’attaques frontales tranchantes et dans celui du féminin, il s’agit d’intériorité implosée en ses deux composantes sexuées.

A terme pourtant, il ne restera sur scène que deux indiens à plumes folkloriques que le théâtre fictionnel pourrait séduire au cas où ces deux comédiens auraient l’idée saugrenue de continuer à « répéter » ensemble en s’envoyant des flèches empoisonnées.

Alors match nul ? Pourquoi pas, mais dans ce cas, aussi nul qu’est le réel prosaïque mais, en revanche, tellement transcendant dans sa fusion sublime avec l’imaginaire du spectacle vivant !

Photos @ Marc Domage

CLÔTURE DE L'AMOUR - **** Theothea.com - de & mise en scène Pascal Rambert - scénographie Daniel Jeanneteau - avec Audrey Bonnet & Stanislas Nordey - Théâtre du Rond-Point

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CLÔTURE DE L’AMOUR
Photo @ Marc Domage

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