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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > « Comme un arbre penché » tenait en son faîte un mirage !

« Comme un arbre penché » tenait en son faîte un mirage !

Un titre intrigant, un texte écrit sous l’impulsion initiale de Michel Leeb, un cycle de plusieurs années pour parvenir à monter ce projet théâtral, un acteur emblématique et enfin un metteur en scène expérimenté prêt à relever le défi de diriger cette quête à rebours d’une amitié perdue au nom de l’Amour… et puis cet accident de la vie qui réunit davantage qu’il ne sépare !

Bref, de multiples éléments qui mettent l’eau à la bouche de ceux qui savent lire entre les lignes en ayant l’intuition de dénicher la perle théâtrale de l’année ! En effet, cet arbre penché avait tout d’un grand moment annoncé au-delà du ronronnement scénographique bruissant des chevaux attelés aux succès garantis !

Oui, mais voilà, le pressentiment, aussi fondé soit-il, peut aussi laisser place à l’immense déception de n’avoir vraiment pas adhéré à la représentation virevoltante d’un personnage gesticulant et soliloquant quatre-vingt minutes durant devant son ex-ami en « loocked-in syndrom ».

Réduit quasiment à l’état végétatif, ce dernier n’aura d’autre échappatoire que d’apparaître exclusivement dos au public ; en pratique seule sa surface capillaire sera perceptible de la salle !

Mais tout ceci n’aurait guère d’importance, puisque le fond de l’affaire ne serait que pure amitié retrouvée après douze ans de fâcherie à la suite d’une rivalité amoureuse focalisée sur une certaine Claire. Le temps des retrouvailles ayant enfin sonné, en raison d’un accident avec tétraplégie à la clef, c’est donc aux sources de l’amitié que les véritables valeurs humaines devraient être retrouvées.

A ceci près que le ton de la direction d’acteurs et de l’interprétation balayent toute considération de dignité et de comportement à la hauteur d’un tel enjeu, en préférant la transgression bassement comique de façon à divertir, divertir et encore divertir !

Ce n’est d’ailleurs pas tant ce point de vue de mise en scène, tout à fait légitime par ailleurs, que nous stigmatisons mais plutôt l’impression générale de se sentir happé par une farce au goût fort douteux où un acteur peut jouer le rôle d’un handicapé à 100% durant l’entière représentation sans que le public ait conscience de son incarnation physique car celle-ci n’aurait d’autre objectif que de satisfaire au contrechamp type « cinématographique » nécessaire au confort ludique de son partenaire… en boucle orale sur lui-même !…

Cette transgression implicite des codes du spectacle vivant nous est, pour le moins, apparue problématique en soi ! Cependant à chacun d’apprécier cette posture de scénographie in-existentielle… à décoder au mieux disant logorrhéique !

photo © LOT

COMME UN ARBRE PENCHE - *... Theothea.com - de Lilian LLoyd - mise en scène Jean-Luc Tardieu - Francis Perrin, Gersende Perrin & Patrick Bentley - Théâtre La Bruyère


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