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Comment expliquer l’affluence record de l’exposition Hopper au Grand Palais ?

Les oeuvres d'Edward Hopper traduisent une impression de torpeur et de résignation qui correspond bien à la léthargie de notre époque et dont la bourgeoisie a tout intérêt de faire la promotion.

L’exposition Edward Hopper au Grand Palais s’est achevée hier. En près de quatre mois, 750 000 visiteurs s’y sont pressés.

Comment expliquer un tel niveau d’affluence ? La publicité faite autour de l’évènement et la renommée du peintre lui-même n’explique pas tout. Par quoi tous ces visiteurs ont-ils été attirés ? Qu’ont-ils voulu trouver dans les peintures d’Hopper ?

Pour tenter d’expliquer ce gigantesque succès, il faut dire tout d’abord que l’œuvre d’Hopper est frappante par sa sensibilité et sa sincérité. Ses toiles traduisent le sentiment de solitude au sein d’une société abondante. La distanciation du regard qu’il porte sur la ville et ses semblables, son réalisme brut ont certainement frappé les visiteurs et contribué au succès de cette exposition. Hopper est également un contemporain de la grande période des films noirs dont il reproduit certains codes sur la toile. De même, les angles de vue qu’il choisit sont à l’évidence influencés par le cinéma.

Pourtant, dans toutes ses peintures, Hopper apparaît surtout comme un être désarmé. Hopper n’est pas un homme révolté mais un homme résigné, un témoin appliqué, mais tout aussi paralysé, de la réalité glaçante du capitalisme. A ce point paralysé que son portrait de l’Amérique oublie totalement de représenter les Noirs, à l’époque même où la ségrégation raciale était une plaie béante dans la société américaine. Peintre pourtant ancré dans la réalité sociale, le regard d’Hopper ne le porte jamais vers la colère mais vers une sorte de mélancolie léthargique.

Tête baissée, bouche fermée, regard éteint, les personnages d’Hopper sont autant de prisonniers d’une société qui les dépasse. 

Hopper ressent les choses… mais la lassitude prend le dessus et il n’est tout simplement pas capable de se révolter.

A titre de comparaison, devant une peinture comme Guernica de Picasso, on ne ressent pas seulement une impression de tristesse infinie mais aussi la rage et la colère devant un acte immonde de barbarie. Guernica ne laisse pas impassible, cette toile provoque un sentiment irrépressible de révolte, qui n’est pas circonscrit au seul épisode historique du bombardement de cette ville par les nazis. Guernica ne désarme pas, elle suscite le réveil des consciences.

C’est tout le contraire avec Hopper et la limite même de ses œuvres qui, malgré leur sensibilité, révèlent l’engourdissement de son auteur dans une société déjà terriblement anesthésiante. Finalement, les 750 000 visiteurs de l’exposition ont retrouvé avec Hopper la torpeur qu’ils connaissent si bien, la torpeur effroyable du capitalisme, où la solitude se conjugue à la dépression et la nervosité, où le vide existentiel triomphe, une torpeur que seule la révolte pourrait briser… mais ce n’est pas justement pas vers la révolte que nous conduisent les tableaux d’Hopper.

Et au fond, la léthargie qu’inspirent les œuvres d’Hopper est bien utile pour la bourgeoisie…


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66 réactions à cet article    


  • oncle archibald 4 février 2013 10:35

    Comment expliquer l’affluence record de l’exposition Hopper au Grand Palais ? Mais parce que la peinture de Hopper est émouvante, simple et mystérieuse à la fois. 

    Vous lui reprochez de n’être pas communiste comme Picasso, si tant est qu’il l’ait été, à voir ce qu’en a disait Dali : « Picasso est communiste. Moi non plus. » 

    Pourquoi vouloir à toutes forces tout politiser ? Tous ceux qui ne sont pas avec moi sont contre moi ? Bof ! Ca ne va pas bien loin, contrairement sans doute à ce que vous croyez. Monsieur Torreton bave sur Depardieu et vous trouvez immérité le succès de l’exposition Hopper ! Bof ! La terre va continuer à tourner.

    PS : j’adore la peinture de Hopper ! Touche pas à mon pote ! Mais j’adore aussi la peinture de Picasso, et celle de Dali, et celle de Monet, et celle de Manet, et celle de Cézanne, et celle de ....etc etc ... et je me moque comme d’un guigne qu’ils aient été ou non « bourgeois » ou communistes ....

    • Svaneke Svaneke 4 février 2013 12:58

      Pourquoi tout politiser ? Parce que tout est politique !... Et non, ce n’est pas un article « contre », relisez le début.


    • La mouche du coche La mouche du coche 4 février 2013 14:04

      « Comment expliquer l’affluence record de l’exposition Hopper au Grand Palais ? »


      Parce que c’est le ministère de la culture qui annonce ses propres chiffres. il ne va pas dire que personne n’est venu. Est-ce que vous avez eu une fois le ministère qui a dit : cette expo a été un flop. 
      On voit que vous ne savez pas comment cela fonctionne. Vous êtes mignon. smiley

    • oncle archibald 4 février 2013 14:21

      « Pourquoi tout politiser ? Parce que tout est politique !. »

      La voilà la grosse bêtise ! Exemple absolu la fumeuse loi dite loi du mariage dit « pour tous ». Sur un sujet pareil il ne devrait pas y avoir de politique, juste du bon sens .. Mais non .. 

      Chez les socialistes il y a consigne de vote .. Défense de penser ; le parti a déjà pensé pour toi ... Et à l’UMP il n’y a soi-disant pas de consignes mais gare à celui qui ne va pas voter contre !! 

      Pourtant des « zomos » il y en a dans le milieu des bourgeois abhorrés autant que dans le milieu des tourneurs sur métaux ... Et si demain on peut dire qu’un enfant a deux pères ou deux mères ça aura des conséquences sur les fils de bourges comme sur les fils d’ouvriers et même sur ceux des artistes ! Donc au minimum il devrait y avoir un projet de loi bien étudié et un débat serein ou aucune question qui fache ne serait éludée ... 

      Et à la place on nous sert quoi ?? une mauvaise soupe policarde avec une UMP comme un seul homme contre et un PS comme un seul homme pour ... Je passe sur les noms d’oiseaux rares utilisés pour disqualifier « l’autre camp » . C’est nul à chier la politique comme ça ... Tandis que la peinture de Hopper et celle de Picasso elles sont belles toutes les deux .. ça repose un peu l’esprit de ne pas chercher à justifier un message politique qui transparaitrait dans une œuvre quand ça n’est pas la peine ...

    • Svaneke Svaneke 4 février 2013 15:10

      oncle archibald, vous parliez de Torreton et Depardieu, maintenant vous parlez du mariage pour tous... bref vous partez un peu loin. Mais bon ces digressions et le fait que vous reliez les sujets entre eux prouvent bien que tout est politique. J’en profite d’ailleurs pour redire que l’article ne critique pas Hopper, au contraire, mais - comme toute chose - ses oeuvres véhiculent une forme de pensée que la bourgeoisie a envie de mettre en lumière à notre époque. L’art, ce n’est pas juste de l’art.


    • ctadirke 4 février 2013 16:34

      Et la part de snobisme grégaire dans tout ça ?

      Même à propos de Picasso

      Tant qu’à faire je préfère admirer les peintres qui savent nous donner l’impression que c’est tune photo

      Ne jamais oublier a leçon du grandissime et illustrissime peintre Boronali.

      Vous ne connaissez pas Boronali ?

      Et la magistrale queue d’Aliboron non plus ?

      Pas de quiproquo : je parle bien d’une vraie queue d’âne


    • caramico 5 février 2013 10:12

      Asinus asinum fricat...


    • COVADONGA722 COVADONGA722 4 février 2013 11:01

      yep , je suis « monté » exprés à Paris pas de regrets , contrairement à vous je trouve qu’il fait oeuvre politique « au sens noble » déja en restant fidele à son art et se refusant à l’abstrait quand c’est le dogme alors du MoMa ! Ensuite il decrit la vie et prend parti puiqu’il nous restitue une absolue et terrifiante solitude se glissant dans les moindres interstices de ses peintures,Je suis foutrement pas compétent pour analyser politiquement l’art à mon sens cela serait comme vouloir expliquer un tableau en analysant chimiquement les pigments de le peinture encore dans le tube.Mais l’angoisse qui sourde de ces tableaux regardez la bicoque isolée elle prefigure déja l’horreur qu’ Hitchcok y fera s’y derouler .
      Asinus : ne varietur


      • Svaneke Svaneke 4 février 2013 13:02

        « une absolue et terrifiante solitude » : il me semble que c’est ce qui est écrit. Et moi non plus je n’aime pas le dogme de l’abstraction ni les analyses techniques.


      • sam turlupine sam turlupine 4 février 2013 12:15

        Article particulièrement stupide.

        Est-ce que la peinture de Matisse, de Monet, de Van Gogh, de Cezanne, de Degas, de Bonnard, de Lautrec, expriment une « révolte » ?

        L’artiste exprime sa vision du monde ; sa révolte est intérieure, et se traduit parfois par une révolution picturale, qui fait avancer la peinture dans son entier, comme le font Cézanne, Picasso, Van Gogh, et d’autres...

        La peinture de Hopper, outre le jeu saisissant entre ombre et lumière, et qu’elle donne à voir un temps suspendu,saisit son époque avec une acuité exceptionnelle, montrant, justement, la solitude, l’isolement, de personnages dont on peut sentir l’ombre intérieure, en opposition à la lumière extérieure, qu’ils cherchent vainement . En ce sens, elle est particulièrement représentative d’une société qui isole l’être, et le laisse face à lui-même, malgré le decorum de la « modernité ».

        Quand vous dites qu’il ne peint pas les noirs, c’est une remarque particulièrement ridicule ; il peint la bourgeoisie américaine, pour bien montrer à quel point son mode de vie la laisse esseulée, en quête de sens.

        Par ailleurs, vous n’avez manifestement pas vu l’exposition en parlant de « regards éteints » : au contraire, chez tous les personnages d’Hopper, les regards témoignent d’une grande intensité, comme un regard tourné vers un intérieur désertifié.

        Hopper n’a rien de résigné : au contraire : il MONTRE la résignation, la solitude, et, en ce sens, évidemment, la dénonce, sans emphase ; il nous place face à notre propre miroir, celui d’un temps où l’individualisme laisse l’être face à son vide intérieur.

        Vous ne savez pas faire la différence entre le contenu et le contenant, le signifiant et le signifié ; votre « analyse » est totalement à côté de la plaque.

        Quant à votre dernière phrase (je cite) :
         Et au fond, la léthargie qu’inspirent les œuvres d’Hopper est bien utile pour la bourgeoisie…
        elle signe le ridicule absolu et l’amalgame total de votre interprétation.

        Ne vous mêlez pas de faire des articles sur des choses que vous n’appréhendez pas : vous vous rendrez service à vous-même, et vous éviterez de dire des âneries.


        • Svaneke Svaneke 4 février 2013 13:07

          Vous faites donc partie de ceux qui « comprennent » mieux que les autres et s’auto-proclament comme tels. Pour le coup, une telle fatuité est bel et bien un signe de stupidité. 


        • sam turlupine sam turlupine 4 février 2013 13:22

          Par Svaneke (xxx.xxx.xxx.60) 4 février 13:07

          Vous faites donc partie de ceux qui « comprennent » mieux que les autres et s’auto-proclament comme tels.

          Pas du tout. Au contraire, moi, je ne me permets pas de pondre un article’ sur un sujet auquel je n’ai rien capté.
          Et je ne me suis nulle part « auto-proclamé » quoi que ce soit : je réponds à votre article, par ma propre analyse, et en y pointant les contresens et les amalgames.

          A propos, vous l’avez vu, l’expo Hopper ?


        • Svaneke Svaneke 4 février 2013 15:18

          Relisez alors ce que vous avez écrit. Vous vous permettez de « pondre » également (un commentaire dans votre cas), tout en prenant soin d’adopter un ton condescendant et péremptoire du donneur de leçons qui, oui, est bien auto-proclamé, car assez prétentieux pour se permettre de traiter quelqu’un d’autre de « stupide », juste comme ça gratuitement pour se mettre en jambes ! Vous pouvez toujours faire profil bas et jouer au faux modeste (« un sujet auquel je n’ai rien capté »), le même ton péremptoire de donneur de leçon revient à la fin (eh oui, vous « pointez » les « contresens »)...

          et pour vous répondre, oui j’ai vu cette expo.


        • sam turlupine sam turlupine 4 février 2013 20:32

          Bon. Donc, vous avez vu l’expo, comme beaucoup d’autres amateurs de peinture.
          Vous êtes donc une victime de la bourgeoisie.

          Et vous parlez de« regards éteints » ?
          Vous avez regardé les tableaux de près ?
          Parce que ce qui, moi m’a frappé, c’est, justement l’intensité des regards perdus « à l’intérieur », comme une constante introspection,qui isole les individus les uns des autres, les laissant face à leur propre ombre, opposée (souvent) à la lumière extérieure (ou intérieure : bureaux, chambres, cinéma) ), comme un glacis entre l’être et le réel.
          Hopper est le peintre du temps suspendu, et c’est à ce titre qu’il peut s’apparenter à la photographie, et son sens du cadrage au cinéma.

          Je me répète, mais vous confondez le signifiant et le signifié.

          Quoi qu’il en soit,Hopper est un peintre magnifique,dont on n’avait pas eu l’occasion depuis longtemps de pouvoir voir les oeuvres en direct, ce qui explique le succès de cette exposition ; je ne vois vraiment pas en quoi , son oeuvre serait « utile pour la bourgeoisie » ?


        • bnosec bnosec 4 février 2013 12:40

          Sans rien enlever à la qualité de la peinture de Hopper, je pense qu’il y a une raison majeure à cette influence.
          C’était l’exposition qu’il fallait absoluuuument aller voir. Et le bobo était pétrifier à l’idée de devoir répondre « non » à la question d’un autre bobo qui lui aurait demandé si il y était allé !


          • sam turlupine sam turlupine 4 février 2013 13:04

            Pffff... du bobo à toutes les sauces, quand on n’a rien d’autre à dire...
            Y a pire que les bobos ; c’est les neuneus !


          • bnosec bnosec 4 février 2013 14:43

            Dans votre commentaire ci-dessus, vous dites :
            « A propos, vous l’avez vu, l’expo Hopper ? »

            Je me gausse !!!


          • Scual 4 février 2013 12:49

            « La publicité faite autour de l’évènement et la renommée du peintre lui-même n’explique pas tout. »

            Et bien si, inutile d’y voir autre chose.


            • Svaneke Svaneke 4 février 2013 13:10

              Vous ne faites alors que repousser la question : pourquoi la bourgeoisie a-t-elle organisé une telle publicité ? A moins de considérer que toute analyse politique sur un évènement artistique est hors sujet... ou bien de penser que la bourgeoisie n’a pas le pouvoir et n’a rien à voir là-dedans.


            • oncle archibald 4 février 2013 14:30

              « pourquoi la bourgeoisie a-t-elle organisé une telle publicité ? »

              Qui veut tuer son chien l’accuse d’avoir la rage ... 

              N’est ce pas l’état par le biais du ministère de la culture et des gestionnaires des musées nationaux qui a organisé cette exposition ? C’est l’état qui est bourgeois ? Vous attendez le grand soir et cela seul vous intéresse ?

            • Svaneke Svaneke 4 février 2013 15:19

              Ben oui, vous pensiez qu’il était neutre ?


            • Scual 4 février 2013 17:45

              Non mais c’est le fanatisme proaméricain habituel de nos élites... mais les gens qui sont allé voir cette expo eux n’ont fait que suivre l’opération publicitaire comme des moutons.

              Je met ma main à couper que la plupart ne vont jamais à aucune autre expo ou dans les musées alors que c’est souvent aussi bien, ouvert toute l’année et très souvent gratuit.

              Si il n’y avait pas eu cette gigantesque campagne de pub, il n’y aurait eu que la fréquentation habituelle de ce genre d’évènement...


            • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 4 février 2013 20:19

              D’accord avec Scual : les moutons vont là où on les mène, c’est aussi simple que cela. Donnez-moi une bonne équipe, un magnifique espace, quelques millions d’euros et je vous fais venir des centaines de milliers de visiteurs à une exposition prestigieuse mettant en valeur mes anciennes chaussettes.


            • LEELOO Taubrouk 4 février 2013 20:23

              Putain, les cours de batterie, ça muscle on dirait smiley smiley


              On repart comme en 40 ? smiley

            • sam turlupine sam turlupine 4 février 2013 21:40

              Par Scual (xxx.xxx.xxx.84) 4 février 17:45

              Non mais c’est le fanatisme proaméricain habituel de nos élites... mais les gens qui sont allé voir cette expo eux n’ont fait que suivre l’opération publicitaire comme des moutons.

              Ah ! D’accord : les gens qui vont voir des expos de peinture dans un musée sont des moutons !

              Ok : fermons tous les musées, pour éviter le moutonnage. Laissons les gens le cul planté devant leur TV ou leur ordi, ou leur i-phone : ça, au moins, c’est pas moutonnier

              Pas vrai ? 

              Quant au « fanatisme proaméricain », j’imagine que, pour y échapper, on ne va plus voir aucun film US, on ne lit plus aucun livre d’un écrivain américain ; ni aucun peintre !

              Voilà une solution qu’elle est bonne, pour s’ouvrir l’esprit !

              Entre le fanatisme proaméricain, et le fanatisme antiUS, j’avoue que je ne penche ni pour l’un ni pour l’autre : en art, ce qui m’intéresse, ce sont les auteurs, les réalisateurs, les peintres, de quelque nationalité qu’ils soient, pourvu qu’ils donnent quelque chose à voir.

              Je suis allé 2 fois à l’expo Hopper, et j’en suis sorti avec un registre d’émotions élargi : c’est toujours ça de pris ! 

              bêêêêêêêêêêh ....


            • Scual 5 février 2013 08:31

              « Ah ! D’accord : les gens qui vont voir des expos de peinture dans un musée sont des moutons ! »

              Vous voulez rire ou quoi ? Vous allez souvent voir des peintures ? Je peux vous affirmer haut et fort que dans des tas et des tas de musées remplis de peinture et faisant d’incroyables expos tout les mois, y a jamais grand monde. Alors je le répète, quand tout d’un coup c’est curieusement blindé, c’est qu’on en à parlé à la télé. SYSTEMATIQUEMENT.

              Que ça vous plaise ou non.

              Quand à l’américanisme de nos élites, si vous ne le voyez pas, vous n’avez pas du apprécier cette expo à sa juste valeur, car vous avez manifestement besoin de lunettes.


            • oncle archibald 5 février 2013 09:34

              Et ceux qui sont allés voir le trésor de Toutankamon ils étaient quoi ? Des gens qui admirent l’Egypte ? Ah ma pov’ dam’ regardez moi ça .. Y en a combien de kilos d’or sur son cercueil ? 

              Croyez vous que les visiteurs de cette expo étaient tous des connaisseurs de la civilisation de l’Egypte ancienne ? Les gens vont voir ce qui les attire, les intrigue, les fait rêver .. 

              Que des gentils bobos suivent sentiment les directives du gourou dans le vent je veux bien, mais à un certain stade de succès il y a autre chose ... 

            • sam turlupine sam turlupine 5 février 2013 10:38

              Par Scual (xxx.xxx.xxx.84) 5 février 08:31

              « Ah ! D’accord : les gens qui vont voir des expos de peinture dans un musée sont des moutons ! »

              Vous voulez rire ou quoi ? Vous allez souvent voir des peintures ? Je peux vous affirmer haut et fort que dans des tas et des tas de musées remplis de peinture et faisant d’incroyables expos tout les mois, y a jamais grand monde.

              Vous tombez très mal, mon vieux.

              Je vais TRÈS SOUVENT voir les Expos à Paris ; pas toutes, mais beaucoup. Or, pour toutes les expos d’artistes connus (Dali, Degas, Manet, Miro, etc, etc..). c’est toujours plein de monde.

              Ce que vous « affirmez » est sans fondement.

              Alors je le répète, quand tout d’un coup c’est curieusement blindé, c’est qu’on en à parlé à la télé. SYSTEMATIQUEMENT.

              Que ça vous plaise ou non.

              Vous n’y connaissez rien en expos, ni en peinture, que ça vous plaise ou non. C’était la PREMIERE Expo de Hopper à Paris ; d’où son succès, et on n’en a pas parlé à la télé plus que Dali ou autres.

              Quand à l’américanisme de nos élites, si vous ne le voyez pas, vous n’avez pas du apprécier cette expo à sa juste valeur, car vous avez manifestement besoin de lunettes.

              Ne vous inquiétez pas pour ma vue ; elle est très bonne. Et puis, des lunettes, ça se trouve. En revanche, ce que vous aurez du mal à trouver dans le commerce, c’est un appareil pour empêcher de voir le monde à travers votre grille de lecture binaire. 

              Au plaisir.


            • Scual 5 février 2013 17:36

              Vous vous rendez compte que toutes celles que vous citez comme des succès sont des expos qui ont eu leur promotion à la télé ? Vous donnez des exemples qui me donnent raison et à vous tort en étant persuadé de l’inverse... Chapeau bas.

              Après franchement désolé si vous vous faites des films sur mon imaginaire binarisme, mais bon j’imagine que pour vous, on est soit avec vous soit contre vous, donc je ne peut-être qu’un anti-américain « primaire » et donc binaire... là aussi Chapeau bas ! Vous agissez comme ce que vous dénoncez non sans vous être préalablement trompé sur le diagnostique. Bravo, c’est très fort.

              Allez, je retourne sur le forum que j’apprécie le plus et où je passe le plus de temps... un forum américain où je discute en anglais. Quelle horreur...


            • sam turlupine sam turlupine 4 février 2013 13:28

              Par Svaneke (xxx.xxx.xxx.60) 4 février 13:10

              Vous ne faites alors que repousser la question : pourquoi la bourgeoisie a-t-elle organisé une telle publicité ?

              Ah, voilà ! C’est « la bourgeoisie » qui a « organisé » la publicité ! smiley

              Damned : on est manipulés à l’insu de not’ plein gré, mon bon monsieur !

              Et pour l’expo Dali  ; encore un coup de la bourgeoisie ? 

              Merde : ils nous tiennent par tous les bouts ! smiley


              • Svaneke Svaneke 4 février 2013 15:20

                Voilà c’est ça, la bourgeoisie n’a pas le pouvoir, elle n’a même pas de pouvoir du tout....


              • ZenZoe ZenZoe 4 février 2013 13:59

                Belle expo, grand artiste. Les solitudes, les fenêtres vides, assez angoissant tout ça.
                Sur l’affluence : tous ceux qui comme moi vont voir régulièrement les expos au grand palais savent qu’il y a TOUJOURS affluence avec des heures de queue quel que soit le peintre, son origine sociale, sa vision de la vie ou la forme de son chapeau. Dans ces conditions, essayer de trouver une raison pour la foule à cette expo-là n’a pas trop de sens.
                Il y a du monde qui vient de partout, de Chine ou des Etats-Unis, parce que le peintre est connu, point barre à mon avis. Renommée = affluence.


                • kitamissa kitamissa 4 février 2013 15:10

                  Pourquoi ce succès , parce que l’on aime Hopper tout simplement répondent ceux qui vont à son expo, ou simplement ceux qui apprécient le genre ..


                  en tapant Hopper sur Google, on va sur les images, et des oeuvres sont là ....

                  une ambiance des films noirs des années 40-50 avec Bogart ou Mitchum .....un air de jazz en fond musical et on se projette dans cet univers un peu glauque !!

                  qu’est ce qu’on en a à foutre que Hopper n’était pas membre du PCF ? ! 

                  et Hergé ? ah c’est vrai, l’auteur n’a jamais lu un Tintin et Milou ! cette lecture malsaine pour les inconditionnels de Vaillant et Pif le Chien ! 

                  • Svaneke Svaneke 4 février 2013 15:29

                    « une ambiance des films noirs des années 40-50 » : ça c’est ce que j’ai dit.
                    « qu’est ce qu’on en a à foutre que Hopper n’était pas membre du PCF ? ! » : et ça c’est ce que vous inventez en fonction de vos obsessions. Bref, vous parlez surtout à vous-même !


                  • COVADONGA722 COVADONGA722 4 février 2013 16:12

                    yep Maxim vu recement un thema sur arte consacré à Hopper il semble qu’il ai inspiré pas mal de cinéaste de l’époque .Le personnage semblait assez terne il semble que le vrai driver etait madame veillant sur son artiste.En fait il decrit assez bien « c’est ce que mo je vois » le monde qui l’entoure lui , meme les tableaux d’oisifs sur la cote est suinte l’ennui je pense à
                    Cape Cod evenning par exemple .Mais bon cela m’a semblé toujours un peu « special » l’approche d’une oeuvre avec une grille de lecture politique , perso mes lunettes se limite
                    mode on ça me cause mode off ça cause pas , sorti de ça je vais pas en plus chopper une migraine yep

                    Asinus


                  • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 4 février 2013 16:31

                    Svaneke : « Vous ne faites alors que repousser la question : pourquoi la bourgeoisie a-t-elle organisé une telle publicité ? »


                    L’exposition a été organisée à grand renfort de publicité pour faire entrer du pognon dans les caisses avec des oeuvres attirantes pour un vaste public, ce qui permet d’engranger des fonds pour financer par ailleurs les expositions promotionnelles d’oeuvres « conceptuelles » vaines et prétentieuses de copains-complices dont on veut faire monter la cote.

                    Il est aussi possible que des investisseurs possédant actuellement une grande quantité d’oeuvres de Hopper aient décidé de faire monter sa cote avant de belles ventes juteuses. 

                    La « bourgeoisie » n’est pas une personne, elle ne peut donc rien organiser. C’est une idée, une construction conceptuelle qui n’existe que dans votre tête. Seuls existent des individus qui poursuivent des buts personnels, même quand ils s’assemblent pour être plus forts, pour le bien ou pour le mal. 

                    Ce sont des individus réels qui ont choisi d’organiser l’exposition Hopper, et non une entité imaginaire. Pour savoir pourquoi ces gens ont organisé l’exposition Hopper, il faut leur demander, faire une enquête, et non essayer de le deviner sur la base de pures abstractions.  smiley



                    • Svaneke Svaneke 4 février 2013 16:48

                      Non, les individus n’existent pas en tant que tels. Les individus n’échappent pas au mouvement de la matière, il n’existent pas en dehors du contexte historique dans lequel ils vivent. De même, les artistes ne créent pas à partir de rien, ils transforment la matière de leur époque... dans un sens ou dans un autre. Quant à la bourgeoisie, c’est une classe la pouvoir à l’époque du capitalisme qui « organise » et braque la lumière sur ce qu’elle veut.


                    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 4 février 2013 19:16

                      Hopper peint le cauchemard climatisé de Miller ....
                      Ses sujets ne posent pas ,ils sont poses ....


                      • Yohan Yohan 4 février 2013 19:38

                        Hopper peint une certaine Amérique, celle des années 50, pas celle que l’on cherchait à nous vanter avec les stars hollywoodiennes, mais l’amérique de gens livrés leur infinie solitude, l’Amérique de ceux qui ont manqué le bon train, qui n’ont pas fait de big money. Une peinture qui ne pouvait que prendre de la force avec le temps comme les photos d’Henri Guérard ou de Doisneau.


                        • Svaneke Svaneke 4 février 2013 20:00

                          « l’amérique de gens livrés leur infinie solitude, l’Amérique de ceux qui ont manqué le bon train » : d’accord avec ça mais il existe pourtant de fortes références au cinéma dans sa peinture. Les oeuvres d’Hopper sont d’autant plus frappantes qu’elle reflètent l’ambiance des années 40 et des films noirs de cette époque, par opposition au Technicolor et au star system. L’ « infinie solitude » entre en résonance avec celle ressentie à notre époque... le tout baigné dans une atmosphère de résignation et de grande mélancolie.


                        • Yohan Yohan 4 février 2013 19:42

                          Si l’on peut parler de peinture populaire, celle là l’est. Elle séduit le néophyte et n’a pas besoin de publicité. 


                          • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 4 février 2013 19:52

                            Svaneke« Non, les individus n’existent pas en tant que tels. Les individus n’échappent pas au mouvement de la matière, il n’existent pas en dehors du contexte historique dans lequel ils vivent. »


                            Les individus existent bien et ce sont eux qui créent le contexte historique. La preuve en est que sans aucun individu sur terre, il n’y aurait évidemment aucun contexte historique. En retour, le contexte historique conditionne évidemment les individus mais il ne les déterminent point. Comprendre la différence entre condition et détermination est essentiel pour comprendre la relation entre l’homme et la société, et pour sortir de la dualité qui oppose la théorie d’une société productrice d’humains à la théorie d’une société produite par la personne humaine (les deux choses étant vraies, évidemment). 


                            « Quant à la bourgeoisie, c’est une classe...à l’époque du capitalisme qui « organise » et braque la lumière sur ce qu’elle veut. »

                            Non, c’est juste un mot que vous utilisez comme d’autres utilisent le mot Dieu ou Diable. Vous croyez à vos pensées au point d’en parler comme s’il s’agissait de « choses » ou « d’êtres » réels. Il existe évidemment une classe dirigeante (que vous pouvez appeler bourgeoisie si vous voulez), mais une classe dirigeante ne « veut » pas, car seule une entité réelle peut vouloir quelque chose. C’est utile de créer des catégories intellectuelles mais attention à ne pas croire que ce sont des réalités existant en dehors de notre petite tête. Même quand on utilise des expressions comme « le peuple souffre », il faut toujours bien se souvenir que c’est une métaphore, car seuls des individus peuvent souffrir, éprouver de la souffrance, et non une catégorie mentale (si intéréssante soit-elle pour classer les choses et organiser sa représentation du monde).

                            Croire que l’individu existe moins qu’une catégorie mentale est une pente psychopathologique dangereuse qui conduit à sacrifier tôt ou tard la personne réelle au nom d’une idée abstraite. On a déjà vu les effets de ce genre de penchant.  smiley

                            • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 4 février 2013 20:14

                              Erratum ! « ...mais il ne les détermine point » 


                            • Svaneke Svaneke 4 février 2013 20:20

                              Non, les individus ne « créent » rien, ils produisent, ils produisent à partir de la matière. Eux-mêmes ne sont qu’une forme de matière en mouvement, comme toute chose, et pas des êtres séparés les uns des autres et capables d’exister en tant que tels. D’ailleurs, les humains, en évoluant du singe et en se relevant sur leurs jambes, ont libéré leurs mains et ainsi pu agir sur la matière, y compris leur cerveau qui s’est développé. L’histoire n’est donc pas la somme d’actes individuels mais la traduction du mouvement de la matière.
                              Ce sont les anti-matérialistes qui croient qu’on crée des choses par « génie », qui croient que Dieu a créé le monde à partir de rien.
                              Or rien ne nait de rien.
                              Quant à la bourgeoisie, ce n’est pas moi qui l’ait inventée (car justement je ne suis pas individu qui « crée » des choses parce que ça lui chante) mais bien un produit du mouvement historique. 
                              Et concernant la conception selon laquelle l’histoire est faite par les individus, elle a - pour le coup - vraiment fait de monstrueux ravages.... 


                            • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 4 février 2013 23:59

                              Quel catéchisme marxiste grotesque et comique (tant que vous n’avez aucun pouvoir, sinon il deviendrait tragique et abominable). Ne m’en veuillez pas de vous trouver ridicule, je ne suis pas responsable de ce jugement, il m’est imposé par la détermination historique de mes atomes.  smiley


                            • LEELOO Taubrouk 5 février 2013 00:01

                              A MEN smiley smiley smiley


                            • hopeless 4 février 2013 21:22
                              « Comment expliquer l’affluence record de l’exposition Hopper au Grand Palais ? »

                              Très bonne question, sachant qu’il y a des millions d’artistes sur la planète capables de faire au moins aussi bien que Hopper. On aurait d’ailleurs pu poser la même question concernant Picasso. 

                              Deux éléments de réponse ont déjà été donnés plus haut par :

                              1. Gaspard Delanuit :
                              « L’exposition a été organisée à grand renfort de publicité pour faire entrer du pognon dans les caisses avec des oeuvres attirantes pour un vaste public, ce qui permet d’engranger des fonds pour financer par ailleurs les expositions promotionnelles d’oeuvres « conceptuelles » vaines et prétentieuses de copains-complices dont on veut faire monter la cote.

                              Il est aussi possible que des investisseurs possédant actuellement une grande quantité d’oeuvres de Hopper aient décidé de faire monter sa cote avant de belles ventes juteuses. 
                               »

                              2. ctadirke :
                              « Et la part de snobisme grégaire dans tout ça ?

                              Même à propos de Picasso »

                              Voilà, on est sans doute pas loin de la vérité avec ces 2 avis qui se complètent parfaitement. 

                              • sam turlupine sam turlupine 4 février 2013 21:58

                                Ouais...
                                Ils se « complètent » dans le même sens

                                celui d’une vision de la réalité.
                                Partielle, comme toute vision.

                                Surtout en éclipsant totalement l’art, l’envie et le plaisir des amateurs d’art, de voir des oeuvres en vrai, de s’en enrichir.

                                Quand on voit devant soi des tableaux qu’on ne connait qu’en reproduction, ça fait une sacrée différence ; et, en général on ne vient pas pour les acheter (surtout que des tableaux d’Hopper à vendre, il n’y en a quasiment pas) ; donc, on se fout du fric : on est en rapport avec l’oeuvre.

                                Le seul problème de ce succès, c’est qu’on se retrouve avec beaucoup de gens ; il faudrait pouvoir louer le Musée, pour en profiter tout seul complètement.
                                Mais ça, ça coûterait du fric ! smiley
                                Alors, on tâche de faire abstraction du public, mais on y arrive facilement quand les oeuvres sont suffisamment fortes ; ce qui est le cas de la peinture d’Hopper.

                                Quant au marché de l’art, tout le monde sait ce qu’il est ; personnellement, il ne me concerne pas : j’ai pas les moyens ; alors, comme tout clampin, je vais voir des expos.

                                Sinon, personne n’est obligé d’y aller, non plus, hein ?
                                Même et surtout d’aller voir " les expositions promotionnelles d’oeuvres « conceptuelles » vaines et prétentieuses de copains-complices dont on veut faire monter la cote."

                                Sinon, vous êtes acheteur d’art ?
                                  smiley


                              • hopeless 4 février 2013 23:07
                                « Sinon, vous êtes acheteur d’art ? »

                                Sam, c’est pour moi la question ? Si oui je réponds non, trop cher. 

                                Question peinture, j’en ai faite moi-même un peu en autodidacte, exclusivement des copies de tableaux qui m’avaient tapés dans l’oeil. 

                                Pour voir aussi si ça vous interpelle pas un peu quelque part, relisez cet article sur AV : Le cri de désespoir d’un artiste de rue à Florence ?

                              • sam turlupine sam turlupine 4 février 2013 23:32

                                @ hopeless

                                ok, je regarderai.
                                Tout ce qui touche l’art, particulièrement la peinture, m’intéresse.


                              • sam turlupine sam turlupine 5 février 2013 14:06

                                @ hopeless

                                j’ai lu l’article que vous citez en lien, et différents commentaires sur le fil.

                                A part abonder dans tout ce que le monde sait sur le « marché de l’art », il n’apporte strictement qu’une vue partisane, surtout venant d’un auteur : Paul Villach (paix à son âme), qui n’a jamais rien compris à l’art.

                                Bien sûr, dans l’art dit « contemporain », il y a à boire et à manger ; beaucoup d’oeuvres dites conceptuelles, qui n’ajoutent rien à l’art, d’autres très intéressantes.
                                L’art (notamment pictural), ce n’est pas que de la représentation figurative : on le sait depuis Picasso, Braque et autres. Donc, que certains prennent des chemins moins évidents pour représenter leur vision du monde est tout à fait normal, légitime, et peut être enrichissant.

                                Bien sûr, il s’agit de savoir faire le tri, et de savoir que le marché de l’art obéit à des modes, des motifs financiers, qui, souvent, n’ont que peu d rapport avec la réelle valeur des oeuvres.
                                C’est comme ça ; faut faire avec, et opérer sa propre sélection.

                                Mais tout cela n’a rien à voir avec la peinture de Hopper, qui se situe, de toutes façons, hors de ce « marché », puisque quasiment toutes ses oeuvres sont dans son catalogue raisonné, et pratiquement aucune n’est à vendre ; elles appartiennent toutes à des musées, des collections privées, et ne sont jamais sur le marché.

                                Mauvais procès, et amalgame.


                              • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 5 février 2013 00:20

                                @ Svaneke :« Et concernant la conception selon laquelle l’histoire est faite par les individus, elle a - pour le coup - vraiment fait de monstrueux ravages.... »


                                Non, c’est la réalité de l’histoire faite par des individus monstrueux agissant sur des masses (privées d’individualité par hypnose collective) qui a fait des ravages, et non « la conception selon laquelle l’histoire est faite par les individus. » 

                                Quant à l’art, il est évidemment au plus haut point l’affirmation de la singularité humaine et de la primauté de la créativité personnelle sur la masse indistincte : nul autre que Hopper ne pouvait faire exactement l’oeuvre de Hopper. (Ce qui ne signifie pas que nul autre ne pouvait faire aussi bien ou même mieux, mais ceci est un autre sujet)

                                Essayez un peu de réfléchir par vous-même au lieu de répéter les leçons apprises. Ah, mais, c’est vrai : vous n’existez pas intellectuellement comme individu, c’est la matière en mouvement qui s’exprime à travers vous ! Et d’ailleurs à quoi bon faire des efforts, puisque vous êtes le produit d’une détermination. Laisse-toi faire, matière. 



                                • Svaneke Svaneke 5 février 2013 01:07

                                  Des leçons bien apprises qui, de votre coté, vous font parler de « création » comme le ferait n’importe quelle personne croyant en Dieu (et c’est vous qui parliez de catéchisme plus haut ?!) en dépit du bon sens, de l’observation scientifique et de la réflexion. Le mouvement de la matière est en effet une réalité scientifique à moins que vous ne contestiez le big bang, l’expansion de l’univers, l’évolution et tutti quanti. Bref, vous êtes plutôt mal barré pour quelqu’un qui se place (autoritairement ?) du côté de la « réalité ». Votre cerveau est lui-même de la matière en mouvement qui réagit (laborieusement dans votre cas) pour écrire de telles inepties et continuer de croire en l’ « individu créateur de l’histoire » tel qu’il lui a été inculqué. Vous n’êtes ni ridicule ni grotesque, juste un brave soldat bien docile qui régurgite sans même s’en apercevoir les préceptes idiots dont il a été gavé depuis toujours.


                                • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 5 février 2013 09:15

                                  « à moins que vous ne contestiez le big bang »


                                  Pas du tout, je m’en souviens très bien, c’est même moi qui ai allumé la mèche. 

                                • Svaneke Svaneke 5 février 2013 19:38

                                  Blagounette qui a au moins le mérite de montrer votre attachement indécrottable à l’idée de « création »... et votre capitulation sur le fond du sujet


                                • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 5 février 2013 00:28

                                   @ Svaneke « Non, les individus ne « créent » rien, ils produisent... »


                                  Ces 7 mots suffissent à vous retirer tout crédit dans un débat sur l’art. L’art est création ou n’est pas. Ce n’est justement pas quelque chose qui se réduit à une simple production. Si vous ne comprenez pas cela, c’est qu’il vous manque un logiciel de base (et donc personne ne pourra vous aider à le comprendre). Choisissez plutôt à l’avenir des sujets pour lesquels vos connexions neuronales sont opérationnelles.  smiley

                                  • Svaneke Svaneke 5 février 2013 01:17

                                    Ben non, les artistes ne « créent » pas à partir de rien, ils produisent à partir de quelque chose, que ce soient leurs expériences, leur réflexion, leurs observations, en tout cas la matière de leur époque. C’est juste un fait. Vous pourrez essayer de puiser dans toutes vos réserves de mauvaise foi et de vanité, vous n’y changerez rien. « Les faits sont têtus », pourrait-on dire....


                                  • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 5 février 2013 09:12

                                    « Les faits sont têtus », dites-vous ? Ils semblent l’être moins que vous. 


                                    Je n’ai jamais dit que les artistes créaient « à partir de rien » (ce qui serait idiot), j’ai dit qu’ils sont créateurs et non simples producteurs. Le fait qu’il existe une matière, une société, une réalité historique qui nous conditionne tous, n’empêche pas qu’il existe aussi une liberté intérieure possible et c’est à cette source que puise l’originalité artistique. Voilà pourquoi l’acte artistique est créateur et non producteur, et c’est exactement ce qui le caractérise. Dans un monde où l’on produirait sans jamais rien créer, il n’y aurait pas d’art possible L’art est un phénomène singulier qui consiste en une ouverture du monde clos des déterminations historiques. Il s’appuie sur la matière, mais il s’en libère et la libère. 


                                  • LEELOO Taubrouk 5 février 2013 09:14

                                    J’en et tu en es la preuve vivante désormais, Gaz part smiley


                                  • Svaneke Svaneke 5 février 2013 19:57

                                    Tout, absolument tout, est matière. On ne s’en échappe pas. « liberté intérieure » ? Intérieure à quoi ? Au corps, qui lui aussi est de la matière en mouvement. Les sentiments et les pensées sont aussi de la matière en mouvement. Et non, on ne se libère pas de la matière, on la transforme. C’est ce que fait l’art. Ce n’est pas là une opinion, juste un fait.


                                  • Tall 5 février 2013 20:06

                                    La folle s-m cagoulée est pourtant la preuve incarnée de la possibilité d’une création ex-nihilo.

                                    Voyez le flux de conneries que peut produire son crâne complètement vide.

                                  • LEELOO Taubrouk 5 février 2013 20:18

                                    Oui mais c’est qui qui va porter le slip désormais Tall ? smiley smiley smiley


                                  • Asp Explorer Asp Explorer 5 février 2013 08:01

                                    Y’a peut-être une autre raison au succès de Hopper : c’est un artiste accessible. On n’a pas besoin d’avoir une maîtrise en histoire de l’art pour apprécier ces tableaux. On sent que l’artiste a une démarche plus profonde que celle qui consiste à chier un scorpion géant en couverts en plastique laqués dans la galeries des glaces de Versailles.


                                    • COVADONGA722 COVADONGA722 5 février 2013 18:54

                                      @Asp Explorer , absolument merci je n’ai pas de grande notion de l’art mais ce qu’il décrit m’interpelle le Thema d’arte ma expliqué ce je pressentais devant ses tableaux une sociéte terne lasse et esseulé le tableau ou il se decrit avec sa compagne deguisés tout deux en pierrot lunaire :pas l’esquisse d’une complicité ils sont semblables et seuls cote à cote il a peint ce tableau vers la fin de sa vie je crois .

                                      Asinus : ne varietur


                                    • Yohan Yohan 5 février 2013 10:46

                                      heuh ! l’auteur 

                                      Vous écrivez « la torpeur effroyable du capitalisme, où la solitude se conjugue à la dépression et la nervosité, où le vide existentiel triomphe, une torpeur que seule la révolte pourrait briser » Entre nous je préfère ça à « l’oppression sourde du communisme, où l’angoisse conjugue avec le sentiment d’être partout épié, où le vide des étals triomphe, des interdits que seule la chute du mur pourrait briser » smiley

                                      • I.L. I.L. 5 février 2013 13:28

                                        la bourgeoisie n’a pas besoin d’organiser une exposition Hopper pour rendre les masses lethargiques.
                                        Il ya la télé.

                                        Votre raisonnement est pour ainsi dire très léger et votre conclusion... hâtive.

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