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Dans les écoles de la République

« Dans les écoles de la République »

Cinquante ans d’errances pédagogiques

Livre de Jean Mourot

Le Scorpion brun

366 pages

« En vente sur le site de thebookedition.com."

Février 2022

 

 Vie scolaire, de l’entrée en maternelle à la retraite comme instituteur

 

L’auteur, instituteur en retraite, né en 1934 a eu une vie personnelle, sociale, politique au sens plein du terme et littéraire bien remplie.

Il continue à œuvrer, en écrivant et en aidant des auteurs.

Dans ce livre, il ne traite que de son expérience scolaire, comme enfant, comme élève maître puis instituteur de plein exercice.

Il est de cette génération qui a fait son service militaire durant la guerre d’Algérie. Pédagogue jusqu’au bout, il ira à ce qu’il appelle « l’école militaire » pour terminer sous- lieutenant avec le souci « d’apprendre aux autres ».

Ce n’est pas du tout un militariste, il a ses opinions propres et n’hésite pas à établir des diagnostics percutants en pratiquant parfois l’humour :

« Ce n’est pas seulement pour rythmer leurs pas qu’on fait chanter les soldats. Un soldat qui chante ne pense pas et c’est sans doute la vertu principale du chant militaire que de contribuer fortement à fondre les individualités dans le moule collectif de la section qui marche en chantant ».

L’errance pédagogique, ce n’est pas tant la perte de repères que la succession des réformes de l’Education Nationale, institution qui s’adapte au goût du jour et qui très souvent aggrave la situation !

Après 1968, on a introduit les mathématiques modernes, vite abandonnées, sans la moindre évaluation.

On semble passer d’une mode à l’autre, heureusement que les instituteurs savent s’accrocher aux réalités pour faire de leur mieux.

Plus tard, la réforme Jospin avec l’obligation de déposer des projets pour tout a créé une bureaucratie et une paperasserie souvent inutile qui a découragé plus d’un.

Cet instituteur de Seine Maritime qui commence sa carrière en ville pour la terminer en campagne nous fait traverser 50 ans de vie scolaire complètement connectée à la situation politique et aux réformes successives.

Ce livre rappelle aux anciens le temps où l’école remplissait plus ou moins bien sa mission, avec des instituteurs formés et explique à tous les lecteurs, d’une manière concrète, l’évolution de l’école.

Jean-François Chalot

 


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11 réactions à cet article    


  • ZenZoe ZenZoe 30 mai 10:13

    L’école a perdu sa boussole, elle ne sait plus ce qu’elle est censée faire et se mêle de tout et de rien, pour au final faire tout assez mal.

    Une re-réflexion sur les objectifs essentiels de l’école ne serait pas de trop. Transmission des savoirs, instruction civique, rééquilibrages sociaux, formation d’élites, prosélytisme écolo, endoctrinement politique, racolage consumériste, zombification des élèves ?

    Mon intuition est que l’école est dans une volonté de totalitarisme intellectuel et cherche à gommer peu à peu tout ce qui échappe à son contrôle, notamment ce qui relève de la cellule familiale et sociale.


    • wagos wagos 30 mai 11:45

      @ZenZoe

      Oui alors là, je suis d’accord avec vous., quand on entend les commentaires de l’audio télé et le niveau général des élucubrations dans tous les domaines,c’est à désespérer ! 


    • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 30 mai 13:24

      @ZenZoe
      « l’école est dans une volonté de totalitarisme intellectuel et cherche à gommer peu à peu tout ce qui échappe à son contrôle »

      Je pense que vous vous trompez. En tous cas, les enseignants,en général, essaient de faire en sorte que les élèves puissent penser par eux-mêmes, en dehors des dogmes que leur imposent la société et la famille.


    • titi titi 30 mai 21:06

      @Jean J. MOUROT

      "en dehors des dogmes que leur imposent la société et la famille.

      "

      Surtout si leur famille n’est pas de gauche.


    • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 31 mai 16:39

      @titi
      Quand on veut que les élèves pensent par eux-mêmes, on ne les conforme pas à penser « à gauche ». Pour ma part, je n’ai jamais traité mes élèves en fonction des choix politiques des parents – que je ne connaissais d’ailleurs que rarement .


    • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 30 mai 13:19

      Les « nouveautés » scolaires ont globalement pour but de remédier aux carences éducatives familiales réelles ou supposées des enfants de milieux défavorisés. Certains ont pensé qu’en faisant de l’école un centre de loisirs on allait faciliter les apprentissages... S’il est légitime de s’interroger sur la meilleure façon de transmettre les savoirs (c’est la pédagogie) il ne faut pas croire qu’on changera la société par l’école (c’est cela le « pédagogisme »). Si les « sciences de l’éducation » sont utiles (bien que trop souvent peu scientifiques !) le scientisme pédagogique a fait des ravages (c’est ce qu’on a aujourd’hui, à tort, coutume d’appeler « pédagogisme »).

      Mais il ne faut pas mythifier l’école d’autrefois qui avait aussi ses ratés !


      • Aristide Aristide 31 mai 10:02

        @Jean J. MOUROT

        Le problème essentiel à mon sens est la volonté d’égalité à l’école qui est devenue un égalitarisme.


      • Yaurrick Yaurrick 31 mai 14:20

        @Aristide
        Je partage votre opinion. Quand on voit que le redoublement est devenu très rare, que le système d’évaluation s’éloigne des notes pour des systèmes de couleurs, de smileys et autres ceintures de compétences, il est malheureusement évident révélateur de la volonté d’uniformiser et de niveler par le bas le niveau de l’éducation.


      • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 31 mai 16:35

        @Yaurrick
        Ce que vous pointez révèle plus la volonté de « faire moderne » que de tirer l’enseignement vers le bas. Si le niveau baisse dans certains domaines, ce n’est pas à cause d’une volonté délibérée d’uniformisation mais à cause de mauvais choix pédagogiques dûs en particulier à une formation de plus en plus théorique et de moins en moins pratique des maîtres.


      • BA 31 mai 22:16

        « 30 minutes pour devenir prof » : polémique après le « job-dating » de l’académie de Versailles.


        Lorsque l’éducation nationale organise des concours en vue de recruter des professeurs - titulaires -, de moins en moins de candidats se présentent. Conséquence : partout en France, les effectifs manquent.


        Les académies peuvent recourir à des contractuels, mais encore faut-il le faire savoir. Usant largement des réseaux sociaux et de la vidéo, la rectrice de l’académie de Versailles, Charline Avenel, se met en scène pour convaincre les candidats de participer à un immense « job-dating », organisé sur quatre jours :


        « Vous recherchez un emploi ? Un nouveau métier qui a du sens ? », lance-t-elle face caméra, avant d’inviter à devenir « professeur dans les écoles, en collège, en lycée », dans les quatre départements de son académie. A cette occasion, chacun pourra « convaincre » qu’il peut enseigner lors d’un entretien d’une demi-heure avec un responsable de l’Education nationale.


        L’académie de Versailles est un mastodonte employant plus de 90000 agents, ce qui en fait le plus gros employeur d’Île-de-France. Mais il lui manque quelque 2000 enseignants pour assurer la rentrée de septembre. Avec ces « journées du recrutement », elle propose d’embaucher pas moins de 1300 enseignants contractuels. La session, qui doit durer quatre jours, a débuté lundi 30 mai pour s’achever jeudi 2 juin.


        Le succès est-il au rendez-vous ? La foule se massait lundi matin devant le rectorat de Versailles, avec des profils très variés : quelques personnes souhaitant se reconvertir, beaucoup d’autres diplômées mais sans emploi. Ils témoignent.


        Anna, 22 ans, assistante de russe :

        « En arrivant de Russie en septembre dernier, j’ai obtenu un poste d’assistante de langue russe dans un lycée du Val-d’Oise et ça m’a beaucoup plu », raconte Anna, Russe qui s’exprime dans un français parfait.

        La situation en Russie « me pousse à rester en France : il est impensable de revenir dans mon pays », ajoute Anna, qui a suivi dans son pays des études de traduction français-russe au niveau licence.

        « Enseigner en France serait un rêve et le recrutement proposé ici en tant que professeur contractuel peut vraiment être un bon tremplin pour des gens comme moi ».


        Jonathan, 27 ans, ingénieur en poste :

        « Je ne suis pas bien vieux mais j’ai déjà connu cinq entreprises en tant qu’ingénieur et j’ai décidé que, désormais, j’ai envie de transmettre », explique Jonathan, ingénieur dans les Télécoms, qui donne déjà des cours en lycée en parallèle de son métier.

        Son rêve ? « Enseigner l’économie-gestion en lycée technologique ». « Ce n’est pas prétentieux mais ça peut être très instructif pour les élèves d’avoir un professeur qui a une expérience dans le privé », déclare le jeune homme qui se dit « extrêmement motivé par le terrain » et souhaite « démarrer dès la rentrée ».

        « Mon entourage s’inquiète pour moi de la perte de salaire, mais c’est tellement une évidence que je suis prêt à diviser mon salaire par deux, sans problème ».


        Kamel, 44 ans, en recherche d’emploi :

        « Avec une licence en génie-mécanique en poche, je pense avoir mes chances pour décrocher un poste de prof de mathématiques notamment, car les besoins sont énormes pour la rentrée prochaine », avance Kamel, en recherche d’emploi dans les Yvelines.

        « Après de longues années dans le secteur de l’automobile, j’ai fait une pause et quand Pôle Emploi m’a démarché pour ce ’job dating’, j’ai sauté sur l’occasion. Je pensais depuis longtemps à m’orienter vers l’enseignement », dit Kamel.

        Il se dit « conscient » du fossé entre son métier dans le secteur privé et l’enseignement. Mais il est « convaincu que tout est possible quand on est motivé ».


        Amina, 33 ans, a déjà enseigné en Algérie :

        « J’ai enseigné pendant six ans en collège en Algérie, donc l’éducation, je connais », dit Amina. «  Je préfère me tourner vers l’école maternelle ou élémentaire, qui correspondent mieux à mes attentes », poursuit la jeune femme, arrivée en 2018 en France, où elle a eu plusieurs expériences dans le périscolaire.

        « Je suis extrêmement motivée par l’idée d’enseigner. Ca me manque énormément, je ne veux pas laisser passer cette opportunité de recrutement de dernière minute  », ajoute-t-elle.

        « Je croise les doigts pour que ça marche dès la rentrée. Et puis si tout se passe bien, je pourrai passer le concours dans quelques années ».


        « Devenir prof en 30 minutes », sur le principe du « job-dating » ? L’initiative passe mal dans le corps enseignant : déjà, quand les titulaires ont besoin d’un bac+5 pour devenir enseignant (niveau master), ce n’est pas le cas pour les contractuels, qui peuvent postuler à un niveau très inférieur.


        Ensuite, la démarche en elle-même choque : « Quelle horreur », « un scandale », « des enseignants au rabais », « 30 minutes pour devenir prof quand il faut normalement cinq ans », « quelle honte, quel mépris pour les enseignants, les élèves et leurs familles », réagissent des milliers d’internautes en découvrant l’initiative. 


        Le rectorat a beau assurer que les candidats reçus seront « accompagnés », de nombreuses familles s’inquiètent aussi, sur les réseaux sociaux, de la qualité de l’enseignement qui sera dispensé à leurs enfants. Des connaissances propres de ces néo-profs, d’abord, mais aussi de leur capacité à « tenir » une classe, à se montrer pédagogues, à l’écoute, et à évaluer correctement les élèves, par exemple.


        Beaucoup d’internautes moquent des candidats pour qui la motivation serait « changer de vie », voire « s’occuper », avec des capacités très éloignées de ce qui est nécessaire à l’enseignement.


        Côté syndical, le job-dating ne séduit pas plus : « Enseigner, c’est un métier qui s’apprend », lance par exemple le Snes-FSU des Hauts-de-Seine. Tout en rappelant que la crise des vocations est ancienne, documentée, et que la rémunération des professeurs français est l’une des plus faibles des pays développés. Les professeurs contractuels « sélectionnés » qui seront reçus après un job-dating auront par la suite la possibilité de passer les concours, pour, espère le rectorat, renforcer ses effectifs.


        En attendant, jouant la transparence, le rectorat a publié les rémunérations de chaque poste : 2022 euros à 2327 euros bruts mensuels, selon le niveau de diplôme, en enseignement général, et 1820 à et 2903 euros bruts mensuels selon le niveau de diplôme et d’expérience pour l’enseignement technique et professionnel.


        Des primes sont prévues dans certains cas précis (enseignement en réseau d’éducation prioritaire, etc.).


        Suffisant ? Latifa, 44 ans, en reconversion professionnelle, ne s’inquiète pas... même si son salaire va baisser « de moitié » : « Si c’est pour faire un métier qui répond à mes valeurs, je suis prête à faire des sacrifices », assure-t-elle. 

        Sa motivation est ailleurs : «  Après 15 ans dans le monde de l’entreprise, j’avais besoin de donner du sens à ma vie », raconte-t-elle. Elle souhaite devenir professeur d’anglais au collège, lycée général ou professionnel, pour ne plus « se sentir inutile ». 



        https://www.leprogres.fr/education/2022/05/31/30-minutes-pour-devenir-prof-polemique-apres-le-job-dating-de-l-academie-de-versailles



        • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 1er juin 13:18

          "leur capacité à « tenir » une classe, à se montrer pédagogues, à l’écoute, et à évaluer correctement les élèves, par exemple."

          C’est là que le bât blesse. On a voulu hausser le niveau de connaissance académique des enseignants comme s’il était nécessaire d’avoir Bac+5 pour enseigner les bases à l’école mais on a négligé l’apprentissage concret du métier !

          Ces néo-recrutés à la va-vite pourraient faire d’excellents enseignants à condition qu’on leur dispense, pendant les vacances, un minimum d’enseignement professionnel (sociologie du public, psychologie de l’enfant et de l’ado, pédagogie...)

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