I. Pourquoi chercher de la musique sur internet ?

Pour répondre à cette question on peut se poser une autre question : Où trouver de la musique en dehors d’internet ?

A part quelques exceptions à Paris, la plupart des disquaires indépendants ont disparus. Les supermarchés ont très peu de choix. Les magasins spécialisés, par exemple la Fnac ont un nombre limité de références disponibles à des prix pas toujours accessibles.

Cependant il reste des solutions intéressantes : le marché de l’occasion, acheter les albums lors des concerts à des prix plus abordables ou encore moins onéreux les emprunter à des médiathèques. Convertir en mp3 les anciens supports, k7, cd, vinyles et échanger des albums numérisés dont on détient les originaux, légalement, dans le cadre de la copie privé.

Si malgré cela tant de personnes cherchent de la musique sur internet, c’est :

a. Parce qu’il y a beaucoup plus de choix.

A l’heure actuelle, par exemple, le développement de la musique libre est tel qu’il est impossible de suivre l’intégralité des œuvres qui sont publiées.

b. Parce que le coût est quasi nul.

- Soit en raison de la disparition du support, il n’y a plus de coût de diffusion, plus de coût de fabrication, juste éventuellement un coup de création. Malgré cela dans le domaine commercial les magasins en ligne (Itune et autres consorts) sont loin de répercuter la disparition des coups sur leurs tarifs.

- Soit en raison de ce que les lobbys et le gouvernement appèlent piratage, pour ma part je considère qu’ils font une faute d’orthographe et préfère parler de partage. Un exemple flagrant de leur mauvaise foie, contrairement à ce qu’a prétendu un jour un patron de la Fnac, un album n’est pas une baguette de pain, passer l’étape de création du premier exemplaire, il est duplicable à l’infini, ni farine, ni travail supplémentaire, autrement dit, je ne connais aucune baguette de pain qui puisse nourrir toute la planète.

c. Parce que la découverte est facilitée.

Depuis que les majors ont pris le contrôle des médias radio et télé, à part dans de rares médias papiers spécialisés, et certains gratuits culturels, c’est très difficile de faire des découvertes. Concrètement avec un logiciel de peer to peer, on étend très rapidement la diversité des musiques que l’on apprécie. Déjà pour la simple raison que dans tous les genres, au-delà du mainstream des majors il existe des œuvres de qualité.

d. Pour pouvoir essayer la musique avant de l’acheter.

Une bonne façon de se prémunir des singles qui pourraient permettent d’écouler des albums bâclés.

II. Que dit la loi ?

A l’origine la loi sur la copie privé permet de préserver la culture de la propriété commerciale. Elle dit que quiconque dispose d’un original peut en faire autant de copies qu’il le souhaite et les diffuser librement tant que c’est dans un cadre privé. Elle est financée par des taxations sur les supports cd vierge, disque dur, mémoire flash...

Internet a fait éclater la séparation cadre privé/ cadre public, par exemple avec un logiciel de peer to peer le partage n’est pas limité à quelques dizaines de personnes membres de la famille ou ami(e)s, mais plutôt dans la pratique plusieurs centaines. (même si potentiellement tout utilisateur du logiciel peut y accéder)

Hélas, plutôt que de vraiment trouver une solution adapté à internet, le gouvernement à appuyé la demande des lobbys pour supprimer ce droit sur internet.

Actuellement pour télécharger légalement sur internet il faut soit se tourner vers les licences libres, Lal, Creative commons, c reaction, etc, vers le domaine public ou passer par des sites payants. Avec pour le domaine public un problème de taille la loi en france a été changée et désormais ce n’est plus 70 ans après l’interprétation, mais 70 ans après la première diffusion public, ce qui entraine des aberrations comme le premier enregistrement connu qui date de 150 ans et ne sera pourtant dans le domaine public qu’en 2078 !!

Cependant si il n’y a pas téléchargement, juste écoute, on parle alors de streaming, la loi considère que c’est la personne qui met l’œuvre à disposition qui est légalement responsable.

Un autre point complètement occulté par le gouvernement, est la problématique de la matière musicale, la musique libre c’est développée sur le modèle des logiciels libres, à savoir qu’il est important de pouvoir disposer librement de la source pour créer, sampler c’est ni plus ni moins qu’extraire des mots pour les ré-assembler, difficile de parler si on n’a plus le droit d’utiliser des mots. Les abus du copyright renvoie également à la problématique des brevets sur le vivant.

III. Différents moyens d’accéder à la musique.

Quand on commence une recherche de musique sur internet, on se rend compte aussitôt que ce n’est pas une simple recherche d’information, en gros on arrive sur un champ de bataille et la plupart des résultats pour télécharger des mp3 gratuits s’avèrent être payants...

a. Moteur traditionnel en avancé et moteurs spécialisés.

Sur google, en utilisant la recherche avancée, il est possible de filtrer la recherche en choisissant le type de licence, mais ce n’est guère efficace...

Heureusement il existe des moteurs spécialisés efficaces :
http://www.dilandau.com/ point fort : l’accès direct au mp3 est possible.
http://beemp3.com/ point fort : le plus de résultats.
http://www.bomb-mp3.com/ point fort : la possibilité d’ajouter les titres à une playliste.

Avec un gros bémol, aucun de ces moteurs n’affiche la licence des morceaux.

Il n’y a ma connaissance qu’un moteur de recherche spécialisé pour la musique libre : Muzeeli

Les moteurs à éviter : http://www.onmusic.me/ http://tagoo.ru/en/ problème : téléchargement possible qu’après inscription http://skreemr.org/ problème : pas de téléchargement http://www.airmp3.net/ problème : guère de choix http://mp3link.org/ problème : trop de pub.

b. Les plateformes 1er génération

100% légales, complètement gratuites et dépourvues de publicité, elles proposent le téléchargement et l’écoute. Dogmazic on peut très bien l’utiliser comme radio thématique en écoutant qu’un style musical, qu’un label, qu’un groupe... On peut faire des playlistes des morceaux qu’on apprécie et les diffuser sur la radio du site, ou créer facilement des compilations. Boxson propose moins de choix mais cela permet d’accéder aux morceaux par géolocalisation et la création de playliste est aussi possible et il a un outil de suggestion par style intéressant. Il existe une troisième plateforme de taille non négligeable que j’ai volontairement omise, les nombreuses raisons sont exposées sur le site jamendouille.

Pour les anglophones, l’Internet Archive est de loin la plus grosse plateforme avec sa section concert et sa section audio mais il existe aussi de nombreuses plateformes spécialisées telles the free music archive ou sonic squirrel.

Il existe également une multitude d’autres plateformes de moindre importance, le répertoire de creative commons permet d’évaluer facilement leur intérêt car il comporte une colonne size qui indique le nombre d’œuvres.

c. Les plateformes secondes génération.

Plus proche de la forme des réseaux sociaux, elles disposent entre autre de fonctionnalités d’exportation. Elles sont mixtes, elles accueillent aussi bien des morceaux sous licence libre que sous copyright. Par contre il y a moins de choix que sur les plateformes de première génération. Sound cloud est plus intéressant pour trouver des morceaux en licence libre, cependant les morceaux sous copyright ne sont pas téléchargeable et les fonctionnalités de la version gratuite sont limitées. Bandcamp propose beaucoup moins d’albums gratuits et on ne peut pas restreindre la recherche aux gratuits, mais c’est une solution très intéressante pour acheter des albums numériques a des prix défiants toute concurrence. C’est les groupes qui fixent les prix.

d. Les websites spécialisés.

Pour la musique punk, en raison de l’éthique particulière du mouvement il existe un site Pirate punk qui propose systématiquement tous les albums, et les retire dans le cas ou le groupe en fait la demande.

Pour la musique classique il y a plusieurs sites, Classicat même si il ne mentionne pas les dates d’interprétation. Un autre Public domain qui réunit des titres dans le domaine public, par contre pour la fRance il faut vérifier que l’interprétation date de plus de 70 ans.

Pour les musiques électroniques il existe des sites dédiés aux remix comme pour ceux de Nine Inch Nails http://remix.nin.com/ et http://www.ninremixes.com/ ou ceux de Brian Eno et David Byrne http://bush-of-ghosts.com/remix/bush_of_ghosts.htm

Pour les musiques pop rock & alternatives Mp3.com offre de nombreux mp3 de groupes commerciaux.

Pour les musiques underground la section download de Brainwashed.

e. Les websites des artistes commerciaux.

Ils disposent souvent d’une section de mp3 à télécharger. Rada & Ternovnik, Bruce Haack, Attrition...

D’autres entre autre pour faciliter l’accès à leurs œuvres se sont convertis à la libre diffusion et offrent les albums dont ils disposent des droits. Bob Ostertag, David Janssen, NIN...

IV. D’autres moyens pratique pour ne pas se perdre.

a. Les netlabels.

Un gage de qualité ou l’assurance d’un style particulier. Label en anglais cela signifie "étiquette", les netlabels sont en quelque sorte des guides pour pouvoir s’y retrouver dans la pléthore d’albums libres. [http://blog.ecoute-et-telecharge.com/post/2007/10/25/Liste-de-tous-les-netlabels-au-monde-tous-les-styles-tous-les-pays]
Un bon moyen pour découvrir la production d’un netlabel rapidement est d’écouter une compilation ou un sampler (échantillons), exemples : Le Colibri Nécrophile http://www.archive.org/details/Necktar2017Volume2, Clinical Archives http://www.archive.org/details/ca200_cjazz, Amduscias http://www.archive.org/details/AMR100, Just not normal http://www.archive.org/details/JNN060-variousartists-TheworldisJustnotNormalPt3

b. Les web radios.

Légales pour une simple écoute, dans le cas d’un téléchargement pour une écoute en différé (podcasting) a priori exception des licences libres on sort de la légalité.
Deux plateformes orientées réseaux sociaux Radionomy et Radiomee
Le plus grand choix anglophone http://www.shoutcast.com/
La version internet des radios hertziennes en utilisant le lecteur Winamp http://www.todae.fr/winamp/radio/.

Un logiciel radio spécialisé sur les licences libres qui permet d’enregistrer les morceaux en un clic http://irate.sourceforge.net/

c. Les podcasts.

Un intermédiaire entre les radios et les audio blogs, un exemple de podcast légal http://mnomized.podomatic.com/

d. Les audio blogs.

Généralistes ou thématiques, exception de ceux qui sont spécialisés sur les licences libres (exemple http://yamanotedreams.blogspot.com) et le domaine public, à moins de disposer des originaux on passe avec certitude dans l’illégalité. Ils n’hébergent pas directement les albums, ils utilisent les sites d’envoi massif de fichiers, tels mediafire, hotfile, megaupload... Chacun de ces sites à des restrictions en accès gratuit. Par exemple pour contourner celles de megaupload, il suffit de préparer plusieurs téléchargements dans différents onglets du navigateur.

Il existe un moteur de recherche spécialisé pour les blogs audio.
http://www.captaincrawl.com/

Bien plus efficace que celui de Google qui recherche sur tous types de blogs http://blogsearch.google.com/

Ainsi qu’un blog qui référence par style tous un très grand nombre de blogs audio http://thefreewave.blogspot.com/

Pour se faire un aperçu voici une petite sélection dans divers styles :
Un des plus impressionnant plutôt orienté rock progressif
http://francemusik.blogspot.com/
Musique libre http://compilationslibres.blogspot.com/
Free jazz http://freethemusic-olatunji.blogspot.com/
Electronique http://mutant-sounds.blogspot.com/index.html
http://lunaratrium.blogspot.com/
Postpunk http://linvitationausuicide.blogspot.com/
Années 80 http://commercialzone.blogspot.com/
Punk http://anti-commerce.blogspot.com/
http://www.punksishippies.blogspot.com/
Rock http://www.raremp3.co.uk/
Nuggets http://brnuggets.blogspot.com/
Avantgarde http://fm-shades.blogspot.com/
Plus noise http://terrornoiseaudio.blogspot.com/
Experimental http://piratesot7sounds.blogspot.com/
Bollywood http://thirdfloormusic.blogspot.com/
Divers http://a-special-plan-for-this-world.blogspot.com/
http://defeatedsounds.blogspot.com/

Chaque blog propose une foultitude de liens vers d’autres audio blogs. Quelle qu’en soit la légalité les audioblogs sont indispensables pour préserver et diffuser le patrimoine culturel, pour l’exemple de francemusik une bonne partie des références sont introuvables en neuf comme en occasion, voir même sur les logiciels de peer to peer spécialisés.

g. Les services d’écoutes et réseaux sociaux.

Dans les offres gratuites on peut préférer Jiwa à Deezer car même sans le catalogue Warner l’absence de publicité audio pèse dans la balance. Pour les autres Last fm propose plus de choix, des possibilités de suggestion, plus de solutions pour l’achat et surtout un abonnement à 3 euros par mois pour des fonctionnalités illimités qui rende ce site plus intéressant que le logiciel Spotify qui revient lui à 9,99 euros par mois. Quant à Myspace il est devenu un parent pauvre, il ne propose pas la possibilité de faire des playlistes, il est surtout pratique pour écouter rapidement la musique d’un groupe avant un concert. Et son équivalent français tous en live n’a jamais vraiment décollé et est juste intéressant pour les mp3 à télécharger...

h. Les logiciels de peer to peer et autres.

Tout d’abord attention aux faux sites qui tentent souvent de vendre ces logiciels. Pourquoi éviter tous les Limewire, Shareaza, etc ? Principalement parce que les risques d’attraper des virus sont très élevés, également car aucun de ces logiciels n’intègre de dispositif de filtrage pour limiter les résultats aux licences libres. Une exception Soulseek n’est pas infesté, il s’adresse plus aux passionnés qui vont rechercher des albums difficile à trouver, il y a peu de musique francophone. Pour rester dans la légalité on peut se cantonner a des recherches avec "creative commons" "netlabel" "domain public" etc.

i. Les sites de critiques musicales.

Critiques et dossiers accompagnent la découverte.
Les généralistes.
http://www.fluctuat.net/Musique
http://www.evene.fr/musique/
http://www.krinein.com/musique
http://www.chronicart.com/musique/
http://www.linternaute.com/musique/

Les spécialisés.
http://www.topiste.com/
http://www.trip-hop.net/

Ceux des magazines papiers.
Electro indus http://www.d-side.org/
Noise Rock http://www.noisemag.net/
Gothique http://www.elegy.fr/
Pop Rock http://www.lesinrocks.com/

j. Les offres payantes de téléchargement.

Si on recherche le plus de choix possible on se tournera vers amazon. Si on recherche la qualité sonore la plus élevée on se tournera vers qobuz. Starzik est intéressant surtout pour ceux qui cherchent d’autres possibilité de payement que par carte bancaire. Les autres sont sensiblement similaires http://www.virginmega.fr, http://7digital.fr, http://www.fnac.com

Il vaut mieux éviter music me dont les premiers prix d’album sont quasi deux fois plus cher que les autres magasins. http://www.musicme.com Il vaut mieux éviter itune qui ne propose que des fichiers au format aac. http://apple.com/fr/itunes

Attention aux sites qui vendent des morceaux dont ils n’ont pas les droits, exemple http://www.mp3fiesta.com/

K.Divers.

Dans le cas du domaine public on peut envisager d’utiliser Discogs pour être sur des dates de publication et des noms des albums couplé au site http://www.filestube.com/ qui va chercher sur les sites de download massif, tels http://www.megaupload.com/, http://www.rapidshare.com/, http://hotfile.com/...

Internet permet également d’acquérir de la musique à plus faible coup que dans les magasins numériques en passant par les sites d’occasions http://www.priceminister.fr ou http://www.2xmoinscher.com/

On peut également trouver des albums sur Emule ou µtorrent, utiliser des requêtes "creative commons" "lal" etc comme pour soulseek pour être sûr de rester dans la légalité. Ou en complément pour des recherches précises que l’on arrive pas à trouver ailleurs.

V. Conclusion.

Les solutions dépendent :

a. Du type d’usager.

- Le collectionneur passionné.

Il se tournera plus vers le logiciel de peer to peer spécialisé soulseek. En s’appuyant sur les artistes similaires proposés par lastfm pour des découvertes pointues. Éventuellement il trouvera son bonheur sur les netlabels et les blogs audio.

- L’auditeur standard.

Pour le téléchargement, il optera pour les plateformes de téléchargement libre et les netlabels si il se souci de la légalité. Dans le cas contraire les blogs audio. Pour une simple écoute, il choisira une ou plusieurs radios, ou si les fonctions de playliste et la forme de réseau social l’intéresse un service d’écoute.

- L’auditeur très occasionnel.

Pour ne pas se soucier de la légalité, il se cantonnera à l’écoute de radios ou aux services d’écoute. Si il est curieux, il essaiera une plateforme de téléchargement libre que ce soit pour du téléchargement ou de la simple écoute par style pour découvrir l’univers du libre.

- Un cas particulier : l’auditeur / créateur.

Pour lui tout est plus complexe, il est alors indispensable d’avoir une bonne connaissance des licences libres et du droit d’auteur. Dans le cas de créations non commerciales pour lesquelles il a besoin de modifier les musiques il choisira parmi les licences qui l’autorisent (http://www.dogmazic.net/static.php?op=tableau_licences.php) sur les plateformes de téléchargement libre pour des morceaux complets. Et se tournera vers Freesound pour trouver des illustrations sonores et des samples. Ou si il n’a pas besoin de se soucier des licences par exemples dans le cadre privé il préférera le moteur de recherche Findsounds. Si il n’a pas besoin de faire de modification, par exemple pour accompagner une vidéo, il choisira parmi les licences non commerciales.

b. De l’importance qu’il accorde à la légalité.

Dans le cas où c’est l’aspect le plus important pour courir le moins de risques possible il est préférable de se limiter à l’écoute de radio, et/ou de constituer des playlistes d’écoutes, et aux plateformes de téléchargement libre. Mais concrètement si la loi hadopi est appliquée la seule solution pour ne courir aucun risque est de ne pas utiliser internet, car n’importe qui peut être accusé à tord que ce soit à cause d’une IP usurpée d’un wifi mal protégé, etc.

Dans le cas où c’est un aspect négligeable si l’on cherche des musiques difficiles à trouver le logiciel de peer to peer soulseek et les audioblogs semblent la meilleure solution.

c. De ses ressources financières.

Si on veut absolument dépenser de l’argent, tant que les prix de l’occasion seront moins cher que les magasins virtuels cela sera plus intéressant d’aller sur les sites d’occasions, pour l’objet, les paroles et surtout pour ne pas risquer de perdre les musiques avec un crash ordi. Ou si on accorde de l’importance à un accès instantané, à la découverte et à la forme de réseau social un abonnement à 3 euros par mois pour lastfm.

VI. Proposition d’une petite netiquette pour la musique en trois questions clefs.

Quand on ne peut compter sur la loi, par exemple en raison de la corruption, ce qui est désormais appelé lobbying pour la banaliser, il est nécessaire de développer une éthique.

- Si le streaming est légal pourquoi perdre du temps à archiver, stocker des mp3 ?

Le web 2.0 le montre bien, les habitudes informatiques sont révolutionnées par internet, la solution de ne pas rapatrier les programmes sur les ordinateurs est de plus en plus utilisée, de même à quoi bon stocker sur son ordinateur quantité de mp3 si on peut en disposer sans contrainte autre qu’une connexion internet.

- Si les musiques libres sont équivalentes aux commerciales pourquoi télécharger des musiques commerciales ?

Les gouts musicaux sont souvent question d’affection, on aime souvent des morceaux non pas pour une quelconque qualité, mais simplement parce qu’ils correspondent à un moment de la vie, du coup malgré la qualité et la gratuité la musique libre ne se développe pas aussi rapidement qu’on pourrait le penser. Cela demande donc un effort mais il faut bien comprendre les enjeux, préférer la musique libre est un choix de vie, plus il y aura d’auditeurs pour la musique libre, plus elle se développera et derrière elle tout un modèle de société reposant sur le partage plus juste en terme de liberté, égalité, fraternité.

- Pourquoi ne pas passer de l’autre coté, devenir acteur de ce mouvement, créer ses compilations et autres playlistes et peut être ses propres morceaux ?

- Quand on bénéficie de la culture librement, le jour où on passe à la pratique, naturellement on préfère ne pas entraver la diffusion de nos œuvres.

La désobéissance face à la corruption me semble un acte civique.
Cerise sur le gâteau, ce n’est pas légal, mais cela serait légitime que les personnes qui se cantonnent à la musique libre n’aient pas à financer la musique commerciale, ce en s’affranchissant de la taxe sur les cd et dvd en se fournissant auprès des sites établis à l’étranger. http://www.nierle.de/overture/fr/ http://www.xmediatrade.com/

VII. Quel avenir pour la musique sur internet ?

Dans les années qui viennent on peut s’attendre à quelques difficultés pour le monde libre qui est resté volontairement isolé des réseaux sociaux tels facebook, car ils sont avant tout des outils dédiés à l’exploitation commerciale du public.

Le rapport à la musique est en train de changer, pour la musique commerciale les albums cèdent le pas sur les playlistes. Les générations post 2000, qui n’ont pas été conditionnées par le culte de l’objet, la rareté et le réflexe du collectionneur de tout stocker, pourraient très bien se mettre à télécharger de moins en moins pour de plus en plus de streaming.

VIII. Aller plus loin.

a. Pourquoi lutter contre l’industrie musicale ?

Le suicide professionnel d’un musicien de l’industrie musicale.
La licence C reaction.
Le Don à l’étalage.

b. Envie d’un autre monde ?

Qu’est ce que le monde libre.

c. Licence globale vers une médiathèque virtuelle ?

Une piste intéressante à la condition d’être facultative, sinon on se retrouve avec la même absurdité que la taxe des supports qui a pour conséquence que les acteurs et le public de la musique libre sont contraints par la loi de financer la musique commerciale !

IX. Sources et compléments.

Les liens de musique légale et gratuite.
Des infos sur les licences libres.
Banques de samples http://www.freeloops.com/ http://www.free-samples-n-loops.com/loops.html http://www.universal-soundbank.com/

X. Ressources logiciels gratuits.

Vlc, le lecteur universel par excellence.
Mp3 tag, un logiciel pour changer les infos des mp3.
Kat recorder Enregistreur du son diffusé sur le pc.
Bonkencoder, un encodeur numérique audio.
Digicat, un logiciel qui permet d’archiver facilement la musique stocker sur cd ou dvd.
Un lecteur radio pour les shootcast et une alternative au peer to peer équivalent à un moteur de recherche audio spécialisé http://www.remlapsoftware.com/

XI. Lexique.

Licences libres : Une licence est un texte qui définit les conditions d’utilisation, dans le cas du libre il faut retenir que toutes les licences libres autorisent la diffusion dans un cadre non commercial, L’exemple des creative commons expliqué en vidéo.

MP3 : Le Mp3 est un format propriétaire de compression avec perte de qualité, il existe des formats lossless sans perte de qualité comme le Flac, et des formats libres comme le ogg.

Streaming : Le streamming est une diffusion en temps réel en opposition à une diffusion en différé quand il y a téléchargement.

Peer to peer : le peer to peer, en gros, de personne à personne, est un protocole permettant la diffusion de fichiers.

Mainstream : "le courant principal", les musiques que l’on trouve facilement en opposition aux musiques underground que l’on ne trouve pas à la surface.

Netiquette : une réponse à l’absence de loi dans les débuts d’internet, plus que des règles collectives en l’absence de contraintes, des pistes pour se constituer une éthique.

XII. Licence. L’ensemble de ce texte est diffusé sous licence creative commons non commercial sharing alike 2.5