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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > « Double Je » Le Festival Mille Sources à Saint-Martin-La-Méanne

« Double Je » Le Festival Mille Sources à Saint-Martin-La-Méanne

La commune de Saint-Martin-la-Méanne en Corrèze située sur la rive droite de la Dordogne a eu, le vendredi 14 Août 2020, le privilège d'accueillir un concert du 24ème Festival ''Mille Sources'', non pas comme à l'accoutumée dans sa typique Eglise romane aux 4 cloches mais, selon des conditions sanitaires dédiées, dans le foyer rural relooké après plusieurs mois de travaux qui offre ainsi une fort belle salle polyvalente aux éclairages différenciés.

 

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DOUBLE JE
© Theothea.com

  

C'est en 1997 qu'est né le Festival ''Mille Sources & Dordogne'' grâce à l'association AMELI - Association Musique En Limousin - dans le but de mettre en valeur, à travers la musique, la richesse d'un patrimoine et d'un territoire rural, en ouvrant au public ses églises, ses parcs naturels et autres sites prestigieux de la Corrèze, du Limousin, en s'étendant vers le Puy de Dôme et le Cantal, au coeur des volcans d'Auvergne.

Autour de la direction musicale de Nathalie Yéramian s’est formée une équipe artistique qui met chaque année en place une programmation issue des musiciens eux-mêmes. Une thématique est choisie comme fil d’Ariane pour l’ensemble du Festival autour d’un fil conducteur.

 

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DOUBLE JE
© Theothea.com

  

Le Festival ''Mille sources & Dordogne'' proposait pour cette saison 2020 de nouvelles expériences artistiques en mêlant le récit et la musique. 24e édition : 1000 mots... Si la musique m’était contée…

Festival itinérant, il a débuté le 18 juillet 2020 en l'église de Saint-Hilaire-Luc avec ''Variations sur l'Opus 77'', entre musique ''Concerto Opus 77'' de Chostakovitch et littérature ''Opus 77'', roman d'Alexis Ragougneau.  

En ce vendredi 14 Août 2020, musique et récit tournaient autour de portraits de femmes. Compositrices, auteures… la femme créatrice... La musique et la voix se conjuguent ici pour une expérience de transmission.

 

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Le concert s'articule autour des écrivaines Colette - Colette de Jouvenel - Simone de Beauvoir qui, toutes les 3, ont eu un rapport privilégié avec la verdoyante région du Limousin et très intime, à un moment de leur vie, avec la Corrèze. Rencontre d'un lieu et d'une histoire, mise en valeur par François Soustre, auteur de biographies des dites figures féminines.

Le comédien Sylvain Dufour fait résonner la voix de ces femmes littéraires entrecoupée par la prestation virtuose d'un duo violon-piano, Beata Halska - Marielle le Monnier (mère-fille franco-polonaises) magnifiant les oeuvres de compositrices de génie.

 

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Remarquables de complicité artistique et d'énergie partagée, le ''Double Je'' qu'elles incarnent propose un récital constitué de beaux morceaux du répertoire de Lilli Boulanger - Clara Schumann - Amy Beach... Leurs instruments virevoltent d'audace sur ''la danse de Mazovie'' de Grazyna Bacewicz ou les tangos d'Irène Poldowski et de Graziane Finzi. La sonorité limpide et cristalline du piano, le vibrato chaleureux et exceptionnel du violon embellissent à ravir les romances et la sonate nr. 4 de Grazyna Bacewicz. Face au public clairsemé du petit village de Saint-Martin, ce duo nous livre une merveilleuse prouesse.

Issue d'une éminente famille de musiciens, Beata Halska est la fille de la célèbre pianiste Barbara Halska. Elle reçut le 1er prix de violon au Conservatoire National supérieur de Paris et a acquis une renommée internationale comme soliste en interprétant de grands concertos et des chefs d'oeuvre méconnus. De plus, elle joue sur un précieux violon de Jean-Baptiste Guillaume (1835).

 

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© Theothea.com

  

Sa fille Marielle le Monnier, elle, s'est tournée vers le piano dès 6 ans grâce à sa grand-mère. 1er prix au Conservatoire de Versailles, elle se produit régulièrement en soliste et en musique de chambre.  

Ce magnifique récital est donc ponctué d'extraits de textes des écrivaines citées plus haut qui ont intéressé particulièrement François Soustre pour leur lien à la terre corrézienne, la sienne, lui qui vit à Saint-Hilaire-Luc.

Colette vécut une dizaine d'années, de 1911 à 1923, au château de Castel-Novel à Varetz près de Brive, avec son second mari, Henry de Jouvenel.

 

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Puis elle trouva refuge chez sa fille, Colette de Jouvenel, pendant la seconde guerre mondiale au château de Curemonte, énorme bastide du 13ème siècle flanquée de tours rondes ou carrées sur un espéron rocheux acquise par Henry de Jouvenel entre les deux guerres. Elle relate dans son journal ses impressions de cette époque.  

Quant à Colette de Jouvenel y résidant, elle y développa une action de résistante avec des habitants du village. Elle sera désignée comme adjointe au maire de Curemonte en janvier 1945. Elle deviendra journaliste et, féministe, défendra l'égalité des sexes et réclamera un statut plus juste pour les femmes. Sylvain Dufour lit à voix articulée des textes concernant le ''droit de vote des femmes, Elie Ruby 1945'' et ''Une femme ne peut ouvrir un compte en banque''.

 

 

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DOUBLE JE
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Après un bref interlude, François Soustre nous entretient sur l'enfance de Simone de Beauvoir. Sylvain Dufour déclame des textes sur Meyrignac et sur Ernest de Beauvoir. Car, l'intellectuelle que nous connaissons a passé dans sa jeunesse ses vacances d'été au Château de Meyrignac près d'Uzerche où son grand-père Ernest avait créé un ''parc paysagé'' dans lequel « fleurie de nénuphars, la rivière anglaise où nageaient des poissons rouges enserrait dans ses eaux une île minuscule que 2 ponts de rondins reliaient à la terre... » (Mémoires d'une jeune fille rangée).  

En compagnie de sa soeur et de sa cousine Jeanne, elles connaissent l'allégresse champêtre. Simone de Beauvoir a un lien très intime avec la nature « Je me perdais dans l'infini tout en restant moi-même ». 

  

     

DOUBLE JE
vidéo "rappel & saluts"

  

Au demeurant, le spectacle proposé au village de Saint-Martin-la-Méanne fut remarquable de qualités et permettait ainsi d'élargir notre matrimoine culturel.  

Bravos et félicitations au Festival des Mille Sources se clôturant le 22 Août à Tauves avec le jeune quatuor à cordes Akilone.

  

photos © Theothea.com
"rappel & saluts" lien vidéo © Theothea.com

  

DOUBLE JE - ***. Cat'S / Theothea.com - Festival Mille Sources - avec Beata Halska, Marielle Le Monnier, François Soustre & Sylvain Dufour - Foyer rural / Saint-Martin-la-Méanne
  

  

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6 réactions à cet article    


  • nono le simplet nono le simplet 23 août 03:28

    un petit commentaire ... j’aime pas voir un article sans aucun com

    « mille sources » vient du nom du plateau corrézien, le plateau de Millevaches, dérivé communément reconnu de milla batz, mille sources ...


    • Theothea.com Theothea.com 23 août 13:30

      @nono le simplet Merci pour cette précision sémantique !....


    • Septime Sévère 23 août 12:12

      Et le point culminant de la Creuse est sur le plateau de Millevaches. 

      Plateau en plein centre duquel est Tarnac, célèbre pour son affaire de croquemitaines. 

      Eh bien, la colonne des commentaires se remplit tout doucement...


      • Theothea.com Theothea.com 2 septembre 03:41

        AVERTISSEMENT aux lecteurs !!!

        Une malencontreuse erreur s’est glissée dans l’intitulé du spectacle ci-dessus :

        En place de « DOUBLE JE »

        il faut lire « PORTRAITS DE FEMMES... Musique et récit ».

        En outre Le nom du Festival est « Millesources » en un seul mot.

        Toutes nos excuses à l’équipe artistique et à nos lecteurs.

        JM / Theothea.com


        • Theothea.com Theothea.com 4 septembre 03:41

          En fonction de l’erreur signalée ci-dessus, la chronique doit être lue ainsi :

           

          « Portraits de Femmes » Le Festival MilleSources à Saint-Martin-la-Méanne
             
          La commune de Saint-Martin-la-Méanne en Corrèze située sur la rive droite de la Dordogne a eu, le vendredi 14 Août 2020, le privilège d’accueillir un concert du 24ème Festival ’’MilleSources’’, non pas comme à l’accoutumée dans sa typique Eglise romane aux 4 cloches mais, selon des conditions sanitaires dédiées, dans le foyer rural relooké après plusieurs mois de travaux qui offre ainsi une fort belle salle polyvalente aux éclairages différenciés. 

          C’est en 1997 qu’est né le Festival ’’MilleSources & Dordogne’’ grâce à l’association AMELI - Association Musique En Limousin - dans le but de mettre en valeur, à travers la musique, la richesse d’un patrimoine et d’un territoire rural, en ouvrant au public ses églises, ses parcs naturels et autres sites prestigieux de la Corrèze, du Limousin, en s’étendant vers le Puy de Dôme et le Cantal, au coeur des volcans d’Auvergne. 

          Autour de la direction musicale de Nathalie Yéramian s’est formée une équipe artistique qui met chaque année en place une programmation issue des musiciens eux-mêmes. Une thématique est choisie comme fil d’Ariane pour l’ensemble du Festival autour d’un fil conducteur. 

          Le Festival ’’Millesources & Dordogne’’ proposait pour cette saison 2020 de nouvelles expériences artistiques en mêlant le récit et la musique. 24e édition : 1000 mots... Si la musique m’était contée… 

          Festival itinérant, il a débuté le 18 juillet 2020 en l’église de Saint-Hilaire-Luc avec ’’Variations sur l’Opus 77’’, entre musique ’’Concerto Opus 77’’ de Chostakovitch et littérature ’’Opus 77’’, roman d’Alexis Ragougneau.  

          En ce vendredi 14 Août 2020, musique et récit tournaient autour de « Portraits de Femmes » Compositrices, auteures… la femme créatrice... La musique et la voix se conjuguent ici pour une expérience de transmission.  

          Le concert s’articule autour des écrivaines Colette - Colette de Jouvenel - Simone de Beauvoir qui, toutes les 3, ont eu un rapport privilégié avec la verdoyante région du Limousin et très intime, à un moment de leur vie, avec la Corrèze. Rencontre d’un lieu et d’une histoire, mise en valeur par François Soustre, auteur de biographies desdites figures féminines. 

          Le comédien Sylvain Dufour fait résonner la voix de ces femmes littéraires entrecoupée par la prestation virtuose d’un duo violon-piano, Beata Halska - Marielle le Monnier (mère-fille franco-polonaises) magnifiant les oeuvres de compositrices de génie. 

          Remarquables de complicité artistique et d’énergie partagée, le double jeu qu’elles incarnent propose un récital constitué de beaux morceaux du répertoire de Lilli Boulanger - Clara Schumann - Amy Beach... Leurs instruments virevoltent d’audace sur ’’la danse de Mazovie’’ de Grazyna Bacewicz ou les tangos d’Irène Poldowski et de Graziane Finzi.

          La sonorité limpide et cristalline du piano, le vibrato chaleureux et exceptionnel du violon embellissent à ravir les romances et la sonate nr. 4 de Grazyna Bacewicz. Face au public clairsemé du petit village de Saint-Martin, ce duo nous livre une merveilleuse prouesse.

          Issue d’une éminente famille de musiciens, Beata Halska est la fille de la célèbre pianiste Barbara Halska. Elle reçut le 1er prix de violon au Conservatoire National supérieur de Paris et a acquis une renommée internationale comme soliste en interprétant de grands concertos et des chefs d’oeuvre méconnus. De plus, elle joue sur un précieux violon de Jean-Baptiste Guillaume (1835).

          Sa fille Marielle le Monnier, elle, s’est tournée vers le piano dès 6 ans grâce à sa grand-mère. 1er prix au Conservatoire de Versailles, elle se produit régulièrement en soliste et en musique de chambre.

          Ce magnifique récital est donc ponctué d’extraits de textes des écrivaines citées plus haut qui ont intéressé particulièrement François Soustre pour leur lien à la terre corrézienne, la sienne, lui qui vit à Saint-Hilaire-Luc.

          Colette vécut une dizaine d’années, de 1911 à 1923, au château de Castel-Novel à Varetz près de Brive, avec son second mari, Henry de Jouvenel.

          Puis elle trouva refuge chez sa fille, Colette de Jouvenel, pendant la seconde guerre mondiale au château de Curemonte, énorme bastide du 13ème siècle flanquée de tours rondes ou carrées sur un espéron rocheux acquise par Henry de Jouvenel entre les deux guerres. E !le relate dans son journal ses impressions de cette époque.

          Quant à Colette de Jouvenel y résidant, elle y développa une action de résistante avec des habitants du village. Elle sera désignée comme adjointe au maire de Curemonte en janvier 1945.

          Elle deviendra journaliste et, féministe, défendra l’égalité des sexes et réclamera un statut plus juste pour les femmes. Sylvain Dufour lit à voix articulée des textes concernant le ’’droit de vote des femmes, Elie Ruby 1945’’ et ’’Une femme ne peut ouvrir un compte en banque’’.

          Après un bref interlude, François Soustre nous entretient sur l’enfance de Simone de Beauvoir. Sylvain Dufour déclame des textes sur Meyrignac et sur Ernest de Beauvoir.

          Car, l’intellectuelle que nous connaissons a passé dans sa jeunesse ses vacances d’été au Château de Meyrignac près d’Uzerche où son grand-père Ernest avait créé un ’’parc paysagé’’ dans lequel « fleurie de nénuphars, la rivière anglaise où nageaient des poissons rouges enserrait dans ses eaux une île minuscule que 2 ponts de rondins reliaient à la terre... » (Mémoires d’une jeune fille rangée).

          En compagnie de sa soeur et de sa cousine Jeanne, elles connaissent l’allégresse champêtre. Simone de Beauvoir a un lien très intime avec la nature « Je me perdais dans l’infini tout en restant moi-même ».

          Au demeurant, le spectacle proposé au village de Saint-Martin-la-Méanne fut remarquable de qualités et permettait ainsi d’élargir notre matrimoine culturel.
          Bravos et félicitations au Festival des MilleSources se clôturant le 22 Août à Tauves avec le jeune quatuor à cordes Akilone.

          Cat’S / Theothea.com le 20/08/20


        • Pierre 6 septembre 14:26

          Peu de public, la culture musicale étant ce qu’il y a de moins partagé...

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