• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Dr Dubois et Mister Tanner

Dr Dubois et Mister Tanner

Tanner

Trois questions à Jean-Paul Dubois pour Vous plaisantez, Monsieur Tanner. Jean-Paul Dubois, journaliste au Nouvel Observateur, a cartonné en 2004 avec Une vie française, qui lui a valu le prix Femina et le prix Fnac. Il récidive avec un roman hilarant : les déboires d’un homme empêtré dans des travaux sans fin pour retaper la maison dont il vient d’hériter. Plus le chantier s’embourbe, plus les ouvriers qu’il embauche se révèlent des escrocs, et plus Paul Tanner prend conscience du ratage de sa propre vie. C’est bien triste, et pourtant on pleure de rire.

Ces déboires avec ces personnages hauts en couleur, cela vous est arrivé ? 

Un chantier, c’est la confrontation de deux désirs : celui du propriétaire qui veut réaliser son rêve, et celui de l’ouvrier qui veut en finir au plus vite. Oui, j’ai connu chacun de ces personnages et les périmètres d’emmerdement qu’ils m’ont infligés ont parfois été bien plus épiques que la timide fiction qui en rend compte ! J’ai raconté ce mélange de travail physique, de troubles psychologiques, de désordre absolu, une aventure qui n’a de l’intérêt que si on en fait une histoire drôle !

Pourquoi vos héros -Blick dans Une vie française, Tanner dans celui-ci, sont-ils toujours seuls ? 

J’ai eu une adolescence solitaire : parents âgés, absence de frère et sœur. Dans mes romans, mes narrateurs sont seuls car c’est la caractéristique même de notre espèce que de traverser la vie avec la conscience terrifiante d’être enfermé du premier au dernier jour dans une solitude ontologique. Bien sûr que vous partagez la vie avec ceux que vous aimez, c’est évident et indispensable, mais malgré l’amour, la première couche (voyez, encore un jargon de chantier !), c’est celle de la solitude.

Comment travaillez-vous ?

Je mets entre un et deux mois à écrire un roman. Je ne me couche pas (ou je ne me lève pas !) tant que je n’ai pas écrit mes huit pages quotidiennes, de dix heures du matin à deux heures du matin, tous les jours. Je viens de finir deux romans : l’un se passe au nord du Canada, l’autre à Toulouse et en Californie. Ils sont assez sombres, je l’avoue. Les deux finissent mal ! (Rires)

Bibliographie : Je pense à autre chose, Si ce livre pouvait me rapprocher de toi, Kennedy et moi, Une vie française (tous en Poche)

Propos recueillis par Tatiana de Rosnay


Moyenne des avis sur cet article :  5/5   (1 vote)




Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON








Les thématiques de l'article


Palmarès



Partenaires