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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Du Démilitantisme sloterdijkien

Du Démilitantisme sloterdijkien

Peter Sloterdijk présente une sagesse contemporaine, qui pourrait avoir démilitantisme pour nom.

Mais d'abord, qu'est-ce que l'être-militant ?

L'être-militant, et conformément aux trois topics donc, c'est un être-doué-de-colère-ressentimentale, c'est un ne-pas-être-authentique mais, certes, être-authentiquement-militant ! ou encore, un être-dans-la-moyenne de l'On militant, fatal On, du moment que des dynamiques de groupe s'enclenchent en termes de représentation mouvementale.

L'être-militant individuel, c'est avant tout un être désindividué, précisément, au profit du mouvement collectif, par quoi il procède d'un collectivisme psychique, d'une démarche mimétique-conformiste au nom de la force du collectif, selon le précepte "l'union fait la force", jusqu'au point où il se sent lui-même une force intrinsèque qui, naturellement, l'illusionne et le fait basculer dans l'être-militant. Procédant du collectif, il ne peut plus être que re-sentimental, puisque sa sentimentalité est celle du collectif en re-pétition personnelle, ressentiment donc sur la base de pétitions de principe. Des pétitions de principe qui, hélas, sont clamées si fortes alors (pour entretenir la force collective dite, à laquelle on s'identifie mouvementalement donc) qu'elles en affectent la faculté d'autocritique.

En somme, ça n'est pas celui qui réclame le plus le respect, qui est automatiquement le plus respectueux, encore que cela ne préjuge pas du respect qu'il peut effectivement pratiquer.

Hélas inversement, devant pareils réclamateurs, c'est précisément le mal-respect voire l'irrespect réels parfois - en-deçà, donc, des réclamations, - qui font juger le mouvement mal-respectueux voire irrespectueux, et le dévalorise à raison. Le ressentiment n'est pas sain, encore qu'il puisse être saint.

Finalement, on se retrouve enfermé dans la chambre intérieure mondiale du capital, à condamner le marxisme autant que le capitalisme, depuis une posture démilitante comme celle de Peter Sloterdijk - inspiré par Heidegger.


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6 réactions à cet article    


  • Sloterdijk (fente-digue). Freud évoquait le (ZUYDERZEE remblai). Ionesco, Bérenger. Au dernier acte, tout le monde devient rhinocéros, même Daisy et Dudard. Bérenger est le seul à réagir humainement et à ne pas trouver cela normal. Il s’affole et se révolte contre la « rhinocérite ». Dudard minimise la chose puis devient rhinocéros car son devoir est « de suivre ses chefs et ses camarades, pour le meilleur et pour le pire » (camaraderie enseignée dans les jeunesses hitlériennes et communistes). Et Daisy refuse de sauver le monde pour finalement suivre les rhinocéros qu’elle trouve soudainement beaux, dont elle admire l’ardeur et l’énergie. Néanmoins, après beaucoup d’hésitations, Bérenger décide de ne pas capituler : « Je suis le dernier homme, je le resterai jusqu’au bout ! Je ne capitule pas ! ».


    • jocelyne 23 juillet 18:07

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      je serais curieuse de lire un article de votre « mouture », surement un collector....


    • Jean Roque Jean Roque 21 juillet 20:54

       
      UN PHILOSOPHE QUI SAIT QUE L’UE DU GOGOCHON SOUMIS, C’EST LA CHIURE FINALE DE L’OCCIDENT... smiley
       

      « C’est une absence de sol abyssale qui a pris possession des européens. Une absence qui s’exprime dans l’obsession de faire bonne figure, en chute libre, et de maintenir avant une fin que l’on pressent comme imminente, l’apparence de la belle vie [la branlette du gogochon] »
       
      Peter Sloterdijk
       
       
      https://www.youtube.com/watch?v=2yi0S3lTP6M (Françoise Bonardel ; l’identité européenne)


      • Paul Leleu 23 juillet 12:48

        cette critique du « militant » est vraiment bien pauvre. C’est un peu comme si je m’en prennais aux « philosophes » en me basant sur les réflexions de mon voisin de bistro... Il faut comparer ce qui est comparable, et je ne vois pas où et la rigueur intellectuelle, à traiter du militantisme à partir de ses caricatures. 


        En attendant, le « démilitantisme » est une magnifique autoroute au capitalisme intégral. La pensée anracho-fascisante du copain Heidegger... Car en « renvoyant dos-à-dos » marxiste et capitalisme, c’est comme renvoyer dos-à-dos le médicament et la maladie : une attitude puérile. La maladie fait partie de l’homme, et le médicament n’est pas idéal. Mais nier les deux est débile. 

        Tout cela procède d’un monde complètement hors-sol et idéal : un monde où la collectivité n’existerait pas. La collectivité n’est pas quelque chose d’artificiel dont on pourrait se passer. La collectivité est une donnée profonde qui s’impose (et nourrit en même temps) l’homme. 

        C’est un peu comme ces gens qui voudraient être en vie, sans être les dépositaires de l’histoire de leurs géniteurs (fut-ce une machine). Tout être vient au monde « affligé » de l’histoire de ses parents.Tout être nait avec un passé. On ne nait pas libre. Et on ne l’est jamais totalement. 

        Les « marxistes » (terme générique qui regroupe ceux qui ne nient pas la collectivité) sont des gens beaucoup plus ancrés dans le réel. La liberté est une dangeureuse illusion, que doit venir tempérer la quête de l’égalité. 

        • Jean Roque Jean Roque 23 juillet 21:52

          @Paul Leleu
           
          Heidegger est un militant, des plus fins, il a baisé même des gocho comme Sartre, Lévinas...
           
          Être et Temps est une réponse à l’histoire de la lutte de classes de Lukacs
           
          H c’est le classique « inquiétisme héroïque », un romantisme exacerbé, viva la muerte, seul un führer peut nous sauver
          Le pont entre le temps de l’individu et le temps de l’Histoire est rompu. L’homme temporel ne peut se médiatiser au Monde directement, il lui faut un impérissable : nation ; téléologie marxiste, pour H le peuple allemand et sa poésie. Surcompensation avec le peuple au néant capitaliste, des inhabités traversés de simulacres qui ne les remplissent pas. La Gestapo disait d’H : un nazi de cœur, mais inutilisable... trop philosophiquement juif.
           
          Les authentiques sont ceux qui se rassemblent pour dire que l’Histoire est silencieuse.
           
          « En dernier recourt, mieux vaut succomber avec le bolchevisme qu’être réduit en esclavage avec le capitalisme. » Goebbels
           
          « L’antisémitisme est le socialisme des imbéciles » Goëbbels
           
          « Apparemment leur »vrai socialisme« consisterait à tolérer l’asservissement (au sens propre du terme) du peuple tout entier pendant de nombreuses décennies, à abandonner toutes les valeurs encore existantes et à se soumettre à la dictature de la finance internationale. Ce »vrai socialisme« signifierait encore livrer le peuple allemand, honnête et travailleur, à une vile propagande véhiculée par le théâtre et le cinéma qui ne connaît que trois héros : la prostituée, le souteneur et le criminel [...] Seigneur né, l’Hindou sentait sa propre âme se dilater, se confondre avec le souffle vital qui remplit tout l’univers et inversement., il ressentait l’haleine du monde sourdre dans son propre sein comme la sienne. La nature étrangère, féconde, subvenant à presque tous les besoins, ne put le contraindre à se retirer de cet approfondissement métaphysique [...] Beaucoup d’Hindous, sûrement, en tant qu’individualités et aristocrates, réussirent à vaincre le monde sensible. Pour les hommes postérieurs, il ne resta que le savoir, mais la condition vivante raciale s’était perdue dans l’oubli. » Le mythe du XXe siècle Rosenberg


        • Raymond75 23 juillet 13:34

          J’adoôôôorre le charabia prétentieux des psycho-machins, pour parler pour ne rien dire.

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