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Elsa Martinelli, l’élégance italienne

Née le 13 Janvier 1935, Elsa Tia voit le jour dans une famille nombreuse et très pauvre de Toscane, dans la petite ville cernée de remparts médiévaux de Grosseto.

Dans la première moitié des années 50, elle s’affirme comme mannequin grâce à un physique longiligne, un visage ravissant et photogénique.

La légende veut que Kirk Douglas la remarque en photo dans le magazine « Life », et qu’il l’emmène à Hollywood pour lui confier le rôle féminin principal du western qu’il produit et interprète, "La Rivière de nos amours" (The Indian Fighter, 1955) d’Andre De Toth.

Une autre version nous dit qu’en réalité l’acteur américain avait croisé Brigitte Bardot dans les studios italiens ou il tournait Ulysse, et qu’il avait jeté son dévolu sur elle pour ce western. Mais face au refus de l’actrice française, il ramena dans ses bagages la jeune Elsa Martinelli.

Ce western antiraciste qui raconte l’histoire d’amour passionnelle entre un guide et la fille d’un chef Sioux n’est pas sans évoquer "La Flèche brisée" (Broken Arrow, 1950) de Delmer Daves.

Le physique de la jeune actrice ne ressemblait en rien aux critères de beauté de l’époque. On était habitué aux Marilyn Monroe, Jayne Mansfield, Ava Gardner ou Jane Russell . Si on doit la comparer à une Star du grand écran, il est évident que par son physique, son élégance naturelle, son espièglerie, son charme, elle se rapproche en de nombreux points de sa contemporaine Audrey Hepburn.

Fière de la réussite de cette jeune fille partie totalement inconnue, l’Italie ne se prive pas de ce nouveau talent à son retour.

C’est tout d’abord "La Fille de la rizière" (La risaia), un mélodrame de Raffaello Matarazzo en 1955. L’année suivante c’est le grand Mario Monicelli qui lui confie le rôle-titre de son film "Donatella".

Elsa devint comtesse en 1957 en épousant Franco Mancinelli Scotti di San Vito, père de sa fille Christiana née en 1958.

En cette fin des années 50, elle enchaine les films dans son pays. Parmi toutes ces oeuvres on retiendra "Les garçons" de Mauro Bolognini en 1959. Elle y partage l’affiche avec Laurent Terzieff, Jean-Claude Brialy, ou encore Mylène Demongeot .

En 1960, elle tourne 3 films sous les ordres de réalisateurs français. On la retrouve tout d’abord dans "La Menace" de Gérard Oury, puis c’est ensuite Roger Vadim qui la fait tourner dans "Et mourir de plaisir". C’est enfin André Hunebelle qui lui offre le rôle de Gisèle d’Angoulême dans "Le capitan". Elle y a pour partenaires Jean Marais et Bourvil.

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En 1960 toujours, sort "L’Inassouvie" de Dino Risi.

Après quelques films de moindre importances, la belle Elsa repart tourner sous les ordres des cinéastes américains. Et le mois que l’on puisse dire, c’est qu’avec Howard Hawks et Orson Welles, elle n’allait pas être dirigée par des seconds couteaux.

Howard Hawks aimait les femmes minces,élancées, sophistiquées mais avec du caractère. On retrouve en permanence dans son cinéma des femmes à forte personnalité comme dans "Le port de l’angoisse", "L’impossible monsieur Bébé" ou encore "Rio Bravo".

C’est donc avec ce grand réalisateur qu’elle va tourner son film le plus célèbre avec pour partenaires principaux John Wayne et l’Afrique.

On se rend compte dans ce film à quel point l’ancien mannequin est une excellente actrice. Elle est à la fois élégante, charmante et drôle, au point d’éclipser le roi du western à de nombreux moments. Seuls les paysages magnifiques et les animaux du Continent noir nous font parfois oublier la belle italienne.

La même année elle tourne dans "Le Procès", l’adaptation de Kafka par Orson Welles.

Elle tourne encore jusqu’au début des années 70 dans des films comme "Le Plus Vieux Métier du monde" (1967) de Mauro Bolognini, "Manon 70" (1968) de Jean Aurel, ou "Les Chemins de Katmandou" (1969) d’André Cayatte .

Dès le début des années 70, et face à la médiocrité des films qu’on lui propose, elle met sa carrière entre parenthèses pour se consacrer à la mode en créant une entreprise de design et de confection qu’elle a créé avec son second mari, le photographe Willy Rizzo.

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A noter qu’Elsa Martinelli s’essaya également à la chanson dans les années 60…

Et ici une adaptation du morceau du groupe Herman’s Hermits, "No milk today".

 

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5 réactions à cet article    


  • bakerstreet bakerstreet 27 septembre 2014 11:13

    Elle reste tout de même très jeune pour être né en 35 ; mérite bien mieux le nom de Deneuve que Catherine. 


    Sinon, rien à dire. On ne peut qu’admirer. Ah, si la vie nous faisait tous les jours un tel cinéma, avec des méchants dont les gentils nous débarrasseraient pour toujours. 

    « Restez, John....le pays a besoins d’homme comme vous..... » ( violons et banjo pendant que le cow boy triturant son chapeau mal à l’aise, va prendre congé et repartir.....)

    Ah....Italia ! 
    Que de bellissima.....
    Moi, celle que je préfère, c’est Monica Vitti......Ce regard qui faisait disparaître l’écran....
    En ce temps là, les italiens avaient inventé la 3D !


    • Yohan Yohan 27 septembre 2014 13:41

      Tout à fait Jean Pierre


      • Croa Croa 27 septembre 2014 13:52

        Pour avoir visité l’Italie (il y a longtemps mais à priori ça n’a pas changé) je peux témoigner : Les italiennes sont toutes belles, et pas seulement les jeunes !  smiley

        (Je ne connaissait pas celle-là, Merci à l’auteur !)

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