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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Emozioni italiane (*)

Emozioni italiane (*)

Pour les italiens, les français sont des cousins un peu étranges mais qu’on aime bien quand même quand ils viennent en vacances- sans trop s’attarder bien sûr, car ça lasse- . Ils appellent « nouilles » ou cannelloni la pasta, ce qui normalement devrait faire que toute conversation censée s’arrête là. Mais l’Italien écoute quand même, d’une oreille distraite, en remuant le ristretto en terrasse, pour les entendre nous expliquer qu’une Ferrari, c’est nécessairement rouge (alors qu’initialement elles étaient toutes jaunes, en compétition), et tels des aveugles ou borgnes sûrs de leur vision, que la haute couture c’est français, et que les plus belles femmes du monde sont du même métal.

Le seul sujet sur lequel les français acceptent une domination transalpine, c’est pour l’opéra et le bel canto. Alors que précisément, les émotions musicales italiennes sont ( pour moi du moins) essentiellement contemporaines, voire récentes. Vous êtes sommés le temps de ce billet d’oublier les clichés (d’ailleurs, l’argentique, c’est aussi fini que Capri, donc pas de clichés, grazzie mille) sur l’Opéra de Naples et les queues de pie obligatoires sous les 38° plombant habituellement la salle du teatro di San Carlo, sur Adriano Celentano, Eros Ramazzoti et tutti quanti, définitivement associés aux slows poisseux des étés des 80’s à Sienna, juste bons à nous aider à tenter de mettre dans nos lits une Paola ou une Antonella.

Je vous emmène plutôt dans l’autre Italie, celle des moiteurs de l’Adriatique où les dimanches défilent comme des majorettes, où les jours passent mais les nuits non, ou encore la Baie de Naples que Caruso a contemplé une dernière fois sur le balcon de sa suite du Grande Albergo Vesuvio avant de s’effondrer, le Golfe de Pozzuoli où la vie s’en va, java lente, nonchalante, les lampions de la fête sur nos défaites. Et surtout les voix d’un autre monde d’une Rita Bellanza, la fille de 20 ans de l’Assistance publique qui a tant fait chialer hommes et femmes, Lucio Dalla, le pape de l’émotion vocale, le génie rouquin-vilain aux dents jaunes qui fut le plus grand excavateur de mémoire du chant italien universel, celui de la loose des migrants des 20’s, le fulgurant interprète de ceux qui croyaient voir, la nuit depuis la baie de Naples, les lumières de l’Amérique alors que ce n’étaient que les lampions des pécheurs et le sillage blanc d’une hélice.

Je ne sais pas s’il faut aller du général au particulier, de l’ancien au récent. Nous ne sommes plus à la scuola.

Je commencerai par les chanteurs dits « engagés », longtemps apanage de l’Italie dans les années 70/80, y compris pendant « les années de plomb ». Non pas des textes sur le communisme – pourtant très présent à cette époque- ou la lutte des classes. Non, la peinture bien avant l’heure de l’émancipation des femmes, de la libéralisation des mœurs, la mort annoncée du couple, etc

Ici ( je vous l’ai mise, dans ma grande bonté, en version sous-titrée, même si ça casse un peu l’ambiance) un petit bijou de Giorgio Gaber (le Léo Ferré italien, malheureusement mort jeune) « c’è solo la strada. »

Ou encore Fabrizio De André, le porte-voix des exclus, des rebelles et des prostituées.

Mais bon, ça ne sert à rien de faire couler le rimmel des filles, comme dirait ce bon Francesco De Gregori, crooner country discret de l’Italie en ruine.

Oui, de toutes façons, nous sommes seuls (« siamo soli »). Seuls, mais vivants (siamo vivi). Ou bien vivants, mais seuls. Vasco Rossi vous explique la philosophie générale du truc.

Nous sommes seuls, donc ça ne sert donc à rien de roucouler «  viens, viens avec moi » à la première regazza qui passe, surtout quand on a plaqué sa brillante carrière de prof de philo pour faire mouiller les filles dans des caves enfumées.

T’façons, y ferai bien d’arrêter les cigarillos celui-là, tiens.

Mais bon, « c’est une autre histoire » comme le chante si bien le grand Fornaciari, alias Zucchero, à la santé duquel je remets un sucre dans mon caffè (oui, je sais, c’est mal de sucrer le café, il parait que c’est l’étape précédant le sucrage des fraises).

Zucchero l’inclassable, cascadeur linguistique des langues Italienne et anglaise, qui a débuté rock, puis Bel Canto, puis a eu l’intelligence, avec les années, de dériver vers la finesse éclectique de la mémoire italienne et de ceux qui entendent ses « voix du dedans » (ici le superbe « Voici  », qui aurait dû gagner un prix pour ce clip sur la lagune vénitienne).

Et puis, il y a les jeunes. L’Italie est sans conteste le seul pays d’Europe disposant d’une telle pépinière vocale de talents, le sens inné du beau chant (les chanteuses qui suivent ont tout juste la vingtaine), les filles qui par mystère naissent presque toutes avec cette voix puissante et éraillée juste ce qu’il faut, des voix de femmes de 40 ans.

Alessandra Martinelli, d’abord (alias Tha supreme), si expressive et originale, qui malheureusement, après quelques succès, n’a pas percé.

Et puis le bijou absolu, Rita Bellanza, qui a « mis les poils » à tant de personnes, en 2017, avec cette fulgurante reprise de « Sally », un titre de Vasco Rossi, d’une belle noirceur calme, et qui aurait dû servir (si les LGBT comprenaient l’italien) à bien des mouvements prétendus féministes. Une chanson qui va au-delà de la chanson, d’une musique. Une prestation qui se passe de mots, l’exorcisme d’une fille habitée par le talent, à défaut de Satan.

Le spectacle est autant dans la salle et le jury de « X Factor » que sur scène.

Et puis il y a « le » monument.

Lucio Dalla.

Il divo, le vrai. Celui qui, à son écoute, fait que les frimeurs italiens en Ferrari se garent sur le bas-côté et coupent le contact pour écouter (j’ai été témoin), les filles lâchent la main de leur compagnon pour pleurer seules sur un banc. Une voix d’un autre monde.

Qui, dans « Caruso », charrie tout, l’histoire, les humiliations du peuple italien des années 20-30 contraint d’immigrer largement aux Etats-Unis, lui qui à présent peste contre « questi fottuti turisti » qui envahissent le pays.

Dalla le prince des pas beau, le rouquin barbu communiste et homosexuel, (selon le beau papier à sa mort de Paola Genone, la correspondante en Italie de l’Express*), mais le type qui met tout le monde d’accord dès qu’il envoie la purée. Hommes, femmes, enfants.

Un clown triste sous le bonnet.

Caruso est évidemment une chanson en hommage à Caruso, le grand ténor italien connu début 20 eme dans le monde entier, atteint d’un cancer de la gorge (quel pied de nez du destin pour un ténor), mort en 1921 sur la terrasse du Palace Grand Albergo Vesuvio en contemplant une dernière fois la baie de Naples.

Lucio Dalla aura le même destin en 2012, mais en regardant le lac Léman depuis sa chambre d’un palace de Montreux, où il venait pour le festival de Jazz.

Je mets ici sa dernière prestation pour la RAI Due, trois semaines avant sa mort, où il interprète une version de Caruso poignante. A regarder sa prestation et son regard muet pendant la « standing ovation » qui suit, on a la réponse à la question :

Est-ce que les grands chanteurs sentent quand ils vont mourir lorsqu’ils chantent ? Je crois que oui.

 

* « Emotions italiennes ».

*https://www.lexpress.fr/culture/musique/deces-de-lucio-dalla-la-mort-d-une-voix-d-italie-portrait_1088740.html


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37 réactions à cet article    


  • robert 6 septembre 11:33

    T’étais pas censé avoir quitté AVX camarade ?


    • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 6 septembre 13:15

      @robert
      Si, pourquoi ?
      T’as l’impression que je suis revenu, « camarade » ?, (comme tu dis, bastardo...)
      Non, juste une illusion...


    • cevennevive cevennevive 6 septembre 11:55

      Bonjour Sandro,

      C’est vraiment très beau tout cela ; Surtout pour la langue Italienne que j’adore. Mais c’est un peu triste, et je suis une béotienne.

      Alors, je préfère les tarentelles. Cela me donne de la joie.

      Sabrina Musiani et le « spazzacamino » ou « il pescato dell’onda » ou "il fischio del vapore, etc.

      Les coquineries de ces tarentelles sont plus réalistes que les chansons d’amour. Je sais que les Italiens sont de très bons amoureux, mais ils exagèrent un peu dans l’intensité de leurs émotions.

      Allez, ne soyez pas fâché, j’ai adoré mon compagnon Italien, parti maintenant pour un autre monde...


      • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 6 septembre 13:13

        @cevennevive
        E triste, ma non troppo.
        E vero, è basta...


      • PhilVite PhilVite 6 septembre 15:34

        Ave Sandro,

        Pour ma part j’ai rayé l’Italie de ma vie depuis qu’il y a bien longtemps, jeune et en vacances napolitaines, une ravissante ragazza rencontrée par hasard et approchée de très (trop) près m’avait laissé les gonades quelque peu enflammées. Ce qui n’avait guère plu à ma compagne de l’époque - on se demande bien pourquoi - qui s’était elle aussi retrouvée méchamment enchtouillée. Et ma vie en fut un tantinet bousculée...
        Mais je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans (voire trente ou quarante) ne peuvent pas connaître. De latex point n’usions trop en ce temps-là !


        • Fergus Fergus 6 septembre 17:09

          Bonjour, PhilVite

          A propos de problèmes vénériens, savez-vous qu’à la Renaissance, la syphilis était nommée le « mal de Naples » ? smiley


        • cevennevive cevennevive 6 septembre 17:11

          @Fergus, bonjour,

          Oui, mais les Italiens l’appelaient « le mal Français »...


        • Fergus Fergus 6 septembre 17:21

          Bonjour, cevennevive

          C’est vrai ! smiley


        • PhilVite PhilVite 6 septembre 20:54


          Bonjour vous deux,


          J’ignorais ça. Mais peut-être bien que ma napolitaine, elle, savait, vu son comportement par la suite.


          Ça nous rappelle Desproges : « L’ennemi est con, il croit que c’est nous l’ennemi ; alors que non, l’ennemi c’est lui !! »


        • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 6 septembre 16:32

          Che sorpressa !

          Un vrai plaisir de revoir votre pict à travers la (morne) plaine qu’est devenu ce site, mi-bac moins 12, mi -complotiste ( les deux n’étant du reste pas incompatibles, du reste).

          Je vous avais laissé pour mort sur l’A 7 sur la BAU du coté de Mornas avec votre mob. 102 trafiquée. L’enquête des carabinieri ( ces grands intellectuels méconnus de la fin du 20 eme ) avait conclu un peu vite à une mort par un abus de Budweiser dans les synapses, remontée par les sinus via les tuyaux du casque, couplé à un excès de Thiefénitude, d’ascenceurs de 23.43 et de coïts non interrompus avec la fille du coupeur de joints...

          Ça ne nous rajeunit pas. Aussi nous resterons discrets sur le sujet, comme il sied aux grandes déroutes...

          Puisque je vous tiens en haute estime musicale, je suis sur que vous apprécierez deux petits cadeaux de retrouvailles, relatifs à Francesco De Gregori, quasi inconnu hors péninsule, mais en train de devenir une icône discrète chez les « intellos » italiens, un peu comme Toni Servillo chez les acteurs.

          Depuis quelques années, il ne fait plus que des duos, et avec des gens de bonne compagnie, pour co-chanter ses textes( « à présent que je suis vieux, si je chante seul, j’ai l’impression de me branler, donc je cherche des partenaires pour m’aérer le cerveau » dit-il récemment dans une interview.)

          Donc, ici, un beau duo, doux-amer , pudique et élégant sur la séparation et « ceux qui restent » ( « Chelli che restano ») avec la subtile Elisa Toffoli ( avec Di Gregori dans le rôle du con qui reste seul à tenir sa fleur...)

          https://www.youtube.com/watch?v=sPAodJr6a00

          Ou encore ce duo avec Luciano Ligabue sur « Alice no lo sa ». Je tiens ce morceau non pas comme la plus belle chanson italienne ( et tant que mix paroles/ musique/ charisme de l’interprétation), mais comme l’un des 5 plus beaux textes en langue italienne, du niveau du grand Cesare Pavese (« la mort viendra et elle aura tes yeux.. »).

          Je ne sais pas si vous êtes italianisant, mais ce texte est un élégant upercut au foie :

          « Alice regarde les chats

          Et les chats regardent le soleil

          Tandis que le monde tourne sans hâte

          Irène est au 4 eme étage,

          c’est calme làs-bas, à regarder dans le miroir

          Elle allume une autre cigarette

          Alice regarde les chats

          et les chats pourrissent au soleil

          A mesure que le soleil s’approche.. » etc, etc.

          Ce texte est conçu comme un clip, une bande annonce de film, c’est de l’art.

          https://www.youtube.com/watch?v=tqVI77t1SXk

          Enjoy.

          Sandro.


          • PhilVite PhilVite 6 septembre 20:42

            Merci Sandro pour ces présents de retrouvaille. J’ai écouté et je réécouterai. Malheureusement j’ai abandonné très tôt l’idée de maîtriser toute autre langue que celle de ma mère, ayant déjà beaucoup de mal à m’en sortir à peu près avec celle-ci. Heureusement DeepL est mon ami, même s’il faut bien reconnaître qu’il n’a guère de don pour la transcription poétique. Ceci-dit une bonne chanson fait passer l’émotion au-delà du sens des mots. Souvent je n’entrave strictement rien aux textes de Léonard Cohen mais ces chansons me touchent singulièrement. Un exemple : https://youtu.be/v0nmHymgM7Y

            Pour en revenir à l’A7, ces putains de carabiniers m’ont sucré mon permis et confisqué mon brêlon ! J’ai dû rentrer à pieds en passant par les collines de l’Ardèche où, Dieu merci, j’ai par chance, de nouveau croisé la fille de qui vous savez qui m’a fait don de quelques herbes de Provence et de bien plus encore, mais la décence... et après Tant de nuits, j’ai fini par poser mon sac en Dordogne ou je crois définitivement être devenu Immortel !!


          • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 6 septembre 22:03

            @PhilVite
            Les voix et les voies de l’A7 comme celles des carabinieri sont impénétrables.
            Celles du « grand-en- allé » aussi, mais merci du clin d’œil : d’où il est, il appréciera.
            Enfin bon, « chais pas, pas ».
            https://www.youtube.com/watch?v=90X62itERcY

            PS : « tant de nuits », c’est pas du Bash initialement , mais un cadeau de Joseph d’Anvers (du nom de la station de métro près de laquelle il habitait.) Un mec plein de talent et de modestie, mais bon, çà suffit pas, docteur...)


          • PhilVite PhilVite 7 septembre 00:08

            Alors chapeau bas Mr Joseph !

            Je viens de la réécouter et ça fonctionne toujours. Décollage immédiat !


            Quant à Résidents de la république, je n’ai découvert que récemment G. Roussel (ben oui, j’ai jamais dit que j’étais une flèche smiley ) qui m’a bien scotché avec ça https://youtu.be/TMHR8pYdmCw

            Mais excusez-moi, je suis complètement à côté de votre sujet du jour, là.


          • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 7 septembre 09:33

            @PhilVite
            Oui, Joseph d’Anvers est un type brillant et discret qui sait tout faire ( boxer, écrire, chanter...), toujours dans la modestie, et même écrire ( il a sorti un polar assez réussi -« juste une balle perdue »— chez Rivages Noir, ce qui est une référence qui ne trompe pas.).
            Ici une mini interview qui cerne bien le bonhomme.
            https://www.youtube.com/watch?v=9N2nkW79on4

            Bashung ne s’y était pas trompé sur la fin, quand il a cherché de jeunes talents français pour « passer le relais ».
            Idem pour Arman Mélies, autre atypique brillant (les deux sont très amis, du reste).

            Si vous avez raté son dernier opus ( Lauren Canyon, du nom de cette communauté musicos des 70’s dans ce quartier de LA), c’est là, et c’est brillant à tous les étages.
            A mon avis le meilleur titre français depuis près de 2 ans.

            https://www.youtube.com/watch?v=KOwJtHjP2i8


          • PhilVite PhilVite 7 septembre 13:49

            Je découvre. Remarquable. C’est sûr que ça change de la binouze ordinaire.
            Une preuve de plus qu’on peut parfaitement faire sonner le français.
            ’La vie est trop courte pour qu’elle soit petite’, j’adhère, et de plus en plus même, au fur et à mesure que le reliquat se réduit.


          • Fergus Fergus 6 septembre 17:05

            Bonjour, Sandro

            Merci pour cet article dont les liens fleurent bon l’Italie, la vraie, celle qui pense, qui lutte et qui s’engage, et pas uniquement celle du Ponte Vecchio ou du Colosseo.

            Mais les musiques traditionnelles sont belles aussi. Par exemple celles de la Nuova Compagnia di Canto Popolare, groupe auquel j’ai consacré un article : Formidable NCCP : tout le soleil du sud de l’Italie.

            Et l’on peut toujours faire des trouvailles formidables, comme ces deux versions italiennes de chansons universellement connues.

            Lady d’Arbanville par Gigliola Cinquetti

            Lili Marlen par Lina Termini

            Et que dire de ce déchirant cri d’amour : Il mio rifugio par Richard Cocciante ?

            ...


            • cevennevive cevennevive 6 septembre 17:18

              @Fergus

              Il mio rifugio

              J’adore Cocciante. Et je fais comme dans le film un « poisson nommé Wanda », l’héroïne perd le contrôle lorsqu’elle entend des mots d’amour en Italien...
              Je plaisante à peine !


            • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 6 septembre 17:52

              @Fergus
              Bonjour,
              Oui j’avais pensé mettre « il mio refugio » au début, mais ca faisait un peu trop catalogue, et la seule version audible et visuelle était une « pseudo surprise » faite à Claudio Capeo dans un truc de télé-varieté.
              Mais c’est vrai que c’est son meilleur morceau.
              Les italiens un peu « anciens » ont tous été surpris, il y a 25/30 ans, du virage « sentimental » pris par Cocciente, (et du succès qui est allé avec).
              Pour beaucoup, on me dit que c’était un militant d’extréme gauche anarchiste aux chansons militantes « à la Zola », qui lassaient un peu tout le monde.
              Il a pris le bon virage pour lui ( et pour le fisc italien).


            • Aristide Aristide 7 septembre 09:44

              @Sandro Ferretti

              J’ai aussi été surpris de cette chanson interprétée par Rita Pavone : « Viva la pappa col pomodoro », qui je crois a fait un « tube » en Italie.

              Les paroles sont marquée de cet esprit révolutionnaire des années voilà une traduction, pas moi j’ai copié  :

              Vive la bouillie aux tomates
              Vive la bou bou la bouillie
              aux to-to-to-to-to tomates
              qui est un chef d’oeu-d’oeu-d’oeuvre du Peuple
              Vive la bou-bouillie bouillie
              aux to-to tomates

              L’histoire du passé
              maintenant on nous l’a enseignée,
              qu’un Peuple affamé
              fait la révolution
              raison pour laquelle les affamés
              avaient combattu
              c’est pourquoi de « bon appétit »
              faisons bon déjeuner

              Vive la bou-bou la bouillie
              aux to-to-to-to-to tomates
              Ah, vive la bou-boullie qui est un chef d’oeu-d’oeu- d’oeuvre du Peuple
              Vive la bou bouillie bouillie
              Aux to-to tomates

              Le ventre qui gargouille
              est la cause du complot
              est cause de la lutte
              « à bas le directeur ! »
              la soupe est maintenant cuite
              et nous chantons tous
              nous voulons que soit servie
              la bouillie aux tomates

              Vive la bouillie aux tomates
              Vive la bou bou la bouillie
              aux to-to-to-to-to tomates
              qui est un chef d’oeu-d’oeu-d’oeuvre du Peuple
              Vive la bou-bouillie bouillie
              aux to-to tomates .


            • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 7 septembre 13:21

              @Aristide
              Voui...
              Sans doute une pub subliminale financée par les fabricants de polpa « Cirio » ou « Mutti »...
              Le grand capital est partout, mon pauvre monsieur...


            • marmor 6 septembre 17:42

              Ferretti c’est italien ? Je crois...

              De mon côté, papa : Serri Vanelli ( Carrara )

              Maman : Paterno  Scoma  Cucchiara ( Sicile )

              ça sonne bien paésano, no ? Pure zucchero !


              • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 6 septembre 17:54

                Siccuramente si.

                Mais je n’ai jamais prétendu que c’était mon vrai nom.

                Par ici, il est même plutôt recommandé d’être sous pseudo, non ?


                • marmor 6 septembre 17:58

                  @Sandro Ferretti
                  Perso je m’en fous, même pas peur, surtout pas peur !


                • The Old Snoop chtarbologue The Old Snoop chtarbologue 6 septembre 18:15

                  Salut Sandro

                  Superbe article, superbe choix de vidéo ...

                  Faire en sorte qu’une pédale coco me mette les larmes aux yeux c’est très fort de ta part et peut-être pas très loyal smiley

                  Par contre il est faux de dire que les premières Ferrari étaient jaunes

                  Certes, le blason, l’emblème de Ferrari a toujours été le Cavallino Rampante noir sur fonds jaune hérité de l’as italien Baracca, le jaune étant aussi la couleur de Modène

                  Mais les premières Ferrari étaient bien rouges ne serait-ce qu’à cause des règlements de l’époque qui voulaient que les voitures de course soient peintes à la couleur du pays de leur écurie ( rouge pour l’Italie , Bleu de France pour la France, jaune pour la Belgique

                  La première Ferrari n’est d’ailleurs pas une Ferrari :

                  https://delessencedansmesveines.com/2021/04/auto-avio-costruzioni-815/

                  La première à s’appeler Ferrari et à arborer le Cavallino Rampante fut la 125S

                  https://www.ferrari.com/fr-MR/auto/125-s

                  Les deux étaient des véhicules de compétition et étaient rouges

                  Les premières Ferrari jaunes de compétition furent celles de l’écurie Francorchamps de Jacques Swaters à partir de 1952

                  Bien à toi


                  • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 6 septembre 18:34

                    @The Old Snoop chtarbologue

                    Le retour miraculeux de PhilVite après des années de coma dépassé, les petites leçons d’histoire du Cavallino Rampante du golfeur porschiste (le traitre...), c’est trop.
                    Il y aurait comme un retour de l’intelligence ici bas.
                    Tout ça va se payer, c’est sûr.
                    Une météorite sur le rue de Solférino ?
                    Un « mal napolitain » comme souvenir brûlant ?
                    « Va savoir quand tu sais pas... »


                  • C’est sympa et ça change , merci .


                    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 6 septembre 19:07

                      brrrrrreeeeeeeeeeeeeeee.... Une Vespa passe ...


                      • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 6 septembre 19:41

                        Je préfère les Lambretta aux Vespa.

                        PS : puisque nous sommes sur Agoravox, j’ose poser la question qui brule toutes les lèvres : est-il normal que 70 ans après la mort du grand ténor Caruso sur le balcon du Vésuvio, contemplant la mer, l’ un de ses plus grands admirateurs,Lucio Dalla, la plus belle voix d’Italie lui ayant rendu hommage dans sa célèbre chanson éponyme, meure lui aussi sur le balcon d’un palace de Montreux en contemplant le Léman ?

                        Étonnant, non ?

                        Coïncidence, pied de nez du destin ? Complot ?

                        Les police italiennes et helvétiques écartent d’un revers de main toute hypothèse surnaturelle, comme tout complot de « l’état profond » et du« complexe militaro- industriel (sic). », ou, plus prosaïquement, des femmes de ménage.

                        Mais vous y croyez, vous ?


                        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 6 septembre 19:58

                          @Sandro Ferretti
                          Mourir devant la baie de Naples et faire de même devant le lac Léman c’est pas pareil. C’est comme comparer un marin d’eau douce qui se noie dans une écluse et un hauturier qui tombe à la baille au large de Terre Neuve.



                        • PhilVite PhilVite 6 septembre 21:00

                          @Sandro Ferretti

                          D’après DSK, c’est un complot des femmes de chambre.
                          Mais bon, est-il très objectif ?


                        • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 9 septembre 19:27

                          @Aita Pea Pea ( dont je me souviens de l’attachement à ce morceau, que ce soit la version originale de Cohen ou celle, miraculeuse de Jeff Buckley)
                          Il faut écouter ça, une version pourtant de casse gueule de la belle Elisa Toffoli ( qui fut une chanteuse de hard rock avec les cheveux bleus et les anneaux dans le nez...Comme quoi , il y a toujours de l’espoir (elle a à présent 42 ans)...

                          https://www.youtube.com/watch?v=18gzKIFrpRk


                        • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 9 septembre 19:52

                          Et dans tous les cas, cette vidéo d’Elisa Toffoli et celle plus haut de son duo en noir et blanc avec De Gregori- est un vaccin anti-taliban :
                          une belle femme, de la grâce, un « bel canto », deux verres de pinot grigio, une cigarette, de l’émotion discrète.
                          Tout ce que « ces gens- là » n’aiment pas et ont voulu tuer, en même temps que les terrasses, un soir de novembre 2015.


                        • PhilVite PhilVite 13 septembre 01:31

                          @Sandro Ferretti

                          Oh que oui, cette chanson est un vrai casse-gueule et plus d’un l’a bousillée. Et là je trouve qu’effectivement elle s’en sort vraiment très bien la demoiselle.

                          Belle voix, belle maîtrise du sujet.

                          Une autre belle voix que je trouve scandaleusement sous-exploitée, c’est celle de Barbara Carlotti (la Corse, c’est déjà un peu l’Italie !), son timbre ravit mes oreilles.

                          J’ai découvert très récemment cette reprise de ’La ballade de chez Tao’ de Jacques Higelin, avec sa fille Izia : https://youtu.be/u7NfiuwXsGE

                          Sur un transat, un verre de Pouilly Fuissé à la main, avec le soleil couchant sur la vallée de la Vézère, ça fonctionne tellement bien... Et ça, ils ne nous le prendront jamais !


                        • ETTORE ETTORE 6 septembre 21:32

                          Buonasera Sandro Ferretti

                          J’ai toujours entendu, depuis mon enfance, des chansons sortant du tourne disque familial,,, Claudio Villa, Gianni Morandi. (la fissarmonica, il mondo...).etc etc

                          Etant né à l’opposé de Napoli, côté adriatique, il n’y a que très récemment que j’ai compris combien le patois local était proche du napolitain, et combien l’Italie était étroite à certains endroits.

                          J’ai une grande passion pour la chanson napolitaine, ses envolées en ritournelles amoureuses, qui peuvent éclater partout, sans prévenir.

                          Quand j’ai demandé à un chauffeur de taxi, qui m’as gentiment fait faire un petit tour dans Naples, combien avez vous de chanteurs, dans cette ville ?

                          Il m’a répondu, il en n’ait un, chaque jour !.

                          Luccio Dalla....Que dire, que les poils se hérissent, et que le coin de l’oeil devient humide ? Pas besoin d’avoir un passeport avec une étoile dessus, pour comprendre, qui vous dit, ce que vous êtes au fond de vous.

                          Et quand le MAESTRO PAVAROTTI, s’en mêle.....Que voulez vous demander de plus à la vie ?

                          Sinon, actuellement, question été, plutôt porté sur Mario Biondi. Un chanteur de soul, qui me fout des frissons, autant que le regretté Barry Withe

                          Grazie a Lei, per questa nostalgia meravigliosa.


                          • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 6 septembre 21:45

                            @ETTORE

                            grazie per essere passato, compatriota de cuore

                          • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 7 septembre 13:43

                            Bon, il faut savoir finir un fil.

                            Je le ferais avec le mec du Frioul, Daniel Bevilacqua, ( alias Christophe), dans « Parles-lui de moi », un des bijoux de l’album « Aimer ce que nous sommes ».( l’image de cette soirée magique à la Villa Medicis est un peu pourrie, scusi).

                            Bien sur, il est parti à Brest, par les hasards d’une « Evasan » Covid en TGV, au milieu des putes et des sous-marins atomiques, des marinières à deux balles, de l’eau pâle de l’ Opale, tu parles...

                            Espérons que les cyprès , les Lamborghini Miura (et les taureaux qui vont avec) l’ont bien vite rattrapé pour le ramener « alla casa », là haut.

                            https://www.youtube.com/watch?v=7LwxsB3f8V0

                            Piacere.

                            Saluti a tutti.

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