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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Eros en danger (DSK et le viol des Sabines)

Eros en danger (DSK et le viol des Sabines)

 Par ces temps où le viol des femmes est devenu un sujet hautement politique, il est peut-être pertinent de se rappeler le sort des Sabines à l’époque de la fondation de Rome (il y a quelque temps déjà, vers 752 avant JC). Romulus (dont Silvio Berlusconi se réclame volontiers), constatant que les Romains ne disposaient pas de femmes en nombre suffisant pour enfanter et peupler le nouveau royaume, organisa -d’après l’historien Titus Livius- une soirée bunga-bunga (dans le style de l’époque, évidemment) et invita ses voisins du royaume des Sabins à participer aux réjouissances, à condition d’amener leurs femmes. Elles ne s’y opposèrent guère, car une soirée bunga-bunga pour combattre l’ennui d’être toujours avec le mari, ne se refuse pas. Tout se passait très bien d’autant qu’il y avait à boire et à manger ad libitum, et que les échanges avaient lieu dans le plaisir et la gaieté, comme il sied aux gens civilisés qui savent mettre de côté toute jalousie. Mais après la fête, il fallut rentrer à la maison et là, les choses se gâtèrent. Les Sabins voulurent se retirer logiquement avec leurs femmes, tandis que les Romains, enchantés par la vénusté bienveillante de celles-ci, décidèrent de les garder définitivement, même si elles n’étaient pas tout à fait d’accord à cause des enfants restés au foyer. Une discussion assez violente s’ensuivit avec les maris (Poussin, Rubens, David, Picasso, Giambologna et, plus récemment, Braun-Vega, ont réalisé de merveilleux reportages visuels sur ce démêlé historique) et les Sabins, jouant sur terrain adverse, furent bien obligés d'accepter leur défaite. Ils rentrèrent donc seuls chez eux, pas très contents de la tournure des événements puisque désormais leur vie domestique allait devenir beaucoup plus compliquée qu’auparavant (à cause des mômes, toujours). Ils prirent, en conséquence, la décision de contre-attaquer et de récupérer leurs épouses. Ô surprise, les dames convoitées avaient entre-temps pris goût à leur nouvelle vie avec les maschi romains et, violées ou pas, demandèrent aux Sabins de leur ficher la paix.

 Voilà à peu près, grosso modo, ce que Titus Livius a raconté (en latin, bien entendu) environ sept siècles après les faits, raccommodés selon les intérêts des Romains et ceux de son patron, l’empereur Augustus.

 Pauvre DSK ! Sans doute s’est-il trompé d’époque, de voisins et de copains puisqu’au début du troisième millénaire on voit et on sanctionne des viols partout, même lorsqu’ils sont douteux. Les étudiants d’anatomie en première année de médecine apprennent que les muscles les plus puissants du corps sont ceux des mâchoires et les « musculus adductor magnus » des cuisses, gardiens de la virginité et de la vertu, aussi bien celles des femmes que celles des hommes. En effet, on oublie trop souvent que le viol n’est pas un crime dont les victimes seraient exclusivement les femmes. Les hommes violés collectivement ou individuellement dans les back-rooms des bars gays, dans les prisons, dans les casernes (qui peut oublier les atrocités commises par les femmes militaires de la US Army dans les camps de concentration iraquiens ?), dans les internats (catholiques ou pas), au cours des bizutages, etc., sont aussi tristement nombreux. Or, les muscles adducteurs des cuisses et des mâchoires sont pratiquement impossibles à desserrer contre la volonté de la victime, sauf si l’agresseur possède une force physique ou psychique nettement supérieure (y compris par la possession d’une arme), ou s’il se sert de la force impliquée par la différence de classe sociale, à l’origine peut-être de la plupart des viols (le patron qui harcèle ses secrétaires, le contremaître qui abuse des ouvrières, le bourgeois cochon qui chevauche sa soubrette, etc.).

 Mlle Banon, l’une des accusatrices de celui qui aurait pu devenir le président de la République Française, romancière fragile comme un papillon, réussit à échapper au méchant matou qui -d’après elle- voulait la violer. Alors, que penser du viol supposé de Mme Diallo, jeune et massive ghanéenne à l’appareil ostéo-musculaire capable de mettre en déroute n’importe quel Néozélandais et, en tout cas, beaucoup plus forte qu’un sexagénaire bedonnant, blasé et fatigué ? DSK est un économiste de renommée mondiale, d’accord, mais de là à lui attribuer une puissance de rugbyman digne du XV de France, c’est lui faire une publicité imméritée. D’autre part, s’agissant du cas de Mlle Banon (romancière férue de fiction et toujours à la recherche de son père disparu, comme elle le laisse deviner dans l’un de ses romans), un psychanalyste freudien ne pourrait que diagnostiquer un « complexe-œdipien-mal-résolu ». Diagnostic renforcé par l’attitude de sa mère qui a eu l’élégance de communiquer à la presse le détail de ses propres rapports sexuels (complets, bien que non satisfaisants) avec le Monsieur-ex-présidentiable, devenu du coup une sorte d’usurpateur de l’image du père dans l’Inconscient de la jeune fille malmenée. Bien sûr, le senior repoussé aurait dû avoir l’humilité de présenter ses excuses à la romancière et lui envoyer un bouquet de roses vraiment roses, fleurs, certes, très difficiles à trouver aujourd’hui sur le marché. Le temps et l’histoire diront ce qu’il s’est passé exactement derrière ces ébats consentis ou non, comme jadis entre les Sabines et les Romains, mais en ce qui concerne DSK, il faut reconnaître que les carottes sont cuites, pour ne pas dire cramées et collées au fond de la casserole, pas toujours propre, de la politique française.

 Je reviens à L’Enlèvement des Sabines, en particulier à la splendide sculpture de Giambologna exposée dans la Loggia della Signoria à Florence. Jean de Boulogne (c’est son nom véritable puisque, comme chacun sait, il n’est pas né en Italie mais à Douai, en 1529) sculpta son œuvre en lui donnant une forme de spirale, ce qui produit une impression d’extraordinaire puissance, presque de mouvement, véritable prouesse d’un sculpteur de génie. Giambologna met l’accent sur la force du violateur (le « violeur » n’existe pas pour les Immortels de l’Académie), force écrasante par rapport à sa victime. Avec un talent proche de celui de Michel Ange, il met en relief les muscles magnifiques de Romulus, lequel piétine le vieux roi Titus, tout en élevant aisément dans ses bras la princesse Hersilia. J’ai choisi cette œuvre pour la couverture de «  L’Enlèvement de Sabine » (texte où il est également question du viol), car elle illustre le dénouement de la passion entre les protagonistes du récit, tissé sur fond d’Annonciations florentines. Mais il s’agit là d’une toute autre histoire de viol, plutôt catholique, assez éloignée de celle que raconte Mlle Banon dans son dernier livre. D’ailleurs, les vieux maschi du jury Goncourt s’honoreraient s’ils instauraient la parité homme/femme dans l’attribution du prix et accordaient leur chèque de 10 euros à son ouvrage « Le Bal des Hypocrites », compte tenu du fait que seulement une demi-douzaine de femmes l’ont reçu depuis sa création en 1903. . 

  Éros énergumène ! se serait probablement écrié Paul Valéry du haut de son Faust, s’il avait pu assister à tous ces événements où l’appétit sexuel prend bestialement le dessus sur la raison. Éros en danger ! pourrait-on ajouter car à la vitesse où de nos jours la brutalité domine et dénature les jeux de l’amour (et ceci ne diminue en rien la gravité du problème des femmes et des hommes violés) la France risque d’entrer par contrecoup dans une nouvelle période de puritanisme, laïc cette fois-ci, mais aussi dévastateur de la joie de vivre que le puritanisme religieux. 


Roberto Gac,

Octobre 2011.

JPEG - 65 ko
L’Enlèvement des Sabines, sculpture de Giambologna (16e siècle)
Couverture du livre « L’Enlèvement de Sabine » de Roberto Gac.

Moyenne des avis sur cet article :  2.73/5   (37 votes)




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30 réactions à cet article    


  • Constant danslayreur 9 novembre 2011 12:51

    C’était pourtant bien parti pour être sinon passionnant du moins original, mais non, il a fallu que vous le posiez votre diagnostic à deux balles sur Banon et Dialo le tout sur fond de femmes violées mais satisfaites de leur sort, ben voyons.

    Affligeant.


    • Roberto Gac Roberto Gac 9 novembre 2011 18:52

      Effectivement, Monsieur, j’ai voulu apporter une vision sur l’affaire DSK à partir de l’art et de la culture, vision un peu plus originale que celle des innombrables articles politiciens qui se cumulent sur le sujet. C’est la raison pour laquelle vous avez trouvé mon texte dans la rubrique « culture » de Agoravox et non dans la section politique ou juridique. Bien sûr, je regrette votre affliction.


    • supradine 9 novembre 2011 18:58

      les fantasmes ont la vie dure... chez un ado mal dégrossi s’initiant à la sexualité devant un DVD porno,et qui pense que non veut dire oui, c’est presque excusable ,mais pour un soi-disant psychiatre , c’est grave ! Penser que l’auteur de cet article aurait pu avoir des femmes ou hommes violés dans sa clientèle fait assez froid dans le dos...


    • Roberto Gac Roberto Gac 9 novembre 2011 19:12

      Monsieur, Agoravox ne censure pas, car la liberté d’expression est l’un de ses piliers. Mais -vous le savez aussi bien que moi- il y a un certain nombre de règles à respecter pour que le dialogue entre des gens comme nous puisse avoir lieu dans la clarté et la dignité. Je considère cela comme un grand privilège offert par un média décidément différent des autres. Ne gâchons donc pas cet espace de culture par des invectives et des insultes inutiles.


    • Massaliote 9 novembre 2011 18:41

      Un « expert » comme ce monsieur a doctoralement assené devant les assises du Vaucluse qu’une adolescente de 14 ans, violée et prostituée pendant trois semaines par une trentaine de CPF, avait certainement, tout au fond d’elle-même (sic), éprouvé du plaisir, qu’elle « s’exprimait avec son cul ».

      Freud arrivant à New York avait dit « Ils ne le savent pas mais nous leur apportons la peste. »

      Qui préservera la société des psychiatres ?


      • 65beve 65beve 10 novembre 2011 10:39

        @kerjean

        CPF= Compagnie des Plastiques de France.

        j’ai trouvé ça aussi ;
        http://fr.wikipedia.org/wiki/CPF

        cdlt


      • Roberto Gac Roberto Gac 9 novembre 2011 23:25

        Alors, Monsieur, lisez sur Sens Public « Something’s wrong dit l’Indien Huenchuyán », nouvelle sur les Mapuches, inspirée par une citation du Marquis de Sade sur le Chili. 

        http://www.sens-public.org/spip.php?article473


      • tchoo 9 novembre 2011 23:27

        et oui, c’était bien partit
        mais votre diagnostic à deux balles sur les deux victimes, torpille irrémédiablement votre propos

        un acte manqué ?

        que pourrait-on en dire, psychologiquement parlant ?


        • Roberto Gac Roberto Gac 10 novembre 2011 12:47

          Pas grand chose, Monsieur. En tout cas, scientifiquement parlant, car le contexte ne le permet pas : Agoravox n’est pas un cabinet médical ni un laboratoire. Mon « diagnostic à deux balles » comme vous dites, n’en est pas un, mais un simple regard teinté d’ironie sur une affaire que beaucoup de gens, pour des raisons de tout ordre, tentent d’alourdir et de déformer. Tout au plus, je me permettrai de vous recommander la lecture du « Portrait d’un Psychiatre Incinéré » où j’utilise la fiction littéraire pour faire la critique de la psychologie et de la psychiatrie conventionnelles m’appuyant sur la connaissance de la psyché développée en Orient, connaissance beaucoup plus profonde et précise qu’en Occident. 


        • Mor Aucon Mor Aucon 10 novembre 2011 01:31

          Je trouve cet article très intéressant. Il est indéniable que l’on est entrain d’assister à l’ascension d’un puritanisme laïc qui, combinée à celle du religieux qui peut être observée autant dans le monde musulman que dans le chrétien, nous augure de bien mauvais jours. Le puritanisme n’est qu’une exhibition de prétendue morale. Il devient immoral et liberticide dès qu’il cherche à contraindre toute la morale dans l’espace réduit de ses préceptes.


          • Aldous Aldous 10 novembre 2011 12:03

            réprimer le viol serait donc puritain et liberticide ?

            Gaffe au suicide Mor Aucon


          • Roberto Gac Roberto Gac 10 novembre 2011 13:10

            Je suis tout à fait d’accord avec vous, Monsieur. Derrière le puritanisme se cache souvent un extrémisme aussi sournois que dangereux.


          • Mor Aucon Mor Aucon 10 novembre 2011 17:37

            C’est plutôt moi, qui suit d’accord avec vous et vous remercie d’avoir eu le courage de publier cet article en plein milieu de ce guêpier.


          • Deneb Deneb 10 novembre 2011 04:38

            Merci @ l’auteur pour cette réflexion éclairé. Le problème est que sur Agoravox, il y a une majorité d’islamistes et autres coincé(e)s de fesses, vous avez le mérite d’avoir touché leur corde sensible. Un jour je m’y suis fait gravement incendier, quand j’ai dit que la fellation forcée relevait du phantasme impossible, la victime pouvant toujours mordre. La majorité ici crie toujours au viol, ça les amuse. Ca ne relève pas d’un comportement rationnel, mais de l’accusation délirante et festive, comme l’a si bien illustré T. Guilliam. Le peule a besoin d’un bouc émissaire. DSK, on l’a livré en pâture aux chiens, c’est bien dommage, il était tout de même le seul capable de faire tomber le nabot, ce n’est pas Hollande, avec son charme de beignet rabougri qui risque d’y réussir.


            • Roberto Gac Roberto Gac 10 novembre 2011 13:18

              Merci à vous, Deneb. Je lirai vos articles déjà publiés sur Agoravox avec le plus grand intérêt.


            • Deneb Deneb 10 novembre 2011 13:22

              Congno : ayez au moins l’indulgence pour ceux qui n’en ont pas fait l’expérience...Ca a dû être dur, mon pauvre chou ....


            • Rounga Roungalashinga 10 novembre 2011 13:44

              Un jour je m’y suis fait gravement incendier, quand j’ai dit que la fellation forcée relevait du phantasme impossible, la victime pouvant toujours mordre.


              Complètement faux.
              Comme d’habitude avec Deneb.


            • Deneb Deneb 10 novembre 2011 14:16

              Rounga : c’est vrai que, contrairement à toi, je n’en ai pas fait l’expérience.


            • Rounga Roungalashinga 10 novembre 2011 14:20

              Je ne sais pas ce que tu insinues, c’est-à-dire que je ne vois pas bien si tu me mets à la place du violeur ou du violé, mais en tout cas tu ferais mieux de parler de choses que tu connais. Ca limiterait peut-être le nombre de stupidités que tu peux sortir.


            • Deneb Deneb 10 novembre 2011 14:50

              Mille excuses de contredire un si grand expert en fellation forcée


            • Deneb Deneb 10 novembre 2011 14:56

              D’ailleurs je me suis remis en question, vous avez tous raison. Fellation forcée est possible, il faut juste arracher d’abord toutes les dents à la victime....


            • Rounga Roungalashinga 10 novembre 2011 15:04

              Non mais tu crois vraiment qu’une victime de fellation forcée ira jusqu’à mordre son agresseur ? Réfléchis deux minutes, Deneb, deux minutes.


            • Deneb Deneb 11 novembre 2011 05:06

              Je me suis pourtant juré de ne plus discuter avec Rounga et ses acolytes, en effet, le débat et impossible avec les gens qui ramènent tout au niveau personnel, ça finit forcément par les attaques « ad-hominem » et les insultes. Là, je me fait traiter de violeur par un triste bigot, qui, en dehors de ses croyances idiotes n’est pas capable de discuter sans insulter. Sans parler de Rounga qui croit ne pas insulter en traitrant son interlocuteur avec condescendance insultante style « Ca limiterait peut-être le nombre de stupidités que tu peux sortir. » La prochaine fois je passe mon chemin, merci de cette expérience qui a le mérite de me dissuader de perdre mon temps avec les crédules frustrés. J’aurais au moins essayé.


            • Rounga Roungalashinga 14 novembre 2011 07:42

              Sans parler de Rounga qui croit ne pas insulter en traitrant son interlocuteur avec condescendance insultante style « Ca limiterait peut-être le nombre de stupidités que tu peux sortir. »

              Deneb,
              ce n’est pas une insulte mais un constat navré. Je ne sais pas comment tu fais, mais à chaque fois que tu t’exprimes, tu es à côté de la réalité. Comme ta réflexion sur la fellation forcée qui serait, selon toi, impossible (à ce sujet je pense que tu ferais bien de rencontrer des victimes de ce type de viol pour que tu leur répètes en face). Je suis désolé, mais tout cela n’est pas sérieux. Donc que tu aies tes opinions, même fausses, passe encore, mais que tu les exposes afin d’orienter la haine vers ceux que tu n’aimes pas (les catholiques, sur lesquels tu recommandes l’usage de la violence, conformément à ce que tu dis, puisque pour toi dénoncer une violence c’est appeler à une violence contraire et que tu dénonces la violence des catholiques...logique).
              Quiconque lira nos échanges verra bien que c’est avec toi qu’il est impossible de discuter, car tu arrêtes la conversation au bout de trois échanges maximum, et que tu préfères toujours faire de la dérision plutôt que d’utiliser le débat logique et rationnel. Si tu avais des arguments solides, fussent-ils contraires aux miens, crois bien que j’adorerais discuter avec toi, mais malheureusement je constate que ce n’est pas le cas.
              Adieu donc, puisque tu as décidé de ne plus jamais me parler.


            • Roberto Gac Roberto Gac 10 novembre 2011 19:19

              D’un point de vue historiographique, vous avez parfaitement raison. L’histoire de l’enlèvement des Sabines n’est qu’une légende développée à partir d’un fait dont il n’existe pas de traces concrètes. Titus Livius n’eut aucune difficulté pour raconter les choses selon l’intérêt des autorités romaines de son époque, d’autant plus qu’il le faisait à plus de sept siècles de distance. Par la suite les peintres, les sculpteurs, les écrivains et les artistes en général ont ajouté leurs propres contributions à la légende, un peu comme cela s’est passé et se passe encore avec la légende de Faust, médecin qui exista véritablement entre le XVe et le XVIe siècle. Dans mon intertexte « La Société des Hommes Célestes.(Un Faust Latino-Américain) » je m’amuse à faire revivre la légende faustienne en donnant à Faust le rôle d’un paranoïaque, ce qui sans doute n’était pas le cas du personnage historique. Quant à mon livre « L’Enlèvement de Sabine » , où il est question d’un viol suivi d’une grossesse, je m’appuie davantage sur la sculpture de Giambologna que sur la légende des Sabines elles-mêmes. Si elles furent violées ou pas, j’avoue humblement ne pas pouvoir l’affirmer... tout en donnant ma sympathie aux victimes présumées, bien entendu.


            • Aldous Aldous 10 novembre 2011 12:01

              Titus Livius appelé à la rescousse des frasques et des débordement des puissants avec force préciosité et références culturelle.

              Bref on habille le sordide de culture et on pense qu’ainsi la sordidité de ces comportement s’auréolera de mythologie.

              Comme c’est pathétique.

              Ces vieux libidineux sans éthique tiennent plus du gorille de Brassens, lequel aussi se léchait les Sabines...


              • Mor Aucon Mor Aucon 10 novembre 2011 12:24

                Belle démonstration de l’opportunité et bien fondé de cet article. Vous vous drapez d’indignation feinte, hypocrites que vous êtes, vous et les autres. Oh my God, regardez comme je crache bien mon venin, je fais partie des bons et des décents ! Vous osez citer Brassens pour défendre votre étroitesse d’esprit, vos préjugés et la dictature de la morale à la petite semaine que votre ambition de sauveur de l’humanité vous fait confondre avec la décence. Pathétique, disiez-vous ?


              • lodja 10 novembre 2011 19:44

                Ouf ! Du silence : les chiennes ont cessé d’aboyer et la caravane peut passer !
                Car, en plus, elles ne savent pas lire, évidemment.
                Pourtant, R Gac dit : (et ceci ne diminue en rien la gravité du problème des femmes et des hommes violés)et il étend même la problématique aux hommes  : En effet, on oublie trop souvent que le viol n’est pas un crime dont les victimes seraient exclusivement les femmes. Les hommes violés collectivement ou individuellement dans les back-rooms des bars gays, dans les prisons, dans les casernes (qui peut oublier les atrocités commises par les femmes militaires de la US Army dans les camps de concentration iraquiens ?), dans les internats (catholiques ou pas), au cours des bizutages, etc., sont aussi tristement nombreux.
                Et il prend même la peine de préciser qu’évidemment, la force ou le pouvoir sont bien sûr capables de desserrer ces foutus adducteurs !!
                Merci à vous, Roberto Gac, de nous avoir amusés intelligemment et surtout de nous élever un peu au-dessus de cet air nauséabond qui stagne sur la France d’aujourd’hui.
                Bien à vous.


                • Roberto Gac Roberto Gac 10 novembre 2011 21:47

                  Merci à vous, Madame. Les mouvements féministes (à mon avis nécessaires aussi longtemps que les lois qui protègent les femmes ne seront pas sévèrement appliquées) affaiblissent leur démarche lorsqu’ils réduisent le problème du viol à un phénomène purement féminin. De toute évidence, ce n’est pas le cas. Qui ne s’apitoie pas devant le drame familial que vit un homme aussi orgueilleux et intransigeant avec ses « valeurs » de bourgeois catholique que Philippe de Villiers ? Quant aux muscles en question dans le viol, ils rappellent un autre fait indéniable et pourtant constamment oublié  : l’être humain est un animal doué de conscience, d’accord, mais un animal qui peut être encore plus bestial et cruel que n’importe quelle bête sauvage. Les muscles font partie de cette animalité. La Nature, voulant protéger la fécondation, a créé certains mécanismes de défense qui sont parfaitement connus des anatomistes et des médecins. Mais ces mécanismes sont dépassés lorsqu’il s’établit un brutal déséquilibre de forces entre l’agresseur et la victime, déséquilibre qui peut être aussi bien physique que psychique ou social...


                • cyberagora cyberagora 10 novembre 2011 23:30

                  C’est un troll, on lui parle pas, j’aurais dû le dire plus tôt...

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