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« Être et devenir » film d’espérance

Plus qu’un film « Être et devenir  » qui traite d’éducation est un outil de transformation sociale.

C’est bon de voir un film porteur d’espérance une veille de Noël. La légende de Noël c’est quand il fait si noir et si froid, qu’il semble qu’il n’y a plus d’espoir et qu’on regarde vers l’enfant dans son dénuement. On regarde vers l’enfant parce que cela nous fait du bien, ça nous réchauffe le coeur et que c’est l’avenir de l’espèce qui est présente là probablement.

Des milliers de familles concernées

Comment pourrions-nous les rendre libre, puisqu’ils le sont déjà ? « Emanciper » ou « émancipation » ce sont les mots que l’on n’entend pas dans le film « Être et devenir » de Clara Bellar. Pas de grandes incantations dans ce film, mais une réalité de tous les jours pour des milliers de familles de par le monde. Ce magnifique film passe au cinéma Saint-André des arts à Paris depuis des mois et c’est parfois l’occasion d’un échange avec la réalisatrice qui vit aux Etats Unis. Le 24 décembre 2017 on avait de la chance, elle était là.

Pas obligé de mettre ses enfants à l’école

Le film est riche, il est dense et à la fois heureux. Il nous met en joie, il nous transmet le goût de nous mettre tout de suite au chantier du changement de soi et du monde. Il démontre en passant par les Etats unis, puis la France, l’Angleterre et l’Allemagne, qu’une autre éducation est possible. On n’est pas obligé de mettre ses enfants à l’école. Bien au contraire, on se rend un grand service à soi et à eux en ne les y mettant pas. C’est le choix de la vie sans contrainte, c’est le choix du développement de nos intelligences singulières.

Puisqu’on apprend à marcher et parler naturellement

Il y a du bonheur dans ce film qui nous permet de découvrir des personnes, des témoins en fait, personnes pleines d’une conviction tranquille, un peu comme si elles se disaient : on est vivant et la vie, elle sait ce qu’elle fait. Alors on y va. Et peut-être que c’est l’école, cet artifice récent dans l’histoire de l’humanité qui ne sait pas très bien ce qu’elle fait. D’ailleurs les résultats ne sont-ils pas là pour le montrer qu’il y a quelque chose qui ne va pas, c’est le moins que nous puissions dire. On voit l’état du monde ! Puisqu’on apprend à marcher et à parler naturellement pourquoi n’en serait-il pas de même pour le reste ?

On apprend de nos enfants

Les parents qu’on voit dans le film sont beaux. Ils sont beaux dans leurs attitudes, dans leur attention à l’enfance, ils sont beaux dans leur gestes, leur capacité d’écoute et de cet attachement au sens, ils sont beaux de la confiance qu’ils ont en eux malgré les incertitudes des premiers jours, les doutes, les interrogations bien légitimes, les peurs attachées au fait de sortir de la norme. C’est certain, il faut faire le pas et c’est quelque chose de faire le pas. Ils y sont allés et tous ils se sont rendu compte qu’elle n’était pas aussi froide que ça. Qu’on pouvait s’y baigner dans cette éducation au naturel. Cela semble une évidence qu’en envoyant nos enfant à l’école on se prive nous les parents du meilleur vecteur de changement qui nous soit donné de côtoyer. Oui de leurs enfants les parents apprennent beaucoup, on le voit de façon encore plus évidente dans ce film. On voit des relations parents-enfants très riches, pleines de confiance et d’amour, pleine de vie.

Ce qui va changer le monde

Le film met en avant la chose la plus évidente et la plus simple qui soit. Ce qui compte d’abord c’est de vivre. Être vivant c’est la condition sine qua non pour avoir une chance d’être heureux. Et voilà que se profile à l’horizon le changement que nous attendons. Ce n’est pas une vision globale ou un dogme qui va changer le monde. Ce qui va changer le monde c’est une multitude de reprises en main de son propre destin par les personnes qui ne sentent pas que ce serait bon de se laisser entrainer plus longtemps par des dirigeants quel qu’ils soient. Ce film est une ode à la liberté. La liberté est exigeante, elle est d’une exigence de tous les instants, mais la liberté ne nous fait pas de petit dans le dos. On peut avoir confiance en elle. La liberté c’est la vie.

Deviens celui ou celle que tu es

Comme personne, comme individu, nous ne venons pas au monde pour ressembler aux autres. Nous ne venons pas au monde pour entrer dans des rails. Nous venons au monde pour faire ce que nous avons à y faire, faire ce que nous avons de particulier à faire. Nous sommes tous uniques et nous sommes seul capables de trouver le chemin pour simplement devenir ce que nous sommes. Les exemples de réussite de cette éducation hors de l’école sont tellement flagrants. Le chemin qui nous convient, notre chemin est aussi unique que nous même il est aussi unique que notre destin.

Place de la nature dans l’éducation

Ce film est une ode à la vie. A plusieurs reprises on va voir une biche, un triton, des plantes. On voit les enfants dehors. On les voit au contact de la terre, de l’eau et de l’air, ils respirent, ils vivent. Faire confiance en la capacité des enfants de trouver leur propre chemin dans leurs apprentissages. Voilà le postulat de base pour cette éducation en dehors de l’école.

Ce film nous rassemble

Nous avions la salle à nous pendant 30 minutes après le film pour débattre, nous n’étions qu’une douzaine de spectateurs ce matin de veille de Noël. Mais les 30 minutes n’ont pas suffit nous avions encore beaucoup à nous dire. « Etre et devenir » est un film qui provoque la réflexion et déclenche le désir d’échange avec les autres pour dire son ressenti, éclairer des points particuliers, tracer des perspectives. Nous vivons fragmentés dans une société qui nous sépare, ce film nous rassemble. Les discussions se sont établies et ça a encore duré bien 30 nouvelles minutes dans le hall du cinéma alors que le deuxième film avait commencé dans la salle.

Agir

La crise écologique exige des changements en profondeur. Ces changements ne peuvent pas être remis à d’autres et à demain, c’est par nous-mêmes maintenant qu’il faut agir. Le film se diffuse par l’action de ceux qui ont envie qu’il vive, on peut organiser une projection soi-même tout est sur le site d’Etre et devenir

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5 réactions à cet article    


  • BA 30 décembre 2017 12:45

    Retour sur 2017 : Irma, Thomas, Harvey, Maria... 6 catastrophes qui ont marqué l’année.


    Ouragans, incendies, nuages de pollution... L’année 2017 été marquée par plusieurs phénomènes météorologiques qui tendent à prouver que le changement climatique est bel et bien en train d’opérer.


    1. L’ouragan Irma sur Saint-Martin et Saint-Barthélemy

    Irma, un ouragan de catégorie 5, soit le maximum sur l’échelle d’intensité des ouragans, a balayé les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy mercredi 6 septembre en se déplaçant à la vitesse de 24 km/h. Au moins 6 morts ont été déplorés sur la partie française de Saint-Martin, détruite à 95% selon les autorités.


    1. L’incendie en Californie

    Le bilan des violents incendies en Californie, où l’intensification du vent inquiète les pompiers, s’est élevé à 38 morts, selon un dernier bilan publié dimanche 15 octobre par les autorités. L’alerte maximum a été maintenue alors que des vents forts qui avaient déjà attisé les feux les jours précédents soufflaient encore samedi 14 octobre.

    Début décembre, des incendies ont repris et ont nécessité l’évacuation de 250.000 personnes, dont des célébrités : Lionel Richie, Gwyneth Palthrow, Paris Hilton. Les villas de Harrison Ford et Jennifer Aniston ont également été menacées, dans le quartier chic de Bel Air et les collines au nord de Los Angeles.


    En Californie, l’incendie Thomas est le plus important de l’histoire : il n’est toujours pas maîtrisé et continue à faire des ravages samedi 30 décembre.


    1. L’ouragan Harvey au Texas

    L’ouragan Harvey, au départ un ouragan de force 4, a fait près d’une quarantaine de morts début septembre. Des accalmies avaient permis d’accélérer l’hélitreuillage des victimes, en parallèle d’un porte-à-porte réalisé par les autorités. Selon la Maison Blanche, 100.000 foyers ont été touchés par ces inondations. Le bilan matériel est extrêmement lourd : l’eau, qui a atteint un niveau sans précédent, a ravagé habitations, entrepôts et infrastructures.


    1. L’incendie au Portugal et en Espagne

    Le dimanche 15 octobre, des feux ont touché des zones forestières situées au Portugal et au nord-ouest de l’Espagne, après des mois de sécheresse et des températures élevées pour la saison. Mais les vents violents accompagnant le passage de l’ouragan Ophelia ont aussi contribué à attiser les flammes. D’après un dernier bilan, une quarantaine de personnes ont été tuées par les incendies au Portugal et en Espagne.


    1. L’ouragan Maria

    L’ouragan Maria, de catégorie 5, a touché la Martinique et la Guadeloupe mardi 19 septembre. Vents violents et pluies torrentielles ont balayé les Antilles. "Les vents ont emporté les toits chez presque toutes les personnes avec lesquelles j’ai parlé ou été en contact. Le toit de ma propre résidence officielle a été un des premiers à s’envoler", a écrit l’élu le Premier ministre de l’île des Caraïbes, Roosevelt Skerrit.


    1. Le nuage de pollution à New Delhi

    New Delhi a tristement honoré sa réputation de capitale parmi les plus polluées du monde. Mardi 7 novembre, la mégalopole et ses 20 millions d’habitants ont vécu sous un immense brouillard de pollution. Dès le réveil, les larges artères de la ville ont été voilées de gris. Les appartements ressemblaient à des fumoirs. Des petits commerçants de rue s’étaient noués un chiffon sur le visage, protection bien dérisoire.

    http://www.rtl.fr/actu/environnement/retour-sur-2017-irma-harvey-maria-6-catastrophes-qui-marque-l-annee-7791625322



    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 1er janvier 18:50

      L’idyllique appelle toujours sa face sombre. Seront-ils armés face à la réalité d’un monde qui ne leur fera pas de cadeau ?


      • Roland Gérard Roland Gérard 1er janvier 19:56

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        Oui ils seront armés mieux que tous les autres c’est ma conviction. Cette forme d’éducation augmente beaucoup la confiance en soi, elle rend autonome... tout ce qu’il faut pour résister.


      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 1er janvier 20:04

        @Roland Gérard


        Et je l’espère, surtout pas : NAIFS.

      • Brandon 7 septembre 12:12

        Salut merci pour le merveilleux article J’ai lu avec beaucoup d’intérêt. Aussi je veux dire que je regarde des films gratuitement, ici https://voirfilms.click

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