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Explication d’un texte d’Emile Durkheim sur la morale

L'auteur :

David Émile Durkheim, né le 15 avril 1858 à Épinal et mort le 15 novembre 1917 à Paris, est un sociologue français considéré comme l'un des fondateurs de la sociologie moderne. En effet, si celle-ci doit son nom à Auguste Comte à partir de 1848, c'est grâce à Durkheim et à l'École qu'il formera autour de la revue L'Année sociologique (1898) que la sociologie française a connu une forte impulsion à la fin du XIXe siècle et au début du XXe. Formé à l'école du positivisme, Durkheim définit le « fait social » comme une entité sui generis, c'est-à-dire pour lui en tant que totalité non réductible à la somme de ses parties. Cette définition lui permet de dissocier l'individuel du collectif et le social du psychologique, et de fonder logiquement les conditions de possibilité d'une action contraignante de la société sur les individus. « Extériorité, étendue et contrainte caractérisent le fait social » : cette thèse fit de lui le véritable fondateur de la sociologie en tant que discipline autonome et scientifique. Durkheim est à l'origine de plusieurs termes qui sont aujourd'hui très connus, comme anomie et conscience collective. L'apport de Durkheim à la sociologie est fondamental, puisque sa méthode, ses principes et ses études exemplaires, comme celle sur le suicide ou la religion, constituent toujours les bases de la sociologie moderne. Toutefois, l'apport de son œuvre va bien au-delà de cette discipline et touche presque toutes les disciplines dans les sciences humaines, dont l'anthropologie, la philosophie, l'économie, la linguistique, et l'histoire. (source : Wikipédia)

L'œuvre :

De la division du travail social a été publié en 1893 par Émile Durkheim, sociologue français, considéré comme le père fondateur de la sociologie française. Cet ouvrage, issu de son travail de thèse, est encore aujourd’hui une référence dans le champ de la sociologie. À l’origine de ce texte, une inquiétude – qui parcourra l'ensemble de l’œuvre de Durkheim – sur la cohésion sociale dans nos sociétés modernes en cette période d’industrialisation et d’urbanisation. Durkheim constate, fin XIXe siècle, que les individus sont de plus en plus différenciés, que les consciences individuelles s’autonomisent de façon croissante. Comment, dans ce contexte de montée de l’individualisme, la cohésion sociale peut-elle être préservée ? Dans cette thèse sur le lien social, Durkheim s’attache à répondre à ce questionnement et, dès l’introduction, il avance une amorce d’explication : dans le même temps que les individus se différencient de plus en plus, la division du travail progresse et ce, dans toutes les sphères de la vie sociale (économie, administration, justice, science, etc.). La spécialisation, la différenciation accrue des individus entre eux les rend de facto interdépendants. La division du travail est en réalité source de solidarité sociale, de cohésion sociale : dans le même temps qu’elle différencie les individus, elle les rend complémentaires et c'est pourquoi, selon Durkheim, elle est morale – elle contraint les individus à vivre ensemble. Avec l’accroissement de la division du travail, on assiste à une transformation du lien social et de la solidarité sociale qui accompagne. (Source : Wikipédia)

Le texte :

"Chaque peuple a sa morale qui est déterminée par les conditions dans lesquelles il vit. On ne peut donc lui en inculquer une autre, si élevée qu'elle soit, sans la désorganiser, et de tels troubles ne peuvent pas ne pas être douloureusement ressentis par les particuliers. 

Mais la morale de chaque société, prise en elle-même, ne comporte-t-elle pas un développement indéfini des vertus qu'elle recommande ? Nullement. Agir moralement, c'est faire son devoir, et tout devoir est fini. Il est limité par les autres devoirs ; on ne peut développer à l'excès sa personnalité sans tomber dans l'égoïsme. 

D'autre part, l'ensemble de nos devoirs est lui-même limité par les autres exigences de notre nature. S'il est nécessaire que certaines formes de la conduite soient soumises à cette réglementation impérative qui est caractéristique de la moralité, il en est d'autres, au contraire, qui y sont naturellement réfractaires et qui pourtant sont essentielles.

La morale ne peut régenter outre mesure les fonctions industrielles, commerciales, etc., sans les paralyser, et cependant elles sont vitales ; ainsi, considérer la richesse comme immorale n'est pas une erreur moins funeste que de voir dans la richesse le bien par excellence. 

Il peut donc y avoir des excès de morale, dont la morale, d'ailleurs, est la première à souffrir ; car, comme elle a pour objet immédiat de régler notre vie temporelle, elle ne peut nous en détourner sans tarir elle-même la matière à laquelle elle s'applique."

Emile Durkheim, De la Division du travail social (1893)

"Chaque peuple a sa morale qui est déterminée par les conditions dans lesquelles il vit" : pour Durkheim la morale n'a rien d'abstrait, il n'y a pas de morale universelle, mais seulement des morales particulières adaptés aux particularités d'un peuple et qui reflètent ces particularités.

Il n'y a pas une seule morale, la même pour tous, mais autant de morales que de peuples. Comme disait Pascal, à la suite de Montaigne : "Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà". Le mot "morale" vient du latin mores et signifie les mœurs, les coutumes, les habitudes. On ne peut pas et on ne doit pas séparer la morale de la vie, des mœurs, des coutumes et des habitudes d'un peuple.

La morale n'a rien d'abstrait et on ne peut pas remplacer impunément une morale par une autre : "On ne peut pas lui en inculquer une autre, si élevée soit-elle, sans la désorganiser, et de tels troubles ne peuvent pas ne pas être douloureusement ressentis par les particuliers" : on peut penser aux "conversions forcées" opérées par les missionnaires catholiques en Amérique du Sud, du temps de Christophe Colomb, conversions qui ont été dénoncés par Bartholomée de Las Cases. On peut penser à la colonisation et à l'idée que l'occident allait apporter aux autres peuples "les lumières de la civilisation". On peut penser aussi à la collectivisation forcée des terres en URSS et à la déportation des paysans libres (koulaks).

La morale confondue avec les mœurs dans les sociétés traditionnelles est très contraignante, vu de l'extérieur, sauf que ces contraintes ne sont pas ressentis par les acteurs qui les trouvent conformes à la nature, sauf si ces sociétés ont connu une ouverture sur l'occident et sont revenus ensuite aux critères d'une société traditionnelle (théocratique en l'occurrence) comme en Iran. Elle prescrit la façon de s'habiller, les relations entre les sexes, les habitudes et les interdits alimentaires et de façon général les comportements dans les moindres détails. Les individus savent exactement ce qu'il doivent faire selon la place qu'ils occupent dans la société.

"Mais la morale de chaque société, prise en elle-même, ne comporte-t-elle pas un développement indéfini des vertus qu'elle recommande ?". Nous nous posons une telle question car nous nous faisons une idée élevée de la morale, coupée de ses racines sociologiques. Pour nous, la morale est une affaire de perfectionnement individuelle et non une réalité sociale. Durkheim nous ramène à la réalité telle qu'elle est et non telle que nous voudrions qu'elle soit. La morale n'est pas une affaire de perfectionnement individuel. "Agir moralement, c'est faire son devoir et tout devoir est fini" : la société ne nous demande pas d'être parfaits, elle laisse l'idée de perfection morale à la religion, mais simplement de faire notre devoir.

La morale, pour Durkheim n'est ni déontologique, à la manière de Kant, bien qu'elle s'appuie sur le devoir, ni conséquentialiste, elle ne cherche pas "le plus grand bonheur possible pour le plus grand nombre", ni aristocratique, ni hédoniste. La vie n'a pas pour pour le bonheur ou le plaisir comme chez les philosophes de l'antiquité. La morale n'est pas fondée sur le culte de l'individualité, mais elle a un contenu précis et elle consiste à accomplir sa tâche au sein de la division du travail afin d'assurer la solidarité et la cohésion sociale. A une morale individuelle, Durkheim veut substituer une morale collective, fondée sur la solidarité.

Durkheim distingue implicitement entre les devoir stricts que nous imposent la société et les "devoir larges" de la religion ou de la charité. Entre les devoirs stricts et les devoirs larges, il ne doit pas y avoir conflit, accomplissement des uns au détriment des autres. 

Il ne s'agit pas d'un devoir abstrait à la manière de Kant, exprimé à travers des impératifs catégoriques et applicables dans n'importe quelle situation : "Agis de telle sorte que la maxime de ta volonté puisse toujours valoir en même temps comme principe d’une législation universelle" ; "Agis comme si la maxime de ton action devait par ta volonté être érigée en loi de la nature" ; "Agis de façon à traiter l’humanité, aussi bien dans ta personne que dans la personne des autres, toujours en même temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen".

Peu importe pour Durkheim que l'on ait l'illusion d'agir de façon désintéressée, par pure obéissance à la loi morale, au devoir (impératif catégorique) ou que l'on agisse par intérêt (impératif hypothétique), pourvu que l'on accomplisse son devoir vis-à-vis de la société.

Ce devoir n'est pas abstrait et ne s'impose pas d'abord à une conscience personnelle, il a des contenus précis et une dimension essentiellement sociale. Le titre de l'ouvrage de Durkheim dont ce texte est extrait est De la division du Travail social. Se comporter de manière morale, c'est essentiellement collaborer dans la société à sa place au sein de la division du travail qui se développe à l'époque où Durkheim écrit ce texte. Selon lui, l'individualisme induit par la société moderne comporte des germes de désagrégation sociale. Il faut donc remplacer les anciennes solidarités traditionnelles par la solidarité des différents acteurs de la société dans le cadre de la division sociale du travail, l'ingénieur et l'ouvrier par exemple. Durkheim conçoit la société à la manière d'un organisme dont toutes les parties collaborent harmonieusement à la survie et au maintien du tout. Cette conception diffère de la vision marxiste d'une société divisée en classes sociales antagonistes. 

Note : La division sociale du travail existe à l'intérieur des sociétés aussi bien humaines qu'animales (chez les abeilles et les fourmis par exemple). Elle constitue l'un des principes fondamentaux de leur organisation. Publié en 1893, La Division du travail social étudie la répartition des activités productives, entre des groupes spécialisés dans des activités complémentaires. Pour Émile Durkheim, la division du travail est un phénomène social plus qu'économique. Durkheim distingue :

Les sociétés traditionnelles où se manifeste une solidarité mécanique car fondée sur la ressemblance entre les membres ; la conscience collective y est forte et la tradition produit les normes et détermine la culture du groupe ; les activités sociales sont peu diversifiées et donc peu spécialisées.

Les sociétés modernes où la combinaison des phénomènes d'urbanisation, d'industrialisation et d'extension du salariat favorise la multiplication des activités sociales et des métiers : le « travail social » est donc fortement divisé. Les individus se libèrent de la pression du groupe et c'est désormais la loi qui régit la vie en société et non la coutume. La solidarité subsiste cependant, mais elle relève désormais davantage de la gestion ou de l'encadrement des interdépendances entre individus et groupes sociaux. Durkheim parle alors de « solidarité organique ». 

La division sociale du travail se traduit par la répartition des rôles et des fonctions (politiques, économiques, religieuses, sociales, etc.) entre les membres de la société. Chacun est ainsi spécialisé dans une fonction, un rôle qui le rend complémentaire des autres et crée ainsi du lien social. La véritable fonction de la division du travail est de créer entre les personnes un sentiment de solidarité, de contribuer à l'intégration générale de la société et d'être un facteur essentiel de la cohésion sociale.

L'intégration sociale peut se définir comme une situation ou un processus d'insertion au cours duquel un individu ou un groupe d'individus trouve sa place dans un même ensemble, ce qui aboutit à la formation d'un ensemble harmonieux.

Le développement excessif de sa personnalité comme le font les esthètes comme Baudelaire, Brummel ou Oscar Wilde est plus dangereux qu'utile pour Durkheim et doit demeurer marginal. Certains poètes romantiques qui protestaient contre les débuts de la société industrielle se comportaient de façon égoïste.

D'autre part, l'ensemble de nos devoirs est lui-même limité par les autres exigences de notre nature. Nous avons des devoirs, certes, vis-à-vis des autres, mais ces devoirs ne sont pas infinis comme le veut par exemple Emmanuel Levinas, ils sont limités par les exigences de notre nature. L'homme est un animal comme les autres, bien qu'il soit aussi un animal social, il a des besoins : manger, boire, dormir, se reproduire, s'abriter, se protéger. Parmi les exigences de la nature humaine, il y a notamment le droit de propriété. L'homme a naturellement besoin de posséder des biens et il en a le droit.

"Il est nécessaire que certaines formes de la conduite soient soumise à une réglementation impérative, il y en d'autres qui y sont naturellement réfractaires" : Autrement dit, nous sommes tenus de nous soumettre à la loi pour certaines actions formellement autorisés ou interdites, mais il existe des actions qui échappent à la loi, dans lesquelles le législateur n'a pas à intervenir.

La morale ne peut pas réglementer les fonctions industrielles, commerciales et elle ne le doit pas. Elle n'a pas à interférer dans ce domaine non pas parce qu'il est indifférent, mais parce qu'au contraire, il est vital pour la société. Emile Durkheim soutient ici la liberté d'entreprendre.

"Considérer la richesse comme immorale n'est pas moins funeste que de voir dans la richesse le bien par excellence". On peut penser à la fable des abeilles de l'économiste Bernard Mandeville qui a d'ailleurs inventé l'expression "division du travail". 

La fable des abeilles est une fable politique de Bernard Mandeville, parue en 1714. Elle est bientôt devenue célèbre pour son attaque supposée des vertus chrétiennes. La signification réelle reste controversée jusqu’à aujourd’hui. Friedrich Hayek vit en lui un précurseur du libéralisme économique tandis que Keynes mit en avant la défense de l’utilité de la dépense. 

La Fable des abeilles, développe avec un talent satirique la thèse de l’utilité sociale de l’égoïsme. Il avance que toutes les lois sociales résultent de la volonté égoïste des faibles de se soutenir mutuellement en se protégeant des plus forts. Sa thèse principale est que les actions des hommes ne peuvent pas être séparées en actions nobles et en actions viles, et que les vices privés contribuent au bien public tandis que des actions altruistes peuvent en réalité lui nuire.

L’Angleterre y est comparée à une ruche corrompue mais prospère et qui se plaint pourtant du manque de vertu. Jupiter leur ayant accordé ce qu’ils réclamaient, la conséquence est une perte rapide de prospérité, bien que la ruche nouvellement vertueuse ne s’en préoccupe pas, car le triomphe de la vertu coûte la vie à des milliers d’abeilles.

Mandeville soutient qu'une société ne peut avoir en même temps morale et prospérité et que le vice, entendu en tant que recherche de son intérêt propre, est la condition de la prospérité. 

Emile Durkheim ne va pas si loin que Bernard Mandeville. Il ne dit pas que les vices privés profitent à la société, mais que la vraie morale consiste à lui être utile. On peut également rapprocher son point de vue de celui du sociologue Max Weber dans son ouvrage : L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme (1904 et 1905). 

Weber démontre que « l’esprit » du capitalisme est issu de motifs religieux. Les puritains se référent aux Evangiles et à l'apôtre Paul, pour affirmer que l’homme doit travailler pour assurer son salut. Dans cette logique, le travail est, selon la volonté de Dieu, une fin en soi de la vie humaine. Le travail et l'enrichissement est le signe que Dieu nous accorde sa grâce. Le travail et le bénéfice matériel qui en résulte constituent le but même de la vie, tel que Dieu l’a fixé. La répugnance au travail est le symptôme d’une absence de la grâce. 

Il peut y avoir des excès de la morale, par exemple une condamnation absolue des richesses qui est nuisible à la société tout entière. La morale est la première à souffrir des excès de la morale, parce que la morale consiste en un juste milieu entre deux extrêmes : la condamnation des richesses et le fait de voir en elles le bien par excellence. La condamnation des richesses conduit à un ascétisme fanatique à la façon d'un Savonarole et le fait de voir en elles le bien par excellence à la la thésaurisation forcenée, à la manière de l'usurier Gobseck dans la Comédie Humaine de Balzac.

La morale a pour objet immédiat de régler notre vie temporelle et non notre vie spirituelle (chez Max Weber, les deux sont liés) et ne peut pas nous en détourner sans tarir elle-même la matière à laquelle elle s'applique : la morale ne concerne pas le royaume des fins ou les devoirs inconditionnels que nous aurions vis-à-vis de Dieu (Emile Durkheim est agnostique) ou de notre prochain, mais uniquement la vie terrestre, temporelle, sociale.

Ce texte de Durkheim pose davantage de problèmes qu'il n'en résout. Pour Durkheim, la division du travail constitue la seule solution pacifique à la vie en commun dans les sociétés modernes industrialisées. Cependant, certaines formes de division du travail peuvent présenter des traits pathologiques et anormales Elles résultent d'une spécialisation de plus en plus grande des individus et de l'insuffisance de règles susceptibles d'assurer la régulation nécessaire à la cohésion sociale (anomie).

La division du travail ne produit donc pas automatiquement des relations pacifiques entre les membres de la société moderne, pas plus que "la main invisible du marché" ne régule tous les problèmes économiques et sociaux. 

La morale pour Durkheim consiste au fait d'accomplir son devoir au sein de la division sociale du travail et peu importe qu'on le fasse par pur respect de l'impératif catégorique ou par intérêt. Durant la crise du COVID, le personnel soignant, les caissiers et caissières de supermarché, les éboueurs, les enseignants, et tous ceux qui accompli leur devoir social, à leur place et selon leur vocation ont été des "héros" de la morale sociale parce qu'ils ont empêché la société de s'effondrer.

Durkheim insiste sur le fait qu'il y a des "pathologies" qui s'opposent à la collaboration pacifique et harmonieuse au sein de la division du travail. On peut penser aujourd'hui aux inégalités sociales et aux disparités régionales, au chômage de masse, aux faillites, aux délocalisation, à l'accroissement de la pauvreté, à l'immigration incontrôlée, à tout ce qui a débouché sur la crise des gilets jaunes.

Le chômage n'est pas une simple "variable d'ajustement", mais une véritable maladie sociale parce qu'il exclut toute une partie de la population de la division du travail social et donc de la moralité. Non pas que les chômeurs soient "immoraux" ou qu'il soit "immoral" d'être au chômage, mais parce le chômage interdit au chômeur d'être pleinement moral en exerçant une solidarité active avec les autres membres de la société au sein de la division sociale du travail.

Selon Pascal Bailly, le développement de l'individualisme qui a accompagné la société moderne a privilégié les valeurs de liberté et de travail. La forte croissance économique des "Trente Glorieuses" relayé par la montée du salariat et de la protection sociale a permis une augmentation du niveau de vie pour un grand nombre d'individus. Les inégalités engendrées par le système étaient atténuées par des institutions comme l'Etat garantissant ainsi une forte cohésion sociale. Pourtant depuis les années 1970, on voit apparaître de nombreux dysfonctionnements (le chômage de masse, la montée des inégalités, les disparités sociales et régionales) qui remettent en cause l'efficacité du système. Comme le pressentait Durkheim, la solidarité organique de notre société moderne ne parvient pas à se mettre en place de manière suffisamment forte pour permettre un fonctionnement harmonieux de la société. Le lien social cède parfois la place à une exclusion aux conséquences humaines désastreuses..."


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58 réactions à cet article    


  • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 26 juin 11:33

    ’’La division du travail est en réalité source de solidarité sociale, de cohésion sociale : dans le même temps qu’elle différencie les individus, elle les rend complémentaires et c’est pourquoi, selon Durkheim, elle est morale – elle contraint les individus à vivre ensemble. Avec l’accroissement de la division du travail, on assiste à une transformation du lien social et de la solidarité sociale qui accompagne. (Source : Wikipédia’’ citée par Robin Guilloux que je salue ici

     

    L’autre face de la médaille c’est la construction d’une société vulnérable et non résiliente face aux catastrophes et à la perte du lien de solidarité.

     

     
    « Si l’éthique était source de profit, ce serait formidable : on n’aurait plus besoin de travailler, plus besoin d’entreprises, plus besoin du capitalisme – les bons sentiments suffiraient.

    Si l’économie était morale, ce serait formidable : on n’aurait plus besoin ni d’État ni de vertu – le marché suffirait. Mais cela n’est pas….

    C’est parce que l’économie (notamment capitaliste) n’est pas plus morale que la morale n’est lucrative – distinction des ordres – que nous avons besoin des deux. Et c’est parce qu’elles ne suffisent ni l’une ni l’autre que nous avons besoin, tous, de politique. » (dernier paragraphe de son excellent ouvrage : "Le Capitalisme est-il moral ?’ édité en 2006 au Livre de Poche, 6 euros).(André Comte-sponville)

     

    La politique a foutu le camp remplacée par le gouvernement (mondial) des zexperts ; et la morale et la solidarité ont foutu le camp avec.


    • @Francis, agnotologue La Cité perverse de Dany-Robert Dufour est tout aussi intéressant à lire. Comme un immonde sans limite de Jean-Pierre Lebrun...


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 26 juin 18:50

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
       
      « Quand Mandeville dit : «  Les vices privés font la vertu publique », que dit-il d’autre que ceci : ce que vous prenez pour du vice c’est en fait de la vertu. Ou encore : si vous le prenez au premier degré, c’est du vice mais si vous le prenez au second, c’est de la vertu. Ce discours brouille tout repère et annule toute pensée démonstrative : il revendique de pouvoir dire tout et son contraire puisqu’il affirme qu’en fin de compte le blanc est noir, et que le faux est vrai – exactement comme le discours pervers ». Dany-Robert Dufour, La cité perverse
       
      La morale n’y trouve pas son compte.


    • @Francis, agnotologue , Pitié, pas Mandeville...En toutes chose : modération. Ni khmers verts, ni khmers témoins de Jehovah, ni l’inverse.... A fuir..... Dans l’histoire des témoins de Jéhovah j’avoue ne pas connaître tous les éléments de l’histoire. Les journaliste aimant le sensationnel, on ne sait s’il s’agissait simplement d’une personne aimant le bon vin ou un véritable poivrot..... Les témoins de Jéhovah sont un peu comme les Khmer écologistes qui voient le mal partout. La psychose n’est pas loin...Maintenant en Belgique, des mouvements de malades veulent éradiquer toutes les symboles du passé : statue, tous coupables.... Ce n’est plus de l’éthique, mais des purges stalinienne poussées à leur paroxysme, de la purification éthique. La pureté comme le fétichisme de la perversion sont les deux versants d’une même psychose.


    • Gollum Gollum 27 juin 08:40

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Dans l’histoire des témoins de Jéhovah j’avoue ne pas connaître tous les éléments de l’histoire. Les journaliste aimant le sensationnel, on ne sait s’il s’agissait simplement d’une personne aimant le bon vin ou un véritable poivrot..... Les témoins de Jéhovah sont un peu comme les Khmer écologistes qui voient le mal partout.

      Tiens donc... Une marche arrière. smiley Ce doit bien être la première fois. Saluons l’événement. Champagne. (Virtuel bien sûr et à consommer avec modération)..


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 27 juin 09:47

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
       
       Je vous rappelle que le sujet dont on parle ici c’est la morale.


    • Concernant cette affaire de témoin de Jéhovah, je crains une vague de conversions forcées sur les esprits fragiles, idem chez les écologistes et une certaines gauches : les sectarisme et les purges ne sont pas loin et au nom d’une éthique qui risque bien de sombrer dans la perversion : https://www.lalibre.be/belgique/les-temoins-de-jehovah-ciblent-les-migrants-et-tentent-de-les-enroler-5b4d91b855326925482078a6. Attention aux « KHMERS » d’une soi-disant "bien pensance. L’enfer est les le plus souvent pavé de bonnes intentions et cela vaut pour tous les lobbies à tendance sectaire et purificatrice ou normalisatrice. Idem pour la mouvance sos racisme, les lgbt aussi font partie de la même mouvance mais inversée : obligation d’accepter les perversions (pas de discriminations psychiatrique... la pieuvre a de nombreux bras et conduit au totalitarisme : https://www.lalibre.be/belgique/les-temoins-de-jehovah-ciblent-les-migrants-et-tentent-de-les-enroler-5b4d91b855326925482078a6. Et toujours au nom d’une certaine éthique bien sûr....


    • Concernant cette affaire de témoin de Jéhovah, je crains une vague de conversions forcées sur les esprits fragiles, idem chez les écologistes et une certaines gauche : les sectarisme et les purges ne sont pas loin et au nom d’une éthique qui risque bien de sombrer dans la perversion : https://www.lalibre.be/belgique/les-temoins-de-jehovah-ciblent-les-migrants-et-tentent-de-les-enroler-5b4d91b855326925482078a6. Attention aux « KHMERS » d’une soi-disant "bien pensance. L’enfer est le plus souvent pavé de bonnes intentions et cela vaut pour tous les lobbies à tendance sectaire et purificatrice ou normalisatrice. Idem pour la mouvance sos racisme, les lgbt aussi font partie de la même mouvance mais inversée : obligation d’accepter les perversions (pas de discriminations psychiatrique... la pieuvre a de nombreux bras et conduit au totalitarisme : https://www.lalibre.be/belgique/les-temoins-de-jehovah-ciblent-les-migrants-et-tentent-de-les-enroler-5b4d91b855326925482078a6. Et toujours au nom d’une certaine éthique bien sûr....l’extrémisation de la société est en marche, catharisme, esséniens,...A force de nier les pulsions, elles finiront par exploser comme une casserole à pression...LA MODERATION : fini...Place au extrêmes ou aux avachis...


    • Je me suis égarée sur les témoins de Jéhovah parce que la carte blanche était de Anne Morelli, une athée que j’apprécie beaucoup....


    • eau-pression eau-pression 27 juin 10:26

      @Francis, agnotologue

      Certes nous sommes chez un auteur respectable et que je respecte, mais « ici » c’est pour M. le lieu dune partouze intellectuelle où elle vient se faire désirer.

      Qui sait, c’est peut-être bien un robot destiné à nous épuiser comme les pièges à phéromones qui confusionnent les moustiques ?


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 27 juin 11:31

      @eau-pression
       
      M. dit parfois des choses étonnantes.


    • Un fait divers vient justement d’imager votre article. Des témoins de Jéhovah en Belgique viennent d’être condamnés parce que leur religion leur interdit de fréquenter des personnes qui sont dans l’immoralité. C’est ainsi qu’elles avaient rejeté un alcoolique du fait de son alcoolisme... Les psychologues sont pourtant clairs. Si vous rencontrez une personne toxique : fuyez pour sauver VOTRE vie...Ah ! mais alors je me retrouve au chômage... sans le sous et à la rue....J’aurais une réponse à donner : faites confiance au destin qui peut se présenter sur votre route. Et j’ai connu effectivement des « miracles ». Une femme se retrouvant à la rue : un passant lui demandant ce qui se passe et l’aide à se relever. Bon ! l’ange Séraphin, il faut aussi le convoquer dans...ses rêves...Ne jamais perdre la foi et désespérer : nous ne connaissons pas la suite de notre destin...Une personne trop rationnelle risque plus de se suicider que celle qui a la foi..... La preuve : ;le KRACH de 1929. De nombreux banquiers qui n’avaient basés leur vie que sur l’argent se sont suicidés...


      • Gollum Gollum 26 juin 12:25

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        C’est ainsi qu’elles avaient rejeté un alcoolique du fait de son alcoolisme...

        Elles ont su faire preuve d’empathie... 

        De l’empathie à la sauce Mélu... smiley


      • @Gollum Allez vous promener à la fameuse : Forêt de Soignes : H.P. de désintox,... 


      • @Gollum et l’alcoolique, lui, il fait preuve d’empathie quand tout l’argent du ménage file en alcool...


      • Gollum Gollum 26 juin 12:47

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        Vous êtes une moralisatrice de surcroit incohérente (comme d’hab) puisque crachant sur les cathos à cause de leur moralisme et de leur absence de spiritualité et là vous faites un virage à 180° en soutenant des TJ qui sont des sectaires sans compassion aucune (j’en connais) hyper moralisateurs et pharisiens..

        De surcroit condamnés par la justice.

        Bravo. Je n’en attendais pas moins de vous. 


      • chantecler chantecler 26 juin 12:50

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.
        C’est du Zola mais à l’envers : le discours des patrons dans les mines et les filatures, avec l’assentiment du curé présent à table ...
        « Si tu augmentes l’ouvrier qui turbine pour un quignon de pain par jour il va le boire au café ! »


      • @chantecler un nouveau cas Sauvage en Belgique. Quoiqu’un peu différent. Femme, enfance traumatique,, rencontre jeune un proxénète alcoolique, il l’a met enceinte, quatre enfant suivront. Il l’a suit partout et menace de la tuer si elle s’échappe. Seule solution : elle l’a tué. Verdict : acquittée...La toile d’araignée, pire que la mafia.. Je connais plein de cas comme cela.....Moi-même de me dire : si elle a su se procurer un revolver, elle aurait pu trouver le temps de se faire stériliser... Mais bon... quant on est fragile dans sa tête, on s’accroche à n’importe quelle branche pourrie...


      • @chantecler cela s’appelle un cercle vicieux. Je bois pour oublier que je bois...


      • Quand on est fragile dans sa tête, avoir une conscience est un luxe....


      • Gollum Gollum 26 juin 13:26

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        Je bois pour oublier que je bois...

        Et d’autres pondent des posts en rafale pour s’auto-persuader qu’elles ont encore toute leur tête..

        Un autre genre de cercle vicieux et qui ne vaut pas mieux. Et même sans doute pire, je crois que je préfère encore les poivrots...


      • Gollum Gollum 26 juin 13:36

        @Gollum

        Ah touché coulé... smiley Je viens d’obtenir mon étoile jaune de l’infamie.. smiley

        Sacrée Mélu.


      • Mon médecin lui prend carrément des risques : je refuse de soigner des toxicomanes et des alcoolique qui n’arrêtent pas leur addiction. Moralement, il a raison...


        • Decouz 26 juin 12:17

          Avant le XIXème siècle le chômage n’existait pas, il y avait des pauvres, travailleurs ou non, des solidarités familiales, villageoises ou religieuses.

          Le chômage est apparu avec la société industrielle, en même temps la généralisation des approches statistiques et l’essor de la science économique.

          C’est le contrat de travail ou son absence qui définit alors le chômage, un artisan, un commerçant ne peuvent être au chômage, il peuvent être pauvres, sans clients, le paysan peut manquer des ressources pour une vie normale.

          Le chômeur c’est celui qui devrait avoir un contrat de travail, mais qui ne l’a pas, qui ne peut se définir autrement que par ce contrat virtuel.

          Si on arrivait, suite à une automatisation/informatisation généralisées à une disparition du travail salarié, il faudrait repenser les catégories.

          Des études ont montré (en téléphonant à des heures diverses à différentes personnes et en leur demandant si à cette heure ils se sentaient bien, heureux), il a été constaté que les gens au travail se sentaient mieux que les gens interrogés qui étaient sans activité particulière, ce sont les gens au travail qui étaient le plus heureux à cet instant.

          Ca ne veut pas dire que le travail salarié est obligatoire pour être heureux, mais ça pourrait indiquer que les gens ne se sentent bien si ils font une activité profitable à la société ou une activité qui les met en lien avec les autres. Ils auraient besoin à la fois de pouvoir vivre selon leurs besoins et de participer à la construction sociale.


          • @Decouz
             Perso, j’ai des statistique totalement inverses.....


          • Gollum Gollum 26 juin 12:29

            @Decouz

            il a été constaté que les gens au travail se sentaient mieux que les gens interrogés qui étaient sans activité particulière

            Voui m’enfin c’est un peu biaisé comme interprétation.. 

            Car d’une : beaucoup de personnes n’arrivent tout simplement pas à avoir d’activité personnelle si elles se retrouvent seules. Elles s’ennuient et tournent en rond..

            Deux : la plupart devait être en angoisse de chômage et d’attente de retrouver un emploi...

            Perso je me suis arrêté très tôt et le travail social ne m’a jamais manqué.. Ce fut même une délivrance.


          • sylvain sylvain 26 juin 16:57

            @Gollum
            il vaudrait mieux parler a mon avis d’utilité sociale . En tout cas il me semble qu’un humain qui ne participe pas à la création de richesse commune tout en la consommant agit en exploiteur
            Par la même la société néolibérale interdit au citoyen de se voir comme une personne morale, tout du moins intellectuellement, quand il affirme que celui qui produit une richesse ne le fait que par égoisme 


          • Gollum Gollum 26 juin 17:05

            @sylvain

            Ben consommer dans notre monde c’est participer à la création de richesses communes. 

            D’autre part un oisif (au sens antique) n’est pas un oisif au sens moderne. Il crée des richesses pour lui-même et éventuellement autrui..

            Je ne suis donc pas d’accord avec vous quand vous dites qu’un consommateur est un exploiteur.. Un consommateur exclusif crée de l’emploi.

            Un gagnant du loto qui consomme n’exploite personne. Il a eu juste de la chance et tant mieux pour lui.. Et si ça se trouve il créera plus de richesses de diverses nature que s’il était resté salarié..

            Sinon je ne suis pas un adepte de la société néolibérale mais je fais avec..


          • Gollum Gollum 27 juin 08:35

            @oncle archibald

            Vous devenez complètement gâteux tonton je ne vous ai interdit rien du tout, vu que ce n’est pas mon texte c’est celui de Néant.

            Non seulement je n’ai rien interdit et je n’ai jamais évoqué la charte (menteur) j’ai même pris votre défense. Néant prétextant que vous étiez un troll j’ai discrètement plaidé pour vous en disant que vous n’étiez pas un troll, que vous étiez sincère, je l’ai écrit en toutes lettres ! Ce qui impliquait de ne pas vous bannir pour vous permettre de répondre. 

            En aucun cas je n’ai pris la défense de Néant et de son argumentation que je n’ai pas lu d’ailleurs, j’ai simplement rappelé quelques vérités que vous avez visiblement du mal à digérer...


          • sylvain sylvain 27 juin 11:09

            @Gollum
            Ben consommer dans notre monde c’est participer à la création de richesses communes. 

            Vous irez expliquer a un travailleur a la chaine ou un maçon que, tout comme lui, en daignant consommer les produits qu’il fabrique, vous participez a la création de richesse . Et même , par solidarité, si sa semaine passe a 50 heures vous consommerez plus, pour qu’il puisse travailler plus ! sympa, il devrait être enthousiasmé .
            D’une manière plus générale les chinois sont en train de nous expliquer que non, notre consommation ne leur apporte rien et qu’ils n’en avaient besoin que pour nous prendre le baton des mains . Précisément, qu’ils ont du nous servir car nous étions les plus fort, point barre, comme depuis la nuit des temps . Et que ça va tourner
            Votre réflexion est une pure réflexion bourgeoise, jamais aucun travailleur n’y adhérera .


          • Gollum Gollum 27 juin 11:32

            @sylvain

            Ah tiens donc quand les gars fabriquent faut surtout pas acheter... En voilà un scoop..

            Vous mélangez tout. Le fait qu’ils bossent 50 heures par semaine n’a rien à voir avec le schmilblick..

            Votre réflexion est une pure réflexion bourgeoise

            Et la vôtre ? Elle est purement marxiste rouge vif ? Oui ? Non ? smiley


          • Gollum Gollum 27 juin 11:37

            @oncle archibald

            Je rajoute, pour être bien clair, que vous aviez annoncé vous arrêter là et j’en avais déduit que vous alliez vous éclipser pour la bonne raison que vous commenciez à être à court d’arguments et pas en raison d’un désir de censure de ma part.

            Censure qui ne m’appartenait pas, encore une fois.


          • sylvain sylvain 27 juin 14:35

            @Gollum
            la participation au bien commun comme base de la morale n’a rien de marxiste . C’est une base qui existe dans toutes les sociétés un peu stables du monde, tribu ou civilisations .
            Evidemment que si une chose est produite il vaut mieux qu’elle ai une utilité . Cependant le mythe moderne qui fait du consommateur , de celui qui détient le capital, le bienfaiteur de l’humanité et particulièrement du travailleur a qui il permet ainsi gentiment de vivre est purement bourgeoise et n’est que la réaffirmation d’un rapport de domination .
            Ce serait pour vous une évidence si vous n’étiez pas un bourgeois . Une ignoble évidence


          • Et hop ! Et hop ! 28 juin 09:43

            @Gollum : «  Ben, consommer dans notre monde c’est participer à la création de richesses communes. »

            Non, consommer ne fait que détruire des richesses.

            Vous confondez rapporter de l’argent au commerçant, ou en gagner, et créer de la richesse.

            La richesse c’est les biens (maisons, instruments de musique, livres, pain, jamabon, fruits, fromage, pull-over,..) et les services (dentiste, architecte, plombier, comptable, policier, éboueur, juge, musicien).

            L’argent n’est pas en soi une richesse, c’est un moyen de s’approprier des richesses créées par d’autres.

            Il y a des professions qui rapportent beaucoup d’argent mais qui ne produisent aucune richesse, ce sont des professions parasites.

            Elles vivent en parasites de celles qui produisent des richesses. Par exemple les commerçants, les banquiers, les hommes politiques en surnombre, etc..

            Et il y a des professions qui produisent beaucoup de richesses indispensables et qui rapportent peu d’argent : agriculteur, boulanger, maçon, marin pêcheur,..


          • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 28 juin 11:23

            @Et hop !

             Les commerçants sont utiles. Ce sont les profits exagérés qu’il faut mettre en cause, pas le travail qui les permettent.


          • Gollum Gollum 28 juin 11:23

            @Et hop !

            Votre distinction n’apporte pas grand chose en fait. Consommer = détruire des richesses c’est assez idiot pardonnez moi. C’est assez réducteur. Je vous accorde que ma phrase l’était aussi mais je me plaçais d’un point de vue global et pas dans le détail..

            On peut consommer de façon frénétique et avec comme conséquences la destruction des ressources naturelles comme on peut se contenter de consommer ses propres légumes sans aucune destruction de richesse..

            Qu’il y ait par contre des professions plus utiles que d’autres cela me semble l’évidence.

            Et même certaines sont toxiques ou peuvent être pratiquées de façon toxique.

            Même l’agriculture que vous citez dans les professions indispensables peuvent être pratiquées de façon toxique. Un grand champ de monoculture arrosé de pesticides par exemple..

            Sinon si l’argent n’est pas une richesse en soi il représente bien une richesse raison pour laquelle vous ne dédaignerez pas un gain à la loterie si cela vous arrivait.. 

            Comme tout le monde quoi.

            Bon ceci dit tout ce que vous racontez et ce que je raconte me semble enfoncer des portes ouvertes.. Sans grand intérêt donc.


          • Gollum Gollum 28 juin 11:30

            @sylvain

            Désolé mais moi je ne suis pas un moralisateur comme le sont la plupart des rouges...

            Avec leurs diabolisations manichéennes et primaires.

            Sinon si des biens sont produits c’est bien pour être consommés par définition, l’un ne va pas sans l’autre.

            Il est donc idiot d’encenser le producteur et de diaboliser le consommateur. Ce sont les deux faces de la même médaille.

            Sinon je ne suis pas un bourgeois, je vis simplement et consomme peu.

            Quant au terme d’ignoble il renvoie à la manie rouge de diaboliser..

            L’inégalité des ressources est un problème à part. Et je conchie l’extrême disparité des conditions sociales qui ne me semblent pas saines. J’espère que vous êtes content.


          • Et hop ! Et hop ! 28 juin 15:09

            @Francis, agnotologue

            Les vrais commerçants qui achète en gros et qui vendent au détail sont utiles, à condition de ne pas créer de monopoles ou d’ententes monopolistiques, mais c’est devenu une toute petite partie des profits commerciaux.

            La masse des activités de commerce actuellement sont du genre de celles qui achètent des cargaisons de céréales dans un entrepôt ou sur un navire céréalier, et le revendent 4 heures après avec un bénéfice, ou qui corrompent pour obtenir un marché et qui le revendent à un sous-traitants en prenant une marge.


          • Certaines personnes aiment vivre en groupe et d’autres préfèrent un certaine solitutude, juste quelques amis. J’ai participé à des analyses de groupe et à l’analyse institutionnelle de Lourau... Ayant parlé des difficulté relationnelle dans l’institution, nous en sommes arrivé à la conclusion que le mieux était encore de se faire petit et trouver une place à l’écart ou on vous fout la paix. Actuellement, très difficile : il fait participer et gna gna gna... Excellent documentaire : de quoi rêve les travailleurs : Edifiant. rêver sous le capitalisme : https://www.rtbf.be/emission/fenetre-sur-doc/detail_rever-sous-le-capitalisme-ou-quand-le-travail-envahit-nos-songes?id=10749460 . celui qui m’a le plus interpellé : une psy qui raconte qu’on lui enlève le haut du crâne, que des personnes s’assoient sur les rebords avec de grands couteaux et fourchettes et mangent sa cervelle...Je passe les autres avec un employé qui n’arrive pas à se débarrasser d’un cadavre...


            • Decouz 26 juin 12:38

              C’était des appels aléatoires.

              Ce n’est pas le sujet mais j’en profite : si beaucoup de mots chinois ont aujourd’hui deux caractères, ce doit être la conséquence d’une évolution, mais le fait est que chaque caractère a un sens, contrairement par ex au français, une syllabe isolée n’a pas de sens particulier, sauf jeux de mots.

              Après les personnes seules, il y en a peut-être plus que dans un village d’autrefois, j’ai eu un travail salarié, mais je ne m’ennuie pas lorsque je suis retraité.


              • Decouz 26 juin 12:39

                @Decouz
                pour Gollum évidemment.


              • Gollum Gollum 26 juin 13:31

                @Decouz

                Merci pour l’info. Le chinois je connais peu juste quelques idéogrammes expliqués par Javary : l’homme, le Ciel, le milieu... smiley Bref pas grand chose..



                • Oui, je connais des Témoins de Jéhovah et quand il sonne à ma porte je réponds : merci : je suis mon propre guide....Mais concernant l’alcoolisme et la toxicomanie : 1 pour cent est capable d’arrêter net... Paraît que c’est le cas de Jacques Dutronc depuis un décès,...


                  • Gollum Gollum 26 juin 13:34

                    @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                    je suis mon propre guide....

                    On voit le résultat.


                  • je suis mon propre guide....

                    On voit le résultat.. la preuve on me suit à la trace comme un chien...


                    • Gollum Gollum 26 juin 13:38

                      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                      Faut dire que vous répandez vos excréments partout, pas difficile à suivre donc...


                    • Et le plus étre ange : mes posts sont synchros avec les articles de LA LIBRE...


                      • Gollum Gollum 26 juin 13:43

                        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                        Bien sûr, vous êtes l’élue.

                        Tout tourne autour de votre nombril. En fait vous voyez des synchro partout comme les poivrots voient des éléphants roses...

                        Vous êtes addict. Et bien shootée. Devriez envisager une cure de désintoxication..


                      • A une certaine époque en Bretagne, l’époux choisissait son épouse en fonction de la hauteur du fumier devant la maison. Celui-là, il doit être riche... 


                        • La Libre donne entre autre d’excellent conseils pour ceux qui rêvent de tout quitter. Les maisons loin de Bruxelles partent comme des petits pains. Tout bon pour les wallons. Mais qui s’adaptera à l’autre : le flamand ou le wallon. Camus : ma terre c’est ma langue....Mon conseil : que je reprends de La Libre : ne JAMAIS prendre de décision en pleine crise ou deuil, sur un coup de tête.... Vous ne voyez pas clair.... vous emportez vos problèmes dans votre valise...J’ai conseillé plein d’amies à l’époque de ne pas faire d’enfant. Bien sûr, l’instinct prédominant : toutes dans des situations CATASTROPHIQUES. La situation actuelle était prévisible dès 1985...


                          • Réponse de tout mon entourage : Mais si on t’écoutait, on ne ferait plus d’enfant : Et alors,.... ??? Au moins je ne porte pas ce poids dans ma conscience : Allo Maman bobo : 

                            Paroles
                            Je marche tout seul le long de la ligne de chemin de fer
                            Dans ma tête y’a pas d’affaires
                            Je donne des coups de pied dans un’ petite bonté en fer
                            Dans ma tête y’a rien à faire
                            Je suis mal en campagne et mal en ville
                            Peut-être un petit peu trop fragile
                            Allô Maman bobo
                            Maman comment tu m’as fait je suis pas beau
                            Allô Maman bobo
                            Allô Maman bobo
                            Je traîne fumie, je me retrouve avec mal au cœur
                            J’ai vomi tout mon quatre heures
                            Fêtes, nuits folles, avec les gens qu’ont du bol
                            Maintenant que je fais du music hall
                            Je suis mal à la scène et mal en ville
                            Peut-être un petit peu trop fragile

                            • il y a une règle très claire dans une psychanalyse : ne prendre aucune décision importante pendant le travail en cours...On ne doit pas seulement l’interprétation des rêves chez Freud. mais aussi son architecture, ses rythmes. L’analyse de l’Oedipe est de 7 ans... Autant savoir. Bien sûr, vous n’en êtes pas conscient, mais l’histoire de la civilisation est à l’image de l’inconscient et il y a une image très explicite de celui-ci. il est comme la montée et le reflux des vagues. L’inspir (vie) et l’expir (mort) : des cycles. Fonction de la lune. Il faut les respecter. Refoulement, révélation.


                              • Les soufis avaient parfaitement compris qui rythmaient leur dans en fonction des planètes et de leur rythme. . Saturne en castrant Uranus à introduit les cycles, les rythmes et leur respect. Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut....Avant la rationalité (vengeance d’Uranus à la révolution française, Uranus avant n’était pas présent dans le zodiaque de DENDERAH. A partir de cette époque, le chaos uranien a remis les pendule à zéro, perdant tout l’héritage et Descartes rebattant les cartes : plus de sacré : place à la rationalité,...prométhéenne...


                                • qui rythmaient leur danses,...


                                  • Et d’ailleurs voici (une partie) des 10 commandements de Anne Morelli : au total au nombre de dix : « Le camp adverse est seul responsable du conflit » ; « nous défendons une cause noble, pas des intérêts égoïstes » ; « notre adversaire commet des atrocités », « nous ne sommes responsables que de bavures » ; « ceux qui nous critiquent sont des agents de l’ennemi », y voyant (en 2001) « une actualité assez fraîche »10. Pour Philippe Schmetz, les « commandements » mis en avant par Anne Morelli sont avant tout une grille d’analyse pédagogique et critique visant à constater la régularité de ces principes dans le champ médiatique et social11.


                                    • Epsilone 28 juin 11:17

                                      Une confusion totale entre la morale, l’éthique et les mœurs. Difficile d’imaginer plus nulle comme analyse.


                                      • t_lapeyre 29 juin 20:15

                                        @Epsilone

                                        Nul part dans l’article est défini son objet : la morale.
                                        La morale selon Emile Durkeim est celle... d’Emile Durkeim. Et alors ?
                                        Un article qui fait avancer le « Schmilblick » selon son auteur.

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