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Feu frère Freud, contemporain (Viabilités psychanalytiques en perspective 3)

Tant de choses parfaitement contemporaines, permettant d'affirmer que – tou(te)s autant que nous sommes – nous sommes adeptes de feu frère Freud.

 

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Absolute Sigmund

 

Feu frère Freud, dans Trois Essais sur la théorie sexuelle, Gallimard Folio essais, 1987 (original 1905), a écrit pages 39-40 des choses que les militances LBTQIA+ prétendent avoir dégotté même contre feu frère Freud. Mais elles n'ont strictement rien inventé :

 

COMPORTEMENT DES INVERTIS [les invertis sont les personnes aux désirs plus ou moins inversés, rapport à la sexualité capable de procréation] – Les individus concernés ont un comportement tout à fait différent en fonction des diverses orientations suivantes :

 

a) Ce sont des invertis absolus [nous nous contentons de dire homosexuel(le)s aujourd'hui], c'est-à-dire que leur objet sexuel ne peut être qu'homosexuel, alors que le sexe opposé n'est jamais objet de leur désir sexuel, mais les laisse froids, ou même suscite en eux de l'aversion sexuelle. Lorsqu'il s'agit d'hommes, ils sont alors incapables, de fait de leur aversion, d'accomplir l'acte sexuel normal, ou n'en tirent aucune jouissance.

b) Ce sont des invertis amphigènes ou hermaphrodites psychosexuels [nous nous contentons de dire bisexuel(le)s aujourd'hui], c'est-à-dire que leur objet sexuel peut aussi bien appartenir au même sexe qu'à l'autre, il manque donc à l'inversion le caractère de l'exclusivité.

c) Ce sont des invertis occasionnels [nous nous contentons de dire homo- ou bi-curieux aujourd'hui], c'est-à-dire que, sous certaines conditions externes, parmi lesquelles l'inaccessibilité de l'objet sexuel normal et l'imitation viennent au premier plan, il leur arrive de prendre pour objet sexuel une personne du même sexe et de tirer satisfaction de l'acte sexuel consommé avec elle.

 

En outre, les invertis présentent un comportement varié quant au jugement qu'ils portent sur la singularité de leur pulsion sexuelle. Les uns assument l'inversion [nous disons altersexualités aujourd'hui] comme quelque chose qui va de soi, à l'instar de l'individu normal pour l'orientation de sa libido, et défendent avec ardeur le droit pour l'inversion d'être mise sur le même plan que la sexualité normale [parmi lesquels d'ailleurs, le grand intellectuel français André Gide à l'époque, avec son Corydon ; André Gide : un intellectuel à l'honneur sur la photographie présidentielle (présence de l'ouvrage les Nourritures terrestres), honneur qui – soyons honnêtes – n'est pas forcément un avantage pour André Gide ... ]. D'autres invertis cependant se révoltent contre le fait de leur inversion et la ressentent comme une contrainte morbide.

 

D'autres variations ont trait aux conditions temporelles. Tantôt la particularité de l'inversion [on recense en moyenne 6% d'altersexuel(le)s ordinaires, aujourd'hui, qui constituent au dernier recensement français 1,6% des couples] a toujours existé chez l'individu, aussi loin que son souvenir est à même de remonter, tantôt elle ne s'est révélée à lui qu'à un moment déterminé avant ou après la puberté. Tantôt ce caractère subsiste durant toute la vie, tantôt il cède momentanément, tantôt encore il constitue un épisode sur la voie du développement sexuel [capable de procréation - pour l'époque, feu frère Freud écrit normal, sans méjuger les invertis pour sa part] ; il peut même ne se manifester que tard dans l'existence, après une longue période d'activité sexuelle normale. On a également observé une oscillation périodique entre l'objet sexuel [capable de procréation] et l'objet inverti. Les cas dans lesquels la libido se modifie dans le sens de l'inversion après une expérience pénible avec un objet sexuel [capable de procréation] présentent un intérêt particulier.

 

Ces différentes séries de variations coexistent en général de façon indépendante les unes par rapport aux autres. Dans la forme la plus extrême, on peut admettre à peu près régulièrement que l'inversion a existé dès le très jeune âge et que la personne vit en bonne intelligence avec sa particularité.

 

Beaucoup d'auteurs se garderaient de rassembler en une seule entité les cas énumérés ci-dessus et préfèrent accentuer les différences plutôt que les traits communs de ces groupes, ce qui coïncide avec le point de vue sur l'inversion qui leur est chef. Mais, si légitimes que soient les distinctions, on ne saurait malgré tout méconnaître que tous les degrés intermédiaires peuvent se rencontrer à profusion, de sorte que la constitution d'une série s'impose en quelque sorte d'elle-même.

 

Pages 160-161, feu frère Freud poursuit dans la préquelle des militances LGBTQIA+, pseudo-récente et pseudo-originale depuis l'an 2000, Judith Butler et George Soros. Tout cela n'est pas étonnant, puisque les auteurs inspirant la French theory sont eux-mêmes largement inspirés par la psychanalyse (y compris voire surtout Jean-Paul Sartre et Roland Barthes, que nous avons omis en lien) :

 

On sait que ce n'est qu'à la puberté que s'établit la séparation tranché des caractères masculin et féminin, opposition qui, plus que nulle autre, a par la suite une influence déterminante sur le mode de vie des êtres humains. Les prédispositions masculines et féminines sont certes déjà aisément reconnaissables dans l'enfance ; le développement des inhibitions de la sexualité (pudeur, dégoût, compassion, etc.) s'accomplit plus précocement chez la fille et rencontre moins de résistance que chez le garçon [ce dont témoigne les statistiques d'agresseurs sexuels] ; le penchant au refoulement sexuel semble généralement plus grand [ce dont témoigne les formes de féminismes puritains toujours courants] ; lorsque les pulsions partielles de la sexualité se manifestent, elles préfèrent la forme passive [ce qui ne signifie ni insignifiante ni soumise, pas plus que faible : avis aux gens intelligents – bien qu'une affaire d'éducation genrée n'y soit manifestement pas pour rien]. Mais l'activité autoérotique [plaisirs indépendants] des zones érogènes est la même pour les deux sexes et, en raison de cette concordance, la possibilité d'une différence des sexes, telle que celle qui se met en place après la puberté, est supprimée pour la durée de l'enfance. Eu égard aux manifestations sexuelles autoérotiques et masturbatoires, on pourrait formuler la thèse suivante : la sexualité des petites filles a un caractères entièrement masculin. Bien plus, si l'on était capable de donner un contenu plus précis aux concepts de « masculin et féminin », il serait même possible de soutenir que la libido est, de façon régulière et conforme à des lois, de nature masculine, qu'elle se manifeste chez l'homme ou chez la femme, et abstraction faite de son objet, que celui-ci soit l'homme ou bien la femme. [C'est-à-dire que feu frère Freud parle d'un masculin transgenre, signifiant que la femme est libidinalement active aussi – on peut avoir de l'humeur devant pareille terminologie de genre, qu'au fond elle ne change rien à ce qui est défendu voire prôné, aujourd'hui : nos jours restent freudiens ; et, mieux encore avec ce qui suit …]

 

Depuis que j'ai eu connaissance de la thèse de la bisexualité [grâce à W. Fliess], je tiens ce facteur pour déterminant dans ce domaine et je pense que si l'on ne tient pas compte de la bisexualité on ne parviendra guère à comprendre les manifestations sexuelles qui peuvent effectivement être observées chez l'homme et chez la femme.

 

Respectivement pages 108, 182 et 110, bien que feu frère Freud fasse de la zone labiale, de la zone anale et de la zone génitale des constellations instinctuelles, pulsionnelles, affectuelles et passionnelles notables, il écrit aussi :

 

L'induction de la sensation de plaisir dépend donc davantage de la qualité du stimulus que des propriétés de l'endroit du corps concerné. […]

 

Avant tout, la satisfaction naît de l'excitation sensible appropriée de ce qu'on appelle les zones érogènes, n'importe quel endroit de la peau, n'importe quel organe des sens, voire n'importe quel organe pouvant vraisemblablement tenir ce rôle, cependant qu'il existe certaines zones érogènes privilégiées dont l'excitation est assurée dès l'origine par certains dispositifs organiques. En outre, l'excitation sexuelle apparaît en quelque sorte en tant que produit additionnel dans un grand nombre de processus dans l'organisme, pour peu que ceux-ci atteignent une certaine intensité, et tout particulièrement dans toutes les émotions relativement fortes, fussent-elles de nature pénible [par exemple, lorsqu'en voiture on atteint le sommet ou le fond d'une côte à grande vitesse, un certain vertige provoque ce que des enfants, garçon ou fille, appellent parfois « trouille au zizi ou à la zazounette », excitant légèrement le rectum et les tétons aussi ; mais cela arrive aussi dans la honte d'être « au coin » théoriquement observé par tous]. Les excitations provenant de toutes ces sources ne s'assemblent pas encore, mais poursuivent chacune isolément leur but, qui n'est autre que le gain d'un certain plaisir. Il en résulte que, pendant l'enfance, la pulsion sexuelle n'est pas centrée [comme chez les adolescents et adultes qui « ne pensent qu'à "la baise", qu'au "cul", qu'à "la fourre" » : expressions qui pourtant, notez-le, font chacune référence à une des trois zones de constellations instinctuelles, pulsionnelles, affectuelles et passionnelles notables] et qu'elle est d'abord sans objet, autoérotique.

 

En raison de sa situation, la zone anale, tout comme la zone labiale, est propre à servir d'intermédiaire à l'étayage de la sexualité [des plaisirs] sur d'autres fonctions du corps. Il faut se représenter la signification [la signification] érogène de cet endroit du corps comme très grande à l'origine. Par la psychanalyse on est alors instruit, non sans étonnement, des transformations que connaissent normalement les excitations sexuelles qui en procèdent et de la fréquence avec laquelle cette zone conserve durant toute la vie une part considérable de stimulabilité […]

 

Pages 118-119, feu frère Freud prévient judicieusement contre la pédophile, car on sait que les victimes de maltraitances sont susceptibles de les reproduire ; il prévient en outre contre le manque d'éducation féminine, de façon légèrement misogyne et moralisatrice (c'est l'époque) mais, au fond, invitant au progrès, et c'est enfin généralisé à toute l'humanité sans distinction de sexe :

 

Il est instructif de constater que, sous l'influence de la séduction, l'enfant peut devenir pervers polymorphe et être entraîné à tous les débordements imaginables. Cela démontre qu'il porte dans sa prédisposition les aptitudes requises ; leur mise en acte ne rencontre que de faibles résistances parce que, suivant l'âge de l'enfant, les digues psychiques qui entravent les excès sexuels : pudeur, dégoût et morale, ne sont pas encore établies ou sont seulement en cours d'édification. À cet égard, l'enfant ne se comporte pas autrement que la femme moyenne inculte, chez qui subsiste la même prédisposition perverse polymorphe [en réalité, il en va de même d'un homme inculte]. Dans les conditions habituelles, [ceux-ci peuvent] rester à peu près norma[ux] sexuellement, mais, sous la conduite [d'un(e) habile séducteur(trice), ils prennent] goût à toutes les perversions et en maintiendr[ont] l'usage dans [leur] activité sexuelle. Dans son activité professionnelle, [le ou la prostitué(e)] met à profit la même prédisposition polymorphe et, par conséquent, infantile ; et, si l'on considère le nombre immense de [personnes] prostituées et de celles à qui il faut accorder des aptitudes à la prostitution bien qu'elles aient échappé au métier, il devient en fin de compte impossible de ne pas reconnaître dans l'égale prédisposition à toutes les perversions un trait universellement humain.

 

Pages 162-163, nous assistons au premier constat de l'importance du clitoris féminin, sans méjugement, bien que feu frère Freud finisse par parler du vagin comme source de plaisir mature (on sait aujourd'hui grâce aux découvertes ultérieures, que tout le plaisir féminin vient du clitoris, jusques et y compris pendant l'état de grâce de la grossesse) :

 

[…] chez l'enfant de sexe féminin la zone érogène directrice est située au clitoris ; elle est donc homologue à la zone génitale masculine du gland. Tout ce que mon expérience a pu m'apprendre sur la masturbation des petties filles concernait le clitoris et non les parties de l'appareil génital externe qui sont importantes pour les fonctions sexuelles ultérieures [la grossesse éventuelle]. Je doute même que, sous l'influence de la séduction, l'enfant de sexe féminin puisse aboutir à autre chose qu'à la masturbation clitoridienne, sauf de façon tout à fait exceptionnelle. Les décharges spontanées de l'excitation sexuelle, qui sont justement si fréquentes chez la petit fille, se manifestent par des spasmes du clitoris, et les fréquentes érections de ce dernier permettent à la fille de juger correctement des manifestations sexuelles de l'autre sexe, même sans instruction préalable, en transférant simplement sur les garçons les sensations de leurs propres processus sexuels.

 

Si l'on veut comprendre comment la petite fille devient femme, il convient de suivre les destins ultérieurs de cette excitabilité clitoridienne. La puberté, qui entraîne chez le garçon la grande offensive de la libido, se caractérise chez la fille par une nouvelle vague de refoulement qui affecte précisément la sexualité clitoridienne. C'est une part de vie sexuelle masculine qui succombe à cette occasion au refoulement. Le renforcement qui se crée lors de ce refoulement de la puberté chez la femme fournit alors un stimulus à la libido de l'homme et la contraint à accroître ses performances : parallèlement à l'élévation de la libido, on assiste également à l'augmentation de la surestimation sexuelle qui n'atteint sa pleine mesure que face à la femme qui se refuse et renie sa sexualité. Le clitoris, quand il est lui-même excité lors de l'acte sexuel finalement consenti, conserve le rôle qui consiste à transmettre cette excitation aux parties féminines voisines, un peu à la façon dont les copeaux de résineux peuvent servir à enflammer le bois plus dur. Il faut souvent un certain temps pendant lequel la jeune femme est anesthésique. Cette anesthésie peut devenir durable lorsque la zone clitoridienne se refuse à céder à son excitabilité, ce qui est précisément préparé par une activité intense durant l'enfance [activité autoérotique, faut-il le préciser]. On sait que l'anesthésie des femmes n'est souvent qu'apparente et locale [comme on dit aujourd'hui : « la frigidité n'existe pas »]. Elles sont anesthésiques au niveau de l’orifice vaginal, mais nullement excitables à partir du clitoris ou même d'autres zones. À ces causes érogènes d'anesthésie s'associent encore les causes psychiques, également déterminées par le refoulement [comme cela arrive chez l'homme aussi, niveau érectile].

 

Lorsque la stimulabilité érogène a été transférée avec succès du clitoris à l'orifice vaginal [dont on sait donc aujourd'hui, que son plaisir dépend du clitoris interne], la femme a changé sa zone directrice contre celle qui régit son activité sexuelle ultérieure [évidemment pas au niveau clitoridien, du coup, mais certainement au niveau de sa façon d'envisager sa sexualité comme plus ventrale], alors que l'homme a conservé la sienne depuis l'enfance. Dans [ce pseudo-]échange de zones érogènes directrices, de même que dans la vague de refoulement de la puberté qui, pour ainsi dire, met à l'écart la virilité infantile [transgenre], résident les conditions principales de la disposition de la femme aux névroses, en particulier à l'hystérie. Ces conditions sont donc liées intimement à l'essence de la féminité.

 

À ce point, il faut noter que les réticences actuelles sur la fin de ce discours, sont évidemment liées à une évolution de la morale sexuelle et de la socio-culture de genres en général. On comprend bien, par exemple, qu'une éducation guindée et profondément sexiste, comme c'était le cas de la société victorienne dans laquelle vécut feu frère Freud – auquel on ne peut pas demander sans mauvaise foi, d'avoir un recul anthropologique, en tant que neuropsychologue surtout … – on comprend bien qu'une telle éducation jouait en défaveur du bien-être psychosomatique féminin.

 

Mais, de plus, il faut noter que les nouveaux chercheurs en psychanalyse – on songe ici surtout à Medhi Belhaj Kacem, Être et sexuation – notent bien que l'hystérie n'est pas que féminine. Au contraire, Medhi Belhaj Kacem, dans son versant romancier voire philosophe, a fait de l'hystérisme une sorte de lifestyle assumé … ce qui peut très bien s'expliquer par son genre de névrose en propre. Néanmoins, cette dimension de son existence lui a permis de hasarder cette idée, sur la base d'observations en éthologie animale, que les femmes éprouveraient leur montée du désir comme jouissance, contrairement aux hommes qui l'éprouveraient surtout comme tension à résorber dans la jouissance (bien qu'ils aient une stimulabilité agréablement vécue). Pour leur bien-être raisonné, les femmes se détacheraient consciemment plus de leur désir jouissif (les hommes ayant une conscience de leur désir tensif, ce qui ne manque pas de permettre de les vanner, quant à leur « deuxième cerveau » putatif). Ce serait la cause, que les militant(e)s contemporain(e)s rejetteraient absurdement le freudisme, alors qu'il servit tant leurs militances en la rendant même nécessaire, début XXème siècle ! … Sacré retournement de situation tordue.

 

En tout cas c'est l'hystérisme de Medhi Belhaj Kacem, qui lui a permis de hasarder cette question du désir jouissif dont se détachent consciemment les femmes pour leur bien-être raisonné, ce qui n'est pas étonnant. Tous les chercheurs, quel que soit leur domaine de recherche, ont des instincts, des pulsions et des affects qui les attirent vers leur domaine de recherche (leurs « centres d'intérêts »). On ne fait rien sans rien, bien qu'on en attende pas forcément de retour (il ne faut pas confondre intérêt et intéressement).

 

Voilà pourquoi feu frère Freud peut bien être un sacré pervers à tendance paranoïaque, dans son genre, du moins ce qu'on appelle aujourd'hui une personnalité sensitive dans les milieux psychiatriques médicaux, que ça n'est pas un contre-argument face au freudisme. Feu frère Freud a peut-être eu une mère intrusive, du moins une mère qui l'impressionna beaucoup (comme c'est une supposition émise par le psychanalyste Sándor Ferenczi, héritier reconnu et jamais renié par feu frère Freud, dans son Journal critique à la fin de sa vie). En fait, au contraire, une telle personnalité que celle de feu frère Freud serait plutôt la condition sine qua non, des découvertes ont pu être faites dans le domaine sexologique. C'est bien dire que, parce que feu frère Freud était ainsi fait, il put sublimer ses perversions tendanciellement paranoïaques dans le domaine de la création psychanalytique ; et dire que, de manière générale, il faut avoir une complexion assimilable, pour bénéficier de l'esprit critique nécessaire dans le domaine. Une défiance pour ainsi dire congénitale est utile, car elle crée une distance profitable : elle « désaffecte » la Chose, permettant ainsi d'y mener des raisonnements.

 

Tout cela concerne évidemment des « sujets délicats » : la familiarité, l'intimité, la corporéité. Des sujets, donc, qui suscitent des nervosités et des énervements jusqu'aux militances contemporaines. C'est parfaitement naturel. Car, comme dit Medhi Belhaj Kacem, il s'agit de notre antéforme, c'est-à-dire la forme de ce qui ne s'éprouve pas encore comme forme (schéma corporel, équilibre) dans la petite enfance, notamment. Et pourtant, ça éprouve du plaisir et de la souffrance, par sentience, tout comme les animaux en général, à partir d'un certain stade mal définissable pendant la grossesse … sur la base duquel, militent au contraire les « pro-vie » anti-avortement et anti-contraception ! … Étrange chantier, pour tout le monde, sur lequel nous ne pouvons que nous faire des convictions militantes foncièrement dogmatiques, dans un sens comme dans l'autre … Après tout, un « tas de cellules » même sans système nerveux, c'est vivant, et on le tue quand même – comme on dit : « on abat bien les chevaux » ! … sans parler de tous les animaux d'élevage pour nos consommations carnées ! … C'est le même problème sentient.

 

Mais, page 166, feu frère Freud est sage de défendre l'existence ordinaire ; à se demander si la psychanalyse ne devrait pas demeurer entre les mains de quelques initiés, plutôt que d'être manipulée follement par des magazines de vie quotidienne, qui la desservent en la caricaturant (« psychanalyse de comptoir ») :

 

La mère serait probablement effrayée si on lui expliquait qu'avec toutes ses marques de tendresse elle éveille la pulsion sexuelle de son enfant et prépare son intensité future. Elle considère ses actes comme « pur » amour asexuel, puisqu'elle évite soigneusement d'apporter aux parties génitales de l'enfant plus d'excitations qu'il n'est indispensable pour les soins corporels [quand elle n'est pas positivement perverse]. Mais, comme nous le savons, la pulsion sexuelle n'est pas seulement éveillée par excitation de la zone génitale, et ce que nous appelons tendresse ne manquera pas non plus de faire sentir un jour son action sur la zone génitale. Au demeurant, si la mère comprenait mieux la haute importance des pulsions dans l'ensemble de la vie psychique, dans toutes les réalisations éthiques et psychiques, elle s'épargnerait, même après qu'on lui ait fourni les éclaircissements dont nous parlions, tous les reproches qu'elle est susceptible de faire. Elle ne fait que remplir son devoir lorsqu'elle apprend à l'enfant à aimer [ce que le psychanalyste très reconnu en Grande Bretagne, Donald D. Winnicott, nomma mère suffisamment bonne] ; celui-ci [l'enfant, garçon ou fille] doit en effet devenir un être humain capable, doté d'un besoin sexuel énergique, et réaliser dans son existence tout ce à quoi la pulsion pousse l'individu.

 

On voit bien que feu frère Freud parle de choses naturelles, et n'est absolument pas là pour culpabiliser les mères, comme cela est parfois dit stupidement. Au contraire, encore une fois ici, feu frère Freud défend l'idée de femmes éduquées capables de tenir compte de ces éléments dans les soins qu'elles procurent et l'éducation qu'elles dispensent. Des femmes enfin lucides sur leurs démarches, maîtresses d'elles-mêmes.

 

Feu frère Freud reste vigilant quant aux perversions possibles, donc contre la pédophilie, même page et suivante (167) :

 

Un excès de tendresse parentale sera assurément nuisible en hâtant la maturation sexuelle, et aussi parce qu'il « gâtera » l'enfant, le rendra incapable dans sa vie future de se passer provisoirement d'amour ou de se contenter d'une moins grande quantité d'amour. Le fait que l'enfant se montre insatiable dans sa demande de tendresse parentale est un des meilleurs présages de nervosité ultérieure ; et, d'autre part, les parents névropathes, qui sont la plupart du temps enclins à une tendresse démesurée, sont précisément ceux qui, par leurs câlineries, éveilleront le plus facilement la disposition de l'enfant aux affections névrotiques. On voit d'ailleurs par cet exemple que les parents névrosés disposent de voies plus directes que celle de l'hérédité pour transférer leurs troubles à l'enfant.

 

Avis aux parents « surprotecteurs » plus ou moins « nouveaux » ou « poules » contemporains : vu le génie de feu Frère Freud en avance sur son temps, au point qu'on milite aujourd'hui pour ses idées tout en croyant les avoir dépassées (faut-il être idiot) il est très probable qu'on puisse faire confiance à feu frère Freud.

 

Ainsi, pages 184-185 :

 

Nous n'avons pas été en mesure de dire quelle somme d'activités sexuelles pouvait encore, pendant l'enfance, être considérée comme normale et inoffensive pour le développement ultérieur. Il apparut que le caractère des manifestations sexuelles était essentiellement [autoérotique, où tout le monde remarque surtout la dimension] masturbatoire. Nous avons établi en outre, en nous appuyant sur l'expérience, que les influences externes de la séduction pouvaient provoquer des interruptions prématurées de la période de latence, voire sa suppression, et qu'à cette occasion la pulsion sexuelle de l'enfant se révélait en fait perverse polymorphe [potentiellement telle, impactant la puberté, l'adolescence et la vie adulte] ; enfin, que chaque activité sexuelle précoce de ce genre entravait l'aptitude de l'enfant à recevoir l'éducation [et pour cause : nous parlons aujourd'hui de nécessaire résilience, et d'accompagnement moral].

 

En dépit des lacunes de nos connaissances sur la vie sexuelle infantile [autoérotique], nous avons dû essayer alors d'en étudier les modifications induites par l'arrivée de la puberté. Notre choix se porta sur deux d'entre elles qui nous semblaient déterminantes : la subordination de toutes les autres origines de l'excitation sexuelle au primat des zones génitales et le processus de découverte de l'objet [c'est-à-dire le passage de l'autoérotisme au désirs d'autrui, désirs capables de procréation tout comme altersexuels, que feu frère Freud nommait invertis]. Ces deux modifications sont déjà préfigurées dans l'enfance. La première s'accomplit par le mécanisme de l'exploitation du plaisir préliminaire, grâce à quoi les actes sexuels auparavant autonomes, reliés au plaisir et à l'excitation, deviennent des actes préparatoires au nouveau but sexuel : l'évacuation des produits sexuels, dont la réalisation, coïncidant avec un plaisir extrême, met fin à l'excitation sexuelle [la pornographie n'est pas là pour le démentir, bien que cette dernière phrase reste phallocentrique, époque de feu frère Freud oblige, puisque de manière générale c'est l'orgasme d'autrui qui sert donc de nouveau but sexuel … ]. Nous avons dû à cette occasion prendre en considération la différenciation de l'être sexuel en homme ou en femme, un nouveau refoulement était nécessaire, qui abolît une part part de la virilité [transgenre] infantile et préparât la femme à l'échange de sa zone génitale directrice [du moins, ses préoccupations sexuelles, puisque nous savons depuis que le plaisir demeure clitoridien]. En ce qui concerne, enfin, le choix d'objet [d'autrui], nous avons constaté qu'il était guidé par les ébauches infantiles – ravivées à la puberté – d'inclination sexuelle de l'enfant pour ses parents et les personnes qui le soignent [nurses, animateurs, instits, profs, accompagnateurs, entraîneurs, etc.] et qu'il était détourné de ces personnes par la barrière érigée entre-temps contre l'inceste [par son milieu et son développement psychique, quand ils ne sont pas pervers] pour être dirigé vers d'autres individus qui leur ressemblent [et l'on sait aujourd'hui en plus, qu'il y a aussi là une part de réflexes congénitaux, par recherche de concordance génétique, induite par les phéromones]. Ajoutons, pour finir, qu'au cours de la période transitoire de la puberté, les processus de développement somatiques et psychiques évoluent pendant un temps côte à côte sans lien entre eux, jusqu'à ce que l'irruption d'une motion amoureuse psychique intense, causant l'innervation des parties génitales, établisse l'unité normalement requise de la fonction amoureuse.

 

Car nous parlions bien d'amour et de haine, ne l'oublions pas, et ce depuis le début. En effet, et pour l'anecdote : au plan de la connaissance (épistémologie) le freudisme est une forme d'empédocléisme épicurien ! … Or, c'est quelque chose qui, dans ses développements complexuels personnels, dépend éminemment de chacun(e). Nous avons tou(te)s une personnalité différente : cela, le freudisme ne l'a jamais nié – contrairement à ce que certain(e)s prétendent au sujet du complexe d'Œdipe (depuis feu frère Freud, enrichi par le complexe d'Électre chez la fille selon théorisation, ainsi que des complexes de Laïos et de Jocaste respectivement chez le père et la mère : c'est passionnant).

 

Par exemple, concernant la personnalisation de chacun, dans un autre ouvrage de feu frère Freud (la Psychopathologie de la vie quotidienne, à la NRF, 1992 – original 1901 – pages 42-43) on lit à l'occasion de l'analyse d'un oubli de nom :

 

Peut-être qu'avec un autre nom, offrant des conditions de reproduction plus favorables, ce fait ne se serait pas produit. Aussi bien est-il probable qu'un élément refoulé s'efforce à chaque fois de se faire valoir en n'importe quel autre endroit, mais qu'il n'atteint ce résultat que là où des conditions appropriées se portent à sa rencontre. D'autres fois, la répression réussit sans qu'il y ait trouble de la fonction, ou, comme nous pouvons le dire à bon droit, sans symptômes.

 

Si l'on résume les conditions de l'oubli d'un nom accompagné d'une remémoration manquée, on obtient donc : 1) une certaine disposition à l'oubli de celui-ci ; 2) un processus de répression qui s'est déroulé peu de temps auparavant ; 3) la possibilité d'établir une association extérieure entre le nom en question et l'élément précédemment exprimé [dans la phrase]. [Extérieure, c'est-à-dire inconsciente, rapport à la situation d'énonciation et ses enjeux conscients.]

 

C'est bien pour tout cela, que la psychanalyse ne saurait être une science exacte (lire à ce sujet le premier article de la série Viabilités psychanalytiques en perspective) quoiqu'elle soit une méthode pertinente d'investigation et de connaissance de soi. Nous disions ailleurs (dans le deuxième artilce de la série) qu'elle échappait au paradigme empirico-rationaliste, et relevait d'un paradigme vital-existentialiste. Cela est tellement vrai que feu frère Freud se confie régulièrement sur sa propre personnalité, exploitée psychanalytiquement, dans ses œuvres : il y a là, si vous permettez, une forme de « sainte innocence » ou d' « innocente sainteté », dans la démarche (par quoi, Jacques Lacan s'est permis quelques digressions quant au « saint-homme » homophone au « symptôme » … passons, car cela contourne follement sa pseudo-virginité … ).

 

Et l'on aura beau en vouloir à feu frère Freud, ainsi qu'aux psychanalystes, de dire des choses spécieuses sur la base de vocables sexuels (telles que sexualité infantile, envie de pénis ou phallus), on ne fera que témoigner notre idiotie, d'avoir mal interprété voire surinterprété la question. De toute évidence, la psychanalyse ne parle pas de nos projets conscients, mais d'effets « inconscients » ou – si ce mot dérange – transcients, c'est-à-dire qui nous traversent bon gré mal gré nos efforts de connaissance conscients.

 

Page 69 puis 198 de la Psychopathologie de la vie quotidienne, on trouve cette base fondamentale et pionnière à toute psychothérapie  :

 

C'est ainsi qu'un flux constant de « mise en relation avec ma propre personne » traverse ma pensée, dont je n'ai habituellement pas connaissance, mais qui se révèle à moi par [diverses erreurs singulières]. C'est comme si j'étais obligé de comparer tout ce que j'entends dire sur des [sujets variés] avec ma propre personne, comme si mes complexes personnels se trouvaient activés chaque fois que d'autres viennent à ma connaisance. Il est impossible que ce soit là une particularité individuelle de ma personne ; il faut, bien plutôt, y voir une indication sur la façon dont, d'une manière générale, nous comprenons « ce qui est autre ». J'ai des raisons de supposer que les choses se passent, chez d'autres individus, exactement de la même façon que chez moi. [Sinon aucun texte littéraire, par exemple, ne nous dirait jamais rien, aucun témoignage de rien ni personne, alors qu'au contraire il y a des communications possibles, cahin-caha].

 

Dans un nombre de cas extraordinairement grand, c'est en effet la disponibilité du lecteur qui modifie le texte et y introduit par la lecture une chose vers laquelle son esprit est disposé ou qui l'occupe. Le texte lui-même n'a pas besoin que d'aller au-devant [de nos erreurs singulières] en présentant une quelconque similitude sur le plan de l'image ou du mot [inconscients], similitude que le lecteur peut modifier dans le sens qu'il désire [bon gré mal gré].

 

Tout ce qui n'empêche pas, comme disait le dissident freudien Otto Rank dans la Volonté du bonheur – Otto Rank, pourtant fort ami de Sándor Ferenczi reconnu et jamais renié par feu frère Freud … – tout ce qui n'empêche pas, disions-nous, que la psychanalyse soit plus ou moins « moralo-pédagogique » de façon irritante parfois, ni surtout qu'elle reste une recherche de conscience, c'est-à-dire d'émancipation de la volonté personnelle. Autant de choses parfaitement contemporaines, permettant d'affirmer que – tou(te)s autant que nous sommes – nous sommes adeptes de feu frère Freud.

 

Salut, frère.

 

 

 

 

_____________________________________


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83 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 7 février 15:45

    nous sommes aussi tous adeptes de Pythagore et de Thalès !


    • Jean Keim Jean Keim 7 février 16:37

      @Séraphin Lampion

      Là je suis d’accord.


    • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 7 février 20:38

      Dans un nombre de cas extraordinairement grand, c’est en effet la disponibilité du lecteur qui modifie le texte et y introduit par la lecture une chose vers laquelle son esprit est disposé ou qui l’occupe. Le texte lui-même n’a pas besoin que d’aller au-devant [de nos erreurs singulières] en présentant une quelconque similitude sur le plan de l’image ou du mot [inconscients], similitude que le lecteur peut modifier dans le sens qu’il désire [bon gré mal gré].

      Quelles associations d’idées intimes faîtes-vous avec Thalès et Pythagore ?

    • Jean Guillot Jean Guillot 8 février 15:43

      Freud n’a jamais guéri personne , ni les psychanalyste d’ailleurs par contre ils ont tous vidés les porte-monnaie de leurs patients


    • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 9 février 09:47

      Vous, dès qu’il y a à débourser, de toutes façons, vous vous renfrognez : c’est qu’on doit fatalement vous en vouloir ! ... Seulement pour cela, je vous avoue que ce n’est pas à feu frère Freud, que j’adresserais en premier des griefs : il est mort depuis 80 ans au moins.


    • Jean Keim Jean Keim 7 février 16:46

      Existe-t-il un seul individu sur terre qui ait perçu ou qui perçoit le ça, le moi et le surmoi ?

      La psychanalyse est un montage intellectuel, certains y souscrivent, d’autres la rejettent et beaucoup ne la connaissent que de nom.

      Tous ceux qui parlent de la psychanalyse ne font que redirent ce qu’ils ont appris auparavant, comment pourrait-il en être autrement ?


      • JL JL 7 février 19:49

        @Jean Keim
         
         ’’Tous ceux qui parlent de la psychanalyse ne font que redire ce qu’ils ont appris auparavant, comment pourrait-il en être autrement ?’’
         
        Tous, vraiment ?
         
        Et qui le premier, a dit tout ce qui se répète depuis ? Dieu ?


      • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 7 février 20:40

        Merci JL. Au reste : ça, moi et surmoi sont des théorisations, personne ne rencontre de théories pures dans sa vie, c’est absurde. Regardez voir du côté de la taxonomie des espèces, bientôt vous ne serez même plus « un humain ».


      • Jean Keim Jean Keim 8 février 10:00

        @Meruidos Nuctuallos

        C’est exactement cela et pourtant des personnes se lancent dans des analyses pendant des années, le couple analyste et patient est indissociable.


      • Jean Keim Jean Keim 8 février 10:08

        @JL

        Aucune idée ne se concrétise en partant d’un terrain vierge, il s’agit toujours d’associations et de combinaisons, le couple mémoire/savoir est toujours en œuvre, cela s’appelle penser, même la toute première fois, une idée nouvelle pour être partagée passe par ce processus, les suiveurs en font de même bien évidemment.


      • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 8 février 12:51

        Vous ne comprenez rien, Jean Keim, mais je ne vous en veux pas. Vous n’avez pas l’esprit de méthode, encore qu’on doive vous tancer de ne pas vous instruire. De toute évidence, nous sommes socio-moralement inhibés (surmoi), nous avons nos velléités et projets (moi) et nous sommes aiguillonnés par des instincts, pulsions, affects et passions (ça).


      • sound of sound of 8 février 15:36

        @Meruidos Nuctuallos

        « Vous ne comprenez rien » 
        Quelle prétention ! visiblement vous ne comprenez pas tout n’on plus ... 

        « mais je ne vous en veux pas »
        Tant mieux ! mais pour en « vouloir » à quelqu’un faudrait il qu’il y ait considération ... Sans être offensant, vu le placement de votre personne au travers vos phrases ; vous n’en avait pour ainsi dire pas ou peu et ceci d’abord pour vous même... Vous considérez ceci (et ceux -ci) probablement comme un jeux ! Quand à vos théories, je le dit et le répète, elles vous appartiennent, mais ne sont pas plus viable que celles d’un autre ... Vous le savez smiley Vous semblez avoir construit un bateau dans lequel l’égo est enfermé pensant être le seul maitre à bord ; obstruant ainsi la multitude des mondes viables en dehors du vôtre. Peut être une névrose socialo-sexuelle smiley

        A+ Frère !


      • Jean Keim Jean Keim 8 février 20:32

        @Meruidos Nuctuallos

        Le triptyque topique est pour vous apparemment une fait avéré, une conclusion donc en fait un terminus, la psychanalyse n’a de valeur qui si on arrive à s’en libérer, dans le cas contraire elle devient une idéologie et le moi se renforce.


      • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 9 février 09:49

        Quand je lâche un objet à ma hauteur sur terre, il tombe.


      • Laconique Laconique 7 février 17:14

        Vous devriez mettre les citations dans une police de caractère différente – en italique – pour les différencier davantage de votre propre prose.


        Quant à Freud… Well, no comment.


        • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 7 février 20:41

          Pourquoi vous sentez-vous interdit à l’idée de Freud ?


        • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 7 février 20:43

          Je veux dire : honnêtement.


        • Laconique Laconique 7 février 21:44

          @Meruidos Nuctuallos

          Je n’ai pas lu Freud. Je veux dire, j’ai dû lire les 200 premières pages de L’Introduction à la psychanalyse, et j’ai laissé tombé. Cette prétention à tenir un discours scientifique, je trouve ça assomant, la vie est courte, et il y a d’autres livres à lire.

          J’ai lu votre article, jusqu’au bout, et ce n’est pas facile. Ok, vous soutenez que Freud est toujours actuel, pour des raisons de clitoris, et des trucs comme ça. Super pour vous. Il y a quelque chose chez vous d’intéressant, je vous l’ai déjà dit, une indépendance, une originalité. Mais God, la formulation est atroce. Je vous donne le même conseil que la dernière fois : lisez La Fontaine, lisez Les Liaisons dangereuses, lisez Voltaire. Pitié.


        • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 7 février 22:26

          Pitié, l’époque était différente, et les petits goûts de chacun n’ont jamais été un contre-argument contre les thèses d’un auteur.


        • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 9 février 16:52

          L’honnêteté manqua.


        • Laconique Laconique 9 février 22:17

          Désolé, je préfère pieux père Paul (de Tarse). 


        • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 10 février 08:42

          Vous ne l’êtes pas, désolé. Vous préférez, c’est tout. Et cela n’est toujours pas un contre-argument, mais un HS.


        • Laconique Laconique 10 février 09:31

          J’ai malheureusement expérimenté depuis longtemps l’inanité de l’argumentation avec vous…


        • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 10 février 19:58

          Toujours vous, vous, rien que vous.


        • Djam Djam 7 février 19:55

          Freud a inventé un truc qu’il a nommé « psychanalyse ». Une sorte de religion avec ses clubs et ses interprétations diverses. Freud n’a jamais été le « père » de quoi que ce soit si ce n’est celui d’une forme particulièrement perverse d’extractions de monnaie du portefeuille de bourgeoises atteintes, pour la plupart, de lassitude proche de la déprime voire de l’ennui.

          Freud fut suffisamment habile et tordu pour se rendre compte que sa clientèle première serait essentiellement féminine et, comme écrit ci-dessus, bourgeoise puisqu’il fallait que les « analysantes » puissent payer des sommes non négligeables.

          Tous les autres « psys » qui gravitèrent autour de lui, jusqu’à inénarrable Lacan, autre inventeur d’un dialecte hermétique qui accoucha du style « lacanien » dont se repaissent tous les psys lacanisés.

          Ces gens font leurs séminaires régulièrement et il y a du monde ! On y entend des théories qui devraient inspirer les humoristes en mal d’effets langagiers comiques.


          • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 7 février 20:42

            C’est ainsi qu’un flux constant de « mise en relation avec ma propre personne » traverse ma pensée, dont je n’ai habituellement pas connaissance, mais qui se révèle à moi par [diverses erreurs singulières]. C’est comme si j’étais obligé de comparer tout ce que j’entends dire sur des [sujets variés] avec ma propre personne, comme si mes complexes personnels se trouvaient activés chaque fois que d’autres viennent à ma connaisance.

            On vous devine plutôt mal à l’aise avec la religion, Djam, non ? Nous parlerons de la psychanalyse plus tard, si vous voulez bien.

          • Djam Djam 8 février 11:45

            @Meruidos Nuctuallos
            Je vous rassure, je ne me sens pas spécialement mal à l’aise avec la religion, je dirai que le concept de religion est un ensemble de dogmes, partiaux selon l’objectif idéologique de la religion inventée, bien commode pour que des « spécialistes » viennent nous conter leurs histoires, leur science, leur valeurs...

            Ce qui est frappant dans votre article (lu de bout en bout) c’est que vous vous exprimez comme les psychanalystes et vos réponses aux commentaires ont ce petit quelque chose qui caractérise les psychanalystes : la question et les remarques retournées smiley

            Moi, ça me fait rire votre façon de vous exprimer, franchement... vous devez être assez drôle finalement. Quant au sujet Freud, que je connais assez bien..., c’est l’un des plus riche en terme de matière humoristique.


          • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 8 février 12:53

            Vous ne savez pas à quel point je m’amuse, dans mes réponses, Djam. De toute évidence, au reste, Freud s’est intéressé au trait d’esprit.


          • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 7 février 20:44

            Je me demande qui entre les commentateurs jusqu’ici, a lu mon article avec bonne volonté, mais d’abord jusqu’au bout.


            • pemile pemile 7 février 22:39

              @Meruidos Nuctuallos « Je me demande qui entre les commentateurs jusqu’ici, a lu mon article avec bonne volonté, mais d’abord jusqu’au bout. »

              Personne, donc ?

              Ca eut payé feu frère Freud comme disait Fernand.


            • Djam Djam 8 février 11:48

              @Meruidos Nuctuallos
              Ben oui, on l’a lu votre article, mais comme l’exprime « Sound of » dans son commentaire, ce petit quelque chose qui m’a également interpellé, c’est ce narcissisme qui transpire de votre façon de parler. Vous vous sentez carrément en cours magistral, un côté « prof »... c’est ça qui vous rend comique Meruidos smiley


            • Shawford NoNo42 8 février 11:51

              @Djam

              Si peu !!! smiley smiley smiley

               smiley

               smiley ?


            • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 8 février 12:54

              La bonne nouvelle, c’est qu’on est tous le con d’un autre : mécanismes de projection de base en psychanalyse, repris par nombre de psychologies.


            • sound of sound of 7 février 22:56

              @Meruidos Nuctuallos

              Bonsoir,

              Article intéressant, bien que peu digeste ... Vous avez une façon d’écrire tourmentée, à connotation narcissique, bien que ceci j’en convient n’est qu’un point de vue. Après tout c’est un style qui vous est propre si je puis dire... Je ne sais dans quelle optique vous écrivez ainsi sur ce site, car cela semble convenir au mieux, à une assemblée autistique de psychiatres égocentrés ... Car sans détour, il y a une réelle volonté par le truchement de vos expressions, de ne pas simplifier, ces théories, ces tirades, ces synthèses ; dans l’optique de partager au plus « grands nombres ». Il me semble également que les « travaux » de « feu frère Freud » ou (F.F.F) smiley , concernent tous les individus, et devraient être accessibles à tous et toutes... Pour ce faire en toute logique, un discours concis, objectif, clair est de rigueur.

              Ensuite je vais tenter de faire court, car il me faudrait un ouvrage complet pour montrer que certaines « théories » de F.F.F pour ainsi dire, sont peu ou pas développées voir obsolètes ... Ce qui pourrai en faire rire certain(es), sachant que la psychiatrie « moderne » ce base (entre autres) sur ces « théories », « dogmes », « suppositions » pour poser un diagnostique ou une démarche de « soins » qui date de près d’un siècle !!! De plus Freud était un médecin physiologiste, il n’était donc pas du tout psychiatre ! En outre ses (et vos, car peu de distinctions possible ! ) écrits ont une tournures scientifique, mais ne le sont absolument pas. Tout ceci à un caractère bien plus fantastique et théorique plutot que scientifique, comme vous devez le savoir.

              De plus :

              « ça, moi et surmoi sont des théorisations, personne ne rencontre de théories pures dans sa vie, c’est absurde ».


              Je commence par la fin de cette formidable « pépite » qu’est votre phrasé.

               Qu’est ce que des théories pures ?

               « personne ne rencontre » : Vous avez donc rencontrez tout le monde ?

              « ça, moi et surmoi sont des théorisations ».

              Voici donc une nouvelle théorisations sur laquelle permettez moi l’expression, je me « penche » actuellement :

              Nous changeons constamment la forme, le contour et la signification de notre corps physique et de notre environnement le plus intime, bien que nous fassions de notre mieux pour ignorer ces modifications constantes. Mais nous pouvons laisser libre cours à notre fantaisie puisque nous sommes guidés par une stabilité intérieure qui permet potentiellement spontanéité et création. Nous pouvons prendre conscience que l’identité spirituelle et psychologique dépend d’un changement créateur. Notre environnement est donc composé d’exquis déséquilibres où le changement peut jouer pleinement. Notre structure temporelle nous égare dans des idées sur la relative permanence de la matière et nous fermons les yeux sur ses altérations constantes. Nos sens nous confortent du mieux qu’ils peuvent dans la perception d’une réalité fortement liée à la forme. C’est seulement par des intuitions, dans le sommeil et les états de rêve, que nous pouvons percevoir le changement plein d’allégresse de notre conscience totale.

              Donc je pense que, nous pouvons apprendre à changer notre environnement physique en sachant comment manipuler le monde onirique en autres. Nous pouvons aussi construire des rêves dans lesquels un changement souhaité est projeté. Sous certaines conditions, ceux-ci pourraient se manifester dans la vie physique. Ce que nous faisons, souvent sans nous en rendre compte.

              Nos sens sont donc à l’évidence liés à la perception d’une réalité tridimensionnelle, Pourtant, la conscience est équipée de récepteurs internes en quelque sortes. Ils sont inhérent à toute conscience, quel que soit son développement. Ces récepteurs sont totalement distincts de ceux qui pourraient être mis en œuvre quand une conscience donnée adopte une forme, celle du corps physique par exemple ; dans le but d’agir dans un système particulier probable. Chaque lecteur comme moi, donc, a des sens internes et, dans certaines limites, les utilises constamment, bien qu’il ne soit pas, au niveau de l’ego, conscient de le faire. En utilisant les sens internes, nous devenons des créateurs conscients. Mais nous sommes des « co-créateurs » inconscients, sans nous en rendre compte. Si notre environnement nous semble non structuré, c’est seulement parce que nous ne comprenons, pas la vraie nature de l’ordre qui n’a rien à voir avec une forme permanente, laquelle n’apparaîttelle qu’en fonction de notre point de vue. Il n’y a ni après-midi ni soirée, ni temps réel, ce n’est qu’une perception inconsciente, cela pourrai rejoindre la théorie de la relativité d’Einstein, bien que cela reste discutable. Nous y reviendrons en essayant de faire concis, et précis si cela est possible.

              (suite)




              • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 8 février 12:57

                Vous ne semblez pas connaître la Gestaltpsychologie.


              • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 8 février 13:01

                Le but de l’article est de nous rendre conscients de ce qu’il énonce d’emblée en-tête, fallait-il l’omettre.


              • sound of sound of 8 février 15:17

                @Meruidos Nuctuallos

                « fallait-il l’omettre. » 

                 Oui sous cette forme la ! Ce que Freud n’avais pas compris, ou admis c’était, la simplicité du discours dans les théorisations... Ce qui laisse penser qu’il a volontairement complexifié son discours afin de le rendre plus crédible aux yeux de la communauté scientifique ; dans le but de valoriser sa personne. De ce fait il ne ce soucis point de la sphère collective dont ces travaux sont pourtant issues et dirigés ... Comme je l’ai évoqué, ses théories concernent tous les individus (comme les vôtres visiblement), il ne s’agit pas d’infantiliser les discours mais de condenser avec simplicité dans le but de partager... La conscience est à l’évidence une partie de la globalité des êtres, tel qu’ils soient ; de ce fait la complexification par elle même ne peut que fermer et réduire celle-ci (conscience), pour ainsi dire smiley 

                 L’aversion par définition est une forme de répulsion, voir de haine et de ce simple fait ne peut correspondre d’aucune façon à la viabilité d’une théorisation. Ceci encore moins dans un contexte d’orientation sexuelle. Ceci serait réduire chaque individus (y compris lui même) à une réflexion poussée par le dégoût voir la haine de l’autre et donc de soi-même... Ces mécanismes de réflexion mènes souvent, aux prétextes de guerres et stigmatisations (entre autre). Hors pour en revenir sur ce point, l’orientation sexuelle est propre à chacun(es), d’une variabilité sans fin, si je puis m’exprimer ainsi ! D’ou l’incapacité scientifique à expliquer celle-ci, puisque elle émane de notre globalité avec toutes les variantes probables possibles. Il ne peut donc qu’y avoir des théorisations.

                « Le but de l’article est de nous rendre conscients »

                 Par cette phrase, vous avez donc admis de ne pas en être conscient puisque vous utilisez le « nous »... Est il envisageable de rendre conscient par notre réflexion, la totalité des êtres à commencer par nous-même ; tout en admettant indirectement ou inconsciemment que nous n’en sommes pas conscient personnellement, comme vous venez de le faire ? N’est ce pas antinomique ? Ou bien peut être, est-ce issue d’une visée personnelle, auquel cas vous vous écrivait à vous même dans une optique d’éducation de votre propre conscience ... Ceci n’est qu’une proposition de point de vue, bien évidement smiley

                Pour conclure  : Nous sommes toujours le con de quelqu’un !

                 Je suis totalement d’accord avec votre constatation ... Il n’empêche que même en étant le « con » le débat doit avoir lieu, sinon cette réflexion ne peut être que l’aversion d’un sentiment égocentrique projeté au travers de « l’autre » ! Ce qui est formidable chez le con ou la connerie, c’est que c’est en tout point similaire dans le mécanisme profond à l’orientation sexuelle : Propre à chacun, doté d’une variable sans fin, ce qui corrobore donc « être toujours le con de quelqu’un » smiley Il n’en ai pas moins indéfinissable et théorique !

                Les mots ne sont que des mots, les symboles qui en émanent dépassent nos consciences et oriente nos pensées. C’est seulement dans cette considération que nous pourrons communiquer et échanger, tous autant que nous sommes. Comme je l’ai déjà évoqué nous pouvons nous échanger sans pour autant nous comprendre ... En revanche l’acceptation sans aversion ne peut être que le fruit d’une conscience ouverte et éveillée si je peut m’exprimer ainsi ... C’est une constante évidente de l’évolution et de la tolérance voir de la considération !!!

                Merci pour ces théorisations smiley

                Bonne journée


              • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 9 février 09:54

                Sans psychanalyse, on peut déduire de vos épanchements un grand besoin psychologique de reconnaissance.


              • sound of sound of 9 février 13:17

                @Meruidos Nuctuallos

                Alors nous sommes deux !


              • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 9 février 14:39

                Évidemment, mais


              • sound of sound of 7 février 23:10

                Un arbre est très déférent d’un microbe, d’un oiseau, d’un insecte ou d’un homme qui se tient à côté de lui. Je ne dis pas seulement que l’arbre apparaît comme différent. Il est différent. Nous percevons sa réalité par l’intermédiaire de sens hautement spécialisés ; ce qui ne signifie pas que cette même réalité existe sous une forme moins essentielle lorsqu’elle est perçue par le microbe, l’insecte ou l’oiseau. Nous ne pouvons appréhender la réalité dans toute sa valeur que dans un contexte différent du nôtre. Ceci s’applique à tout ce qui appartient au système physique tel que nous le connaissons. Ce n’est pas que cette réalité physique soit fausse, c’est que la représentation que nous nous en font n’est qu’une des innombrables manières de percevoir les aspects variés que prend la conscience. Les sens nous contraignent à traduire l’expérience en structures physiques. Les sens internes élargissent notre niveau de perception et nous permettent d’interpréter l’expérience d’une manière beaucoup plus libre. Afin de créer de nouvelles formes et de nouvelles voies grâce auxquelles la conscience – la notre ou celle de n’importe qui – peut se connaître. La conscience est, entre autres choses, un exercice spontané de créativité. Dans un contexte à trois dimensions, nous apprenons les moyens grâce auxquels notre existence psychique et émotionnelle est en mesure de créer la diversité des formes physiques. Nous agissons à l’intérieur de notre environnement psychique et ces manipulations s’inscrivent automatiquement dans le moule physique. Notre monde est créatif et le seul fait que les arbres portent des fruits corrobore le principe d’autosuffisance selon lequel la terre tire sa nourriture d’elle-même. Les aspects créateurs de la nature matérialisent les tendances psychiques, spirituelles et physiques les plus profondes mises en place il y a des millénaires et qui constituent une partie de l’inconscient collectif dont relève la connaissance psychique.

                Dans cette partie de l’inconscient collectif mais aussi individuel se situe le sommeil est ces dérivés, même ce terme n’est probablement significatif. 

                Dans le sommeil et les états de rêve nous sommes probablement engagés dans la même dimension d’existence que celle qui sera la vôtre après la mort. Nous ne nous rappelons pas la plupart de ces aventures nocturnes, et celles dont nous nous souvenons nous paraissent, en général, bizarres et chaotiques. Ceci simplement parce qu’à notre stade de développement, nous ne sommes pas capables de manipuler consciemment plus d’un environnement. Quand nous dormons, nous existons consciemment dans un état créateur cohérent, déterminé et nous pratiquons de nombreuses activités dont nous ferons l’expérience ultérieurement. Nous dirigeons simplement le foyer de notre attention dans une dimension différente, dimension dans laquelle nous avons naturellement opéré d’une manière constante.

                De même que nous avons une mémoire de la vie à l’état de veille et que nos souvenirs peuvent nous être utiles au cours de différentes péripéties, nous donnant le sentiment que la vie quotidienne est dotée de continuité ; de même notre soi onirique est probablement porteur d’une forte mémoire. il y a une certaine permanence dans notre vie quotidienne, de même celle-ci existe dans notre vie de dormeur. Une partie de nous, donc, est consciente de chaque rêve. Dans ces considérations, celui-ci n’est pas plus illusoire que ne l’est notre vie physique. Notre soi physique à l’état de veille est le rêveur, quand le soi du rêve est à l’œuvre. Nous sommes en quelques sortele rêveur qu’il délègue. Ainsi quand nous regardons notre soi du rêve et que nous le jugeons, nous le faisons avec un point de vue entaché de préjugés, car nous tenons pour acquis que notre « univers » est réel et que le sien est illusion. Si l’état de rêve ne nous parait pas cohérent c’est parce que nous sommes d’une certaines façon « hypnotisés » par la croyance que rien d’autre n’existe à part le monde physique. Naturellement nous essayons de traduire au réveil notre expérience onirique en termes connus, et nous tentons de l’ajuster dans les limites d’une vision déformée.

                Dans une certaine mesure, c’est totalement naturel, Nous sommes centrés sur la vie quotidienne parce que nous l’avons choisie comme expérience. Mais dans les limites de ce cadre il nous appartient aussi de nous développer et dereculerles limites de notre conscience. Il est très difficile d’admettre que nous sommes de bien des manières plus efficaces et créatifs dans le sommeil qu’à l’état de veille, et il est plutôt choquant d’admettre que notre personnalité onirique peut par exemple voler sans tenir compte du temps et de l’espace. Il est plus facile de prétendre que de telles expériences sont symboliques et de développer des théories psychologiques compliquées pour expliquer, par exemple, les rêves qui traitent du vol.

                Le fait est que nous volons dans nos rêves ; nous le faisons souvent. Donc, dans l’état de rêve, nous agissons, plus ou moins dans des conditions analogues à celles où nous serions dans un autre monde. Nombre de nos expériences oniriques sont probablement celles qui peuvent devenir les vôtres après la mort par exemple. Au cours des rêves, nous expérimentons également les sensations physiques associées. Lorsque nous volons, nos sens physiques sont en quelques sortes activés et nous donne une « impression » exacerbée de vivre réellement ce moment. Alors que souvent nous n’avons jamais expérimenté le vol à l’état éveillé et donc par ce fait nous ne pouvons connaître ces sensations physiques...

                Dans la vie physique, il y a décalage constant entre la conception d’une idée et sa réalisation. Tel n’est pas le cas dans le domaine du rêve. Le meilleur moyen pour s’accoutumer à la réalité d’après la mort est donc, pour ainsi dire, d’explorer et de comprendre la nature de notre soi onirique. Peu de gens veulent y consacrer du temps et de l’énergie et encore moins le prendre comme un état de faits.

                (suite)


                • sound of sound of 7 février 23:23

                  Notre mémoire consciente étant très liée au corps éveillé, le fait de quitter potentiellement notre corps pendant le sommeil n’est pas habituellement mémorisé par la conscience. Dans le sommeil nous nous souvenons de tous ceux que nous avons rencontrés dans nos rêves, que nous les ayons ou non rencontrés dans notre existence actuelle. Nous pouvons avoir en dormant une expérience continue avec pour ainsi dire, un fil conducteur ou des éléments, des personnes que nous rencontrons et que nous ne connaissons pas dans notre vie éveillée. De même que notre comportement quotidien est chargé de sens, au sein de nos aventures oniriques, nous atteignons des buts variés qui nous sont propres. La vitalité, la force, la vie et la créativité qui soutiennent notre existence physique sont « générées » probablement dans une autre dimension. En d’autres termes, nous sommes une projection charnelle de notre soi onirique. Le soi onirique tel que nous l’entendons n’est que l’ombre de ce qu’il est en réalité. Il constitue un point de référence psychologique, et si l’on tient compte de notre point de vue lié à la continuité, c’est lui qui rassemble toutes les parties de notre Soi. Il représente une facette fortement unifiée de notre identité totale. Dans l’ensemble du contexte, ses expériences sont très vivaces et sa « personnalité » aussi riche. En fait nous l’avons entrevu ci-dessus, il potentiellement plus riche que la créature physique que vous connaissez. Tant que nous ne serons pas conscients de sa présence (le soi) en rêve, Nous ne pourrons pas vraiment mesurer sa maturité ou ses capacités ; pourtant, elles sont notre, de même que les capacités de l’adulte sont déjà virtuelles chez l’enfant. Dans l’état de rêve, nous apprenons, entre autres choses, comment construire potentiellement notre réalité physique jour après jour. Dans les rêves, nous trouvons probablement une solution à nos problèmes. De jour, nous sommes seulement conscients de la manière de les résoudre parce que nous les avons traités potentiellement pendant le sommeil. Nous déterminons nos objectifs. Aucune structure psychologique n’est facile à décrire avec des mots. Quantité de termes sont utilisés pour expliquer la nature de la personnalité : je, subconscient, ego, super-ego... Tous ces vocables servant à différencier les composantes de la personnalité physique. Le soi du rêve est tout aussi complexe. Ainsi nous pouvons dire que certains aspects de cette entité sont liés à la réalité, à la manipulation physique et aux projets ; d’autres le sont à des niveaux plus profonds de créativité et de réalisation qui assurent la survie physique ; d’autres encore ont trait à la communication dans laquelle rentrent des éléments plus vastes, généralement inconnus de la personnalité ; d’autres, enfin, touchent à la continuité de l’expérience et de l’existence, ce que nous appelons l’âme ou entité individuelle totale : Le véritable Soi multidimensionnel. L’âme crée la chair. Le créateur domine difficilement sa création. L’âme a probablement des raisons pour créer la chair, comme pour générer l’existence physique. Cet état de fait ne doit donc pas nous conduire à un dégoût pour la vie physique, ni à déprécier les joies sensuelles auxquelles nous avons accès. Des voyages intérieurs devraient au contraire nous permettre de donner davantage d’importance, plus de beauté et de sens à la vie telle que nous la connaissons actuellement. Un sentiment plus développé de nos capacités nous amènera à nos dimensions internes avec autant d’émerveillement que d’enthousiasme. Si nous faisons preuve de souplesse intellectuelle, il nous sera tout à fait possible de nous familiariser avec les paysages, les environnements et les expériences multiples possible (rêve, mort …). Nous les trouverons aussi exaltants que ce que nous connaissons, nous l’avons évoqués plus haut. De telles explorations transformeront probablement complètement les préjugés sinistres sur l’existence après la mort. Il est très important que nous nous débarrassions autant que possible des idées préconçues parce que celles-ci nous empêchent de progresser. Logiquement et à la lumière de ces éléments si, dans la vie physique, nous voyons le mal partout et si ce dernier nous semble peser plus lourd que le bien, alors pour ainsi dire nous ne sommes pas prêts. Nous ne devrions pas non plus nous embarquer pour ces explorations nocturnes si nous sommes déprimés car, dans ce cas, notre état nous prédispose à des expériences négatives, que nous soyons éveillés ou endormis. D’une façon générale, si nous sommes assez satisfaits de notre existence, nous serons en meilleure posture pour étudier ces domaines intérieurs.Si nos idées sur le bien et le mal sont rigoureuses, rigides, c’est que nous n’avons pas encore la souplesse voulue pour accéder à cette dimension différente. En d’autres termes, nous devons être aussi souples que possible, psychologiquement et spirituellement ouverts aux idées nouvelles, créatifs, ne pas dépendre des organisations et des dogmes. Nous devons nous sentir à l’aise et portés à la sympathie. Dans le même temps, nous devons être capables de prendre notre vie en main. Nous avons besoin de toutes nos ressources. Il s’agit d’une exploration et d’un effort, non d’un retrait passif, et certainement pas d’une retraite craintive. Si nous croyons que les hommes sont mauvais, nous ne pourrons découvrir ce qui est bon en eux, c’est évident. Nous serons complètement fermés à cet aspect. A leur tour, ils ne nous montreront que leur plus mauvais côté. Sur le plan « télépathique » et/ou de « l’intuition », nous ressentirons l’aversion qu’ils ont pour nous et nous projetterons en quelque sorte notre aversion sur eux. En d’autres termes, notre expérience correspond à notre attente. Ceci s’applique également à ce qui est pendant le rêve, et à n’importe quelle expérience hors-du-corps. Si nous sommes obsédés par l’idée du mal, alors nous serons aux prises avec des « méchants ». Si nous croyons aux démons, nous les rencontrerons. Comme nous l’avons déjà dit, on dispose d’une liberté plus large quand la conscience n’est pas physiquement dirigée.Ainsi, si nous évoquons en quelques sorte un démon, notre pensée prendra forme sans que nous nous en rendions compte qu’elle est notre propre création. Donc si nous sommes, d’une manière ou d’une autre, concentrés sur les maux de l’existence, nous ne sommes pas prêts pour de telles explorations du « soi ». Evidemment, il est possible, dans certaines condition, de rencontrer des images qui ne sont pas les notres, mais si notre esprit est éloigné des démons, vous reconnaîtrez la nature du phénomène et vous ne risquerez rien. S’il s’agit d’une projection, évocation qui vient de nous, nous pouvons nous instruire en nous interrogeant sur ce qu’elle représente. Quel peut bien être le problème qui est ainsi matérialisé ? Nous comprenons ainsi au delà des concept « de bien et de mal », « de mort ou vie » et en vertu de ce que nous avons évoqué, que nous ne sommes pas étranger aux évènements physiques tel qu’ils soient. Si nous parvenons à comprendre ces mécanismes, nous résoudrons en quelques sorte nos idées, nos problèmes ou nos dilemmes à notre propre niveau de compréhension... Il manques bien des aspects à ces théories, mais je ne peut comme vous l’avez perçu, développer ici plus précisément ces écrits. En revanche je serai ravis de partager ma progression bien que le terme soit totalement « surfait » dans d’autres circonstances, si vous le voulez bien ! 


                  • sound of sound of 8 février 00:18

                    Peut importe mes écrits, il est avant tout un récit « théorique » et « fantastique » au même titres que les vôtres ou ceux de F.F.F ! Il est donc tout aussi probable de le considérer comme étant valable. La nette différence est l’accessibilité du discours, du phrasé, et de l’orthographe, bien que ceux-ci soient discutables !!! Ma volonté est d’être compris par toutes et tous smiley Pas d’être accepté ! Dès lors un partage, une transmission, une création émerge et ceci doit pouvoir se ressentir au delà des mots ; afin que chacun puisse construire ses images, ses symboles compréhensibles et extensible à tous et toutes, pour ainsi dire ! Le mécanisme du partage par la compréhension partagée, en quelque sorte smiley

                    Ceci étant bonne nuit « frère de la plume » smiley


                    • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 9 février 09:54

                      Vous avez raison : peu importent vos écrits smiley


                    • JL JL 8 février 16:15

                      La psychanalyse est la science du langage, puisque le langage structure l’inconscient de l’homme, animal socialisé par la parole.

                      Dans un monde orwellien, soigner par la parole est un oxymore.

                      Dans un tel monde la science du langage école du parler vrai, ne saurait que connaitre un destin d’hérétique.


                      • Shawford NoNo42 8 février 16:19

                        @JL

                        Bah le rhum hérétique, ça reste quand même bien du rhum ! smiley



                      • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 9 février 16:56

                        Lapsus calami de ma part, je voulais placer ce lien sur Merci JL. Ce genre d’inattentions arrivent, comme Freud l’avait prévu dans sa Psychopathologie de la vie quotidienne, mais de façon 2.0, aussi. Une analyse s’impose, pour ma part.


                      • sound of sound of 9 février 18:47

                        @Meruidos Nuctuallos

                        Bien plus qu’une analyse, une remise en question serait une sage décision... Les dogmes de la psychopathologie sont tronqués et ne sont que de la poudre de perlimpinpin ... F.F.F était un manipulateur comme tous les psychanalystes d’ailleurs ^^ ... Vous savez comment on devient psychanalyste ???! Votre vie doit être pleine de non sens pour avoir cette farouche envie de tout analyser. Je peut vous proposer une consultation si vous le souhaitez, vous bénéficierez du tarif étudiant smiley On est pas très loin (géographiquement).


                      • Shawford Shawford 9 février 18:57

                        @sound of

                         smiley smiley Ouch !!! smiley smiley

                        ♌️♎️♊️☝️♒️


                      • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 9 février 19:07

                        Quand on est ignorant de ce dont on parle à ce point, le plus sage serait ni d’en parler, ni de le supporter derrière, « outch. » ! Il n’y a très clairement aucun, mais aucun « dogme » dans l’ouvrage en question, pas plus que les suivants, Freud étant un profond sceptique.


                      • sound of sound of 9 février 21:57

                        @Meruidos Nuctuallos
                        -Allez une dernière pour la route !
                        Dogme  : était utilisé au sujet de la psychopathologie et ceux qu’elle contient.

                        Ignorant vous dites ? Lisez ceci si je puis me permettre, cela s’appelle « Dogme et recherche clinique en psychopathologie » (édition homme et perspective) C’est issu d’un colloque national en psychopathologie. Qui sait peut être, y étais-je ?! smiley 

                        Ah l’ignorance !!! 

                        Bonne nuit


                      • sound of sound of 9 février 22:00

                        @sound of

                        Je me permet de vous mettre le lien : « dogme et recherche clinique en psychopathologie » ici  smiley


                      • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 10 février 08:45

                        Vous désiriez vous illustrer dans votre ignorance encore plus, puisqu’un colloque mettant en parallèle « dogme et recherche » s’interroge justement avec scepticisme, sur la possibilité de recherche quand il y a des dogmes, et réciproquement. C’est précisément de l’intelligence et la preuve que la psychanalyse n’est pas dogmatique.


                      • JL JL 10 février 08:59

                        @Meruidos Nuctuallos
                         
                         ’’un colloque mettant en parallèle « dogme et recherche » s’interroge justement avec scepticisme, sur la possibilité de recherche quand il y a des dogmes, et réciproquement. C’est précisément de l’intelligence et la preuve que la psychanalyse n’est pas dogmatique.’’
                         
                        Le dogme et la recherche sont antinomiques, s’excluent mutuellement, par définition, c’est incontestable.
                         
                        Or la psychanalyse c’est la voie royale de l’émancipation, avec un E majuscule : vis-à-vis de tous pouvoirs, vis-à-vis de tous dogmes. La psychanalyse est par conséquent une pratique anti-dogmatique par excellence. Et les dogmes ne s’y trompent pas qui en ont fait leur bête noire.


                      • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 10 février 20:00

                        C’est d’ailleurs assez dingue, cette conspiration instinctive, spontanée, des dogmatiques, contre la psychanalyse, qui est si peu assertive que paradoxalement ils peuvent y projeter toutes leurs rigidités complexuelles.


                      • JL JL 11 février 09:54

                        @Meruidos Nuctuallos
                         
                         C’est bien dit.
                         
                        « Se montrer original, c’est en quelque sorte souligner la médiocrité des autres » Ernesto Sabato


                      • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 11 février 19:01

                        Pas mieux. Je ne connaissais pas Ernesto Sabato, merci.


                      • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 9 février 09:56

                        Notre époque ne pardonne rien à feu frère Freud, parce qu’elle se dédaigne elle-même, alors pourtant qu’elle le répète compulsivement et morbidement. Apprenez donc à vous chérir, à être pour vous des mères suffisamment bonnes.


                        • sound of sound of 9 février 13:19

                          @Meruidos Nuctuallos

                          Vous êtes un maitre de la masturbation mentale smiley


                        • sound of sound of 9 février 13:34

                          @Meruidos Nuctuallos

                          Il ne s’agit pas de pardon ... Mais bon, chacun « voit midi à sa porte » hein ?! 

                          « Apprenez 
                          donc à vous chérir »

                          Dans quelle mesure ? Car visiblement vous vous chérissez un peu trop, au risque de ne pas considérer « les autres » et se croire supérieur ^^... 

                          Vous devez probablement avoir envie de faire « l’amour » à vous même, tout en vous haïssant smiley


                        • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 9 février 14:42

                          La masturbation n’est pas un mal, pas plus que l’autoérotisme. Freud nous apprend justement à cesser de moraliser à ces sujets.


                        • sound of sound of 9 février 15:23

                          @Meruidos Nuctuallos

                          Vous avez raison la masturbation n’est pas un mal ... Le mal n’est qu’un concept ^^ Et vous êtes le seul à employer se terme ! F.F.F ne nous apprend rien, si ce n’est l’intensité du ravage du narcissisme sur notre société ; ceci depuis la naissance de l’humanité. En revanche construire son identité sur la masturbation est narcissico-pathologique (si je peut me permettre l’expression), comme vous la savez ...

                          Donc forcément vers une issue nuisible et conflictuelle, ceci à lieu dans toutes les réalités ! 


                        • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 9 février 16:57

                          Je suis heureux que vous m’exauciez narcissiquement, en reconnaissant de la valeur à feu frère Freud.


                        • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 9 février 19:12

                          Étant donné que le néopaganisme n’a rien à voir là-dedans, on se demande qui subit des ravages, sans compter votre harcèlement moral, dans tous ces messages déjà supprimés par la modération.


                        • sound of sound of 9 février 20:23

                          @Meruidos Nuctuallos

                          Harcèlement moral ? et ben rien que cela !!! mais suis pas étonné vu la médiocrité de la gestion morale d’agoravox ! Si ils ont été supprimés, c’est que vous les avaient signalés ! Vous vous sentez donc offusqué et donc de ce fait, mes écrits vous dérange et sont donc pertinent smiley Je vous assure que le néopaganisme n’est pas si éloigné de tout ceci, mais bon ...

                           Je vais donc vous laisser à vous même, puisque je visiblement je vous harcèle ^^ Vous serez le seul maitre à bords, comme vous l’avez souhaité smiley Un homme sans défense au discours juste ! Pourquoi ne pas porter plainte ?!! Vous aller le supprimer suis là aussi ??

                          BYE 


                        • pitoyab pitoyab 9 février 23:29

                          @Meruidos Nuctuallos
                          Ah que je m’aime
                          que je m’aime....
                          ....
                          que je m’aime
                          que je m’aime .... ;ad lib



                        • sound of sound of 9 février 18:37

                          Alors soyez heureux ! D’ailleurs un psychanalyste peut il être heureux, n’est ce pas voué à une analyse permanente et donc un échec ? F.F.F n’a pas plus de valeur que n’importe qui ou que celle que nous voulons bien lui donner.


                          • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 9 février 19:11

                            Pourquoi craindre à ce point ce qui a toujours-déjà eu l’honnêteté de se dire tel ? Il faut lire Freud sur Analyse interminable, sans parler de tant d’autres psychanalystes parmi les plus reconnus, sur leur pratique, Anna Freud, Jacques Lacan, etc. à partir de quoi il est juste évident que sur ces points aussi, les antipsychanalystes reprennent feu frère Freud ! Nous sommes tous adpetes de feu frère Freud, CQEA (Ce Qui Etait Annoncé).


                          • sound of sound of 9 février 20:12

                            @Meruidos Nuctuallos
                             
                             Je ne crains rien car je n’ai aucune considération pour les inepties des théories Freudiennes. Fondamentalement tout ce que Freud à dit, nous le savions déjà depuis bien longtemps à ceci près de son invention du concept de la psychanalyse qui n’est rien d’autre que de la pure théorie perverse ... Vous vous basez visiblement sur Freud, pour étayer vos analyse déductive, qui n’est peut être que le reflet d’une incapacité à penser par vous même ? Une Frustration ? Besoins d’un guide ? d’un père, pour sauter sur ces genoux ?! 

                            Mais par pitié cessez de nous vendre un concept vieux de près d’un siècle ... Freud est un narcissique pervers... Un formidable imposteur malade ... Tout comme vous visiblement, vu votre morne existence passée à vivre et déduire au travers de Freud. 

                            Quand a mes lectures, je suis plutôt Henri Ellenberger, Grunbaum ou Jacques Bénesteau... Le reste (que j’ai lu bon gré malgré) à l’image de Freud, n’est que de la mythologie smiley

                            A+ Frérot 


                          • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 10 février 08:48

                            Vous vous délirez doué pour les psychanalyses à distance, sans compter toutes les fois où vous vous êtes contredits dans ces commentaires. J’applaudis avec les otaries, diffamateur fou.


                          • sound of sound of 10 février 12:33

                            @Meruidos Nuctuallos

                            Bonjour !

                            ’Vous vous délirez doué«  
                            Question délire, c’est l’hôpital qui se moque de la charité !  »Doué«   Je n’ai pas employé se terme à mon égard, encore une foi vous êtes le seul à l’employé ... Donc à le penser ! C’est comique smiley 

                             »pour les psychanalyses à distance« 
                            Je n’ai absolument pas agit ainsi, puisque je réfute et répugne cette pratique absurde (qui plus est à distance) ... Ne voyez pas la psychanalyses partout, cela dévient obsessionnel, même si vous vous êtes construit via se schéma dogmatique étroit...

                             »sans compter toutes les fois où vous vous êtes contredits dans ces commentaires« 
                            Visiblement vous les avez comptez, »ces fois« ou soit disant, je me »contredit« ... Mais la psychanalyse si en est elle, n’est elle pas contradictoire, pas définition ? Quand à la valeur de vos jugements, je peut vous dire qu’ils sont tout aussi viables que la »psychanalyse«  !!!

                             »J’applaudis avec les otaries, diffamateur fou.« 
                            Vous faites preuve d’un mépris exacerbé, vous n’avez aucunes argumentations, de plus vous ne répondez à aucunes questions telle quelles soient. Vous prétendez faire prendre consciences des travaux et des dires de Freud, donc fondamentalement vous n’apportez rien ... Sans jamais débattre sur la viabilité scientifique de ces travaux et du concept de la psychanalyse. Un peu comme une otaries répétant un tour que l’on lui a appris !!! De plus vous vous êtes assimilé aux  »otaries, diffamateur fou« , puisque vous utilisez la première personne du singulier et la préposition »avec« ce qui confirme votre propre considération identitaire conflictuelle ... En définitive, vous vous êtes doté de vide infertile, induisant le lecteur vers de fausses informations tout du moins invérifiables à l’image de Freud. D’ailleurs vous n’avez pas d’arguments autres que les siens et les citations de wikipédia et autres bouquins pour adolescent crédules ...

                             Arrêtons nous, si vous le voulez bien sur ce terme : »diffamateur«   la diffamation : Sachez que vos accusations sont graves et non justifiées, tout du moins en vertu de votre propre diffamation à l’égard de tous les participants aux commentaires, y compris les miens. De plus le mépris et la condescendance dont vous faites preuves est contraire aux valeurs citoyennes du débat ... La diffamation est punie par la loi, sachez-le, si tentez que ce terme soit justifiable et porte réellement atteinte et est préjudiciable à la personne (question d’égo dans le cadre d’une identité non révélée) ... De ce fait, personne ne vous a menacé, injurié ou calomnié, personnellement !!! Mais enfin ! Soyez un citoyen responsable, adulte, affrontez vos détracteurs avec bienveillance et respect voir considération, dans le cas contraire ne parlez pas de diffamation, de grâce ! Je n’analyserai pas le terme,  »fou«  que vous avez employé, car sur le fond et sur la forme, vous n’avez pas la mesure des mots ; nombres de commentateurs l’ont perçu ...

                             En espérant toujours le débat d’idées basé sur de l’argumentaire et non pas des phrases éparses connotées de mépris et de supériorité... C’est dommage, mais pas très surprenant au vue du positionnement de Freud à l’égard de ces semblables. Il est triste d’imposer comme vous le faites des idées de concepts et théorisations, qui me semble égarer notre société à des fins égocentriques et puérils. 

                            J’espere ne pas vous avoir »harcelé" de nouveau ?!

                            Même si mes propos sont parfois, forts et difficiles à lire, je vous souhaites le plus grand bien ! Car fondamentalement nous sommes tous des frères, non ? smiley

                            Bonne continuations.



                          • Shawford Shawford 10 février 12:39

                            @sound of

                            Salut Corniaud !

                            T’as pas répondu hier à mon mail, or c’est pas moi qui t’ai fait dire qu’on pouvait, je te cite, « enfin commencer les choses sérieuses ».

                            Dans mon mail d’hier donc, je te disais que oui, c’est possible, or je te vois présentement livrer ta docte prose complètement HS ?

                            Si pas de réponse, tout ce qui se rattache à toi en conscience sera instantanément classé comme bot Smartie Class Pemile !

                            ♑️


                          • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 10 février 20:04

                            Vous m’aviez assuré que vous étiez décidé à ne plus réintervenir, @sound of, et vous êtes là.


                          • Yann Esteveny 9 février 22:17

                            Message à tous,

                            Sérieux, instructif, et malheureusement très drôle, je conseille « Les déconvertis de la psychanalyse » :

                            https://www.agoravox.tv/culture-loisirs/culture/article/les-deconvertis-de-la-psychanalyse-78210


                            • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 10 février 08:49

                              Oui, surtout des lacaniens, réunis autour d’une personne qui n’y entend goutte que ce qu’on veut bien en critiquer, et que ce qu’elle veut bien pouvoir en dégrader. Elle est à l’aise.


                            • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 11 février 19:03

                              On ne peut pas comprendre la psychanalyse sur un paradigme empirico-rationaliste, encore que ça parle de notre animalité aux prises avec le langage.


                              • JL JL 12 février 09:24

                                @Meruidos Nuctuallos
                                 

                                ’’ça parle de notre animalité aux prises avec le langage.’’
                                 
                                 Ce serait une bonne définition si elle n’était réductrice. Je crois que le concept « psychanalyse » recouvre plusieurs notions parmi lesquelles : la théorie qui est l’affaire de scientifiques, la cure qui est l’affaire de techniciens, et l’auto-analyse qui est l’affaire de tous et que j’expose en creux dans mon article Le triangle de Karpman.


                              • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 13 février 20:47

                                D’accord, mais je ne pensais même pas donner une définition, rien qu’un point pour moi important. Dans l’article, je parlais cahin-caha de paradigme vital-existentialiste. Je connaissais de loin le triangle de Karpman, à travers l’analyse transactionnelle d’Eric Berne. Je ne sais pas qui a produit le triangle en premier ?


                              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 février 17:42

                                La mise à distance relève-t-elle plus de la paranoïa ou de la névrose obsessionnelle ? Freud avait un excellent sens de la réalité et ne pouvait être paranoïaque. 


                                • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 16 février 00:37

                                  Je vous comprends.


                                • Meruidos Nuctuallos Meruidos Nuctuallos 16 février 09:28

                                  Mais peut-être êtes-vous un peu dogmatique, dans votre façon d’appliquer les notions, car cela suppose que vous sachiez ce que c’est qu’un « excellent sens des réalités », d’une part et, d’autre part, votre approche écarte que je n’ai pas parlé de paranoïa, mais de tendance ; disons de paranoïdie kleinienne ; la mère de Freud lui resta quelque chose ; et qu’enfin, finalement, l’analité est relayable à l’obsession et à la paranoïa, à appliquer les notions.

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