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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Génération gratuité

Génération gratuité

Que penser de cette génération qui passe le plus clair de son temps à télécharger des musiques et des films piratés - et de n’écouter que ces musiques et de ne regarder que ces films -, pour lesquels elle ne donnerait pas un Euro si d‘aventure elle y était contrainte ?

Pour sûr, cette génération sera vertueuse parce que... écolo : “Comment ça ! Vous vous brossez les dents en laissant couler l’eau du lavabo ?!! Mais quel sorte d’homme êtes-vous ? Vous n’avez pas honte  ?”

Ecolo et puis, un rien hygiéniste aussi : “Qui c’est ce taré incontrôlable qui fout le bordel ?! Débarrassez-nous en au plus vite !”

Pour le reste, on est prévenus : inutile de chercher à éveiller en elle un intérêt quelconque pour ce qui s‘avèrera être payant. 

*** 

isation_3_-_acrylique_sur_toile_60x60_ER2DUC.jpg 

 (Improvisation 3 - 60x60 Ursula ULESKI) 

Depuis les années soixante, nos sociétés n’ont-elles pas pour seule préoccupation la dévalorisation de tout ce qui peut représenter ou prétendre à une valeur autre que marchande ?

La marchandisation de tout ce qui peut a priori faire l’objet d’une transaction commerciale c’est la société de consommation arrivée au sommet de sa maturité ; et son corollaire a pour nom : la gratuité. 

Inutile d’y voir là une contradiction ou un paradoxe qui trahiraient un manque de cohérence car... si tout ce qui a un prix n’a pas de valeur,aujourd’hui, tout ce vaut et rien ne vaut la peine de rien et sûrement pas de débourser quelque argent pour ce rien qui ne vaut pas plus que ce que peut valoir tout le reste.

Et cette gratuité offerte, puisque nombreux sont ceux qui ne veulent plus payer, le sera mais... à quel prix ?

Au prix de tout ce qu’on leur fera payer en échange de cette gratuité qui concerne des secteurs d’activités totalement dévalorisés, désincarnés, vidés : journaux gratuits pour la dévalorisation du métier de journaliste, télévision publique sans garantie de financement, musiques, films, tous devenus interchangeables à souhait, sans art, ni histoire ni transcendance...

Car, les véritables enjeux sont ailleurs, et pour commencer dans tout ce qui avait été acquis de haute lutte et de longue date et que le marché a investi au galop, à savoir : tout ce qui était hier encore accessible à tous et qui aujourd‘hui ne l‘est qu’à la condition d’être capables de payer rubis sur ongle. 

*** 

Aussi, toute communication autour de la gratuité avec son message subliminal “Mais... payez donc ! puisqu’on vous dit que c’est gratuit !” a de bonnes chances de faire la fortune de quelques uns mais d’en flouer un très grand nombre à l’heure où tout espoir de parvenir à réinvestir nombre de domaines culturels délaissés ou privés d’exigence et d’excellence, semble à jamais perdu.

_______________

Extrait du titre inédit : Abécédaire - G comme Gratuité -, gratuitement téléchargeable (eh oui ! Personne n’y échappe !) dans son intégralité - 240 pages - cliquez  : Léo Scheer M@nuscrit - index des auteurs : lettre S comme Serge ULESKI


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35 réactions à cet article    


  • Le pirate des caraibes 23 décembre 2008 16:21

    @ l’auteur

    Dans le meme ordre d’idée , ne trouvez vous pas revoltant qu’on ai supprimé la dime et l’impot au seigneur ?
    De meme, pourquoi ne faisons nous plus de sacrifices au soleil ?


    • jondegre jondegre 23 décembre 2008 16:21

      "Au prix de tout ce qu’on leur fera payer en échange de cette gratuité qui concerne des secteurs d’activités totalement dévalorisés, désincarnés, vidés : journaux gratuits pour la dévalorisation du métier de journaliste, télévision publique sans garantie de financement, musiques, films, tous devenus interchangeables à souhait, sans art, ni histoire ni transcendance..."

      Les secteurs que vous citez etaient deja dévalorisés, desincarnés (avant la gratuité) par excès de fric ou par compromission/control du fric.

      vacuité sur support materiel = payant
      vacuité sur support virtuel = gratuit


       


      • Asp Explorer Asp Explorer 23 décembre 2008 16:37

        C’est un juste retour de balancier que les prétendus "ayant-droits" se retrouvent aujourd’hui frappés au portefeuille. Qu’un auteur soit justement rétribué pour une oeuvre d’art, je le conçois et je l’approuve. Qu’on invente des gestapo comme la SACEM pour faire respecter ces droits, ça commence à devenir contestable. Qu’on doive payer des droits jusqu’à quatre-vingt ans après la mort de l’auteur à des gens qui ne l’ont bien souvent jamais connu, pour autant qu’ils en soient les descendants (voir le scandale de la succession Ravel), c’est proprement scandaleux. Les véritables artistes ont toujours moyen de se faire payer, par exemple lors des concerts. Ceux qui réclament des droits après des décennies ne sont que des parasites de la société, des improductifs qu’il convient, en bonne logique capitaliste, d’éliminer du jeu.


        • GoustiFruit 23 décembre 2008 17:33

          Exactement ! Comment faisaient-ils pour vivre, les artistes, avant l’invention de l’enregistrement ? Ils se produisaient dans la rue, dans les salles de spectacle, devant le Roi, etc. ! Ils devaient travailler plus pour gagner plus !
          Aujourd’hui, Johnny passe quelques heures en studio pour enregistrer sa voix, puis il attend sur son yacht en sirotant son whisky que la mafia du disque lui verse sa part d’un racket généralisé. Les artistes n’ont jamais si peu bossé et n’ont jamais gagner autant !
          Les vrais artistes - il en reste quelques uns - vous le diront : leur métier c’est la scène, la diffusion de leur musique c’est juste un moyen de se faire connaître et de faire venir les gens aux concerts/spectacles, et pas le contraire !


        • Kelson 23 décembre 2008 17:04

          De mon point de vue, ce texte est du charabia : impossible d’y trouver de vrais articulations logiques. On dirait les lamentations d’un conservateur alcoolisé se lamentant sur le style "C’était mieux avant."


          • Lucie Vivien 23 décembre 2008 19:55

            C’est vrai que l’argumentation de l’article n’est pas très claire.


          • foufouille foufouille 23 décembre 2008 17:36

            le nauteur devrait se faire soigner
            les etudes montrent le contraire les "pirates" achetent suivant leurs moyens
            j’ai achete plein de dvd pourri et, des logiciels qui marche deux ans apres avec une tonne de patche
            quand le cd est arrive, le prix a ete multiplie par 2 ......... c’est toujours le cas
            en plus ceux qui touche le plus sont les millionnaires et les copains
            la tele "publique" est la voix de son maitre


            • Mougeon Mougeon 23 décembre 2008 17:54

              La Gratuité fait vendre, ce n’est pas moi qui l’affirme, mais des auteurs de livres qui ont mis la version PDF de leur création en accès gratuit, ce qui leur a permis de se faire connaître et de vendre beaucoup plus de Livres en version papier, en choisissant ce modèle de diffusion :

              Quelques Exemples :

              http://www.pronetaire.com/livre/
              http://www.incipitblog.com/index.php/2005/01/29/florent-latrive/
              http://www.inlibroveritas.net/resultat_recherche.php?motcle=internet&x=0&y=0

              Pour la MUSIQUE LIBRE et Gratuite c’est ici :

              http://rezal404.org/wikini/wakka.php?wiki=Mp3Legal

              Dans tous ces exemples il n’est pas question de "piratage" comme semble le déplorer l’auteur de cet article, mais de partage légal sous licences LIBRES...




              • 4strO 23 décembre 2008 17:56

                La fin de l’industrie musicale va peut-être laisser la place à la musique, la vrai ! auquel cas, je suis prêt à débourser un peu ...

                De plus, les génies musicaux qui n’ont pas pour principale objectif de faire du pognon auront peut-être plus de chance de se faire remarquer.


                • Bigre Bigre 23 décembre 2008 18:26

                  Génération gratuité : des livres à télécharger gratuitement, des photos sous licence libre téléchargeables gratuitement , 12000 CD à télécharger gratuitement sur http://www.jamendo.fr , un système d’exploitation (Linux) sous licence libre, des logiciels performants et gratuits sous licence libre (OpenOffice, The Gimp, ...) l’économie numérique n’est pas traditionnelle certes mais quelle révolution !

                  Et quel bonheur !

                  Le téléchargement, ce n’est pas que le piratage fait par des profiteurs du système.

                  Quant aux journaux gratuits, il ne le sont pas réellement. Leur modèle économique est la publicité, publicité que tout le monde paie au quotidien sur tous ses achats.



                  • foufouille foufouille 23 décembre 2008 18:52

                    je vois pas non plus les livres sans droits d’auteur moins cher.........


                    • adeline 23 décembre 2008 19:00

                      Pour l’article je ne sais mais décidement j’adore ces peintures de votre femme c’est génial !!  smiley


                      • marignan155 23 décembre 2008 19:30

                        "Que penser de cette génération qui passe le plus clair de son temps à télécharger des musiques et des films piratés - et de n’écouter que ces musiques et de ne regarder que cesfilms-, pour lesquelselle ne donnerait pas un Euro si d‘aventureelle y était contrainte ?"

                        Cette génération ? Les jeunes probablement ? Cette rédaction pourrait presque faire penser à de la discrimination.

                        ELLE ne fait que cela ?

                        Le gratuit n’existe pas. Par contre sans payer en plus, oui. Avec quoi certains devraient-ils payer ? Qu’auront-ils en échange ? Ils savent faire un bilan. Et ils dépensent ce qu’ils ont à leur manière. Des études le montrent. Comme moi qui achète les livres qui m’ont plus lors de prêts. Et qui les prête. Comme mes 33 tours et mes CD. 
                         
                        Dire qu’ELLE (cette génération que vous avez déjà jugée) ne fait que çà ? Plus de vie associative ? (sport, musique, art), plus de générosité, plus d’engagements ? ELLE ne fait que çà !!!

                        Mes petits enfants apprennent la musique, font du sport, participent à des associations caritatives et utilisent aussi Internet (c’est quand même préférable à TF1), et cela coûte.

                        D’ailleurs qui lance la "gratuité" ? Voir l’article "Les remboursonautes, cette nouvelle plaie du consumérisme", voir les promotions + x% gratuit, n achetés 1 offert


                        Pour faire court : nous ne voyons pas la même chose, il y a encore de nombreuses PERSONNES dans la génération gratuité qui me permettent d’espérer.

                        PS : c’est fini l’époque de "Salut les copains" (Europe 1 et le journal) durant laquelle il suffisait de passer jusqu’à plus soif un médiocre pour lui assurer un succès plus ou moins éphémère je suis de cette génération)


                        • Marc Bruxman 24 décembre 2008 00:19


                          PS : c’est fini l’époque de "Salut les copains" (Europe 1 et le journal) durant laquelle il suffisait de passer jusqu’à plus soif un médiocre pour lui assurer un succès plus ou moins éphémère je suis de cette génération)


                          Le problème c’est que beaucoup de ceux qui tiraient les ficelles de la génération "salut les copains" ont cru avoir inventé le truc éternel qui resterait ad-vitam éternam. Il suffit de se souvenir à quel point tout ce microcosme regardait le monde des musiques électroniques (techno, house) de façon méprisante à leur sortie. 

                          Style : "Quoi ces petits merdeux ils veulent faire de la musique qui ne ressemble pas à celle de papa ? Ca peut être que de la merde !". Et les mêmes ensuite qui se précipitaient pour avoir des droits parce que des producteurs indépendents avaient l’outrecuidance de faire du fric !

                          Alors oui ils défendent leur modèle et ne veulent pas changer de recette. La radio ne passe plus que de la merde alors qu’il y a plein de bons disques produits sur Terre et ce dans tous les styles. Et bien heureusement qu’on peut les télécharger pour les découvrir ! La radio ne fait plus son boulot, la nature n’aimant pas les espaces vides, elle a pris le relai !



                        • pseudo 23 décembre 2008 20:33

                           

                           

                          La gratuité permet de se faire connaître et faire une publicité gratuite. Après les concerts, les émissions peuvent les rémunérés, la publicité à l’intérieur d’un clip vidéo est un autre moyen, la qualité des supports…etc. Ils existent une multitude de solution pour l’artiste d’être payé à lui des inventés et ne pas rester arc-bouté sur un modèle qui ne fonctionne plus. La gratuité bien exploitée permettra à plus d’artiste de vivre de leur travail, mais avec moins de star millionnaire.

                           

                           


                          • Lucie Vivien 23 décembre 2008 21:00

                            C’est valable aussi pour les écrivains.La gratuité leur permet de se faire connaître en évitant le diktat ou les réticences des circuits classiques. Personnellement, je diffuse mes romans en téléchargement gratuit et cela permet aux gens de découvrir mon travail alors qu’ils n’auraient pas pris le risque de verser 15 euros pour le livre d’une inconnue non recommandée par les éditeurs ayant pignon sur rue. Après, certains achètent la version papier ou bien mes autres romans directement en version papier.
                            Et moi, je garde toujours toute ma liberté.


                          • Forest Ent Forest Ent 23 décembre 2008 21:51

                            Il y a 100 ans, la photographie et la phonographie ont tué la peinture et la musique en tant que métiers populaires. Il y a 50 ans, la télévision a tué le théâtre et la lecture. D’autres choses sont apparues. Ainsi va la vie.

                            Par rapport à la télévision, internet me semble un net progrès. Il est vain de s’y opposer.


                            • Céline Ertalif Céline Ertalif 23 décembre 2008 22:47

                              Le deuxième paragraphe est optimiste : il y a de très bons programmes passifs à la TV et des activités débiles sur internet... Mais bon, ne négligeons pas le mieux de l’interactivité !


                            • armand armand 23 décembre 2008 23:47

                              Ces nouvelles formes peuvent coexister et s’enrichir mutuellement avec les anciennes.
                              Nulle fatalité ne nous impose un art conceptuel ou une musique concrète que la grande majorité des gens ne comprend pas sauf le snobisme des faiseurs d’opinion et un parti-pris officiel. Nulle fatalité non plus devrait nous conduire à dévaluer et à minorer systématiquement les grands classiques structurants dans notre système scolaire.


                            • Marc Bruxman 24 décembre 2008 00:08

                              Cher auteur,

                              Contrairement à ce que vous semblez penser ma génération est tout à fait près à payer pour de l’art. Mais pas pour n’importe quoi. Je paie pour aller au théatre, au spectacle et pour voir des musiciens. Oui et avec grand plaisir même. Et vous savez quoi ? J’aurais même bien aimé faire ce métier : La scène. Alors par contre autant vous dire que la musique enregistrée a bel et bien un prix et qu’il n’est pas très élevé. Je conçois l’enregistrement comme quelque chose qui doit m’amener à aller voir les artistes sur scène. C’est une sorte de pub si vous voulez. Et la pub en général on ne paie pas pour la voir !

                              Maintenant il y a tout une industrie qui souhaite que jusqu’à 80 ans après la mort d’un artiste, sa famille perçoive des droits. Ce n’est pas très moral. Vous voyez je bosse, je gagne du fric. Vous trouveriez logique que ma famille continue à toucher mon salaire si je clamse ? Une fois les artistes morts, les oeuvres devraient tomber dans le domaine public et cela encouragerait d’ailleurs les producteurs à financer de nouvelles oeuvres plutot que de vivre sur les anciennes.

                              Je sais aussi que certains artistes trouvent confortable de produire chez eux et de ne jamais faire de scène. Et bien je dirai tant pis. Les revenus de producteurs de musique d’ascenseur ne m’intéréssent pas. 

                              Pour ce qui est du cinéma, je paie aussi avec plaisir quand les films sont bons (et il y en a, merci quand même à Mk2 pour diffuser moins de la merde que les autres multiplexes) et que les salles sont de qualité. Sur ce dernier point, vous avouerez qu’il y a parfois des abus. Prenez l’UGC des Halles, dans certaines salles l’ingénieur du son qui a réglé doit être atteint de surdité. Je ne parles pas du volume sonore (ca ne me géne pas même si c’est vrai que quelques dB de moins ne feraient pas de mal) mais alors la balance grave-aigus parfois il y a du mal. 

                              Quand à la presse vous me faites rire, mais je suis mieux informés en lisant certains blogs qu’en lisant des journaux soient disant sérieux comme Le Monde. D’ailleurs plus ca va, plus le Monde baisse en qualité. Dans dix ans on ne fera pas la différence avec 20 minutes !

                              Enfin j’attire votre attention sur le fait que de plus en plus de gens mettent volontairement leurs oeuvres à disposition gratuitement et que ce n’est pas du piratage. 





                              • marignan155 24 décembre 2008 01:32

                                "pour lesquels elle ne donnerait pas un Euro si d‘aventure elle y était contrainte" c’est bien gentil, mais je lis dans Le Figaro : "56% des ménages pauvres disposent seulement de 250 euros pour vivre une fois les charges fixes payées" et alors on retourne chaque Euro plusieurs fois dans sa main avant de le lâcher. (un peu plus que 8 Euros par jour !), (est considéré comme « pauvre » une personne dont le revenu est inférieur à ..., 880 euros par mois en 2006.) 

                                pour moi au moins, cette génération s’applique aussi à eux et à ceux qui ont un peu plus, mais pas beaucoup
                                et ils devraient aussi payer pendant 80 ans après la mort de l’auteur (Merci Marc Bruxman de l’avoir rappelé, actuellement c’est 50 ans) pour la 2e ou 3e génération de celui-ci ? (Merci Walt Disney et comparses)

                                un DVD à 20€ ? Oui pour Noël

                                déjà qu’un vieux PC et l’ADSL basique cela fait cher et que toutes les pub font croire et voir que tout est possible tout de suite !


                                j’ai connu, jeune, ce genre de problème, je n’ai jamais eu assez d’argent de poche pour pouvoir mettre la pièce dans un juke-box ou un flipper, et cela permet de comprendre 50 ans après certains problèmes, alors "inutile de chercher à éveiller en elle un intérêt quelconque pour ce qui s‘avèrera être payant." est exact, ces personnes ne présentent aucun intérêt pour le commerce donc elles n’existent pas, autant que dans nombre de raisonnements un peu partout

                                .
                                PS : dans votre "CV et photo" l’adresse http://peinture.artiste.uleski.over-bog.com a perdu le L de blog, je note que votre premier liens et favoris du site concerne la Loi n° 57-298 du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique.


                                • timiota 24 décembre 2008 01:40

                                  L’auteur se gourre peut être sur pas mal de chose, mais on peut esayer de lui répondre sur le manque de transcendance.

                                  "Ce forum est un espace de débat civique et civilisé qui a pour but d’enrichir cet article."

                                  Ou alors RAS sur ce front ?


                                  • Kalki Kalki 24 décembre 2008 09:49

                                    Que penser de cette classe d’individu inutile (dans tous ce qu’il y a de plus inutile), incapable de penser aux autre, et totalement improductif qui osent donner les lecons, des ordres, et gouverner le reste du monde ?

                                    Alors qu’il n’ont pour morale cette pedance de croire qu’ils vivent comme des humains, et qu’ils sont ainsi humains.

                                    Pitoyables.

                                    Les comptes ont été fait.
                                    Ceux qui peuvent encore payer ne remettent rien en cause. Toujours gagnant, et restez le.
                                    C’est d’ailleur peut etre eux qui ont le plus de culpabilité, car ils sont plus enclin à obliterer la politique (économique tout compte fait) dite démocratique.

                                    Et si le peuple choisi de vivre autrement ? Est ce que la politique doit suivre ?


                                    • herve33 24 décembre 2008 11:13

                                      L’auteur se trompe totalement en disant que cette génération est celle de la gratuité , c’est plutot celle de la mise en commun des savoirs , de la culture , et chacun sait qu’à plusieurs on réussit mieux que seuls dans son coin .

                                      Les internautes sont prêts à participer selon leurs moyens , si les contenus en valent la peine , or force est de constater que l’industrie des majors ne brillent pas son originalité en recyclant des tubes depuis des décennies , et les vendant sous forme de X ième compil à des prix exorbitants .


                                      • Liberty 24 décembre 2008 11:16

                                        Idées fausses à souhait, l’auteur ignore que l’accès à internet n’est pas gratuit.
                                        Les supports vierges CD et DVD sont taxés .


                                        - De nombreux auteurs qui n’auraient jamais eu l’occasion d’être édités son enfin lisibles sur le net .

                                        - Des OS gratuits (Linux), servent très largement les intérêts des grandes firmes Microsoft pour aller à la pêche aux idées, et ils permettent aux plus modestes un acces à l’informatique .

                                        - Les oeuvres tombées dans le domaine PUBLIC sont enfin accessibles à tous (égalité du citoyen)

                                        Le réinvestissement là vous me faites bien rire, il faut renouveler vos compétences, en 2008 les bilans comptables se font à 3 mois .
                                        Donc réinvestir ne se fait plus par goût ou par affinité mais dans le plus grand pragmatisme économique, artiste ou pas artiste !

                                        Renseignez vous pour savoir qui finance le projet Linux, vous verrez ce ne sont pas de dangereux communistes mais bel et bien les plus grandes boites d’informatique du monde !


                                        • armand armand 24 décembre 2008 11:48

                                          Le propre de la société de consommation c’est de démultiplier à l’infini les occasions de consommer - et donc d’acheter - pour des budgets qui ne sont pas extensibles, bien au contraire en ce moment. On peut déplorer comme je le fais que mes étudiants rechignent à acheter un livre dès qu’il coûte plus que 4E mais claqueront volontiers la même somme pour des sorties. On peut aussi trouver qu’il n’est pas indispensable d’écouter en boucle ses tubes préférés, en restant branché à son iPod toute la journée. Mais c’est ainsi. De plus, il y a indéniablement la convicton très forte en France que la culture dans le sens le plus large doit être gratuite.
                                          Mais j’en conviens, les droits d’auteur sont souvent exorbitants - sachez que dans le contexte d’un cours sur le cinéma il est interdit de projeter un film devant les étudiants à moins que le DVD ou K7 n’ait été acheté par la bibliothèque universitaire à un prix démentiel (plusieurs centaines d’euros). Et je trouve aberrant que des descendants et collatéraux profitent si longtemps de ces droits. Mais on pourrait objecter la même chose s’agissant de la transmission de toute richesse par héritage...


                                        • Liberty 24 décembre 2008 12:49

                                          100% d’accord avec vous Armand .

                                          Pour la petite histoire illustrant vos propos, j’ai eu à m’appuyer sur un film pour faire un cours à mes étudiants.
                                          L’action était très ponctuelle, il m’a fallu passer par la SACEM pour avoir les renseignements, puis "louer" une copie réservée à cet usage didactique, sans compter les sommes engagées ...

                                          Des oeuvres filmées comme "les uns et les autres" (vu plus de 18 fois) devraient être utilisables sans passer par un tel parcours du combattant, tant leurs valeurs font partie du partimoine de l’humanité .

                                          Pour aller jusqu’au bout, est-ce que les "acteurs" réels de cette période de l’histoire, ou leurs "ayant droit" ont touché des droits d’auteur ? (droit de vécu serai plus approprié) ...

                                          Quand je pense que nous en sommes à breveter parti de notre génome j’ai vraiment peur...


                                        • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 24 décembre 2008 12:53

                                          Une generation flouée , accusée de vol.
                                          Une jeunesse qui voit les vieux de plus en plus vieux accumuler , emprisonner les richesses !!Et aujourd’hui on lui demande de resté sobre et de payer la fete de ses ainés , on lui demande de se sacrifier parcequ’ils ont joués avec du papier !!!
                                          Rassurez ou inquietez vous , monsieur l’auteur.La "jeunesse" car c’est bien evidement à elle que vous faite alusion , est dans sa grande majorité bien enchainées à la consomation .

                                          Ironie , les "pirates" qui nuissent au "stars" de la musique , pirate celle ci pour pouvoir s’offrir l’immensité de produits promu par elles. smiley


                                          • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 24 décembre 2008 12:54

                                            Une generation flouée , accusée de vol.
                                            Une jeunesse qui voit les vieux de plus en plus vieux accumuler , emprisonner les richesses !!Et aujourd’hui on lui demande de resté sobre et de payer la fete de ses ainés , on lui demande de se sacrifier parcequ’ils ont joués avec du papier !!!
                                            Rassurez ou inquietez vous , monsieur l’auteur.La "jeunesse" car c’est bien evidement à elle que vous faite alusion , est dans sa grande majorité bien enchainées à la consomation .

                                            Ironie , les "pirates" qui nuissent au "stars" de la musique , pirate celle ci pour pouvoir s’offrir l’immensité de produits inutiles promus par elles. smiley


                                            • Halman Halman 24 décembre 2008 12:57

                                              Le rapport entre gratuité et écologie, c’est bizarre comme relation.

                                              Ensuite ce qui est gratuit sur le net n’est pas synonyme de qualité.

                                              Des producteurs s’essaient à diffuser gratuitement sur le net leurs films.

                                              Evidemment ce sont des merdes innomables.

                                              On ne fait pas du Kubrick avec une webcam et un caméscope du commerce, même quand on sort de l’école des metteurs en scène.

                                              Alors quand gratuité devient synonyme de qualité épouvantable, nullissime, c’est ça le niveau culturel de la nouvelle génération ?

                                              Quand notre 2001 Odyssée de l’Espace ce sera leur Automne.



                                              • Serge ULESKI Serge ULESKI - littérature et peinture 24 décembre 2008 13:59

                                                Pour faire suite à vos réactions...

                                                On peut difficilement nier la chaîne de causalité suivante :


                                                société de consommation = dévalorisation de tout ce qui n’est pas "marchandisable" = tout devient marchandise = tout est interchangeable, fin de la rareté et de l’unicité (caractère unique d’un objet d’une production) = dévalorisation de la marchandise elle-même pour laquelle on n’acceptera plus de payer si on peut l’éviter : vol, piratage,échange...

                                                "Tout ce vaut et rien ne vaut la peine de rien et sûrement pas de débourser quelque argent pour ce rien qui ne vaut pas plus que ce que peut valoir tout le reste."

                                                 


                                                • Trashon Trashon 24 décembre 2008 14:35

                                                  A quoi bon dépenser quelque chose qui n’existe pas.......pour quelque chose qui n’en vaut pas la peine :->


                                                • mr.powers mr.powers 24 décembre 2008 15:21

                                                  Notre génération de paumés, comme vous le dites si bien, doit bien plus à l’égoïsme et à la démission de ses aînés qu’à la télévision ... D’ailleurs, il y a bien longtemps qu’Internet a supplanté la télédans nos usages culturels, contrairement à votre classe d’âge ....


                                                • Redj Redj 24 décembre 2008 15:24

                                                  Et de faibles en orthographe !!!


                                                • mr.powers mr.powers 24 décembre 2008 15:23

                                                  Quelle hypocrisie ! Votre propre blog abrite des liens vers les versionsv électroniques gratuites des quotidiens nationaux ! Dans le genre, faîtes ce que je dis, pas ce que je fais ....

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