• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Heidegger, le nazisme et la philosophie : nuances

Heidegger, le nazisme et la philosophie : nuances

Retour sur l'article Emmanuel Faye, Heidegger, l’introduction du nazisme en philosophie. Où l'on apprend que le moralisme contemporain a beau jeu de condamner le passé.

 

Combien de personnes ont lu Heidegger dans le texte majeur de Sein und Zeit, Être et Temps  ? Peu. Sa réputation est celle d'un ouvrage difficile d'accès, pour ne pas dire imbuvable communément. Mais résumons :

 

Le heideggerisme ontologique d'Être et Temps, en très-très peu de mots

On y apprend par exemple, que chacun·e est un Dasein, être-là, existentialement conditionné par :

  • une significativité (le réseau de sens qu'il·elle prête aux choses) ;
  • une disposibilité (la façon dont ce sens lui permet d'user de son environnement) ;
  • une mutualité (avec les autres êtres-là) ;
  • une temporalité (un souci d'être, cherchant à résoudre/devancer l'angoisse intrinsèque de ce souci d'être, générateur d'être-en-erreur) ;
  • une historialité (une communauté de destins avec un groupe, un lieu).

Tout cela, plus ou moins authentiquement devant la mort (être-en-propre authentique, être-en-impropre inauthentique de l'On - être-dans-la-moyenne), et autres choses voisines. Et pour ainsi dire, l'être-là correspond à ce souci d'être.

 

Des accès nazifiants ?

A un moment donné, il y a bien, au sujet de l'historialité, un développement sur une communauté de destins pour le peuple, éventuellement propice à soutenir le nazisme sans pourtant ressortir du nazisme : qui nierait que les clans celtes eurent une forme de communauté de destins devant la Rome antique, elle-même imposant un genre de communauté de destins à ses ressortissants ? et, ce, quand même cette communauté de destins n'aurait rien de mystique - ce qu'Être et Temps ne défend pas (le mysticisme) - mais dépendrait précisément d'une disposibilité et d'une significativité sociopolitiques, sur lesquelles s'alignent les personnes.

Aujourd'hui de même, quant à un certain mondialisme affairiste lucratif, par exemple : c'est notre communauté de destins planétaire a priori. Du moins est-ce une lecture des choses possible.

 

Donc nuançons

C'est-à-dire qu'il faut bien reprocher à Heidegger ses convictions politiques, et qu'on voit bien des relations possibles entre ses convictions politiques et sa philosophie, c'est incontestable. Néanmoins, les concepts heideggeriens peuvent être retournés contre Heidegger lui-même : si son être-là à lui, Heidegger, était pris dans une significativité nazifiante, pas étonnant qu'il nazifia. Et pourtant, le concept de significativité existentiale n'est pas nazi. Il faut arrêter une seconde avec les spontanéités antiphilosophiques.

De plus, si l'on n'a pas tort de trouver qu'Heidegger nous déshumanise relativement ainsi (après tout, les items significativité, disposibilité, mutualité, etc. peuvent assez bien servir à paramétrer un androïde robotique - vraiment très utiles ces items, ès ingénieries, reconnaissons-le) il n'en reste pas moins que cette paramétrique existentiale reste vécue, quand on raisonne un peu sur sa réalité-humaine (disait Sartre, en lieu et place de être-là).

 

Cultivons l'art de la nuance, pour ne pas sombrer dans le moralisme

Comme toujours : dégager le bon grain de l'ivraie est nécessaire, rien n'est tout noir ni tout rose. La vie n'est pas (une) morale d'elle-même.

Car c'est bien cela, que fait E. Faye devant Heidegger : il moralise et condamne tout uniment. C'est sans valeur, d'autant plus que nos mœurs sont antinazies sans grand risque. Au contraire, on se paye presque de vanité ainsi, à rechercher les points Godwin.

Le moralisme académique existe aussi, à travers "la connaissance" (exemple d'E. Faye à l'appui).

Mal' - LibertéPhilo

 


Moyenne des avis sur cet article :  1.44/5   (18 votes)




Réagissez à l'article

77 réactions à cet article    


  • Jean Roque Jean Roque 17 mars 15:00

    Fédier/Faye youtube bibliothèque Médicis
     
    De tte façon
     
    les aryens seront exterminés avant la fin du siècle, les juifs ont gagné. Et idem pour les blancs de l’UE de l’Ouest.
     
    fécondité 1,4 = 33% d’extermination par génération, par 35 ans
     
    « En Allemagne, il y aura en 2100 environ 35 millions de Turcs et à peu près 20 millions d’Allemands. »
     
     Thilo Sarrazin, ’L’Allemagne disparait’,


    • Morologue Mal’ 17 mars 15:22

      @Jean Roque C’était le heideggerisme, le sujet.


    • Jean Roque Jean Roque 17 mars 15:38

      @Mal’
      La mort de La Mort, stimmung de l’angoisse future du BoboSein, le sortira de son « on » crétin de Supermarché au bavardage InterBEnet.
       
      Mais il sera trop tard, sa communauté historiale aura été multiethniquée : Gocho-le-collabo du troupeau restera seul, inhabité, sans médiation, dans son étantéité crétine, face à l’oligarchie des brutes blondes par delà l’espèce, qui, elle, aura une conscience de classe ontologique, un impérissable, elle-même.


    • Morologue Mal’ 17 mars 15:55

      @Jean Roque Well.


    • Robin Guilloux Robin Guilloux 17 mars 15:34

      @Mal’


      J’ai beaucoup travaillé sur Heidegger dans les années 80 et j’admirais sa pensée au point de passer sur le rectorat nazi, l’effacement de la dédicace à Husserl de la deuxième édition de Sein und Zeit, etc. Mais il y a deux choses qui ne passent plus :
      1) Les séminaires des années 30 auxquels on a accès à présent et qui introduisent, comme le dit Emmanuel Faye le nazisme en philosophie à travers la redéfinition politique de la différence ontologique (l’Etre = l’Etat, le Führer/ l’étant = le peuple) 
      2) La participation à la commission du droit aryen qui a préparé la solution finale. 
      Je pense qu’il y a des limites à la tolérance, surtout quand le Dasein de vos ancêtres ne correspondent pas aux normes « existentielles » du « plus grand philosophe du XXème siècle ». 
      Ce parafit salaud, qui n’a même pas eu le courage de ses opinions et qui a fait profil bas à partir de la 6ème armée allemande à Stalingrad (42) ne mérite, à mon avis, que le mépris, à moins d’admettre qu’il y a une « philosophie nazie ».



      • Morologue Mal’ 17 mars 15:53

        @Robin Guilloux Non mais, d’accord : l’homme est fieffé, très bien, qui s’amusa dramatiquement à opérer les identifications que vous faîtes. Cela change-t-il quelque chose à l’Être et à l’étant ?


      • Jean Roque Jean Roque 17 mars 15:55

        @Robin Guilloux
         
        De là à passer au Mime Néné...
         
        la mort de La Mort, Dieu qui sauvera de bobo gocho-le-collabo larve ontique de supermarché. « Inquiétude héroïque » du narcissique ultime...
         
        C’est Koursk le vrai tournant, à partir de là le décoré de la francisque est devenu résistant.


      • Morologue Mal’ 17 mars 15:55

        @Jean Roque Well.


      • Morologue Mal’ 17 mars 15:58

        @Robin Guilloux Au reste, je peux comprendre que vous l’ayez mauvaise, rapport à votre cursus. Cela suffit-il à faire un anti-heideggerisme philosophique ? Non. Votre position est au moralisme fayéen ce qu’est un sentimentalisme guillousien.


      • Jean Roque Jean Roque 17 mars 16:05

        @Mal’
         
        « Well » ?
         
        Je ne parle pas le colonisé, faut en rester au patois souchien vernaculaire avec les gueux bas du front.
         
        « La philosophie est à proprement parler un mal du pays, un besoin d’être partout chez soi » Novalis


      • Christian Labrune Christian Labrune 17 mars 19:56

        Ce parafit salaud, qui n’a même pas eu le courage de ses opinions...
        .............................................................
        @Robin Guilloux

        J’approuve totalement ce que vous venez d’écrire.
        Après Faye et bien d’autres, et l’énorme pavé récemment paru de Stéphane Domeracki, dont je suis obligé de fragmenter la lecture pour ne pas avoir la nausée, le cas Heidegger est définitivement réglé.
        C’était effectivement un « parfait salaud ». Je ne vois pas de meilleure définition et je n’ajouterai même pas d’autre commentaire : tout ça me dégoûte.


      • Robin Guilloux Robin Guilloux 17 mars 20:44

        @Mal’


        Vous mettez le doigt sur un point très douloureux, mais qui n’est pas seulement « sentimental ». 
        J’ai effectivement été « séduit » par la pensée de Heidegger, comme d’autres avant moi, notamment Hannah Arendt qui n’a pas seulement été séduite par sa pensée smiley
        La découverte de son adhésion au nazisme dès le début m’a consterné. J’ai essayé tant que j’ai pu de colmater la brèche, mais maintenant, je ne peux plus, du fait des deux révélations que j’évoquais (j’aurais pu éventuellement passer aussi sur les notations antisémites des carnets noirs), mais il apparaît clairement que Heidegger a prostitué la pensée philosophique et mis son ontologie au service du totalitarisme et de la solution finale. 
        Nous sommes en face d’un crime d’une tout autre envergure que le discours du rectorat, mais d’un crime dissimulé avec effacement des traces (de la trace de la trace comme dit Derrida.
        George Steiner a remarqué que parmi les auditeurs de Heidegger, il y avait beaucoup d’étudiants juifs. Le double jeu de Heidegger le renard comme le surnomme Hannah Arendt est à mon avis impardonnable. Oui, j’avoue que j’en ai souffert et que j’en souffre encore. Je ne comprends pas. 

      • Morologue Mal’ 17 mars 21:22

        @Robin Guilloux @Christian Labrune - Des griefs personnels parfaitement compréhensibles. On a bien le droit de ne pas ou plus, le sentir. Ça ne me surprend d’ailleurs pas de Heidegger, et je vais vous dire pourquoi : il servit la psychiatrie aux séminaires de Zollern, positivement. C’est-à-dire que son ontologie saisit - à mon avis - l’archaïque en tout un chacun. Il fallait bien être archaïque soi-même, pour saisir cet archaïque. Concrètement : l’humain à la troisième personne, le Dasein, embryonnaire, comme un nourrisson décrit par Mélanie Klein en psychanalyse, dans une puissante hainamoration paranoïde-agressive, schizoïde-dépressive, ou assimilé. A partir de là, si vous voulez, plus rien ne m’étonne : cet homme, Heidegger, tout comme le nazisme, était régressif au possible, délirant au point de tout oser. Et, comme dit Audiard : « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît. »

        Néanmoins, je crois aussi que « l’éminent Heidegger » sert aussi de défouloir à notre époque, pour pester contre un passif qu’elle expérimente toujours (suivre, pour preuve) : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t438p20-mondialisation-et-fascisme-democratique#45398 - c’est-à-dire que Heidegger nous sert de poupée de chiffe, pour nous soulager d’une chose que nous expérimentons toujours diversement, et que nous ne voulons pas croire - rien de moins évident que l’évidence. Où l’évidence, c’est aussi que Heidegger a saisi l’archaïque en tout un chacun, positivement, grâce à sa connerie-même. Cela arrive couramment à tout le monde : faire une connerie aux conséquences fructueuses - et je ne parle bien que des opus magnus de Heidegger. Ou du moins, de tous ses opus sans nazifiance.


      • Morologue Mal’ 17 mars 23:10

        @Christian Labrune C’est la personne, qui est régressive, grâce à quoi elle découvre quelque chose d’impossible pour autrui. De sa tare elle tire quelque chose, malgré elle peut-être, aussi conne soit-elle, connerie sans laquelle d’ailleurs elle n’aurait pas trouvé ce qu’elle a trouvé. Vous jugez cela tordu comme raisonnement. Si vous voulez. En attendant, je ne suis pas là pour me faire engueuler. Car c’est bien cela : vous n’avez qu’un mouvement d’humeur à m’opposer, moralisme et sentimentalisme, aussi grosse ferez-vous votre « voix ». Bonne soirée


      • Christian Labrune Christian Labrune 18 mars 11:03

        @Jean Roque

        N’abusez pas de la pitié qu’inspire votre indigence de potache attardé réduit sous des pseudonymes successifs à recopier les citations qui trainent partout, des bouquins qu’il n’a ni lus ni compris, lequel ne serait pas même capable d’articuler trois idées pour en faire un paragraphe cohérent et qui ait un sens.

        Tout ce qui se voit au premier coup d’oeil, c’est qu’on a affaire à un énergumène fascistoïde confus, qui vient se faire ici assez régulièrement , et très salement, le perroquet de la rengaine antisémite. Il conviendrait qu’il fût traité désormais comme il le mérite, c’est-à-dire sans plus d’attention et de pitié que les saloperies qui tombent dans nos boîtes à lettres et qui finissent à la poubelle.


      • Morologue Mal’ 18 mars 12:16

        @Christian Labrune Sur de tels sujets, il fallait bien s’attendre à ce que l’on me dédaigne. Baste. En attendant, vous persévérez dans l’absence d’arguments et de la seule irascibilité. L’Être est-il nazi ? Bis repetita. Et pourquoi pas berger de l’être, si seulement l’on comprend que l’existant (Dasein) serait - dans cette philosophie - le seul à même de percevoir l’Être ? Vous, moi, le premier venu, sommes ainsi des bergers de l’être. Et quoi ? ...

        Bon. J’ai assez fait remarquer que je prenais les choses avec nuance, et je ne répondrai plus à vos entêtements moralement & sentimentalement dégoûtés, sur une base que je partage avec vous ! ... Mais, je ne sais pas, vous en prendre aux autres sans nuance semble dans votre nature. Apparemment elle vous motive : j’ai déjà dit que je le comprenais, aussi.

        Vous répèterez donc à qui veut l’entendre, que je suis un criminel ou un pathétique. Bonne route


      • Xenozoid Xenozoid 18 mars 12:27

        @Mal’

        je t’expliques,
        la brune qui a vu la vierge, a rehaussé le point godwin tellement bas,que seul reste l’évolution d’où le nouveau label.the labrune point..

        .tester ,c’est déjà comprendre, tu comprendras

        ah !!! ironie ,quand tu nous tiens


      • kalachnikov kalachnikov 18 mars 12:31

        @ Xenozoid

        En plus, débarquant, l’auteur ne sait pas que Labrune n’est pas de sang bleu mais qu’il est encore plus royaliste que le Roi depuis qu’il a vu un documentaire sur Auschwitz. C’est pour cela qu’il ne faut pas trop polémiquer avec lui, il a le coeur très sensible et se monte facilement le bourrichon.


      • Morologue Mal’ 18 mars 12:33

        @Xenozoid Vous m’avez arraché un sourire.

        Au reste, je revenais pour proposer ce lien : http://www.liberte-philosophie-forum.com/f130-heidegger


      • Xenozoid Xenozoid 18 mars 12:41

        @kalachnikov

        le bourrichon.Bérrichon...


      • velosolex velosolex 17 mars 22:20

        Longtemps on a cru que Heidegger était un nazi de circonstances, presque à l’insu de son grès. C’était l’époque où certains pensaient aussi que Pétain avait été un bouclier, de mèche finalement avec De Gaulle....Pour Pétain, on sait ce qu’il en a été. Cette vieille baderne nationaliste n’eut que la défense de son grand âge. Pour Heidegger, c’est autre chose !. 

        Ce type dont l’esprit nous dit on planait à des hauteurs vertigineuses, et enfilait des concepts abscons, n’était au fond qu’un misérable. La découverte tardive de ses carnets noirs ne laissent aucun doute sur son antisémitisme et sa vilenie.. 
        Ses émotions et ses orientations étaient bien gouvernés par un cerveau archaïque, ou la barbarie nazie fait écho...
        La croix de fer a pris le dessus sur ses diplômes universitaires, qui semblent être vides de sens. Tant de savantes digressions pour tomber dans le vide des fosses communes..
         Bien des hommes simples, n’ayant pas de doctorat de philosophie, avaient plus de grandeur d’esprit, et les marqueurs évidents qui font que l’homme est homme. Ces justes dirent pour eux que c’était la chose la plus naturelle au monde. Que d’autres auraient fait la même chose.
        Car les lois évidentes de respect à la vie, d’empathie et de secours à ses semblables sont le socle de tout honnête homme. 
        S’en défaire, c’est vendre son âme au diable. Désormais , votre production sera marquée d’un doute, jusqu’au moment où l’on ne verra plus que cette tache. Ne fait elle pas partie d’un système faussé, dont les savants sophismes peuvent mener au pire ?
        Alors on trouvera les mécanismes totalitaires à l’oeuvre, comme une forme de cancer en germe. Car il y a forcément unité entre l’homme et son oeuvre. 

        • Morologue Mal’ 17 mars 23:12

          @velosolex Einstein est un monstre d’avoir permis la réalisation de la bombe H, et il faut jeter la théorie de la relativité à la poubelle - dans ce cas.


        • Morologue Mal’ 17 mars 23:16

          @velosolex Ah et, quant à mes productions, vous êtes assez drôle, de leur accolé d’office une « étoile jaune » assimilée.


        • velosolex velosolex 17 mars 23:31

          @Mal’
          Ca n’’a absolument rien à voir. Einstein disait qu’il n’y avait que deux choses infini. L’espace, il n’en était pas trop sûr, et la connerie humaine. 

          De plus c’est Oppenheimer, le père de la bombe atomique. Mais même Oppenheimer n’est pas ni un monstre, ni un irresponsable. Parvenu à un moment clé des connaissances, il sait que l’avènement de la bombe H est inéluctable, et qu’il vaut mieux que ce soit les états unis qui la mettent au point en premier. Et que se faisant il espère simplement que ce soit une arme de dissuasion, impossible à réaliser. Un type qui mérite respect, qui a assumé en toute conscience un choix difficile à faire, après le constat affreux de la seconde guerre, qui avait justement vu Van Braun et les scientifiques nazis, prêts à mettre au point les premiers la fameuse bombe. On le sait, ces scientifiques furent partagés ensuite par les 4 puissances vainqueurs, pour leur propre projet. 
          Heiddeger tient du mauvais conte gothique des forêts germaniques. Un cerveau brillant ne vaut rien s’il n’a pas intégré la fameuse loi morale de Kant. Il ne vaut pas grand chose en temps qu’humain, plongé in vivo. C’est dans des circonstances particulières qu’on voit ce que les hommes ont dans le ventre. Et pour son compte, son ventre a pris la place de son cerveau. On ne lira jamais plus Heidegger qu’à l’ombre de cette adhésion primaire, aux théories abjectes et folles de la race, poussées dans la réalisation des camps, leur logique interne. 

        • velosolex velosolex 17 mars 23:36

          @Mal’
          « Ah et, quant à mes productions, vous êtes assez drôle, de leur accolé d’office une « étoile jaune » assimilée. »


          Je vois que vous êtes projectif. 
          Et que ce faisant vous en dites plus sur vous que sur moi. 


        • Morologue Mal’ 17 mars 23:46

          @velosolex De toute évidence, vous êtes impitoyable avec moi.


        • Morologue Mal’ 17 mars 23:47

          @velosolex Avec moi, ou avec les idées que vous voulez avoir quant à « moi ».


        • Morologue Mal’ 17 mars 23:48

          @velosolex Vous vous rassurerez ce soit, en songeant qu’après tout, je suis le Mal’ ... Bonne nuit



        • Jean Roque Jean Roque 18 mars 07:20

          @Mal’
          Arrêtez de vous couchez.
           
          Que veau les prêches vertueux de soumis collabos ?
           


        • Morologue Mal’ 18 mars 08:58

          @Jean Roque On se couche quand on est fatigué, monsieur, c’est encore le mieux pour revenir à la charge. Inutile de s’échauder et de tirer à hue et à dia comme vous faîtes, en donnant encore raison à vos adversaires en accusant la « juiverie internationale » comme vous faîtes. Car, devant des profils comme le vôtre autant que comme celui de @velosolex, j’ai ceci à opposer : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t2334-l-antisemite-et-le-democrate-liberal-autour-de-la-notion-de-race-a-propos-des-juifs#45454 - pour moi vous relevez des mêmes hystéries sociales, voire fanatismes dans la démarche.

          Alors.

          @velosolex De toute évidence ne m’a pas lu, n’a pas lu mon article. Dans cet article, faut-il le répéter, je retourne rapidement le heideggerisme ontologique contre le nazisme de Heidegger-même qui pourtant conçu ce heideggerisme ontologique (qui d’autre ?) en stipulant qu’il fallait bien lui reprocher son nazisme. En somme, dans cet article, je faisais preuve de l’esprit de nuance qui lui manque tant, afin de se rassurer idéologiquement, d’une idéologie parfaitement centriste-bienpensante en effet, et indépendamment de la sociopolitique dans laquelle @velosolex croirait s’inscrire. Tzvetan Todorov, grand critique littéraire contemporain mort en 2017, craignait ceux qui s’imaginent dans le Bien, car du Bien ils font un empire ; inversement, il valorisait la bonté, qui est toujours localisée, relative, contingente, voire invisible. Le Bien peut hurler haut et fort dérisoirement, absurdement, à s’imaginer très-certain, ainsi que le fait sommairement @velosolex et que vous le faîtes déjantément, @Jean Roque.

          Tout cela ne conduit à aucune intelligence, mais n’est jamais animé que par des peurs idéologiques - c’est-à-dire des spectres qui, comme chacun devrait savoir, n’ont d’effet qu’apophénique.

          Finalement, vous ne témoignez chacun, aussi rationnels vous escomptez-vous, que de vos idiosyncrasies (en l’occurrence, vos dégoûts) de même qu’Emmanuel Faye sans qui ce contre-article n’existerait pas, mais aussi @Robin Guilloux qui écrivit l’article originaire, et @Christian Labrune : moralement et sentimentalement, mais jamais - jamais - réflexivement. Du moins vous laissez-je à tous le bénéfice du doute, et veux croire que ça n’a lieu que sur un tel sujet brûlant qui, fort compréhensiblement, échaude les esprits.

          Bref au final, mon conseil, s’il en faut un, sera qu’il faut être bon, au lieu de prétendre parler au nom du Bien (cf. Tzvetan Todorov).

          Bonne journée


        • Jean Roque Jean Roque 18 mars 09:10

          @Mal’
           
          « La raison vous eût déconseillé de venir à moi et seule la foi vous l’a commandé » Dieu qui sauve


        • Jean Roque Jean Roque 18 mars 09:23

          @Mal’
          Ashkénazes descendants des kazars : non-dit juif.
           
          Pour le reste, Marx l’a déjà mieux dit ds la Question juive.
           
          "Ceci n’est pas un fait isolé. Le Juif s’est émancipé d’une manière juive, non seulement en se rendant maître du marché financier, mais parce que, grâce à lui et par lui, l’argent est devenu une puissance mondiale, et l’esprit pratique juif l’esprit pratique des peuples chrétiens. Les Juifs se sont émancipés dans la mesure même où les chrétiens sont devenus Juifs. »

           
          La question juive. Marx


        • Christian Labrune Christian Labrune 18 mars 11:41

          @velosolex
          J’ai beaucoup apprécié vos deux interventions, qui posent un redoutable problème. L’Allemagne du début du XXe siècle n’est pas un pays de sauvages. Ses universités, fort anciennes, sont parmi les plus brillantes d’Europe. Ses historiens, ses scientifiques, sont partout admirés. Comment un pays aussi cultivé a-t-il pu tomber si rapidement dans la barbarie la plus abjecte ? A quoi sert la culture, quand elle produit un Heidegger ?

          Je pense à ces marins de l’île de Sein partis en masse pour l’Angleterre aussitôt qu’ils ont pu savoir qu’une résistance s’y organisait. Très peu d’entre eux (je rigole) étaient passés par Polytechnique ou Normale Sup. Et pourtant, parce qu’ils ne manquaient ni de courage ni de caractère, ils auront vu immédiatement ce que devait être le choix nécessaire de tout homme libre.

          A contrario, les Déat, les Carcopino, bardés d’autant de diplômes universitaires qu’on en peut souhaiter se seront enfoncés immédiatement dans la pire collaboration, et c’est la grande masse des députés les plus « à gauche », les plus enclins à se gargariser des valeurs « humanistes » qui aura voté les pleins pouvoirs à Pétain.

          Comment, dans l’Université française, plus de soixante-dix ans après la libération des camps de la mort voulus par les nazis et par Heidegger lui-même (voir ses Cahiers noirs), peut-il se trouver encore des aliénés pour considérer qu’ on peut être un « grand philosophe » et avoir voulu ça ? Que seraient-ils encore aujourd’hui capables de vouloir, de pareils énergumènes, dans une situation historique ressemblant si fort à celle qui a suivi la conférence de Münich ?


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 18 mars 11:57

          @Christian Labrune Bonjour.Ce que vous dites me fait penser au dédain qu’avait Sartre pour Camus.


        • Morologue Mal’ 18 mars 12:19


          Vous m’expliquerez quand j’ai dit que Heidegger était un « grand » philosophe, etc.

          Au reste, je ne me répéterai plus, et renvoie à ces commentaires :
          * https://www.agoravox.fr/commentaire5162324
          * https://www.agoravox.fr/commentaire5162435

          Bonne route


        • Morologue Mal’ 18 mars 12:35

          @Aita Pea Pea Encore une fois, vous personnalisez tout ignardement, ainsi que Faye et tous les anti-heideggerisme (car le compte de Heidegger est effectivement réglé, le pauvre homme).

          Au reste, je revenais proposer ce lien : http://www.liberte-philosophie-forum.com/f130-heidegger


        • Christian Labrune Christian Labrune 18 mars 12:59

          Ce que vous dites me fait penser au dédain qu’avait Sartre pour Camus.
          ..........................................................
          @Aita Pea Pea
          J’aurais plutôt compris que vous disiez l’inverse : Camus est plus proche des gens « simples » que Sartre. Critiquant les universitaires et les intellectuels comme je le faisais, et leur opposant les marins de l’île de Sein, j’aurais probablement ulcéré un Sartre qui faisait partie du sérail et n’aurait jamais songé à remettre en question sa légitimité d’intellectuel qui, pendant la guerre, saura trouver quand même pas mal d’accommodements avec l’occupation, jusqu’à soumettre ses pièces de théâtre, pour les faire jouer, à la censure allemande.

          Il y a longtemps que je ne me fais plus d’illusions sur Sartre, mais je n’aime pas non plus Camus. Cela m’embêtait d’avoir à reconnaître que des gens sans culture pouvaient être plus estimables que d’autres plus instruits, mais c’est un fait. C’est triste à dire, surtout quand on a été professeur, mais la culture, qui est en soi une bonne chose, ne suffit pas à sauver tout le monde.


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 18 mars 13:25

          @Christian Labrune

          Il me semble que m’ayez compris a l’envers.Une phrase de Camus me suffit : « un homme ça se retient ».Et pour Sartre je lui laisse la défense de son strabisme divergent qui le faisait voir Berlin et Moscou en même axe.


        • Morologue Mal’ 18 mars 13:56

          @Christophe Labrune Hélas, il me semble que je sois aussi un pauvre homme à vos yeux, dans votre ostracisme. Mais c’est-à-dire que dire pauvre homme est bien méprisant. Reste que, de fait, que vous le vouliez ou non, Heidegger n’était ni un saumon ni un martien. C’était un homme. Et que vous qualifiez le nazisme d’inhumain ne change rien à l’affaire : il fut perpétré par des humains. A ce sujet, il y a des gens pour juger le nazisme démoniaque. Non, je crois que ce serait trop généreux, que de les exempter de leur humanité, de leur liberté et de leur responsabilité, dit à la sartrienne philosophique. Sartre dont seule la philosophie m’intéresse, aussi. Mais je vois que vous êtes relativement onfrayien, en parlant de lui. Ah ! si tous nos bienpensants avaient vécu l’Occupation. L’Occupation, c’est 5% de collabo, 5% de résistants, 90% de débrouillards oscillant entre collaboration, marché noir et résistance, parfois pour les pires exactions même dans le « camps du Bien ». Votre angélisme est nul. Qui fait l’ange ... et vous avez beau jeu de conspuer le passé, pour vous donner l’auréole, en ostracisant quiconque s’oppose à vous. Dans ostracisme, il y a racisme, et croyez-moi : il existe des racismes entre gens de même couleur, l’Afrique en est un bon exemple, tandis que vous en êtes un autre devant vos adverses.

          @Aita Pea Pea Je répète qu’on a beau jeu de conspuer Sartre aujourd’hui, Sartre dont pour ainsi dire tout le monde se moque, en dehors de quelques médiatiques qui veulent se donner bonne conscience, à la manière @Christian Labrune ou vous qui les suivez. Rien n’est tout noir, rien n’est tout rose, on dirait que c’est trop compliqué à comprendre pour vous, et que vous êtes des tout-purs. Des purs, vous me suivez ? ... Le nazisme a fait d’inattendues émules, comme avec @velosolex d’ailleurs. Vous êtes la vilenie à visage humain, car brandissant les oriflammes d’idéaux trop étincelants pour être vrais, qui virent à l’ostracisme (vous ostracisiez Sartre) toujours et partout. Et, naturellement, les saints devant « les autres » (Heidegger, Sartre, Camus pour @Christian Labrune) c’est vous. smiley

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès