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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Henry Purcell, le King du semi-opéra

Henry Purcell, le King du semi-opéra

L'air de « la scène du froid » de King Arthur fait encore frissonner le mélomane du XXIème siècle. Cet air fut utilisé par Ariane Mnouchkine pour illustrer la mort de Molière dans son film biographique. Ce chant lent, étrange, saccadé, avec ce "refrain" "let me freeze" a de quoi nous hérisser les poils du bras et nous transpercer le coeur quand il est interprété par un bon chanteur d'opéra. Mais ce n'est pas tout ce qu'il faut retenir de Purcell qui fut le maître de l'opéra à l'anglaise dit aussi "semi-opéra" et de bien d'autres formes de musiques avant l'arrivée de Haendel.

Le semi-opéra est un genre hybride entre le théâtre et l'opéra. Il était à la mode au XVIème siècle en Angleterre.

King Arthur est donc un semi-opéra. Les principaux personnages ne chantent pas une seule note. Impossible, par conséquent, de comprendre l’intrigue en écoutant seulement la musique. Les chanteurs sont ceux qui ne participent pas directement à l'intrigue : prêtres et guerriers (acte I), bergers (acte II), le dieu Amour et le Génie du froid (acte III), des Sirènes, des Nymphes et des Sylvains (acte IV). Enfin, un cortège de dieux et d'allégories évoqué par Merlin au dernier acte.

"King Arthur" King Arthur (Le Roi Arthur), sous-titré The British Worthy (Le Preux breton), opéra en cinq actes, fut donné pour la première fois en mai ou juin 1691 au Théâtre Dorset Garden de Londres. Encouragé par le succès de Dioclétien,Thomas Betterton s’assura de la collaboration de son ami John Dryden pour le livret et de Purcell pour la musique.

L'air de la scène du froid

Passons directement à l'acte III du Roi Arthur pour écouter ce "let me, let me fre-e-eze !"

Récit :

Le Saxon Oswald a enlevé Emmeline à Arthur. Son fort est imprenable, protégé par les sortilèges d'Osmond (magicien d'Oswald) que Merlin ne peut défaire. Merlin promet à Arthur de le conduire à sa bien-aimée et de lui faire recouvrer la vue à l'aide d'un breuvage. Il y parvient. Emmeline voit le visage d'Arthur. Arthur doit fuir Osmond et laisser Emmeline qui est en proie à de sortilèges invincibles.

Osmond trouve Emmeline. Il est amoureux d'elle. Il décide de lui montrer le pouvoir du dieu de l'amour dans les contrées les plus froides du globe en lui faisant apparaître un paysage glacé. Cupidon va réveiller le Génie du froid puis tout le peuple du froid est convié et danse en hommage à l'amour. Emmeline admet qu'elle se réjouit du spectacle mais déplore qu'il soit d'Osmond. Celui se fâche et veut la violer. Mais il est interrompu par les cris de Grimbald qui, prisonnier d'un sort jeté par Philidel, l'appelle à son secours.

Musique :

La scène du froid s’apparente au genre traditionnel du masque, et plus précisément du masque Stuart, cet équivalent anglais du ballet de cour français. Après l’air joyeux de Cupidon (« what ho, thou genius of this isle »), le génie du froid pousse son chant glacial « what power art thou »...

Le chœur chante « See, see, we assemble  » : le peuple du froid s’assemble mais grelotte toujours. On a cherché à établir une analogie entre cette scène et celle d’Isis, la tragédie de Quinault et Lully (1677) : le « chœur des trembleurs » d’Isis rappelle celui d’Arthur. Mais si Purcell a pris ici Lully comme modèle, il s’en distingue musicalement.

N'est-ce pas, ça caille ! Cette question me sert de transition vers la passacaille de l'acte IV.

La grande passacaille

La pièce musicale peut-être la plus heureuse de la pièce.

« How happy the lover » : Le modèle de cette longue passacaille semble être l’immense « Chacon » de Louis Grabu (« Albion et Albanius », 1685, acte II), elle-même inspirée de passacailles de Lully dont l’imposante passacaille de la tragédie d’Amadis (1684). Ou l’inspiration serait directement tirée d’Armide (1686) de Lully. Comme dans Armide, cette passacaille a pour fonction de rendre le chevalier prisonnier de ses sens.

Les chansons à boire

Purcell était aussi un habitué des tavernes et chantait avec ses compagnons des catches (chansons à boire). Il en composait aussi. L'une se ses compositions joyeuses se trouve à l'acte V du Roi Arthur. Comus et les paysans entonnent une chanson à boire du dieu des festins et de ses compagnons. "Your Hay it is mow'd'" est un moment de bonne humeur.

Henry Purcell (1659 - 1695) : un destin tragique

S'il était volontiers buveur et fêtard, Purcell connut une existence jalonnée de drames personnels dans une époque très troublée.

Sa naissance, en 1659, coïncide avec la chute de Cromwell qui sera suivie d’une restauration et d’une libéralisation des arts. Le père de Purcell, maître de chapelle à Westminster, et son oncle, sont tous les deux choristes de la chapelle royale. Henry et son frère seront choristes très jeunes. Le père meurt en 1664. La peste, le Grand incendie de Londres de 1666, tout cela marquera le compositeur et explique en partie la veine sombre et introvertie de son oeuvre. Querelles religieuses aussi : quand il se mariera à une catholique, il devra jurer devant témoins sa fidélité à l’église anglicane.

Purcell, qui fut marqué par de très nombreux deuils (il perdit successivement plusieurs enfants en bas âge) et par la mort qui rôdait alentour, utilisa avec force la rhétorique de la mort et du deuil dans son œuvre.

De fait, très doué et sincère dans ses oeuvres traitant de la souffrance et du trépas, Purcell fut appelé à composer une Marche pour les obsèques de la reine Marie le 5 mars 1695. Sa marche sera au cinéma par le compositeur Wendy Carlos, dans le générique du film Orange mécanique de Stanley Kubrick (1972).

Musique religieuse

Comme il est au service de Charles II (il a seulement 18 ans) et que le monarque a introduit les violons à l’église, Purcell composera pour les violons. Ce qui lui impose d’accompagner les anthems (motets) à la manière des grands motets.

En 1679, Purcell devient organiste de Westminster, poste qu’il occupera toute sa vie.

Te Deum : publié par sa veuve en 1697, le Te Deum de Purcell resta longtemps apprécié. C’est le premier Te Deum en langue anglaise. Peu à peu, il sera supplanté par les Te Deum de Haendel.

Le style original de Purcell

Purcell a tout d'abord emprunté à ses maîtres anglais. Puis il prend ses distances avec l’héritage national. Sa musique contiendra des imports venus de France et d'Italie.

Derrière les noms de mouvements de ses sonates, se cachent parfois des danses à la mode en France : menuet, gigue ou sarabande. Sur le modèle français, l’orchestre joue chez Purcell un rôle structurant et crée l’unité grâce à la symphonie d’introduction et aux ritournelles qui articulent les sections de l’œuvre.

La manière de Monteverdi est aussi présente avec les progressions des voix en duo ou en trio à intervalles de tierces et de sixtes.

Le style baroque : l’autonomie et la richesse exceptionnelle que Purcell donne à la basse continue, véritable pilier de la musique baroque, contribuent à l’originalité de son style. Didon et Enée (1689) est la seule œuvre de Henry Purcell réellement considérée comme un opéra baroque, les autres (The Fairy Queen, King Arthur, etc.) étant plutôt des semi-opéras ou des masks destinés à être joués au théâtre de par la présence de récitatifs.

1689 est une année charnière pour l'Angleterre comme pour Purcell.

A l'avènement de Guillaume III et Marie II Stuart, il recouvre officiellement ses fonctions de compositeur de la cour et d'organiste de la chapelle royale (le monarque précédent privilégiait les musiciens catholiques).

Surtout le théâtre se rouvre à la musique. La cour lui commande peu d'oeuvre. Le théâtre en revanche le sollicite beaucoup.

Purcell est chargé de la musique du couronnement cette année-là. Guillaume III, un protestant calviniste austère, apprécie fort peu la musique. Ce qui n'est pas le cas de son épouse qui commandera des oeuvres au compositeur. C'est peut-être en hommage à la reine que le chorégraphe Josias Priest et sa femme, directrice d'un pensionnat pour jeunes filles, demandent à Purcell de monter son opéra de chambre Didon et Enée avec les élèves de l'école.

Didon et Enée (1689)

L'oeuvre est considérée comme le premier opéra anglais véritable. Un opéra de cour d’après un modèle français. Le compositeur français Grabu met en musique le Didon et Enée de Dryden. Le compositeur Marc Antoine Charpentier, qui est au service de la princesse de Guise, compose de courts opéras de chambre entièrement chantés qui serviront de modèles aux compositeurs anglais. Pour Didon et Enée, Purcell joue sur des forts contrastes entre tragédie et comique. Ainsi, la scène grotesque des sorcières qui tranche avec la scène grivoise de marins.

Le douloureux lamento en sol mineur précédant la mort de Didon descend sur une sombre descente chromatique vers l’abîme, basse obstinée parmi les plus poignantes que Purcell a écrites. Ecouter "La Mort de Didon"

Le roi étant mort en 1685, la représentation de la pièce n’eut pas lieu. Après trois siècles, Didon et Énée, qui semble d'abord avoir été très populaire dans les cercles privés, n'a trouvé que récemment sa place dans un théâtre public (deuxième moitié du XXe siècle). De fait c'est un opéra de chambre, au caractère par nature plutôt intime, puisqu'il était destiné à une représentation scolaire. Purcell jouait lui-même du clavecin et les élèves du pensionnat exécutaient les danses que le compositeur avait rajoutées à l'opéra.

Dioclesian (Dioclétien) (1690)

Du nom d’un empereur romain. Purcell fixe les règles de l'opéra anglais ou semi-opéra comme l'appellera Roger North. Une ouverture à la française, grand orchestre à la française. Il ajoute des pièces musicales entre les actes.

John Dryden, qui jusqu'ici, préférait avoir recours à Grabu ou à Draghi, demanda à Purcell de mettre en musique son adaptation de l'Amphitryon de Molière. Dryden était réputé pour n'avoir aucune oreille et quand il comprit que la musique de Purcell dans Dioclesian était supérieure à celle de Grabu, il laissa tomber ses préjugés contre les musiciens anglais.

Dioclesian remporte un vif succès. Parmi les plus connus des airs de Dioclesian : "What shall i do to show her how much i lover her" (acte III), l'air du suivant de Cupidon, l'air virtuose "Sound, fame, thy brazen trumpet sound !" (acte IV).

Puis le poète lui confie King Arthur, qui sera composé après un voyage en Hollande avec Guillaume III, connaîtra un succès encore plus grand.

Fairy Queen (1692) (« la Reine des fées »)

Le plus long et le plus coûteux des semi-opéras de Purcell est inspiré de "A Midsummer Night's Dream" (Le Songe d'une nuit d'été) de Shakespeare. Son évolution vers une écriture vocale de plus en plus complexe l'amène à recruter des chanteurs hautement compétents plutôt que des comédiens sachant chanter. La qualité musicale de Fairy Queen est supérieure à celle de tous les autres opéras de Purcell. Mais certains y voient un recul par rapport à King Arthur, parce que les scènes musicales sont enfermées dans des masques au lieu d'être intégrées à l'action. La musique ne fait plus avancer l'intrigue. Thomas Betterton, l'auteur, n'a pas changé seulement le titre de Shakespeare, il a aussi changé l'ouvrage (texte original retaillé et ré agencé). Mais chacun des cinq masques est relié par son thème à la pièce de Shakespeare.

Ecouter "If love's a sweet passion", extrait de Fairy Queen

« The Indian Queen »

En 1694, Thomas Betterton quitte le théâtre royal à cause des pratiques frauduleuses de son directeur. Il fonde un théâtre à lui, le roi lui ayant accordé une licence. Ce théâtre rebelle attire les meilleurs chanteurs, ce qui nuit à Purcell, contraint de rester au théâtre royal. Il doit revoir ses rôles à la baisse pour son semi-opéra « The Indian Queen ».dont les représentations sont reportées. Il recrute des enfants. Daniel Purcell, le frère du compositeur, fait ses débuts de compositeur avec la musique du masque final de « The Indian Queen ».

Aucun compositeur baroque n’a su aussi bien qu'Henry Purcell coller à la musique de sa langue natale. C'était là le secret de Purcell pour une juste rhétorique. Grand amoureux de la musique italienne, il regretta toujours de ne pas avoir été instruit en italien.


 


Moyenne des avis sur cet article :  4.27/5   (11 votes)




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15 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 29 juin 2013 08:37

    Bonjour, Taverne.

    Le Roi Arthur, Didon et Enee, deux œuvres superbes que je prends plaisir à réécouter régulièrement. Je leur préfère pourtant La Reine Indienne, un semi-opéra méconnu truffé d’airs magnifiques.


    • Taverne Taverne 29 juin 2013 15:09

      Je savais que l’article t’intéresserait Fergus car tu avais évoqué Purcell sous mon article consacré à Monteverdi.

      Je n’ai pas encore écouté the Indian Queen mais je n’y manquerai pas.


    • Al West 29 juin 2013 13:18

      Bonjour Taverne,

      Merci une nouvelle fois pour ces articles musicaux. Il faut dire ce qui est : les Britanniques sont très mauvais en composition, Purcell était l’un des seuls à rattraper les choses.

      Je m’en vais écouter, sur conseil - avisé, je n’en doute pas - de Fergus, La Reine indienne.


      • Fergus Fergus 29 juin 2013 13:44

        Bonjour, Al West.

        En fait, les Britanniques n’ont pas toujours été « mauvais en composition ». Avant Henry Purcell, il y eut William Byrd (auteur de très belles partitions pour le clavecin), et après, William Boyce (superbes symphonies). Mais il est vrai que, dès la fin de la période baroque, les Anglais ont, à quelques petits maîtres près, quasiment disparu de la composition pendant plus d’un siècle jusqu’à l’émergence des « modernes » Britten, Elgar et autre Vaughan Williams. Entre temps, la musique anglaise avait pris l’accent allemand, dans le sillage de Haendel et de JC Bach...

        Bonne écoute de La Reine Indienne.


      • Al West 29 juin 2013 14:03

        Oui je suis peut-être dur, mon propos était que si l’on considère les dix ou vingt meilleurs compositeurs de chaque pays, les Britanniques sont loin d’être mes préférés (en tout cas derrière les Allemands, les Autrichiens, les Italiens, les Russes et même, cocorico, les Français).

        J’aime beaucoup La Reine indienne en tout cas. Je crois que je l’avais déjà entendu en fait.


      • Taverne Taverne 29 juin 2013 15:13

        Je suis d’accord avec Al West. Les Anglais ne sont pas très fort en musique classique. Après Purcell, il y a eu Haendel et...c’est tout ! (je caricature un peu, ok) Et encore, Haendel était un allemand naturalisé britannique. En fait, c’est grâce au rock and roll que les Anglais ont enfin percé en musique.

        Les plus forts en musique ont toujours été, à mon avis, les Italiens suivis des Allemands et Autrichiens.Les autres venant après : Français, Russes, etc.


      • Fergus Fergus 29 juin 2013 16:02

        @ Taverne et Al West.

        Rassurez-vous, je ne vous en veux pas, mais une fois encore, on oublie les grands musiciens classiques de Bohème et de Moravie, ceux-là mêmes auxquels j’ai consacré un article en 2010 (Le siècle d’or de la musique tchèque) pour leur rendre justice et montrer que la musique tchèque ne se limitait pas à Smetana, Dvorak ou Janacek. Avec, au sommet de cette vague créatrice classique, un très grand nom : Johan Stamitz, le véritable patron de l’Ecole de Mannheim et l’un des pères de la symphonie moderne avec Haydn.

        Amusant, car le chapeau de cet article, était ainsi rédigé : « Lorsqu’on évoque en société les grands pays de musique classique, c’est tout naturellement à l’Allemagne et à l’Italie que l’on pense immédiatement, tant les compositeurs germaniques et transalpins ont légué au patrimoine mondial une pléiade d’œuvres immortelles, qu’elles soient profanes ou religieuses, instrumentales ou lyriques. C’est après seulement que l’on cite la France, la Russie ou l’Angleterre. Et, presque toujours, on oublie la Bohème. Ce pays a pourtant été, durant ce que l’on pourrait appeler « le siècle d’or », au cœur de la création classique.  »

        Bonne fin d’après-midi.


      • Al West 29 juin 2013 16:13

        Merci Fergus, je ne connaissais pas encore Agoravox quand vous avez écrit cet article. Je vais le lire de ce pas, d’autant plus que je dois avouer être un parfait inculte en ce qui concerne la musique tchèque (je connais Dvorak évidemment, mais ça s’arrête à peu près là...)


      • Taverne Taverne 29 juin 2013 20:00

        à Fergus :

        Ah mais non, moi j’avais bien écrit « etc. » (et tchéquera)
        Alors j’ai bon ? smiley


      • Antoine 30 juin 2013 02:06

         Il est vrai que le 19ème a été assez pauvre en compositeurs britanniques qui se sont tout de même rattrapés au 20ème avec notamment Elgar, Britten, Holst, Bridge, Walton, Maxwell Davies et quelques autres.

         Pour le reste, bravo encore Taverne ! Purcell avait une écriture très soignée en particulier dans ses pages chorales d’un contrepoint très savant et dans la symétrie tonale des tableaux. Il a su aussi beaucoup varier les effets spéciaux comme l’effet d’écho, l’articulation mélodique. Chaque fois que je l’écoute, je suis frappé par la pureté musicale où chaque note est la bonne, au bon moment, à la bonne hauteur, etc... 


      • bakerstreet bakerstreet 30 juin 2013 08:45

        Handel, c’est pas de la petite bière ! 

        .....Ecoutez Ariodante, ou Almira avec ces airs adimirables repris par pas mal de sopranos, telle nathalie Dessay, est une des meilleurs occasions de se rapprocher du paradis, ou du songe d’une nuit d’été, l’après midi d’un faune......

        Ne pas oublier tout de même Benjamin Britten, dans la musique anglaise du vingtième siècle, un des plus grands contemporains, s’inspirant d’ailleurs de la musique baroque d’Handel, et de Purcell. 
        Origine allemande pour l’un, française pour l’autre, dans un siècle des lumières où les échanges entre artistes étaient la règle, en même temps que les déplacements entre pays. 

        Casanova, dans la littérature, la politique et les moeurs fut l’exemple dans un autres domaine de la richesse de la variété des échanges, amoureux, et musicaux...
        .La musique semble la partition sur laquelle s’inscrivirent les idées nouvelles, et cet élan....Comme Casanova, Rousseau fut lui aussi un musicen, auteur de plusieurs opéras.

      • Antoine 30 juin 2013 23:21

         Haendel (ou « Händel ») était une pointure mais finalement a peu contribué à l’évolution de l’opéra contrairement à Purcell dont, dans cette perspective, le titre de gloire principal est le duo Dido and Aeneas. Pour ce qui est de l’inventaire du passé, il faut rester prudent en raison de révélations tardives : par exemple on vient de redécouvrir Casella et j’invite ceux qui aiment Bruckner et Mahler (dont les œuvres commencent à être un tantinet rabâchées à l’exception des premières symphonies de Bruckner) à écouter en particulier ses symphonies dont les deux premières ont été admirablement enregistrées chez Naxos pour un prix dérisoire.



        • Jean Marie Thiboult Jean Marie Thiboult 3 juillet 2013 23:04

          Mais savez vous qui est Etienne Riwallan ?


          Cette question est toujours en attente de validation.

          • vesjem vesjem 2 octobre 2013 01:35

            merci pour cet article ; il ne faut pas toutefois« nationaliser » les oeuvres car à ces époques ,les territoires européens étaient plus en osmose culturelle et politique (noblesse oblige) , qu’aujourd’hui ;
            et si on veut malgré tout « nationaliser », il faut penser que les beaucoup de compositeurs européens convergeaient pour présenter leurs oeuvres au royaume suprême , celui de la france d’alors ;
            aucune gloire ni fierté à en éprouver

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