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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Histoires croisées de l’Europe : Napoléon et l’Allemagne (...)

Histoires croisées de l’Europe : Napoléon et l’Allemagne (1)

Partie 1 : "Le temps d’aimer...

 Ce qui suit n’a d’autre prétention que de relater une période charnière de l’histoire de l’Europe, celle où le destin de la Germanie croisa celui de Napoléon, qui allait, après l’avoir occupée, présider à la naissance du nationalisme Allemand.

Et pour rendre hommage à un de nos plus grands génies littéraires, je lui emprunte en introduction ces vers que nul n’ignore :

Ce siècle avait deux ans Rome remplaçait Sparte déjà Napoléon perçait sous Bonaparte…etau delà du Rhin, les plus grands représentants de la culture Allemande- Goethe, Beethoven, Hegel, entre autres- accueillent celui qu’ils considèrent comme un libérateur, un général éclairé par les idées du siècle des lumières et porteur de celles, neuves et exaltantes de la toute jeune révolution.

Il faut dire que l’Allemagne, en ce début du XIXème siècle, aspire au changement : le Saint-Empire Romain Germanique qui regroupe sous sa couronne plus de trois cents pays est à bout de souffle. Foin du moyen-âge et des inégalités, des roitelets, des princes évêques des ducs et de leurs querelles, le peuple veut comme celui de France vivre la liberté !

Et les victoires s’enchaînent, et l’empereur est acclamé. Dans les territoires « libérés » il met en pratique les principes de la révolution : le code civil, l’égalité devant la loi, la sécularisation de l’enseignement et la confiscation des richesses de l’Eglise Il introduit aussi la conscription : les jeunes gens des peuples libérés doivent intégrer ce qui va devenir la Grande Armée. Une armée d’ou le châtiment corporel a été banni et ou chaque soldat à dans sa musette un bâton de maréchal.

Partout Napoléon fait mettre en chantier routes et canaux, écoles, lycées et universités. La France et le français sont à la mode : on s’habille on parle, on pense français.

Il en reste encore des traces dans l’Allemand d’aujourd’hui : des termes militaires bien sûr plus quelques mots à l’étymologie aussi curieuse qu’incertaine, ainsi "Fissmatente" qui est une contraction du « visite ma tente » dont les hussards -à l’œil charmeur et à la moustache frisante- invitaient les jeunes allemandes à pousser leurs affinités. Ce mot signifie aujourd’hui « : prétexte non valable »allez savoir pourquoi …Aussi « Pumpernickel » sorte de pain foncé très peu apprécié par les grognards français, qui disaient « c’est pain pour Nickel » Ce Nickel étant le nom de la monture de l’un de leurs chefs les plus connus, peut-être de l’empereur lui-même ! Aussi enfin « Mucke Fucke », déformation de « Moka Faux » dont on baptisait l’ersatz d’un café victime du blocus continental.

  Arrive 1806 :le Saint-Empire n’existe plus, la Confédération du Rhin, protectorat français fait tampon entre la Prusse au Nord et l’Autriche au Sud , les Royaumes de Bavière et de Westphalie sont alliés de la France. La Prusse de Frédéric Guillaume III s’inquiète de la montée en puissance de cette trop française Confédération, les officiers prussiens, en guise de provocation font mine d’aiguiser leur sabre sur les marches de l’ambassade de France à Berlin, la guerre à la France est déclarée, Napoléon n’attendait que ça : deux victoires, Iéna et Auerstadt vont plier l’affaire, la Prusse est écrasée, le Tsar Alexandre, allié vaincu de la Prusse, va devoir changer d’alliance ...

A Tilsitt, ville agréable des bords du Niémen, tout a été mis en œuvre pour que la rencontre des deux empereurs, le Tsar Alexandre et Napoléon, se déroule dans les meilleures conditions : les deux camps rivalisent de fastes et d’élégance. Seul le roi de Prusse, vaincu piètre allure et mine défaite, détonne dans ce décor de fête, son épouse la très charmante Louise, malgré ses réticences va essayer d’user de ses charmes pour séduire l’ogre corse et l’empêcher de dépecer le royaume. Peine perdue ! le cœur de l’empereur bat déjà pour Maria Walewska et la Pologne, Louise n’aura droit qu’à être complimentée pour son élégance…La Prusse passera à la découpe pour le plus grand profit du duché de Pologne et de la Westphalie : nouveau royaume et nouveau roi, le piètre Jérôme Bonaparte !

(à suivre)

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Histoires croisées de l'Europe : Napoléon et l'Allemagne (1)

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21 réactions à cet article    


  • zelectron zelectron 31 mars 2010 14:23

    Trop rare ce regard réciproque sur l’Histoire Napoléonienne/Allemande en particulier.
    En conclusion hâtive, je ne suis pas loin de penser que la formule « boucher de l’Europe » est plus adéquate que bien d’autres...


    • alberto alberto 31 mars 2010 20:58

      Salut, Arminius,

      Intéressant, comme d’hab !

      J’attends la suite avec intérêt...

      Pas trop le temps ce soir d’en écrire plus

      A+ : alberto.


      • ARMINIUS ARMINIUS 1er avril 2010 02:28

        Même remerciements qu’à Alberto, donc voir ci-dessous.


      • brieli67 1er avril 2010 00:19

        ” Kriegslieder und Nationalhass”.

        “Man hat Ihnen vorgeworfen”, bemerkte ich etwas unvorsichtig, “dass Sie in jener grossen Zeit nicht auch die Waffen ergriffen, oder wenigstens nicht als Dichter eingewirkt haben.”

        “Lassen wir das, mein Guter !” erwiderte Goethe, “Es ist eine absurde Welt, die nicht weiss, was sie will, und die man muss reden und gewähren lassen. Wie hätte ich die Waffen ergreifen können ohne Hass ! Und wie hätte ich hassen können ohne Jugend ! Hätte jenes Ereignis mich als Zwanzigjährigen getroffen, so wäre ich sicher nicht der letzte geblieben ; aber es fand mich als einen, der bereits über die sechzig hinaus war…

        Kriegslieder schreiben und im Zimmer sitzen - das wäre meine Art gewesen ? Aus dem Biwak heraus, wo man nachts die Pferde der feindlichen Vorposten wiehern hört : da hätte ich es mir gefallen lassen. Aber das war nicht mein Leben und nicht meine Sache, sondern die von Theodor Körner. Ihn kleiden seine Kriegslieder auch ganz vollkommen. Bei mir aber, der ich keine kriegerische Natur bin und keinen kriegerischen Sinn habe, würden Kriegslieder nur eine Maske gewesen sein, die mir sehr schlecht zu Gesicht gestanden hätte. Ich habe in meiner Poesie nie affektiert. Was ich nicht lebte und was mir nicht auf die Nägel brannte und zu schaffen machte, habe ich auch nicht gedichtet und ausgesprochen. Liebesgedichte habe ich nur gemacht, wenn ich liebte. Wie hätte ich nun Lieder des Hasses schreiben können ohne Hass ! Und unter uns, ich hasste die Franzosen nicht, wiewohl ich Gott dankte, als wir sie los waren. Wie hätte ich auch eine Nation hassen können, die zu den kultiviertesten der Erde gehört und der ich einen so grossen Teil meiner eigenen Bildung verdankte !

        Überhaupt- fuhr Goethe fort- ist es mit dem Nationalhass ein eigenes Ding. Auf den untersten Stufen der Kultur werden Sie ihn immer am stärksten und am heftigsten finden. Es gibt aber eine Stufe, wo er ganz verschwindet und wo man gewissermassen über den Nationen steht , und man ein Glück oder ein Wehe seines Nachbarvolkes empfindet, als wäre es dem eigenen begegnet. Diese Kulturstufe war meiner Natur gemäss, und ich hatte mich lange darin befestigt, ehe ich mein sechzigstes Jahr erreicht hatte.

         Eckermann. ” Gespräche mit Goethe”, den 14. März 1830.


        • brieli67 1er avril 2010 00:22

          Traduction du texte de Goethe ” Chants guerriers et haine nationaliste” (”Kriegslieder und Nationalhass”)

          Dans une conversation avec Johann Peter Eckermann, en date du 14 mars 1830, Goethe explique son refus de participer en 1813 à la campagne haineuse de nombreux intellectuels allemands dirigée contre la France et qui accompagnait le soulèvement armé contre les troupes de Napoléon.

          “On vous a reproché”, fis-je remarquer un peu imprudemment, ( C’est Eckermann qui parle) ” que durant cette glorieuse période, vous n’ayez pas, vous aussi, pris les armes, ou, du moins, usé de votre influence comme poète.

          “Laissons cela, mon cher,” répliqua Goethe. Nous vivons dans un monde absurde qui ne sait ce qu’il veut et qu’il vaut mieux laisser s’exprimer et laisser faire. Comment aurais-je pu prendre les armes, alors que je n’éprouvais pas de haine ! Et comment aurais-je pu haïr, alors que ma jeunesse était derrière moi ! Si j’avais vécu ces évènements à l’âge de vingt ans, alors oui, je n’aurais pas été le dernier. Mais c’est lorsque j’eus dépassé la soixantaine, que tout cela se produisit.

          Ecrire des chants guerriers et resté calfeutré dans sa chambre, pensez vous vraiment que cela convenait à ma nature ? Dans le bivouac, là où la nuit on entend hennir les chevaux des avant-postes ennemis, oui, cela m’aurait convenu. Mais ce ne fut ni ma vie, ni mon affaire, plutôt celle de Theodor Körner. Ses chants guerriers s’accordent parfaitement avec sa personnalité. Mais chez moi, qui n’ai ni une nature guerrière, ni l’esprit guerrier, des chants de guerre n’auraient été qu’un masque incongru. Dans mes oeuvres poétiques, je n’ai jamais simulé. Ce que je n’ai pas vécu et qui ne me concernait ni me touchait directement, je ne l’ai ni écrit dans mes oeuvres, ni exprimé oralement. Je n’ai écrit des poèmes d’amour que lorsque j’étais amoureux.Comment aurais-je pu écrire des poèmes de haine, sans éprouver de la haine ? Et soit dit entre nous, je ne haïssais pas les Français, encore que j’aie remercié Dieu, lorsque nous en fûmes débarrassés. Comment aurais-je pu haïr une nation qui compte parmi les plus cultivées de la terre et à laquelle je suis redevable d’une si grande part de ma propre culture ?

          De toute façon, poursuivit Goethe, la haine nationaliste est chose bien singulière. C’est aux degrés les plus bas de la culture que vous la trouverez empreinte de la plus grande force et de la plus grande virulence. Mais il y a un niveau, où cette haine disparaît totalement, où l’on se situe en quelque sorte au-dessus des nations, et où l’on ressent un bonheur ou un malheur qu’éprouve le peuple voisin, comme s’ ils concernaient notre propre peuple. Ce niveau de culture fut conforme à ma nature et et c’est à ce niveau que je m’étais fermement placé avant d’avoir atteint mes soixante ans.”

          “Voilà un homme !” pour reprendre l’ exclamation prêtée à Napoléon, lors de leur rencontre ! N’est-ce pas cela que l’on appelle la “grandeur d’âme” ? Goethe était déjà bel et bien “un citoyen du monde”… Et combien paraissent mesquines et viles les basses manoeuvres politiciennes et populistes qui tentent de manipuler le sentiment national de nos concitoyens, presque deux siècles après la disparition de l ’auteur de “Faust” !


          • ARMINIUS ARMINIUS 1er avril 2010 02:42

            Bonjour Briely
            merci pour cette évocation du grand poète allemand et tout à fait d’accord avec votre commentaire.
            Vous n’êtes pas sans savoir que Napoléon avait le jeune Werther comme livre de chevet pendant la campagne d’Egypte, dommage que cela n’ait pu adoucir un peu ses décisions , surtout au sujet du sort tragique des prisonniers turcs...


          • ARMINIUS ARMINIUS 1er avril 2010 02:26

            Merci Alberto, je suis heureux que vous ayez plaisir à lire ce que j’ai pris plaisir à écrire. J’ai soumis la suite hier, donc elle devrait ne pas tarder....


            • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 1er avril 2010 02:57

              C’est assez bien rédigé mais c’est trop court Arminius. Vous nous laissez sur notre faim.
              L’empereur mérite plus que ces quelques lignes.

              Je compte sur vous.


              • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 1er avril 2010 02:59

                Ce serait utile. Ici.


              • alberto alberto 1er avril 2010 11:14

                Arminius : ce matin à 11h11, ton score à la modération est de +3 !
                ça devrait le faire...
                Bien à toi.


                • brieli67 1er avril 2010 11:38

                  Pourquoi ? 


                   ? W A R U M ?


                  http://www.youtube.com/watch?v=2GWucEfurhg

                  - cimetière militaire de 1774 à Reval/Tallinn,

                  laissé « volontairement » à l’abandon dans les années 5o


                  • brieli67 1er avril 2010 14:24

                    ah le Sag Warum de Camillo 

                    http://www.youtube.com/watch?v=B4jR3zjYCIw

                    remarque d’un ancien !!

                     Au top 10 des slows les plus efficaces de tous les temps ! Le seul slow qui me permettait à l’époque de conclure en 2mn20 alors que ça prenait 3mn59 en 1967 sur le Whiter Shade of Pale. Quelques années plus tard, les 6mn31 d’Hotel California suffisaient à peine pour passer aux choses sérieuses



                    • brieli67 1er avril 2010 15:00

                      Sag warum de Camillo : cover de Oh ! Why- The Teddy Bears

                      http://www.youtube.com/watch?v=NQvCphBJkNc


                      Le Warum de Theo Mackeben , mise en musique d’un célèbre poême de von Göthe à sa Lotte 

                      http://www.youtube.com/watch?v=zeQkaJzA1Jk


                      Warum gabst du uns die tiefen Blicke,

                      Unsre Zukunft ahndungsvoll zu schaun,

                      Unsrer Liebe, unserm Erdenglücke
                      Wähnend selig nimmer hinzutraun ?
                      Warum gabst uns, Schicksal, die Gefühle,
                      Uns einander in das Herz zu sehn,
                      Um durch all die seltenen Gewühle

                      Unser wahr Verhältnis auszuspähn ?

                      par Marjorie http://www.youtube.com/watch?v=PGtfcZt4vug

                      par Miliza Korjus, « The Berlin Nightingale » au destin si tragique

                      http://www.youtube.com/watch?v=YKKGxNzJnqQ&feature=related



                      • ARMINIUS ARMINIUS 2 avril 2010 04:48

                        Merci d« avoir rendu à César ce qui a été pompé : le Sag Warum de Camillo ayant été directement copié sur le »Oh Why« des Teddy Bears...qui fonctionnait très bien pour »emballer« les jeunes allemandes dans les parties hambourgeoises des années 60.. ou le cinéma français avait déja pénétré:on y rencontrait des copies allemandes de Jean Seberg qui étaient loin d’être »A bout de souffle"....


                      • brieli67 1er avril 2010 15:34

                        De Theo Mackeben : http://www.youtube.com/watch?v=DSu4ZvpzcGI

                        pour Sir Scie musicale Rocl ’ Haddock http://www.youtube.com/watch?v=CIJkI-QIM0c

                        Et si déjà un peu de la grande Zarah

                        http://www.youtube.com/watch?v=Km2N-0cfchY

                        revue et corrigé par Nina http://www.youtube.com/watch?v=5r5MBBRRn1Y


                        Superbe collection vidéo Chanson, Schlager & big band 1925-1945

                        http://www.youtube.com/user/Leotaurus1975


                        • brieli67 1er avril 2010 16:06

                          http://www.berlin-and-more.de/berlinerisch-deutsch-intro.html

                          Plein d’expressions « françaises » - huguenotres.. dans le Jargon de Berlin. Il y la célèbre Curry-Wurst et es Buletten. ailleurs nommées Frikadellen...

                          http://home.arcor.de/jean_luc/Deutsch/mundart/berlin.htm

                          Dein Kostüm ist totschick (tout chic), det Tricot (le tricot) zeigt Deine Konjoncturen (contour) janz jenau. smiley




                          • ARMINIUS ARMINIUS 2 avril 2010 04:52

                            Huguenotre ? c’est une « boulette » ou une façon de vous approprier le protestantisme ?


                          • brieli67 1er avril 2010 16:27

                            Wouah !!

                            dans le sujet ce spectacle en open-air 

                            Fisimatenten oder Napoleon ist nicht an allem schuld.flv 

                            http://www.youtube.com/watch?v=gTELiiaK4jA


                            mais pour Fisimatenten  il y a d’autres origines etymologiques plus que probables 

                            autre cas de Volksetymologie : le Pumpernickel très ancien aussi bien avant la monture à Napi :

                            c’est le Nicolas (Nickel) qui pète .... qui sait à réserver EXCLUSIVEMENT au premier des François.



                            • ARMINIUS ARMINIUS 2 avril 2010 04:59

                              OK pour les autres sources, on pourrait aussi étendre Nickel à la représentation du démon, la digestion de ce pain occasionnant de diaboliques flatulences...ce qui ouvrirait aussi la porte sur l’origine germanique païenne de Saint Nicolas...ou sur la version Yiddish du Pumpernickel exporté aux states... sacré Old Nick !


                            • brieli67 1er avril 2010 17:07

                              Toute une culture des ersaz de cafés en Allemagne

                              http://www.schrotundkorn.de/2000/sk0012e2.htm

                              Le Muckefuck est bien local : ripoarisch cad Cologne Dusseldorf... « chiures de mouches »

                              Dans Mucke il y a « Mull » , Mulm, Mulch : sciure, râpé, moulu ... 

                              nOTE /  La Garance  était très plantée en Alsace ... la poudre de la racine séchée se dit chez nous Moggaah.... Une production collatérale ( car même technique culturale) de l’époque, la poudre sèche de racines de pissenlit et de chicorée.... 

                              On peut encore entendre des vieux alsacien/nes macérer une prise de cossettes de Moggah ( chicorée) pour améliorer leur « jus de chaussette » à café au lait.




                              • ARMINIUS ARMINIUS 2 avril 2010 05:10

                                J’ai rencontré pour la première fois le« MuckeFuck » il y a bien longtemps, c’était l’enseigne d’un« Lokal » (estaminet) en Frise occidentale...il est vrai que mes amis allemands, originaires du coin, ne connaissaient pas l’explication..Question : à part votre diversion sur la « chourloutte » ( jus de chaussette dans le nord) voyez vous quand les allemands auraient pu avoir recours au « moka faux » avant le blocus napoléonnien ?

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