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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Hommage à un pince-avec-rire

Hommage à un pince-avec-rire

Il y a quelque temps, au cours d’une séance de jogging, je suis tombé nez à nez avec une affiche qui annonçait une exposition consacrée à Bourvil à la maison communale. J’y suis allé. Une multitude d’affiches de cinéma. Ce 27 juillet, Bourvil aurait eu 90 ans. Flashback.

b8814dd7b347df4824c43a36c4b3647e.jpgUne exposition, trente ans après sa disparition mais qui ne correspond pas fidèlement à une date anniversaire précise. Bizarre.

Cette fois, ce 27 juillet, nous y sommes en synchro. Alors allons-y de l’hommage aux âges de l’homme.

Vite le « copain » Google pour aller chercher les infos sur ce personnage dont j’ai tellement de souvenirs en background.

Show man complet, Bourvil a fait rire des générations de spectateurs de théâtre, de cinéma et d’amateurs de chansons.

Au cinéma, le film que j’ai vu le plus souvent est « La Grande Vadrouille » et, à chaque fois, c’est la même rigolade. Je connais les répliques par cœur.

Bourvil, du nom du village natal de sa mère, Bourville. 5482ab9cdd63bc3d03b0507552392131.jpg

André Raimbourg, de son vrai nom, est né le 27 juillet 1917. Il ne connaîtra jamais son père, mort à la guerre, et vivra dans une famille modeste et conformiste. Brillant écolier, il joue cependant très souvent le pitre, et son modèle est Fernandel. Puis, de petits métiers lui permettent de subsister mais ne l’enchantent pas. En parallèle, sa carrière se dessine progressivement. Il écrit des textes mis en musique par Étienne Lorin, mais il n’échappe pas à la galère jusqu’en 1943 lorsque ses dons naturels de comique se découvrent enfin. En 1946, ses premiers enregistrements en 78 tours tournent sur les pick-up. Les chansons « « Les Crayons »« et »À bicyclette« sont vraiment ses premiers succès. Dans le même temps, pour l’interprète, premier film au cinéma en 1945, »La Ferme du pendu" de Jean Dréville. Et c’est le triomphe chez Bruno Coquatrix avec l’orchestre de Ray Ventura.

Il sait tout faire. Les rôles de pitre ne sont qu’une façade. « Pas si bête », un autre film, peut résumer cette façon de voir. Il est sentimental en 1954 dans « Poisson d’avril », déjà avec de Funès et sa complice Annie Cordy (repassé sur AB4). Le dramatique, le lyrique, le jeu spirituel, tout est bon dans l’inconscience de la jeunesse... déjà bien mature. Il est sympa, dirait-on de lui aujourd’hui devant sa manière de jouer l’autodérision avec une grande intelligence. Il bafouille dans sa causerie antialcoolique mémorable « L’alcool non, mais l’eau ferrugineuse, oui ! ». On en rit encore. Défendre les plus faibles est aussi une idée qui le passionne. Son honnêteté et sa franchise font des merveilles dans tous les rôles et petits métiers (pompier, peintre...) qui commencent à défiler sur sa « liste de bal ».

cee20ac377f0915fe3b3b22ed8c084db.jpgL’injustice, le cynisme et l’hypocrisie sont ses tartes à la crème qu’il projette sur tous ses adeptes dans « Les Arnaud ».

L’opérette va lui donner d’autres occasions d’exprimer son « moi » dans une sorte de « Clair de lune à Maubeuge » ou de « Ballade irlandaise » dans la nostalgie du « Non, je ne me souviens plus du nom du bal perdu » en avouant avec conviction :« Oui, mais vivre sans tendresse, non, ça je ne le pourrais pas. »

fcad1ef6745d37d36979905c525753c5.jpgIl interprète au cinéma les classiques des classiques de la drôlerie où il excelle en tant que « Corniaud » parti en vacances avec sa 2 CV (qui ne fera plus remarquer sur les routes après sa rencontre inopinée avec de Funès en truand.

Il fait « La Traversée de Paris » en passant par le « Mur de l’Atlantique ».

f67328fd5902eaa975fc13128c8b8031.jpg« Le Bossu », avec Jean Marais, avant de retrouver une nouvelle fois son comparse de choix, de Funès, dans « La Grande Vadrouille ».

Trop humain pour être sans tache, il joue des rôles très sérieux, de méchant même, avec Thénardier dans « Les Misérables », le pilleur de troncs dans « Un drôle de paroissien » ou le vétérinaire obsédé dans « L’Étalon ». La parodie de « Je t’aime moi non plus » avec « ça » en duo avec Jacqueline Maillan ajoute une autre touche en 1970.

Il n’a jamais accepté de faire des concessions avec ses contemporains et l’humour lui servait de guide envers les moins bien lotis qu’i abordait avec générosité et solidarité.

Le fou rire qu’il génère par contagion chez les spectateurs de sa pièce de théâtre « La Bonne Planque » restera un morceau d’anthologie. La chanson va lui ouvrir les portes de « La Tendresse », de la « Tactique du Gendarme », de la « Ballade Irlandaise », sous un « Clair de Lune à Maubeuge » en bavant sur une « Salade de fruits ».

En 1968, il apprend qu’il est atteint de la maladie de Kahler, qui va le ronger par une lente destruction de la moelle osseuse, il tourne encore quatre films avant de tirer sa révérence.

3f33c95991c407d3ee92035d71413dd7.jpgPour son dernier, « Le Cercle rouge », où il joue un inspecteur de police, il parviendra à dissimuler ses souffrances qui ne s’achèveront que le 22 septembre 1970.

Alors, imaginons ce qu’il a pu penser à l’annonce de cette nouvelle tragique pour lui, faite par un médecin avisé et quelque peu ésotérique.

Internet n’était pas là pour se documenter... Est-ce une maladie courante, honteuse, avec une issue fatale après une courte ou une longue période de vie ?

Que de questions auraient germé dans la tête de ce « Pince » ou « Prince » qui a tellement l’habitude d’utiliser ses zygomatiques pour l’imposer à ses clients, les spectateurs ? Comme c’est très souvent le cas, pas de vulgarisateur qui va se mettre au niveau de la « victime » non consentante.

Sommes-nous d’ailleurs réellement plus avancés aujourd’hui devant cette épée de Damoclès ?

« On ne sait pas ce qu’on y cherche, mais on trouve ce qu’on ne cherche pas », déclarait Anne Roumanoff avec beaucoup d’humour mais tant de clairvoyance.

Curieux, je me suis mis néanmoins à fouiller sur Internet, pour trouver ce qui se cache derrière ce monsieur Otto Kahler, né à Prague en 1849, et derrière la terrible maladie qui porte son nom.

Le néophyte se retrouve devant une cascade de mots en couches pour expliquer cette maladie :

  • Myélome multiple des os, c’est la maladie de Kahler.

Plus clair ? Allons voir du côté de « myélome » :

  • Lymphopathie maligne de lignée B, se traduisant par la prolifération de cellules plasmocytaires malignes, d’origine clonale (c’est-à-dire dérivant d’une seule cellule lymphoïde).

  • Secteur proliférant = plasmocytaire.

  • Évolution : augmentation de fréquence, maladie mortelle.

  • Age, environ 60 ans.

Pas vraiment plus au courant et pas satisfait pour autant, je continue la recherche et remonte vers la source en plein jeu de piste.

  • Prolifération maligne des plasmocytes, initialement localisée à la moelle osseuse.

  • Le plasmocyte est une variété de cellule lymphoïde qui se trouve dans la moelle osseuse et surtout dans le tissu lymphoïde. Normalement, on ne le trouve pas dans le sang. Il sécrète les immunoglobulines.

  • Dans le myélome, il y a prolifération médullaire de plasmocytes qui fabriquent et excrètent un type unique d’immunoglobuline (monoclonale) qu’on peut retrouver dans le sang et les urines.

Après 40 ans et non pas 60, comme il est dit pour l’autre mot tout aussi sibyllin, le risque augmente plus pour l’homme, nous révèlent les statistiques.

Alors, on essaye de se raccrocher à des termes plus connus. Est-ce une sorte de leucémie ?

Les symptômes sont des plus troublants.

  • Les douleurs osseuses, dorsales basses, lombaires ou costales, apparaissent progressivement. Elles sont aggravées par les mouvements, varient en intensité pendant des semaines ou des mois avant de devenir véritablement invalidantes.

  • Dans quelques cas, les douleurs apparaissent brutalement en liaison avec l’effondrement d’une vertèbre ou une fracture plus ou moins spontanée de côte ou d’un os long par exemple. On se rapproche de ce qui touche à la vérité.

  • Parfois c’est une complication qui fait le diagnostic. Cette fois, passons à une « vitesse » un peu différente, méthode Bourvil :

    • Un syndrome d’hyperviscosité sanguine - refroidissement des extrémités, troubles de la vue, troubles de la conscience, maux de tête, fatigue. (Serait-ce celui de Stockholm ou j’ai raté quelque chose ?)

    • Des complications hémorragiques. (ça va saigner ?).

    • Des complications rénales : protéinurie, insuffisance rénale... (Anorexique en plus ?)

    • Une amylose (Aïe, voilà que ça recommence !).

    • Des infections récidivantes. (Quand ça recommence, on a le cœur qui balance.)

    • Des compressions médullaires... (ça, ça devrait être très médusant.)

    • Les radiographies du squelette sont évocatrices : lacunes à l’emporte-pièce, décalcifications diffuses, tassements vertébraux. (Lacune de calcium, pas assez de lait, très certainement ?)

    • La numération de la formule sanguine est normale ou montre une anémie. (On compte en quoi ?)

    • La vitesse de sédimentation est très élevée. (ça fait du combien ?)

    • Les urines peuvent contenir la protéine de Bence-Jones (recherche par immuno-électrophorèse). (Là, c’est foutu.)

    • Les protéines de Bence-Jones sont des protéines particulières caractérisées par leur thermo-solubilité : elles précipitent à 60°C et se redissolvent à 90°C. (30°C, c’est pas grand chose pour réagir.)

    • L’électrophorèse des protides fait le diagnostic en révélant un pic étroit d’immunoglobuline monoclonale. (Je sens que je vais m’écrouler du haut de ce pic.)

    • L’immuno-électrophorèse caractérise l’immunoglobuline responsable. (Ah, la sale bête.)

    • La biopsie médullaire par ponction sternale est indispensable. (Il vaut mieux savoir.)

    • Sur le myélogramme, il y a une augmentation du taux des plasmocytes. (J’arrête de boire.)

    • Le diagnostic différentiel se pose avec les gammapathies monoclonales bénignes. (Ouf...)

    Alors, voilà le traitement pour se sentir un peu moins mal ?

    • La chimiothérapie avec un ou plusieurs médicaments améliore la qualité de vie, ainsi que la radiothérapie et dans certains cas la chirurgie. (Sauvé...)

    • Les plasmaphérèses (échanges plasmatiques), les autogreffes de cellules souches sont parfois envisagées. (Répétez un peu, pour voir. Qui me ferait cette honte et me qualifier d’autogreffé...)

    Vous avez tout compris ? Pas très rassuré, c’est sûr.

    Tel que j’ai connu Bourvil, je crois qu’il aurait aimé que l’on présente ces symptômes et ces explications de cette manière bien déphasée.

    Une conclusion simpliste : il en faut des connaissances pour se lancer dans les arcanes de la médecine !

    La médecine jouerait-elle dans la scène de l’incommensurable légèreté des mots venus d’ailleurs ?

    Difficile d’exprimer les choses de la vie avec les mots de la rue ? Comment mettre les choses à la bonne hauteur ? Est-ce réservé à une élite de l’élite ? Apprendre à son patient que ses jours sont comptés de manière plus ou moins précise. Mais, encore...

    Expliquer vraiment par a+b avec des mots que le patient ressent reste un exercice d’équilibriste face aux spécificités. Les manières de recevoir "le" message seront plus ou moins difficilement acceptées en fonction de la culture.

    Il n’en reste pas moins que le patient reste pieds et poings liés aux dires du médecin. Avant, le malade se trouvait cobaye de sa nature humaine. On a changé seulement d’interlocuteur interprète.

    Hommage à Bourvil, oui. Comment a-t-il pu encore courir pour poursuivre l’évadé de sa surveillance dans son dernier film, Le Cercle rouge ? Une force de caractère. Comme si jouer une pièce ou un film donnait des forces surnaturelles...

    8ef6f224c186a809fce33b70860d88cd.jpg

    Bourvil n’était pas un pince-sans-rire. Au contraire, il riait de lui-même, de ses propres histoires. Dans "La Bonne Planque", le coup de téléphone au commissariat reste inénarrable. Bourvil entraînait le public dans son rire si communicatif. Même un film en noir et blanc, (c’est le moment des vacances et des reprises), un film avec lui, aura son importance.

    Par cet article, j’aurai simplement essayé de lui rendre hommage en vulgarisateur avec l’humour qu’il aimait et surtout avec les yeux d’en bas. Des yeux, bien à gauche de la poitrine. Tout simplement.

    Bourvil, mort, oui, mais de rire. Peut-être dans un "Bal perdu".

    L’Enfoiré,

    Ce rire, j’en avais déjà parlé un 1er avril.

    • "Après l’esprit de discernement, ce qu’il y a au monde de plus rare, ce sont les diamants et les perles.", Jean de La Bruyère.

    • "Il n’y a pas "un" caractère d’entrepreneur. Mais il faut "du" caractère pour l’être.", Peter Drucker.

    • "Sème un acte, tu récolteras une habitude ; sème une habitude, tu récolteras un caractère ; sème un caractère, tu récolteras une destinée.", Tenzin Gyatso.


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16 réactions à cet article    


  • La Taverne des Poètes 26 juillet 2007 11:24

    L’opérette-moi ta plume pour écrire un mot « dans une sorte de »Clair de lune" à Maubeuge ! smiley

    Salut Guy !

    Ah ! Bourvil nous a bien fait rire au G8 avec son sketch sur l’eau ferrugineuse. « Le dire c’est bien mais le fer c’est mieux ! » Après c’était moins drôle quand il nous conta des salades (de fruits) : pas joli joli !


    • La Taverne des Poètes 26 juillet 2007 13:14

      Dis ! « l’enfoiré », on voit sur la photo que Bourvil s’apprêtait pour le prologue du Tour de France. Se dopait-il à l’eau ferrugineuse ?


      • L'enfoiré L’enfoiré 26 juillet 2007 13:24

        Salut Taverne,

        Louison Bobet a eu apparemment du mal à le maintenir sur le vélo. Il est devait être « dopé » (mot à la mode) avec de l’eau fer_ru_gin_euse.

        Depuis lors on rigole un peu moins sur les boucles. Triste changement d’époque. smiley


      • L'enfoiré L’enfoiré 26 juillet 2007 13:32

        Salut Demian,

        Tu vois ce n’est parce qu’on est assez cartésien, que l’on ne s’intéresse pas aux artistes. smiley

        J’aurais pu m’arrêter à l’hommage mais l’envie était trop forte de passer le rubicon et de voir ce que tout un chacun pouvait ressentir à l’annonce d’une nouvelle ... fatale.

        Ici, même, on a relevé les TIC comme un nid de personnes qui se réfugiaient derrière des vocables, des sigles disons très « personnels ».

        La médecine est une science qui devrait s’ouvrir à une certaine vulgarisation.

        Internet n’y a pas ajouté un brin d’amélioration.

        L’info est disponible mais qu’en fait-on ? De l’automédication, comme quand on va au Brico du coin.

        Je serais assez intéressé que des médecins contestent ici. smiley


      • Miss Canthus 26 juillet 2007 15:16

        L’Enfoiré...Que dire si ce n’est que tu lui fais un bien bel hommage à l’ami Bourvil ... !

        En fermant les yeux, je l’entend ce rire si connu... ! puis, en les ouvrant, je m’imagine ses sourires et cette voix si particulière...Un artiste des zygomatiques, un comédien drôle et talentueux...Et certainement un partenaire de choix pour tous ceux qui ont eu la chance de le côtoyer...

        Merci à toi, de nous rappeler que Bourvil reste un magnifique et tendre souvenir à rire... !


        • L'enfoiré L’enfoiré 26 juillet 2007 15:39

          Bonjour Miss,

          Les deux liens finaux te feront rêver les yeux ouverts mais prépare ton mouchoir et pas pour pleurer. A chaque fois que je regarde la Bonne Planque, c’est reparti dans la rigolade.

          Les artistes ont toujours une avance sur nous. Cent après après leur mort, lors de vacances des films nouveaux, on ressort les vieux films et là reviens tous les souvenirs.

          De nous jours, on peut jouer le cinéaste et ajouter le mouvement et surtout le son à la photo d’antan. Voilà le véritable plus de la vidéo : le souvenir familial. smiley


        • L'enfoiré L’enfoiré 26 juillet 2007 15:46

          j’oubliais : Notre Annie Cordy l’a très bien connu. Elle a écrit un billet en 1997, qui vaut le détour. Il y était lors de l’exposition. J’ai une photo de ce texte.


        • L'enfoiré L’enfoiré 18 août 2007 15:36

          Adama,

          Mon dernier commentaire te concerne. Puisque c’est ton préféré. smiley


        • moebius 26 juillet 2007 23:27

          Bourvil, Fernandel, De Funes heureusement nous reste notre Delon ce De Gaulle.... Depardieu depuis le trés lucratif Asterix le gaulois a sombré...et jamais Delon n’aurait accepté de faire ça, d’ailleurs il n’aurait pas pu faire Astérix mais Sarkosy, pour en revenir à ce De Gaulle Delon ou je veux en venir, lui il aurait pu faire Astérix et c’est bien pour ça et seulement un peu pour la potion qu’on la élu. Bourvil dans ce film avec Lino Ventura, ça se passe dans une scierie vosgienne, j’ai oublié le titre mais je sens encore l’odeur de résine et du bois d’épicéa. Bourvil ça sent la terre grasse, Fernandel la garrigue, De funeste le petit bureau étroit bien ciré et si peu rural. Mesquin meme. On quitte la terre ici, on la rejoint avec Depardieux mais c’est de la terre de « valseuse » vu par de l’urbain intermédiaire. Quand à Delon ?...la terre ?... mais pourquoi donc la terre et pourquoi donc la terre et sa relation avec des acteurs français ?... Bourvil et son beret sans doute...Quoique Delon dans la veuve Couderc, de la terre il y en a, mais il y a beaucoup plus de truand ou de policier la dedans et donc d’urbanité. D’ailleurs à la fin il la tue, la mére Couderc, elle, sa maison, ses lapins...trop bourvillien tout ça...l’en pouvait mais plus.


          • moebius 26 juillet 2007 23:51

            En France les paysans c’est plus ce que c’était... a part Bové qui ressemble trop a « un paysan », mais qui ne l’est pas...mauvais acteur lui ?...mais Bourvil se présentant au élection ne serait pas élu lui non plus. Sarkosy qui est plus proche dans son jeu que Lefuneste ,oui. Notre pays est maintenant engagé dans la voie d’une modernisation et nous sommes curieux de voir si notre président au salon de l’agriculture tatera le cul des vaches avec autant d’entrain que son prédecesseur. Ce signe ne pourra pas nous tromper et nous saurons alors si nous avons enfin pris pied sur le paillason du XXIeme siecle. Mais vous avez dit Bourvil.


          • moebius 27 juillet 2007 00:11

            n Votre article est plaisant et je ne remercierais jamais assez ce pays qui est le votre. Je tiens absolument a cette occasion qui m’est offerte ici a le remecier publiquement pour avoir enfanté Simenon, ce fabuleux écrivain. Par contre Anny Cordy ça passe encore, c’est limite, mais pour votre compatriote Johnny, j’espere que sa mére l’a enfanté dans la douleur la plus inhumaine qui soit. Ce qui sans doute n’a pas été prejudiciable à sa glorieuse carriere d’eternel nouveau né vagissant bruyamment pour le plus grand plaisir de ses fan.


          • L'enfoiré L’enfoiré 27 juillet 2007 08:54

            Salut Moebius,

            Je dois dire que j’ai dû relire tes 3 interventions par deux fois. Apparemment, ton pseudo correspond au lien entre ton écriture et au ruban auquel tu as donné ton nom. Mais allons y.

            >>> Bourvil, Fernandel, De Funes travaillent dans la même catégorie : le rire.

            Delon en Sarkosy : oui, certainment. Je le vois très bien. En Astérix, là, je ne le sens pas. De toute manière, il aurait certes besoin d’un peu plus de potion aujourd’hui.

            Depardieu peut traverser tous les registres. Astérix a été sa manière de rigoler et une possibilité d’accenteur « très légèrement » ses qualités physiques généreuses pour le rôle. Terre de « valseuse » vu par de l’urbain veritable et pas nécessairement intermédiaire.

            « Bourvil dans ce film avec Lino Ventura, ça se passe dans une scierie vosgienne »

            >>> « Les grandes gueules » de Robert Enrico. Bourvil ça sent la terre grasse. Oui.

            "Fernandel sent la garrigue, De Funes le petit bureau étroit bien ciré et si peu rural.

            >>> Oui.

            « pourquoi la relation entre la terre et des acteurs français ? »

            >>> Je crois que la réponse va de soi. Quand on voit la part importante que prend l’agriculture en France. Le cinema est une représentation de la vie.

            « Delon ... plus de truand ou de policier »

            >>> C’est son terrain de prédilection.

            « les paysans c’est plus ce que c’était... a part Bové »

            >>> Bové pourrait très bien être Astérix. sans ressembler trop a « un paysan »

            « Bourvil se présentant au élection ne serait pas élu lui non plus. »

            >>> Là, c’est sûr. Il ne se serait jamais présenter dans ce rôle au cinéma et à la vie.

            « si nous avons enfin pris pied sur le paillason du XXIeme siecle. »

            >>> Je l’espère pour vous. smiley

            « plaisant et je ne remercierais jamais assez ce pays qui est le votre. »

            >>> Merci. La Belgique sera mon prochain article. Pays, que je voudrais garder tel que je l’ai toujours connu. Terre de partage d’idées, de prospérité et d’ouverture.


          • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 27 juillet 2007 01:18

            Guy

            J’ai un peu tardé avant de venir déposer mon petit mot. A vrai dire, je ne sais pas quoi dire. Dire pour dire serait bien inutile. Documenté, c’est un peu léger. Amusant, c’est en deça de la vérité, légèrement. Allons au plus court : j’ai franchement aimé et relu cet article. Il fallait une bonne dose d’admiration pour écrire de la manière la plus élégante sur ce grand comédien d’une génération un peu oubliée. Merci. Heureux que des expositions nous rappellent ces grands acteurs qui ont façonné le cinéma et la francophonie.

            Pierre R.


            • L'enfoiré L’enfoiré 27 juillet 2007 09:06

              Bonjour Pierre,

              « j’ai franchement aimé et relu cet article. Il fallait une bonne dose d’admiration pour écrire de la manière la plus élégante sur ce grand comédien d’une génération un peu oubliée. »

              >>> Merci, aussi. Ma manière d’écrire, et on ne le comprend pas toujours, veut toujours associer les idées que l’on mettraient dans des ports différents. Les idées ne sont pas des affaires de ségrégation bien ordonnées. A force de sérier, on ne voit plus ce qui se passe dans la généralité avec le recul. Les choses ne se séparent pas dans la réalité. Elles se mixent, s’entremêlent, se déchirent. Les conséquences des actes se perdent, parce que c’est le département d’à côté qui assumera. En coupant tout en rondelle, on perd le fil complet. Dans ce texte, il y a plusieurs sujets de réflexion.

              « Heureux que des expositions nous rappellent ces grands acteurs qui ont façonné le cinéma et la francophonie. »

              >>> Celle-ci datait de fin novembre 2006. J’ai demandé le pourquoi du choix de cette période ? Personne ne savait. J’ai attendu.


            • L'enfoiré L’enfoiré 30 juillet 2007 08:20

              Ce 29 juillet, nous sommes à nouveau contraint de déplorer la sortie de scène d’un autre grand du rire : Michel Sérault. smiley

              Le rire est à nouveau en deuil. Loi des séries que l’on voudrait bien voir dans l’autre « manière » de vivre moins gaie.

              Il nous restera les films pour nous rappeler que l’espoir est dans le rire ou au minimum le sourire.

              Merci, Michel.


              • L'enfoiré L’enfoiré 18 août 2007 15:34

                Eté oblige, le 21 août, Bourvil revient par deux fois sur nos écrans.

                TF1 avec « Le Corniaud » et FR2 avec « Le Cercle Rouge » à vos magnétos. smiley

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