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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Hors série : Ce que vous ne saviez pas sur la Fantasy !

Hors série : Ce que vous ne saviez pas sur la Fantasy !

Ce que vous saviez pas sur la Fantasy... en passant par les mythes fondateurs de l'humanité, par les contes de fée, puis par un Seigneur des Anneaux ou un Trône de Fer très inspiré ! Très bonne lecture et très bon visionnage à vous !!

Amis des livres,

Pour mon premier article, j’aimerais faire un p’tit topo, enfin, petit étant un terme très relatif à propos de ce sujet. Car je vais vous parler de mon genre de prédilection, celui qui a retourné mon cœur, en un sens, et celui dans lequel j’écris le plus, en parallèle avec d’autres genres.

Vous connaissez tous Harry Potter, Le Seigneur des Anneaux, Le Trône de Fer… Qu’ont en commun ces trois œuvres ? Elles appartiennent tous à un même genre. Le genre Fantasy, pour être précis.

Bon, à première vue, on sait tous ce qu’est la Fantasy ou, du moins, on croit le savoir. D’où vient la Fantasy, exactement ?

On dit que J. R. R. Tolkien est le papa de la fantasy moderne, de la high fantasy, pour être précis.

Mais, en réalité, c’est un genre qui est bien plus ancien, qu’on a commencé à exploiter dès les débuts des premières grandes civilisations. La mythologie avec les héros comme Jason, Persée, Achille, Héraclès (ou Hercule, comme il est appelé le plus souvent), ça doit vous dire quelque chose… En fait, le plus vieux récit de fantasy remonte à l’époque de Sumer, en Mésopotamie (Irak actuel), et de ses prestigieuses cités comme Ur et Uruk. En parlant d’Uruk, vous connaissez l’épopée de Gilgamesh ?

Gilgamesh était le roi de la cité d’Uruk. On dit qu’il aurait régné vers 2600 av. J-C. Ce n’était pas un roi très aimé car il se montrait cruel et sans vergogne avec ses sujets. De plus, personne ne pouvait le défier car il était bien trop fort, capable de se mesurer à un taureau enragé.

Alors, la déesse Aruru, qu’on peut aussi appeler Ninhursag, la déesse de la Terre ou la Déesse-Mère, façonna un être aussi fort, sinon plus, que Gilgamesh. Elle le nomma Enkidu. Un combat colossal s’engagea entre les deux hommes. Malgré son ardeur guerrière, Gilgamesh se savait incapable de défaire Enkidu, car celui-ci était un sauvage vivant dans la nature parmi les bêtes, protégé par sa harde. Il est souvent représenté avec des petites cornes sur le crâne.

Pour le vaincre, une courtisane nommée Lajoyeuse, ou Shamat, fut envoyée dans la nature pour séduire Enkidu.

Excité, Enkidu lui fit l’amour pendant six jours et sept nuits, jusqu’à ce que Lajoyeuse lui propose de venir à Uruk pour qu’il devienne enfin quelqu’un de raffiné, comme tous les beaux gaillards de la cité. Enkidu fut convaincu de quitter sa harde, qui lui était devenue hostile, pour aller à Uruk. Les deux hommes s’affrontèrent dans un combat colossal mais, la lutte étant impossible à départager, ils devinrent, contre toute attente, les meilleurs amis du monde.

Ensemble, ils remportèrent de nombreux exploits, comme leur victoire sur Humbaba, le gardien de la forêt des cèdres, où vivent les dieux. Puis la déesse Ishtar leur envoya un taureau céleste, après que Gilgamesh ait refusé ses avances. Mais les deux hommes revinrent victorieux à Uruk.

Ishtar, délaissée, ne décoléra pas ! Elle envoya une maladie incurable à Enkidu, qui succomba peu de temps après. Fou de douleur, Gilgamesh pleura son ami.

Venant de vivre la perte d’un être cher, Gilgamesh refusa cette fatalité, à savoir le caractère éphémère de la vie humaine. Alors il repartit, en quête de l’herbe magique qui pourrait lui conférer l’immortalité. Pour cela, il alla trouver le sage Ut-Napishtim qui lui expliqua où il pourrait trouver l’herbe magique. Après une ultime épreuve, le roi récupéra l’herbe et reprit, heureux, le chemin de sa cité.

Happy end ? Non ! Sur le chemin du retour, un serpent, sentant l’herbe magique, parvint à la lui dérober.

Mais le roi ne rentra pas bredouille pour autant. A défaut de ramener un trésor matériel, il gagna l’intelligence nécessaire pour régner comme il se doit sur Uruk. Le tyran étant mort, il devint un roi sage et juste pour tous ses sujets.

Belle histoire, non ? Ça me fait penser à Bilbo le Hobbit de Tolkien.

Vous devez connaître cette œuvre notamment par les films de Peter Jackson.

Les histoires sont complètement différentes, mais elles ont une chose en commun : le voyage initiatique.

Un petit rappel sur l’histoire de Bilbon Sacquet. Dans l’œuvre de Tolkien, Bilbon est un paisible hobbit vivant humblement, dans son modeste trou de hobbit, au sein de la Comté, où rien d’inhabituel ni de fâcheux ne survient, jusqu’au jour où un Magicien du nom de Gandalf le Gris vient à sa rencontre, bouleversant ainsi son quotidien tout beau, tout mignon, le poussant à sortir de sa zone de confort.

« Je cherche quelqu’un pour prendre part à une aventure que j’arrange, et c’est très difficile à trouver. »

Réplique culte de Gandalf, qui finit par conclure, à la fin de son interaction avec Bilbon :

« En fait, j’irai jusqu’à vous lancer dans cette aventure. Ce sera très amusant pour moi et très bon pour vous – sans compter le profit, très probablement, si vous réussissez. »

Pour ma part, le voyage initiatique est le sujet phare des œuvres d’heroic fantasy, amenant le héros à se connaître, à vaincre ses peurs, à dépasser ses propres limites, en combattant de redoutables ennemis, le plus souvent, comme le Dragon Smaug.

Le Seigneur des Anneaux, digne suite de Bilbo le Hobbit, reste fidèle à cette démarche, à un détail près.

Le Seigneur des Anneaux peut être considéré comme une œuvre de high fantasy, dans le sens où les héros de l’histoire, en-dehors de Frodon, doivent combattre un ennemi très puissant, qui est tout sauf humain. Sauron est le « méchant » par excellence. Bon, concernant Frodon, son plus grand ennemi, c’est l’Anneau, et une partie de lui-même contre laquelle il doit lutter s’il ne veut pas succomber au pouvoir maléfique de l’Anneau. Du coup, on est dans une combat plus psychologique, d’où le génie de J. R. R. Tolkien à propos de son œuvre universelle.

Mais revenons à la high fantasy. On revient dans quelque chose de très manichéen, avec ce sous-genre. Les « gentils » doivent vaincre un « super-méchant » responsable de tous les maux et qui est, très souvent, une force démoniaque, surnaturelle, un monstre belliqueux qu’il faut détruire à tout prix pour faire régner la paix, à nouveau. C’est le challenge de l’histoire. Et cet être belliqueux, c’est Sauron.

Autre exemple de roman high fantasy, Le Lion, la Sorcière Blanche et l’armoire magique, deuxième récit du Monde de Narnia de C. S. Lewis.

Le créatures de Narnia, en proie à un hiver éternel, voit débarquer les futurs rois légendaires pour les sauver de cette situation et vaincre la Sorcière Blanche et son armée de monstres répugnants.

Ce n’est pas de la fantasy, c’est de la science-fiction, mais l’Empereur Dark Sidious dans la saga La Guerre des Etoiles et son Etoile de la Mort représentent bien cet antagoniste qui méprise toutes lois humaines, pour satisfaire sa soif de pouvoir et de domination, sur la Galaxie.

Passons à un genre beaucoup moins sage que les deux précédents, plus badass, et qui est mon genre préféré. Il s’agit de la dark fantasy.

Littéralement, cela signifie fantaisie noire. On y inclut généralement les histoires de vampires, de loup-garou et autres créatures fantastiques qui nous terrifient. Mais ça va beaucoup plus loin.

La dark fantasy peut se définir ainsi : quand des personnages fatigués par les épreuves de la vie et l’égoïsme ambiant qui règne dans le monde doivent s’efforcer de rester en vie, pour une raison légitime, soigneusement imaginée par l’auteur du récit. Quelque chose va les faire sortir de leur torpeur, quelque chose qui va les pousser à quitter leur mode de vie actuel, parce qu’ils ont été influencés par une quelconque vision du monde d’un autre personnage, parce qu’une menace dévastatrice les ont amenés à quitter leurs repères habituels pour s’allier et faire face à cette menace, sachant qu’il y aura toujours des désaccords et des conflits (d’intérêt) au sein du groupe. Ce type de scénario est dans l’ère du temps, avec des séries comme The Walking Dead par exemple. Les histoires de zombie, mais si elles appartiennent à l’horreur, sont, en un sens, des récits de dark fantasy.

Quand je parlais des conflits au sein du groupe, c’est dans le sens où tout le monde est potentiellement méchant. Adieu le manichéisme ambiant qu’on a l’habitude de voir dans nos fictions habituelles. Je pense à Harry Potter, Le Seigneur des Anneaux et même Arthur et les Minimoys de Luc Besson. Conan le Cimmérien, que j’ai eu l’occasion de lire et de commenter dans une vidéo que voici :

Tout sur Conan le Cimmérien

Est une œuvre phare de dark fantasy. Pourquoi ? Parce que Conan est loin d’être un gentil garçon. Il faut le dire !

Ou plutôt il faut lire les livres de Robert Ervin Howard, son auteur, pour le croire.

Je ne vais pas m’étendre davantage sur ce personnage puisqu’un article spécifique lui sera consacré.

Je peux en revanche te parler d’autres ouvrages de dark fantasy, qui n’ont pas connu le succès du vivant de l’auteur, mais qui sont aujourd’hui des classiques, reconnus dans le monde entier, en tout cas dans le monde occidental.

Je ne sais pas si tu as entendu parler de Howard Philips Lovecraft, un contemporain et grand ami de Robert E. Howard, le créateur de Conan… Lovecraft est connu pour avoir écrit un certain nombre de livres d’épouvante, mais qu’on peut considérer comme des œuvres de dark fantasy, notamment pour leur côté sombre et fascinant à la fois.

Le Mythe de Cthulhu et L’Appel de Cthulhu (qui compose Le Mythe en fait), font partie de ces ouvrages dérangeants à souhait.

Tu veux en juger par toi-même ? Je comprends ^^ Voilà le synopsis du Mythe de Cthulhu  :

Le mythe de Cthulhu est au cœur de cette œuvre : un panthéon de dieux et d'êtres monstrueux venus du cosmos et de la nuit des temps ressurgissent pour reprendre possession de notre monde. Ceux qui en sont témoins sont voués à la folie et à la destruction.

Les neuf récits essentiels du mythe sont ici réunis dans une toute nouvelle traduction.

À votre tour, vous allez pousser la porte de la vieille bâtisse hantée qu'est la Maison de la Sorcière, rejoindre un mystérieux festival où l'on célèbre un rite impie, découvrir une cité antique enfouie sous le sable, ou échouer dans une ville portuaire dépeuplée dont les derniers habitants sont atrocement déformés...

Ce recueil inclut des illustrations originales ainsi que le portfolio « Les terres de Lovecraft en images » : 16 pages de photographies des paysages et des lieux dont s'est inspiré le maître de l'effroi.

Le mythe de Cthulhu n'a jamais été aussi réel...

Ça t’inspire ? Cela paraît plus effroyable que les loup-garou ou autres monstres vampiriques, n’est-ce-pas ? Ce n’est pas fini. Le synopsis de L’Appel maintenant :

Les documents retrouvés dans les biens hérités de son grand-oncle, mort dans de mystérieuses circonstances, vont mettre l'anthropologue Francis W. Thurston sur la voie d'une terrible vérité : tapis au fond de l'océan, dans la cité de R'lyeh, l'infâme Cthulhu sommeille en attendant d'imposer son règne sur la terre, tandis que ses disciples, réunis autour d'un culte secret, préparent son retour. 

L'oeuvre fondatrice du mythe de Cthulhu, un univers de fiction prolongé par de nombreux auteurs de littérature fantastique.

Bien avant Stephen King, qui a aussi écrit de la dark fantasy, en un sens, avec La Tour Sombre (je vais y revenir), il y avait déjà un grand maître de la terreur, Terreur avec un grand T : Howard Philips Lovecraft !

Il y a bien d’autres œuvres de dark fantasy, dont La Compagnie Noire de Glen Cook. J’ai eu l’occasion de lire le premier tome.

Même chose, voici le synopsis, et je te laisse juger du bien fondé de ce que je dis.

En ce temps-là, la Compagnie noire n’existait pas. Son capitaine, son lieutenant, son porte-étendard et tous ceux qui avaient contribué à lui forger sa terrible réputation avaient disparu, enterrés vivants au cœur d’un vaste désert de pierre.

On m’appelle Roupille. C’est moi qui tiens aujourd’hui les annales. Il faut bien que quelqu’un s’en charge. La vérité doit être consignée, même si le destin décide que nul ne la lira jamais. Les annales sont l’âme de la Compagnie noire. Elles nous rappellent ce que nous sommes. Que nous sommes que cela. Que nous devons persévérer. Et que la traîtrise, comme d’habitude, n’a pas réussi à nous saigner à blanc.

Tous les jours, un message apparaît sur un mur de Taglios. Un rappel discret : L’eau dort.

Rien qu’avec cette quatrième de couverture, on soupçonne l’ambiance noire, souvent cupide, ironique et sadique, mais malgré tout très réaliste, du roman. C’est ce qui fait son charme et c’est ce que j’apprécie le plus dans ce genre.

Je me suis demandé si Glen Cook, l’auteur de la saga, ne s’était pas inspiré du climat indien, de la société indienne et de l’extrême pauvreté qui règne dans ses grandes métropoles.

L’atmosphère du roman est très similaire à celle de l’Inde, je trouve, et les noms d’un certain nombre de personnages semblent être d’origine indiennes. Il est vrai que la situation des indiens peut inspirer de nombreux auteurs dans la création de leur monde imaginaire, sensibles aux charmes de la dark fantasy.

Passons, il faut que je vous dévoile les éventuelles sources de la dark fantasy, ou fantaisie noire pour les francophones pur jus ;)

Il y a un mythe nordique qui serait, dit-on, le précurseur du genre et vous en avez probablement entendu parler : il s’agit de Beowulf, qui vainquit le monstre Grendel et la Mère-Ogresse, la mère du monstre. C’est un récit, comme il se doit dans toutes les œuvres de dark fantasy, à cheval entre l’horreur et la fantasy, la fantaisie ancienne si vous préférez, celle où règnent le sang, le désir de pouvoir et de domination et les amours contrariés… Conan le Cimmérien peut être interprété comme un hommage à ces œuvres, tout comme Game of Thrones, d’une différente façon.

Tout cela pour vous dire que le récit de Beowulf n’est pas un conte pour enfants, comme les mythes antiques, l’Iliade, l’Odyssée…

Je te raconte l’histoire de Beowulf mais sache que sur le lien ci-dessous, tu peux trouver pas mal d’informations.

https://mythologica.fr/nordique/beowulf.htm

Beowulf est le neveu du roi des Gètes, peuple qu’on dit originaire de Thrace, situé sur la rive droite du Danube. Beowulf combattit deux monstres qui s’en prirent au royaume de Hrothgar : le monstre Grendel et la Mère-Ogresse.

Son premier combat :

Une nuit, une abominable créature nommée Grendel se rendit à Heorot, le palais du roi Hrothgar, pour dévorer toute sa sentinelle et uriner sur la porte, bravache et provocateur. Puis il prit l’habitude de venir chaque nuit s’en prendre à la garde royale, avant d’emmener ses proies dans son antre pour les dévorer. Le roi Hrothgar et ses hommes ne surent plus que faire face à une telle abomination. Les armes humaines n’en venaient pas à bout. Arriva alors Beowulf qui lui tendit un piège mais le monstre s’en sortit, en y laissant un bras. Gravement blessé, il retourna dans son antre, où il y mourut. Soulagé et enchanté par l’acte de courage de Beowulf, le roi Hrothgar le couvrit de cadeaux.

Mais la menace n’était pas écartée pour autant puisque voilà le deuxième combat : contre la Mère-Ogresse, la mère de Grendel.

Pour venger la mort de son fils, elle revint sur les lieux de l’attaque et dévora Aeschere, un conseiller de Hrothgar. Beowulf se lança à sa poursuite, la suivit jusque dans un lac et, au cours du combat acharné qui l’opposa à sa plus mortelle ennemie, il perdit sa fidèle épée. Mais, comme Arthur, il trouva une nouvelle arme magique dans l’eau et s’en servit pour achever la Mère-Ogresse.

Après avoir sauvé une seconde fois le royaume de Hrothgar, Beowulf rentra chez lui, dans le sud de la Suède, où régnait son père. Tandis que son règne prenait fin, un dragon attaqua le royaume parce qu’un esclave lui avait dérobé une coupe en or pour racheter sa liberté. Beowulf partit avec douze compagnons pour tuer le dragon mais fut vite abandonné par ses hommes, terrorisés à l’idée d’affronter la bête, à l’exception du jeune Wiglaf.

Beowulf parvint à tuer le dragon mais fut mortellement blessé. Son armure légendaire forgée par Weiland ne l’avait pas mise à l’abri d’une morsure empoisonnée du dragon. Toutefois, il ne mourut qu’après avoir vu le trésor du dragon, qui fut distribué à la population en liesse.

Contrairement aux mythes celtiques où les héros se battent contre des géants ou des créatures dotées de pouvoirs magiques, les légendes nordiques sont peuplées de monstres, de bêtes cauchemardesques. En cela, les récits anglo-saxons, germaniques et vikings marquent les débuts de ce qu’on appelle aujourd’hui la dark fantasy.

Mais il existe d’autres sous-genres qui sont peut-être moins connus que l’heroic, la high et la dark fantasy, mais qui méritent tout de même le détour.

L’urban fantasy est un genre assez curieux. La fantasy ultra-moderne, comme j’aime l’appeler ! C’est un genre où les créatures légendaires et mythologiques comme les fées, les farfadets, les géants, même les trolls sont plongées dans une époque moderne, contemporaine, où la technologie poursuit son règne. La période moderne peut s’étendre de la fin du XIXème au début du XXIème siècle. Généralement, l’intrigue des récits se situe à la seconde moitié du XXème siècle.

Je suis loin d’être un spécialiste du genre mais pour vous donner un exemple, Hellboy, le film de Guillermo del Toro, c’est de l’urban fantasy !

Pour vous présenter brièvement l’histoire, Hellboy est un monstre humanoïde sorti de l’enfer et projeté sur Terre presque bébé, à la suite d’une expérience organisée par les Nazis et supervisée par Raspoutine, le célèbre et sulfureux mystique Russe.

Hellboy est adopté par le Docteur Broom, incarné par John Hurt dans le film.

De par sa nature, il ne peut se fondre dans le commun des mortels malgré son désir d’avoir une vie « normale ».

Entouré de Liz Sherman, une jeune femme qui prend feu à la moindre contrariété, et d’Abraham Sapiens, un homme aquatique, tous trois travaillent pour le BPRD (Bureau for Paranormal Research and Defense, en français Bureau de Recherche et de Défense sur le Paranormal), dans le but d’éradiquer des menaces provenant d’éventuelles mondes parallèles, desquels viendraient des créatures peu recommandables, projetés malencontreusement sur Terre.

L’histoire commence à la fin de la Seconde Guerre Mondiale et se poursuit au début du XXIème siècle, à l’époque actuelle. Les personnages utilisent parfois des instruments sophistiqués, comme le gros pistolet avec ses balles pisteuses et dans le deuxième épisode, Les légions d’or maudites, un nouveau personnage entre en scène, le Professeur Johann Kraus, sorte de médium dont seul l’esprit a survécu sous forme d’ectoplasme et protégé par une enveloppe artificielle fabriquée par les humains.

Je ne vais pas entrer dans les détails de l’univers d’Hellboy, vous avez une magnifique page sur Wikipédia consacrée au sujet :p

Mais toujours est-il qu’avec cet épisode 2, on touche légèrement au steampunk. Ah ! je vous entends déjà murmurer : « qu’est-ce que le steampunk ? »

Je ne vais pas m’éterniser sur le sujet, étant donné qu’il est plus apparenté à la science-fiction qu’à la fantasy.

Le steampunk peut être considéré comme un sous-genre de la science-fiction, qui se rapproche de l’uchronie sans en être vraiment une. Les histoires de steampunk se passent, le plus souvent, dans un XIXème siècle alternatif, en s’inscrivant dans la révolution industrielle, mais avec des machines beaucoup plus sophistiquées comme des dirigeables qui marchent à la vapeur par exemple, ou des hommes mécaniques, d’autres engins volants descendants des conceptions de Leonard de Vinci etc.

Enfin, il y a un dernier genre dont j’aimerais vous parler et qui est à cheval entre la science-fiction et la fantasy : la science-fantasy.

Nom bien curieux, n’est-ce-pas ? Sous-genre peu connu mais dans lequel, pourtant, de nombreux auteurs s’y sont illustrés comme Jack Vance avec Les Mondes d’Alastor. Je vous laisse imaginer à quoi ça peut ressembler avec le synopsis :

A la frange de la galaxie se trouve l’Amas d’Alastor, un volume spatial de vingt années-lumière de diamètre où vivent cinq trillions de personnes. Toutes sont soumises à l’autorité du Connatic, qui fait régner la justice, parfois même en personne, sur une des trois mille planètes habitées qu’il gouverne. Bienvenue dans un univers d’une infinie richesse de coutumes, civilisations et systèmes politiques ! Mais si toutes ces planètes sont différentes, l’être humain, lui, ne change pas. Que ce soit sur Trullion la pacifique, Marune la corrompue, Wyst l’utopiste ou Numénès la planète capitale, siège du pouvoir suprême, il est toujours prêt à toutes les bassesses et aux complots les plus sordides pour arriver à ses fins.

Ça ne te rappelle pas un genre dont je t’ai déjà parlé ? La dark fantasy, ça te dit quelque chose ?

Oui, ce qu’il y a de bien dans l’imaginaire, c’est qu’on peut se permettre de mélanger différents genres et sous-genres, avec un certain souci de cohérence, bien sûr ! Mais imagine la liberté qu’on a, nous auteurs, de créer ? Si tu es toi-même auteur, tu vois de quoi je parle.

Je ne m’étends pas davantage sur Les Mondes d’Alastor, car je ne l’ai pas lu. Il y a une autre œuvre d’aventure qui est un roman phare de science-fantasy. Son créateur est le papa de Tarzan. Si son homme-singe est aujourd’hui célèbre dans le monde entier, on connaît en revanche moins les aventures de Johan Carter, officier dans l’armée sudiste pendant la Guerre de Sécession. Le jeune soldat se retrouve projeté sur la planète Barsoom, ou Mars si tu préfères, et il y rencontre une très belle princesse qui répond au nom de Dejah Thoris.

Si la science-fiction est au beau fixe, avec la mystérieuse planète Mars, il y a un côté fantasy avec le look des personnages, les armes qu’ils utilisent et l’ambiance plus… mystique ! Vois par toi-même :

Pour terminer ce premier article, j’ai envie de dire : quand tu crées, le principal, c’est de te faire plaisir, d’écrire les histoires qui se cachent en ton for intérieur. Tu y mets ce que tu veux, tes rêves, tes envies, ton vécu, tes fantasmes !

Et n’aie pas peur de mélanger plusieurs genres, en gardant une certaine cohérence, tout de même, et en ayant un genre dominant. Autrement dit, tu peux écrire une histoire dark fantasy par exemple, en incorporant quelques éléments de l’heroic ou de la high fantasy. Comme tu veux, quoi ! A ta plume, maintenant !

Et, petit cadeau de ma part, tu peux revoir tout ce que je viens de dire sur la fantasy dans la vidéo ci-dessous :

Ce que vous ne saviez pas sur la Fantasy !

Très bon visionnage à toi et au plaisir, Ami des livres !

Et à ton clavier pour les commentaires !

Ben ;)

 


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2 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 17 juin 12:49

    pas mal gros gloubi boulga


    • Benjamin Benjamin 17 juin 18:20

      Hum... ok foufouille ! smiley

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