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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Houellebecq ? Non, quelques autres....

Houellebecq ? Non, quelques autres....

Retour sur cette rentrée littéraire 2005 : non, je n’ai pas lu Houellebecq, pardon, mais j’en ai lu d’autres, et ce sont ceux-là sur lesquels j’aimerais attirer votre attention !

Abecassis3« Mais d’où vient cette folie que les gens ont des enfants ? Pour qui se prennent -ils ? Savent-ils ce qu’ils font ? »
Le ton est donné. Eliette Abécassis divulgue l’envers caché de la maternité comme si elle brandissait une kalachnikov. Gestation, cellulite, épisiotomie, montée de lait et aliénation, rien ne nous est épargné. Ô adorable bébé vampire qui transforme une femme en maman, autrement dit panse molle aux neurones carbonisés. Sans oublier le mari maillon-faible, la belle-mère cauchemardesque, les nuits blanches, la liberté enfuie. Les multipares glousseront, les primipares riront jaune et les nullipares seront terrifiées. Ou soulagées.

Un heureux événement de Eliette Abécassis
Albin Michel, 230 pages, 15€

Brasme2Anne-Sophie Brasme est cette jeune personne qui avait médusé lecteurs et critique avec un premier roman fracassant, Respire, (J’ai LU, 2002) publié à l’âge de 17 ans et qui mettait en scène deux adolescentes à l’amitié tourmentée. Roman qui s’était vendu dans le monde entier.

Le Carnaval des Monstres, son deuxième, raconte l’histoire douloureuse de Marica et Joachim. Marica, 20 ans, est laide. Joachim, 40 ans, est fasciné par cette laideur. Mais il devient évident lors d’une aventure amoureuse pas comme les autres, où le désir côtoie le dégoût, où la manipulation est poussée à l’extrême, que le monstre n’est pas celui qu’on croit.

Dans ce nouveau livre qui confirme son talent, Anne-Sophie Brasme récidive avec cette plume noire et vigoureuse qui décape tout sur son passage. Rien de mièvre, rien de sirupeux, ni dans sa façon de décrire le monde, ni dans ce qu’elle nous donne à voir.

Fayard, 228 pages, 17€

Tessarech2Comment l’inspiration vient-elle aux écrivains ? Par des biais tortueux, comme le suggère Bruno Tessarech. Son héros est un romancier en proie aux affres de la page blanche. Pour se débloquer, il décide de consulter un psy. Une fois sur le divan, il se rend compte que sa thérapie le barbe. Il est bien plus intrigué par des indices semés çà et là, tel ce fax oublié dans la salle d’attente qui annonce un divorce. Mais qui est donc l’épouse de l’analyste ? Exquise obsession qui engendra un nouveau roman.

La femme de l’analyste, Buchet-Chastel, 140 pages, 12€

Adam_1Plus Olivier Adam écrit des choses graves et sensibles, plus la lectrice aime. Il raconte le suicide de sa mère à Etretat. La violence de son père qui ne sait pas aimer ses enfants. La disparition de son frère aîné. Une adolescence mâtinée d’une grisaille banlieusarde et de filles compliquées.
Mais au lieu d’enfoncer la lectrice dans un no man’s land semé de Kleenex humides, Olivier Adam amorce une puissante remontée vers la lumière et on le suit tel un poisson pilote grisé. Oui, il parle de douleur, de mort, de cicatrices, de regrets, mais il parle surtout d’amour, de renaissance et d’espoir avec un talent qui lui est propre.
Falaises de Olivier Adam
Editions de l’Olivier, 216 pages, 18 euros


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2 réactions à cet article    


  • citoyen citoyen 27 août 2005 19:40

    Merci pour ces conseils de lecture


    • Tatiana Yansor Tatiana de R 31 août 2005 09:19

      merci à vous !  :) Tatiana

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