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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Hypersexualisation et déclin du féminisme social

Hypersexualisation et déclin du féminisme social

 

Le mouvement féministe en danger face à l'hypersexualisation des réseaux sociaux et à la "misère sexuelle"

Une écriture simpliste, une définition large afin de pousser à la recherche personnelle, c'est comme cela que j'aimerais que mon article soit perçu.

Mon analyse se base uniquement sur les sociétés occidentalisées et sur des comportements que l'on retrouve dans les médias et sur les réseaux sociaux notamment, d'où l'importance sur la mentalité « numérique ».

Sujet à débat et à opposition, âme sensible s'abstenir !

 

L'ère des réseaux sociaux favorise la déconstruction des rapports entre les individus, et même la perception de soi-même, qu'en est-il alors du rapport Homme/Femme quand les femmes deviennent dominante et maître de ces réseaux sociaux face à des hommes qui perdent foi dans l'image que la société leur a inculquée, conduisant à de nombreux conflits d'intérêts dans un combat féministe contre "masculinité toxique".

Beaucoup de questions se posent alors :

- récemment, beaucoup de femmes s'affirment en tant que féministe, les fondements de ce mouvement sont-ils respectés et sont-ils en adéquation avec les réseaux sociaux ?

- Un homme peut-il se faire accepter en tant que féministe afin de rentrer dans le nouveau groupe social dominant ?

- Peut-on accepter les différences hommes/femmes ?

 

1) le féminisme, un mouvement évolutif..

2) … qui favorise le retour de l'homme « prédateur »

3) retour au dialogue social Homme/Femme

 

En ce 8 mars dernier a eu lieu la journée internationale des droits de la femme, journée importante pour rappeler qu'au sein de notre société, la moitié de ses individus ont subi un traitement inégal notamment au niveau juridique. (cf. droit du travail ou le droit de vote)

Le combat des femmes n'est pas nouveau et encore moins défendu ponctuellement, notamment dans nos sociétés qui se fondaient sur le principe de « puissance », où la femme aura menée un combat quotidien pour se faire respecter et se faire entendre dans tous les domaines de la société (science, politique..).

La reconnaissance des femmes dans la société vient essentiellement après la Seconde Guerre Mondiale grâce à l'effort de guerre et de figure emblématique comme Simone Veil, pour ne citer qu'elle. Mon point de vue sur le féminisme s'est fondé lors d'une interview de 1974 à la question sur sa position dans le mouvement féministe, elle répond : « je ne suis pas féministe au sens de revendication des femmes de vouloir démontrer qu'elles ont été l'esclave des hommes, mais je crois que les femmes peuvent apporter beaucoup à la société. »

Et c'est dans ce sens que la société doit tendre à évoluer, un respect mutuel et logique entre les individus sans ignorer la question biologique Homme/Femme respectant ainsi leurs différences comportementales ainsi que les avantages/inconvénients qui leur sont propres.

Mais apparaît récemment un mouvement féministe plus radical, relativement dangereux, car ignorant toutes les questions de l’individu : à penser que les femmes doivent adhérer à leurs idées sous prétexte qu'elles sont des femmes, on retrouve la notion de discrimination positive qui ignore le travail des individus, un rapport oppresseur/oppressée et une hypersexualisation omniprésente dans leurs discours notamment sur la question de la liberté sexuelle.

Cette hypersexualisation conduit donc à une émancipation sexuelle de la femme, notamment à l'ère des réseaux sociaux créant ainsi un véritable marché.

Une récente étude australienne traduit cette réalité, l'étude appelée « attraction inequality and the dating economy » publiée dans le journal Quillette le 12 mars 2019, montrent que 78% des femmes se partagent les 20% des hommes les plus riches et que 80% des hommes se partagent le 22% restant ( modèle basé sur le coefficient de gini d'où la question de marché ).

Ce marché relativement ouvert et facile d'accès sert de prétexte à une logique de pensée connu « mon corps, mon choix » , cette pensée ouvertement féministe est une « boite de pandore » selon les sexologues Marie-Paule Ross et Jocelyne Robert travaillant au Québec, conduisant à une sexualité sans sentiment, totalement dénaturé et qui recours alors aux pratiques de plus en plus extrêmes.

 

Cela conduit irrévocablement à un phénomène que l'on appelle « misère sexuelle », des hommes prêts à tout pour se démarquer des autres, se sentant dévalorisés dans la société et qui voit la sexualité avant tout comme un dû.

Certains vont alors se réclamer ouvertement féministe, comportement que je trouve limite malsain, ils renient ainsi leurs " conditions d'hommes ", quitte à se montrer eux aussi victimes du patriarcat. Des personnes émasculés qui vont ainsi se soumettre à la force féminine grandissante qu'ils perçoivent comme dominante. Selon la théorie freudienne, nous aurions ici une sorte de complexe d’œdipe basée sur la relation « petite amie/maman » avec des hommes dépendants des femmes qui pensent que traiter les femmes en général comme leurs mères, c'est-à-dire en se comportant bien avec afin de recevoir une « récompense », leur suffit pour avoir des relations sexuelles et que leur comportement soit acceptable car ils agissent au nom d'une cause et d'ouverture d'esprit, mais qui conduit à des relations hypocrites.

Cette logique d'esprit n'est sans nul doute nous rappeler la fable de La Fontaine « Les Loups et les Brebis ».

Je vous invite aussi à rechercher les affaires où l'agresseur se revendiquait féministe.

 

Selon moi, le féminisme est un mouvement qui doit être naturel pour les Hommes, notamment dans nos milieux ou la notion de puissance et de domination est de loin très différente du contexte de l'époque. Mais que la question de la femme dans la société doit être traitée uniquement par des femmes, car logiquement se sont les principales concernées. 

Il existe des différences hommes/femmes, mais la société se construit et continue de se construire afin de réduire au maximum ces écarts, mais il y aura toujours des domaines où l'un excelle sur l'autre mais ce n'est pas pour autant qu'il faut en faire un combat de société ( exemple des catégories hommes/femmes dans le sport ).

Le féminisme ne doit plus être un mouvement qui rejette l'homme dans la société et encore moins sa masculinité,car cela conduit à une misère sexuelle, parfois mortelle comme à Toronto le 23 avril 2018, et moins sexualiser pour ne pas être l’accueil de cette misère

Mais les hommes ont leurs parts dans tout ça, apprenez à respecter les femmes, je suis sûr que c'est la chose que vos parents vous ont le plus répété durant votre enfance.

Et enfin, privilégier le dialogue social n'est pas une question de genre, mais d'individus et chacun à un apport qui peut être bénéfique pour les individus et la société.

 

Afin de prolonger votre idée sur le sujet, je vous invite à lire cet article : https://www.gazettedesfemmes.ca/2816/hypersexualisation-des-filles-echec-du-feminisme/

 


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26 réactions à cet article    


  • Chantecler Pink Marilyn 20 mars 13:22

    La problématique du féminisme est la même que celle du racisme :

     combattre des discriminations ne revient pas à nier des différences

     mettre en place des quotas volontaristes de « discrimination positive » revint à créer une nouvelle forme de discrimination non moins nocive que celle que l’on prétend combattre.

    La misandrie n’est pas une alternative acceptable à la misogynie : elle en est l’image réfléchie par un miroir insidieux.


    • Paul Leleu 20 mars 20:44

      @Pink Marilyn

      oui... intellectuellement c’est tout à fait juste... mais je crains que nous ne soyons en fait en train de supprimer toute tension... peut-être que la tension paralysait certain(e)s... mais pour d’autres, c’est un précieux stimuli... hors, la tension peut naître des déséquilibres...

      il me semble que la « basse tension » égalitaire génère -comme toute norme- en fait des inégalités nouvelles... on n’est pas tous faits pour vivre sous le même climat, si j’ose dire... certaines espèces ne se reproduisent pas en captivité : ) ... De même que la non-conflicutalité engendre en fait de nouvelles normes, alors que la conflictalité peut être un puissant générateur de désir pour certain(e)s... etc. etc.

      quoi qu’il en soit, cette évolution semble inéluctable... c’est ainsi...

      à mon modeste avis, je trouve que cela prend place dans la « vague ennui » de nos sociétés occidentales modernes... à force de supprimer de l’espace social toute forme de contraste, on en vient à créer une société un peu lymphatique... Mais là encore, je suppose que c’est une question de goûts.


    • nono le simplet nono le simplet 20 mars 13:55

      la sexualité « moderne » est essentiellement un problème d’orthographe ...

      l’Amour avec un grand tas c’est une partouze ...


      • JC_Lavau JC_Lavau 20 mars 14:07

        « apprenez à respecter les femmes ». Et tu comptes faire quoi pour enseigner aux JAFes à respecter l’autre sexe ?

        Frédéric P** a été condamné à 12 000 € d’amendes, en représailles d’avoir osé demander à voir sa fille. C’est vrai quoi à la fin, un père ça n’est rien qu’un mâle, alors faut tous les abattre...


        • rpplbis rpplbis 20 mars 14:55

          @JC_Lavau
          Je vais redire la violence des juges envers mes enfants et envers moi. Les juges et leurs envoyés m’ont diffamé pour nous imposer un fonctionnement genré que tant de gens contestent.
          La diffamation est interdite par la loi et punie par la loi. Que faire quand ce sont les juges qui diffament ?
          Un exemple parmi cent : « j’aurais de nombreux médecins et psychiatres pour soigner mes angoisses, ce qui, selon la jeune femme, n’a servi à rien. » Je n’ai jamais eu de nombreux médecins et psychiatres, c’est un faux témoignage, et je ne suis pas plus angoissé que la majorité de mes contemporains. L’auxiliaire de justice qui dit ça est une assistante sociale qui est restée un plus d’une heure chez moi et qui devait voir si les horaires de travail de la mère de mes enfants étaient compatibles avec le fait que les filles habitent chez elle.
          C’est un faux témoignage, diffamant...
          Allez lire mon blog « autopsie d’une famille » où je consigne mes démarches, les éléments textuels de la privation de tous mes droits et mes réflexions.


        • Albert123 20 mars 14:21

          « apprenez à respecter les femmes »


          on ne respecte que ce qui est respectable.


          ce qui donne un indice à toutes celles qui ne se sentent pas respectées, mais ne leur donnera pas forcément les clefs pour apprendre à se remettre toutes seules en question.


          il faut dire que les flatteries puériles dont elles ont la cible au quotidien n’aident en rien à leur émancipation.







          • Arthur S Arthur S 20 mars 14:38

            Pour évaluer l’évolution de l’« écart » hommes-femmes, il suffit d’observer l’évolution du costume : si le pantalon a pris le pas sur la jupe dans les vêtements féminins, reléguant les bas et le porte-jarretelles au rang des accessoires érotiques vendus dans tous les bons sex-shops et magasins de lingerie, le décolleté savant et la nudité des bras restent des exclusivités féminines surchargés de connotations.

            Quand on verra un présentateur de JT en débardeur et un chanteur en mini-jupe ras la fente, on pourra dire qu’on a avancé. Dans l’autre sens, ça marche : les salariées peuvent choisir leur degré de dénuement pour venir travailler en été jusqu’à restreindre les surfaces de textile au minimum, alors qu’il n’est pas acceptable qu’un comptable masculin vienne travailler en short.

            Remarquez, ça a peut-être changé sans que je sois au courant.


            • Paul Leleu 20 mars 20:32

              c’est clair que l’évolution vestimentaire féminine est très marquante. et je ne sais pas si c’est moi, mais je trouve que ça s’est accéléré depuis quelques années... comme si (à quelques exceptions), il y avait eu une véritable séparation entre la féminité quotidienne, et une féminité sensuelle... ce serait assez cohérent... la femme ne serait plus « sensualisée » en continu, mais seulement dans les moments où elle l’a choisi (ou du moins, dans les nouveaux moments sociaux de sensualité). Cela se traduirait par cette évolution des usages vestimentaires... Dans ce contexte, je trouve d’ailleurs que les vêtements dénudés, quand ils apparaissent, sont plus agressifs, car sortis d’une « équivoque du quotidien », au profit d’une connotation ouvertement sexuelle.

              Mais je remarque que de nombreuses femmes ne portent de facto plus jamais de vêtements « féminins » (dans l’ancien entedement). Et que pour pas mal d’entre elles, je les vois mal en porter. Tellement leur ethos s’est éloigné de cette féminité là.

              Personnellement (mais c’est un avis strictement personnel), je trouve cela ennuyeux et déprimant... d’ailleurs, mes plus grandes aventures ont eu lieu avec des femmes « à l’ancienne » (qui n’en étaient pas moins libérées, au contraire !!). Mais j’imagine que la majorité des gens s’épanouit dans cette nouvelle norme.


            • lala rhetorique lala rhetorique 20 mars 14:45

              Pour moi être féministe, c’est ne pas laisser à l’homme le soin de régler nos problèmes mais le faire nous-mêmes. L’apport de l’islam et la place qu’on lui donne en france, fait que le mâle se sent soutenu. Et le scénario de Houellbecq dans soumission n’est pas du tout utopiste. Quel homme ne voudrait pas avoir plusieurs femmes légalement ? Tout régir et commander à la maison et ailleurs ? Que ses femmes lui soient fidèles ? Que battre sa ou ses femmes ne soit plus un crime ? Que les femmes n’aient plus du tout droit à quel que chapitre que ce soit ? bref être le seul maître à bord ? Car si on déplore les divorces et les revendications des femmes, n’oublions pas que celles-ci ont dû pendant des siècles, subir le joug du mâle dominant sans exister par elles-mêmes ni être reconnues comme des êtres humains à part entière. Donc ne confondons donc pas tout. Le féminisme intello n’a plus sa place, et la plupart des féministes se broutent le minou entre elles, s’éloignant ainsi de la réalité de la vie courante. Et ce n’est pas en autorisant le voile ou autres signes de soumission que l’on fera avancer les choses.


              • Paul Leleu 20 mars 20:13

                @lala rhetorique

                quelle récitation ! vous croyez vraiment à la fable selon laquelle nos mères et nos arrières-gradn’-mèrs etc. étaient opprimées par nos pères et nos arrières-grands-pères ???

                je me demande comment vous en êtes arrivée à une telle équation, tellement sinistre !

                ça ne vous traverse pas l’idée que ces femmes avaient épousées des types biens ? Et que même quand les époux ne s’étaient pas choisis, ils avaient les uns vis à vis de l’autre de bonnes et aimantes attitudes ?

                J’hallucine ! Les hommes sont donc tous des cons ? Et alors quoi ... vous me faites penser aux hommes qui disent que les femmes sont toutes des salopes smiley quelle vision des choses !


              • rpplbis rpplbis 20 mars 14:59

                "la moitié de ses individus ont subi un traitement inégal notamment au niveau juridique

                « 

                Je suis dans cette moitié là. J’ai été insulté jusqu’à l’insulte physique par les juges. Ils ont rejeté le dossier contradictoire et ont réécrit toutes les plaintes de mon exépouse sans les interroger, comme paroles d’évangile.

                Il y a un moyen de me rétablir dans mon droit, mais je voudrais de l’accompagnement : allez lire mon blog »autopsie d’une famille"


                • lala rhetorique lala rhetorique 20 mars 15:47

                  @rpplbis L’avocate de sos papa, il y a vraiment longtemps, à qui j’avais envoyé des pères qui voulaient avoir la garde de leurs enfants, m’a dit un jour être très déçue. Car une fois qu’elle était sur le point d’obtenir la garde, soudain les papas disaient « ah oui mais je travaille, comment je vais faire pour m’organiser, je voyage, » etc... Elle m’a dit : ils veulent seulement qu’on leur dise qu’ils ont raison, mais n’assument pas !


                • Paul Leleu 20 mars 20:08

                  @lala rhetorique

                  ça dépend lesquels... j’ai un ami divorcé, qui est vraiment un bon père, et il s’épanouit vraiment quand il a la garde de sa fille. Après, j’imagine qu’il y a toutes sortes de cas différents... Et cet après-midi, il était tout triste car il était seul, sa fille chez sa mère.

                  il faut réfléchir que le rapport de nombreux pères avec l’enfant ne peut pas être le même que celui de la mère... et que la « garde alternée » en fait ne leur convient pas... car ce n’est pas la nature de relation qu’ils peuvent avoir avec l’enfant... en fait, ce qu’ils ont a apporter spécifiquement, ne s’épanouit pas dans le cadre finalement hyper contraint de la garde alternée.

                  essayez de concevoir que l’apport des hommes n’est pas le même que celui des femmes (dans un certain nombre de cas). Et que par conséquent, le modèle de la garde conçu pour la mère, ne peut pas convenir au père.

                  Ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe pas de ces hommes que vous décrivez... mais c’est vrai que pas mal de femmes ont une facheuse tendance à faire des enfants avec des c... finis. Si elles choisissaient mieux les pères, sans doute n’en serions nous pas là !


                • lala rhetorique lala rhetorique 20 mars 15:03

                  Quant à l’image donnée par les giskettes starlettes qui maintenant hurlent et se victimisent, alors qu’à l’époque de leurs débuts, elles ont couché pour y arriver, franchement ce n’est pas un bon exemple. Ne parlons même pas de nos ministres femmes qui votent sans complexe des lois allant totalement à l’encontre de la santé de la femme et des enfants...


                  • Raymond75 20 mars 15:20

                    Le sociétal a depuis longtemps remplacé le social, puisque aucun politique n’est capable de proposer une alternative ...

                    Ci-joint un vieux message que je recycle :

                    La situation des femmes en France et ailleurs est pour partie un héritage du passé, qui a ses raisons, et les évolutions sociales réelles ne se décrètent pas par la loi.

                    Je vais prendre un exemple : en 1973, une jeune femme a été major au concours d’entrée à Polytechniques (Anne Chopinet) ; elle a fait de brillantes études et a eu une très belle carrière. Cette personne était exceptionnelle, mais elle a démontré de manière éclatante que à la fin des années 60, une jeune fille pouvait passer le Bac scientifique, faire une prépa Maths sups et Maths spés, passer les concours aux écoles d’ingénieurs et aussi ceux des Grandes Écoles d’ingénieurs.

                    J’ai été ’chef de groupe’ lors d’examens et de concours du supérieur. En 2017 il y avait environ 35 % de jeunes femmes qui se présentaient aux concours d’accès aux Grandes Écoles d’ingénieurs ; il aura donc fallut deux générations pour modifier les habitudes et pour que les filles se sentent libres et capables de faire des études il y a peu considérées comme destinées aux hommes. En terme d’évolution sociale profonde, il s’agit d’un délai normal.

                    Imaginez la vie dans un milieu d’ouvrier il y a 150 ans : le travail était physiquement très dur, les heures de travail deux fois plus nombreuses qu’aujourd’hui, la sécurité quasi absente. Dans les fait ces travaux ne pouvaient être fait que par les hommes.

                    Faute de maitrise de la procréation, et du manque d’hygiène et d’accès aux soins, de très nombreux enfants mourraient en bas âge. Pour espérer avoir un ou deux enfants qui atteignent l’age adulte, il fallait en élever cinq. A l’époque il n’y avait aucun appareil ménager qui venait soulager le travail domestique, donc il fallait bien que les couples se répartissent les tâches. Essayez de vous priver de vos appareils ménagers pendant un mois (et je doute que vous ayez cinq enfants) !

                    C’est de ce monde que nous sommes issus ; le confort et la contraception ne sont réellement disponibles que depuis les années 70, et c’est à cette époque que l’on a commencé à remettre en cause le statut dit ’traditionnel’ des femmes.

                    Aujourd’hui c’est bien enclenché en droit, moins bien dans les faits, mais c’est irréversible.


                    • Raymond75 20 mars 15:25

                      Et un autre message, plus ancien, mais toujours d’actualité :

                      Aujourd’hui, à qualifications égales, responsabilités égales et temps de travail égal les jeunes femmes sont payées globalement comme les hommes. Mais elles restent des femmes : ce sont bien elles qui auront à gérer les maternités, et qui seront charnellement attachées à la chair de leur chair, donc qui sacrifieront des temps de travail pour s’occuper de leurs enfants.

                      De plus, les femmes ne suivent toujours pas les mêmes études que les hommes, et s’orientent en général vers des métiers moins rémunérateurs. Elles épousent des hommes généralement plus âgés, donc à compétence égale mieux payés du fait de l’ancienneté. Et très souvent elles épousent un homme d’une meilleure condition sociale qu’elle (je n’ai jamais connu une femme qui ait épousé un homme d’une condition inférieure).

                      Je n’ai pas souvenir que ’LES’ hommes ou les syndicats se soient opposés à l’égalité des femmes dans les entreprises ; diviser pour régner était le travail des DRH, très souvent des femmes ...

                      Deux points complémentaires :

                      Depuis que les femmes ont le droit de vote, qu’est ce que cela a changé ? Rien, car la loi des grands nombres montrent bien que ’les femmes sont des hommes comme les autres’ (mais je ne remet pas en cause l’universalité du droit de vote).

                      Les femmes sont ultra majoritaires en tant que ’nounous’, dans les crèches, les maternelles, les écoles primaires et encore dans les collèges. Elles sont majoritaires dans les métiers juridiques, dans les services sociaux, dans les professions médicales, dans les services de gestion du personnel. Elles se disent victimes de la société ; que victimes ? pas co-actrices ?


                      • lala rhetorique lala rhetorique 20 mars 15:54

                        On nous parle fréquemment de la sélection raciste par rapport à l’emploi, on n’y inclut pas malheureusement, le racisme féroce vis à vis de la femme, en particulier à certains postes régaliens. Et il y a toujours dans l’air, quand la femme parvient à se hisser à un bon niveau, le fait qu’elle a dû coucher pour en arriver là, sous-entendu coucher avec un homme, mais maintenant que les moeurs sont libres, on pourrait dire d’un homme très tôt arrivé au pouvoir et au régalien, qu’il a aussi couché mais avec des hommes.....


                        • Paul Leleu 20 mars 20:01

                          @lala rhetorique

                          l’homosexualité masculine a toujours eu cours dans les hautes sphères... des acteurs comme Marlon Brando et quelques autres étaient notoirement bisexels. Je ne serais pas surpris qu’on nous apprenne un jour que Delon ou Depardieu...

                          Après tout, même Johnny a succombé aux charmes homosexuels ! Et Jean Edern Hallier prétendait avoir été approché par Mitterrand.

                          Il est clair que Macron, qu’il soit « pratiquant » ou non, sucite l’émoi chez les oligarques...

                          mais pour qui sait ouvrir les yeux, tout cela se passe dans de nombreux milieux... de l’apprenti boulanger à l’apprenti banquier... Dans mon propre milieu, je connais un certain nombre de matchos en apparance au-dessus de tout soupçon, qui ont en fait eu leurs expériences.

                          sans compter la pédérastie traditionnelle qui a cours dans de nombreuses peuplades... comme par exemple les Pachtounes afghans... ce qui ne laissa de suprendre aussi bien les djiadistes que les occidentaux.


                        • EL Yagoubi 21 mars 00:04

                          Article qui interroge.

                          Je n’ai jamais été attiré par le mouvement féministe à cause de sa vision réductionniste et isolationniste dans le concert des luttes sociales et politiques mais j’étais totalement engagé dans les luttes pour l’EMANCIPATION COLLECTIVE des oppressions institutionnelles et culturelles qui s’aggravent avec le néolibéralisme prédateur. L’engagement dans la transformation écologique de la société humaine implique la participation de l’ensemble, hommes et femmes, à la poursuite des réalisations des processus d’intercompréhension entre eux.

                          Malheureusement, avec l’impérialisme des soi-disant réseaux sociaux, l’inattendu est arrivé massivement dans les relations entre hommes et femmes surtout dans le monde arabe. Ils ont mis toutes les conditions pour accélérer la destruction de la confiance dans la vie des couples. En Égypte, plus de 50% de divorce est lié aux mauvais usages de ces réseaux qui n’ont rien du social.

                          Je termine ici pour ne pas heurter la sensibilité de l’un ou de l’autre avec cette belle citation de l’écrivain Égyptien Taha Hussein (1889-1973) : « Seules les femmes émancipées donneront des générations d’hommes libres »


                          • Paul Leleu 21 mars 02:47

                            malheureusement, la modernité a dévasté les sociétés européennes, et s’attaque maintenant à d’autres sociétés... les européens ordinaires n’ont jamais choisi cette modernité qui s’est imposée à eux, dans leur vie... pour le meilleur, mais aussi souvent pour le pire...

                            Le capitalisme cherche à « objectiver » tout échange, afin de pouvoir le « quantifier », et finalement le « monétiser »... ils ont objectivé les relations d’entraides, de troc, d’échange, de don, de charité...mais aussi les relations professionnelles, les relations politiques, la relation avec la nature... ils ont disloqué les communautés villageoises et la nations, et maintenant ils objectivent même les relations de couple... c’est juste la suite logique.

                            Le capitalisme est en quête perpétuelle de nouveaux marchés. Cela passe par la conquête de tous les secteurs économiques (par exemple l’appropriation de l’agriculture après l’industrie), puis par l’invention du secteur des services, qui n’est autre que « l’objectivation » des services autrefois informels. Cette extension est aussi passée par l’extension géographique (colonsation, puis mondialisation). Cela passera peut-être demain par la conquête spatiale. Mais cela concerne aussi les domaines immatériels, comme les relations humaines. L’infiniment petit, avec les drônes qui remplacent les abeilles. Et enfin, bien sûr, l’invention de toute pièces du « monde virtuel » d’internet, comme une immense terre d’expension pour le Capital.


                          • Paul Leleu 21 mars 02:54

                            @EL Yagoubi

                            d’ailleurs, les « réseaux sociaux » et internet en général, sont un magnifique exdmple de cette appropriation de l’immatériel par le capitalisme...

                            en fait, ils s’approprient, objectivent, quantifient, rationalisent, et finalement monétisent nos relations sociales...

                            Ils se sont appropriés nos espaces de sociabilité humaine. Tous les autres lieux de sociabilité anciens sont en train de mourir : famille, cousins, club de sport ou de bridge, café habituel, concert, thâtre, librairie, disquaire, place du village, petits commerces, brocantes, etc. Même le bureau et l’usine sont en train de disparaitre au profit d’une gestion numérique éclatée (décentralisée, comme ils disent) !

                            Et je ne parle pas des partis, syndicats ou petits journaux, qui disparaissent, au profit des seuls réseaux sociaux.


                          • dkalex 21 mars 02:58

                            @Paul Leleu
                            je me dois de vous remercier pour la qualité et la pertinence de vos commentaires, qui sont un complément inéluctable à mon article. 


                          • Reiki 21 mars 09:09

                            Vous en avez pas marre de parler de chose inutile  ?

                            En se qui concerne les relations personnelles de chacun, je n apprécié pas qu on viennent dicter un comportement. 

                             Je suis le seul à décider se qui a de bien pour moi.

                            Si cela vous posé un problème je vous attends.

                            Prenez un ticket et mettez vous en rang, je vous la poserai sur le Front. 

                            Évidemment je le ferai par amour.


                            • Djam Djam 21 mars 10:00

                              @ Dekalex

                              J’ignore si vous êtes femme ou homme, je vais cependant répondre en tant que femme. Mon point de vue est donc forcément orienté mais il s’agit surtout de comprendre l’origine de l’idéologie féministe (car c’est bien de cela dont il s’agit) plutôt que de chercher à se situer dans une supposée « vérité ».

                              Certes le combat des femmes pour se libérer d’une évidente domination des hommes ne date pas d’hier, mais il faut saisir le féministe occidental à son niveau politique et donc stratégique.

                              On fera court, ceux qui veulent approfondir ont nombreux livres et conférences sur le net pour.

                              Le féminisme en tant qu’outil stratégique est bien né aux EU... comme la plupart des mouvements présentés partout comme « émancipatoires ». Ils ne le sont en général pas. Le féminisme a été mis en place comme moyen (très efficace !) de neutraliser les revendications salariales légitimes des ouvriers américains de l’époque dite fordiste.

                              Pousser les femmes à « s’émanciper » en leur proposant d’entrer sur le marché du travail au nom de leur liberté, il fallait oser... les stratèges de la consommation sans limite avaient habilement anticipé un mouvement qui allait au contraire aliéner comme jamais toutes les femmes du monde « libre » ou supposées le devenir.

                              La bascule logique vers l’égalité homme / femme allait suivre de fait. Non pas pour rehausser les femmes au supposé niveau plus élevé des hommes, mais essentiellement pour transformer les femmes occidentales, puis extra occidentales en imitation pathétique du masculin.

                              Il suffit d’observer les femmes en politique pour se rendre compte que l’on a accordé un hypothétique pouvoir politique aux femmes au moment où la politique n’a plus aucun pouvoir ! Si l’on voulait là encore faire accroire aux masses féminines qu’elles avaient gagné un combat devenu parfaitement inutile on aurait pas mieux agit.

                              Il n’y a aucun égalité, au sens équivalence, entre homme et femme. Il n’y a que des complémentarités, ce qui permet précisément d’aboutir à une entité sacrée faite du masculin et du féminin. Sauf que... là encore, il fallu que les stratèges de la conso illimitée et de l’aliénation totale au fétichisme de la marchandise détruisent la notion de couple hétéro naturelle en une horreur présentée comme l’origine de tous les malheurs des femmes. Habile manipulation qui fonctionna à merveille...

                              Je vais même plus loin : non, une femme ne doit pas être payée au même salaire qu’un homme dans la plupart (j’écris dans la plupart !) des fonctions. Tout simplement parce qu’il est vrai qu’une femme est moins productive qu’un homme dès lors qu’elle travaille et décide de faire des enfants en même temps. Ça défrise les féministes ? tant pis, toutes les études sur l’énergie productive réelle démontre cette évidence organique indiscutable.

                              Comme l’’écrivait une femme sensée il y a quelque temps : « le féminisme s’arrête dans l’escalier avec l’armoire normande ou le piano à monter ! ». Tout est dit.

                              Sur le plan de la sexualité, même grosse manipulation dévastatrice pour les femmes. Croyant se « libérer », la plupart des féministes invitent les femmes, consciemment ou pas, à se comporter comme des mecs dont le comportement sexuel dépend d’abord d’une pulsion normale (je parle de l’attirance naturelle et des stratégies pour approcher une femme) alors que chez la femme, cette pulsion se manifeste dans une dimension psychique plus complexe. Pulsion sexuelle, oui, mais sentiments avec de préférence ! C’est là que la différence est ontologique et normale.

                              Pourquoi les transgenres passent-ils/elles leur vie à se faire injecter des hormones ? Tout simplement parce que femmes et hommes sont bel et bien soumis aux nombreuses influences hormonales pour une grande part de leurs comportements. L’hyper sexualisation est également le résultat d’une société devenue totalement pornographique... il suffit d’observer affiches, films et comportements massifiés autour de soi pour s’en convaincre.

                              La grande nouveauté qui émerge depuis quelques années et qui fait suite à l’inclusion du féminisme dans tous les cerveaux c’est que les hommes sont maintenant sommés de se comporter comme des femmes. L’inversion est patente et accouche lentement d’une forme de chaos et de rapport conflictuel revisité par la modernitude progressiste pathologique de notre époque.


                              • Larry Bird Larry Bird 22 mars 11:25

                                @Djam

                                « L’égalité des sexes s’arrête devant l’armoire Normande à monter dans l’escalier. Les entreprises de déménageurs sont comme les monuments aux morts, il n’y règne aucune parité. » Gabrielle Cluzel  smiley


                              • Larry Bird Larry Bird 22 mars 11:32

                                @Djam

                                « L’égalité des sexes s’arrête devant le bureau de l’assistante de direction au bas de l’escalier. Les secrétariats sont comme les maternités, il n’y règne aucune parité. » smiley

                                Faudra un jour que les féministes réalisent qu’on efface pas soudain des dizaines de millions d’années d’évolution biologique par caprice dialectique où idéologique, non seulement parce que c’est ridicule et abscons d’un point de vue conceptuel, en particulier rendu à des extrémités comme le féminisme 5.0 et à parent1/parent2, mais surtout parce que cela consiste fondamentalement en soi à se tirer une balle dans le pied. 

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