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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Ibn Khaldûn au secours d’un Orient sclérosé et d’un monde (...)

Ibn Khaldûn au secours d’un Orient sclérosé et d’un monde marchandisé




« Lire Ibn Khaldûn aujourd’hui, c’est prendre la mesure d’une pensée non européenne majeure et inviter à des approches comparatives afin de contrer l’idée d’un fossé entre les cultures et les pensées qui les portent » Esprit, novembre 2005 .

Un jour de 1364, le roi Pierre 1er accueillit dans son Alcazar à Séville un jeune ambassadeur venu de Grenade du nom d’Ibn Khaldûn. Alcazar, situé à côté de l’immense et ancienne mosquée almohade de Séville devenue la cathédrale de la capitale chrétienne, fut construit par les Omeyyades d’Espagne à partir de 844 sous le règne de Abd al-Rahman II. Un siècle avant, Séville était une province d’Al Andalous, un pays qui s’étendait dans la péninsule Ibérique du Portugal à l’Ebre et qui, en cette année de 1364 était circonscrit au seul royaume de Grenade.

La famille du jeune Ibn Khaldûn avait connu Séville au temps de la gloire d’Al Andalous et avait joué un rôle important dans l’histoire de cette ville. Ses ancêtres prirent le chemin de l’exode vers 1248-1249 après l’annexion de Séville par les chrétiens et s’installèrent définitivement à Tunis.

Pour Ibn Khaldûn, comme pour beaucoup de ses contemporains, Al Andalous était le lieu de la nostalgie et de l’éblouissement. Durant toute sa vie et à travers ses écrits, Ibn Khaldûn considérait ce lieu comme sa vraie patrie spirituelle même s’il gardait pour l’Afrique du Nord, sa terre natale, une affection particulière.

Pierre 1er fut séduit par l’éloquence et par l’activité intellectuelle d’Ibn Khaldûn ; il le pria de rester et lui proposa de devenir son vizir mais ce dernier déclina l’offre et retourna à Grenade auprès du jeune prince Nasride Mohammed V et de son ami et rival Ibn Al-Khatib, vizir de Mohamed V et grand intellectuel de renom.

En cette année, Grenade était le dernier bastion d’un vaste califat qui avait été un siècle auparavant phare du monde entier. Grenade la métissée, celle qui était peuplée d’Andalous aux origines diverses autochtones ou immigrées et aux langues et aux religions différentes, était isolée et presque entièrement musulmane, il ne restait presque aucun chrétien et à peine quelques juifs. Grenade, comme le reste du monde musulman, était en train de tourner la page d’un passé prodigieux et fécond pour entrer dans une phase de décadence inéluctable. Le merveilleux Orient agonisant et la délicieuse Andalousie mourante ont-ils inspiré la théorie cyclique des civilisations, leur grandeur, leur décadence et l’éternel recommencement qu’Ibn Khaldûn développa quelques années plus tard ?

Ibn Khaldûn resta deux ans à Grenade puis en 1365, il retourna en Afrique du Nord pour continuer sa carrière d’homme politique. Il servit différents Etats et étudia leurs institutions et leurs affaires ; il se mêla aux tribus berbères et observa leurs caractéristiques et leurs traditions. Puis à quarante-deux ans, il se retira de la scène politique et s’isola près de Tiaret en Algérie pendant quatre ans pour rédiger Al Muqaddima (le premier tome de son premier livre d’histoire universelle : le livre des exemples Kitab Al Ibar).

Lassé par la violence politique qui agitait l’Afrique du Nord, Ibn Khaldûn tenta de regagner la terre de ses ancêtres dans l’ancienne Andalousie. Malheureusement les choses avaient beaucoup changé depuis 1363. Le roi Pierre 1er était mort, assassiné par son beau-frère Henri et le roi Mohamed V n’était plus ce jeune prince tolérant qu’Ibn Khaldûn avait connu quelques années auparavant et était devenu un tyran impitoyable. Quant à son ami et rival Ibn Al Khatib, il fut exilé en Afrique du Nord par le despote Mohammed V, où il fut accusé d’hérésie du fait de son attirance pour le soufisme et son amour pour la philosophie, il fut emprisonné et il mourut étranglé dans sa prison de Fès en 1374.

Ibn Khaldûn renonça donc à la terre de ses ancêtres et quitta définitivement l’Afrique du Nord pour le Caire afin de se consacrer à l’enseignement, à la magistrature et à l’écriture.

Ibn Khaldûn un génie universel et intemporel

Ibn Khaldûn est l’un des plus grands penseurs arabes. Son œuvre Kitab Al Ibar (Livre des Exemples) est une monumentale histoire universelle. C ’est un monde... une histoire du monde, écrit Gabriel Martinez-Gros. La première partie, Al Muqaddima (Introduction à l’histoire universelle), est un exposé théorique très pertinent pour l’étude des civilisations. La deuxième partie, Kitab Al Ibar (le livre des Exemples), est une illustration de la théorie établie dans Al Muqaddima et un guide inestimable de l’histoire des musulmans d’Afrique du Nord et des Berbères. La troisième partie et la dernière est un livre autobiographique connu sous le nom de Rihla (voyage) qui est une étude particulière de l’histoire universelle à travers la vie d’un homme qui est celle de l’auteur.

Des sociologues, historiens ou philosophes tels Gabriel Martinez-Gros, Yves Lacoste, Sylvestre de Sassi, De Slane, Quatremère, Franz Rosenthal, Gaston Bouthoul, Gilbert Grandguillaume, Vincent Monteil, Abdesselaqm Cheddadi, Maxime Rodinson et tant d’autres s’accordent à dire qu’Ibn Khaldûn est un homme d’esprit de tous les temps qui a précédé son époque de plusieurs siècles, il a conçu et formulé une philosophie de l’histoire qui est sans doute le plus grand travail qui ait jamais été créé par aucun esprit dans aucun temps et dans aucun pays, a affirmé le grand historien anglais Arnold Toynbee.

Avec son œuvre révolutionnaire, Ibn Khaldûn, cinq siècles avant Auguste Comte, l’inventeur de la sociologie, a fondé une science nouvelle, celle de la civilisation humaine et de la société humaine : Notre propos actuel, est une conception nouvelle... C’est une science indépendante, dont l’objet spécifique est la civilisation humaine et la société humaine, écrivait Ibn Khaldûn dans son premier livre.

Précurseur de la théorie moderne de l’histoire, il en fit une science à part entière qui suit des processus soumis à des lois  : L’histoire est une science, elle consiste à méditer, à s’efforcer d’accéder à la vérité, à expliquer avec finesse les causes et les origines des faits, à connaître à fond le pourquoi et le comment des évènements. L’auteur d’Al Muqaddima mis en garde contre le piège du mensonge : Il faut combattre le démon du mensonge avec la lumière de la raison, écrivait-il.

Il insista sur l’objectivité sans parti pris et le souci scrupuleux de ne rien accepter sans explication  : Ils [des historiens] acceptent d’emblée leur histoire pour argent comptant, sans les contrôler... ni les comparer... ainsi s’égarent-ils loin de la vérité, disait—il des historiens de son époque et de ceux qui les avaient précédés.

Il prévint contre la tentation du sensationnel et il recommanda la prudence à chaque fois qu’il s’agit d’argent ou d’effectifs militaires ; pour y parvenir, il faut toujours en revenir aux sources et s’en remettre à soi-même afin de distinguer naturellement entre le possible et l’impossible, affirmait-il.

Al Muqaddima, « C’ est un monde... sur l’histoire du monde. »

Dans Al Muqaddima, Ibn Khaldûn fournit des schémas et des idées pour l’Histoire universelle et établit plusieurs concepts dont trois sont fondamentaux pour comprendre la pensée khaldûnienne :

- Al Umran (civilisation, organisation sociale, État)

- Al Açabiyya (solidarité, esprit de corps, force sociale ou cohésion ; elle peut aussi dans certains cas désigner la force clanique, tribale, communautaire ou religieuse)

- Al Mulk (pouvoir, souveraineté, État).

Pour Ibn Khaldûn, la vie en société est une nécessité pour l’homme : L’homme est fait pour vivre en société, et il est politique par nature, il ne peut donc se passer d’Umran (État).

Pour pouvoir s’organiser en société, les hommes ont besoin d’une Açabiyya (solidarité). Lorsqu’un groupe humain qui présente une certaine homogénéité et cohésion prend conscience de ses intérêts collectifs et se découvre des buts communs, il s’organise et l’esprit de corps se transforme en un instinct de domination qui donne naissance au Mulk (pouvoir).

Pour Ibn Khaldûn, le pouvoir est un concept strictement politique qui peut prendre la forme d’une monarchie, d’une royauté, d’une tyrannie ou encore d’un califat ; il est le moteur de l’histoire et sans lui, il n’y a pas de Umran (civilisation, État)  : Quand la vie en société se réalise... il devient nécessaire d’avoir un chef qui les défende les uns contre les autres, à cause de l’agressivité et de l’iniquité qui sont inhérentes à leur nature animale.

Sans solidarité, pas de pouvoir, et sans pouvoir, pas d’État.

La nécessité de la vie en société pousse des tribus bédouines à porter le mouvement qui leur permet de passer d’une civilisation rurale et bédouine à une civilisation urbaine et sédentaire. Ce passage ne peut se faire que par la création d’un État et le choix d’un souverain dont le but est de permettre aux hommes de vivre en société, de cumuler les savoirs, les activités et les richesses.

Ces tribus solidaires, courageuses partageant les biens et supportant les privations créent un État fort et « juste ». Pour que l’État prospère, il doit assurer la stabilité de la domination et le maintien des populations sous le contrôle, imposer la paix, désarmer ses sujets et détruire les solidarités naturelles.

Le courage, les violences, les solidarités sont peu à peu éradiqués et sont remplacés par la violence organisée de l’État (représentée par son armée), par le goût et l’amour du gain et de l’argent et par l’obéissance. La loi, l’éducation, les sanctions et le désarmement de la population permettent la levée de l’impôt, signe de soumission des sujets et de l’éradication de la Açabiyya. Le pouvoir est respecté et craint, la civilisation urbaine se développe, les sciences s’épanouissent et la démographie augmente.

Quand le bien-être s’installe, la société devient de plus en plus individualiste et soumise et l’esprit de corps rompt. Des classes sociales apparaissent ; elles s’affrontent, mais continuent au début à vivre ensemble en paix.

Quand le luxe est à son comble, les luttes interclasses deviennent plus rudes, des turbulences politiques apparaissent et la paix sociale décline. L’État faiblit et le pouvoir devient coercitif, l’injustice s’installe et la solidarité naturelle disparaît complètement. La levée d’impôt se fait par la force et la spoliation. Moins prospère, le pays devient moins peuplé et les villes sont désertées ; la baisse démographique entraîne une diminution du travail qui à son tour conduit à la pauvreté et à la misère et le Umran (civilisation) finit par dépérir  : Le luxe corrompt le caractère. L’âme prend toutes sortes de vices et de mauvaises habitudes... conséquences : régression et ruine. La dynastie montre des signes de perdition et de dissolution. Elle attrape les maladies chroniques de la vieillesse et meurt, rapportait Ibn Khaldûn dans Al Muqaddima. Et il ajoutait  : Quand un État parvient à un haut degré de bien-être et d’aisance, les habitudes du luxe se développent rapidement chez lui et il abandonne la vie dure et grossière qu’il avait menée jusqu’alors, afin de jouir du superflu... il s’aperçoit combien le superflu est indispensable... la souveraineté s’use dans le luxe et c’est le luxe qui la renverse.

La « laïcité »

Une autre originalité d’Ibn Khaldûn est qu’il pense la politique indépendamment de la religion. Abdesselem Cheddadi explique qu’il a existé assez tôt dans les pays musulmans, une séparation du pouvoir politique et du pouvoir religieux qu’Ibn Khaldoun a parfaitement identifiée et décrite. Le politique était un domaine réservé où les ulémas n’avaient pas leur mot à dire. La religion n’était qu’une force sociale, parmi d’autres ; elle jouait le rôle de ciment pour unifier les hommes autour d’un même idéal, mais ne dominait pas le pouvoir, elle lui subordonnait. Ibn Khaldûn, qui était à la fois rationaliste et mystique, explique que cette tendance à séparer le politique du religieux est due à la faiblesse de l’homme et à son incapacité à soumettre les lois politiques aux lois de la « vraie religion ».

L’injustice détruit la nation

Dans un chapitre, Ibn Khaldûn aborde la nature du pouvoir et la qualité d’un dirigeant politique. L’intérêt que représente un dirigeant politique pour son peuple ne dépend pas de son physique, ni de son savoir et ni même de son esprit. Ce qui compte, c’est que le pouvoir doit être bon et bénéfique ; il doit servir les intérêts du peuple sinon il est nocif et mortel. Un gouverneur est bon lorsqu’il porte intérêt aux conditions de vie de son peuple et il faut qu’il soit doux  : Ce qui fait une bonne autorité, c’est la douceur et tout pouvoir fondé sur la contrainte et la domination, qui laisse libre cours à l’irascibilité, est injustice et oppression. Les injustices telles la spoliation sans compensation ni motif, le travail forcé, la soumission à une obligation illégale, la réclamation d’autre chose que son dû ou le non-respect des droits du peuple détruisent la nation.

Un souverain qui utilise la force, compte et dénonce les fautes de son peuple, provoque la peur chez ce dernier, le pousse à la déprime, au mensonge, à la ruse et à la fraude.

Ibn Khaldûn et le monde d’aujourd’hui

Ibn Khaldûn était inconnu et n’a été découvert en Occident qu’au moment de la colonisation de l’Algérie  : Il a été redécouvert en Europe par Sylvestn de Sacy, qui publia en 1830 des extraits de la Muqaddima, en version arabe puis en traduction [...] Mais c’est surtout la conquête de l’Algérie et la décision, en 1840, du ministre de la Guerre de faire traduire le Kitâb al-’Ibar qui lancèrent un courant d’intérêt scientifique pour l’oeuvre, qui crût avec le temps, rapporte Claude Horrut.

Depuis, beaucoup de penseurs et de critiques occidentaux se sont intéressés à son œuvre, l’ont étudiée et l’ont traduite. Il a été comparé à Marx, Montesquieu, Tocqueville, Saint-Simon et bien d’autres. Beaucoup ont affirmé que la conception de l’histoire d’Ibn Khaldûn est très proche de celle qui s’est développé à la fin du XIXe siècle, que ses thèses peuvent être comparées à celles des penseurs modernes et ses analyses appliquées à notre monde actuel. En effet, Ibn Khaldûn posait bon nombre de questions que se posent les historiens actuels et cherchait, comme eux, à leur trouver une réponse dans les structures politiques, économiques et sociales.

Cependant les corrections et les rectifications à apporter aux traductions et aux idées sont nombreuses. Certains penseurs occidentaux refusant de reconnaître que la société musulmane de l’époque était en avance sur son temps, couvrent d’éloges Al Muqaddima et dénigrent Kitab Al Ibar. Ils affirment qu’Ibn Khaldûn n’était qu’un accident et que seule l’Europe du XIIIe était capable de produire des penseurs universels avec la stature d’Ibn Khaldûn  : L’agrément de la Muqaddima et le rejet des Ibar disent : nous acceptons le génie, nous écartons son peuple - et le génie l’est aussi parce qu’un incompréhensible fossé le sépare des siens, qu’il échappe aux explications de l’histoire, témoigne Gabriel Martinez-Gros.

Certains au XXe siècle sont encore allés plus loin en falsifiant et en utilisant frauduleusement l’œuvre d’Ibn Khaldûn pour justifier des thèses racistes et colonialistes.

Ibn Khaldûn au secours du monde sous-développé

Ibn Khaldûn fit une analyse scientifique étonnement moderne des sociétés musulmanes du XIVe siècle en déclin. Il expliqua les raisons qui mènent à l’échec des structures politiques et par suite sociales et économiques. Pour expliquer le déclin des civilisations nées en Afrique du Nord, Ibn Khaldûn n’a pas cherché à imputer les causes à des puissances conquérantes étrangères mais à des facteurs endogènes et généraux.

Ses études n’ont malheureusement pas été exploitées par les Maghrébins d’avant colonisation et l’engrenage dans lequel ils étaient enfermés depuis des siècles a rendu possible la domination coloniale au XIXe siècle qui a conduit à l’actuelle situation de sous-développement de ces pays.

Yves Lacoste explique que l’étude des traits les plus originaux et les plus importants de l’œuvre d’Ibn Khaldûn permettra de saisir les causes profondes du sous développement de ces pays  : Les recherches, l’analyse et la synthèse qu’a effectuées ce Maghrébin génial du XIVe siècle nous aident aujourd’hui à mieux comprendre le problème qui est sans doute le plus vaste et le plus dramatique de notre temps : le sous-développement, affirme Yves Lacoste.

Certes, la domination des puissances occidentales représente un facteur non négligeable de l’actuelle situation de sous-développement des pays musulmans mais les causes intérieures ont aussi leur importance  : La conquête ne résulte pas seulement de la puissance militaires des colonisateurs. Les structures qui existaient depuis plusieurs siècles en Afrique du Nord ont facilité leur entreprise d’une façon décisive, ajoute Yves Lacoste.

Immobilisme, fatalisme et résignation sont les maux qui rongent les sociétés musulmanes d’aujourd’hui. Les analyses faites par Ibn Khaldûn ont montré que l’islam n’a pas été une cause première de la paralysie du système social, politique et économique et que la fatalité était inexistante dans les moments florissants et dynamiques de la civilisation musulmane. Cet islam paralysé et paralysant n’est apparu qu’avec le déclin. L’idéologie d’une société gagnée par l’ankylose ne pouvait rester dynamique et c’est dans la mesure où l’islam a été paralysé qu’il est devenu paralysant, et les vraies raisons sont à rechercher dans les causes internes de ces sociétés.

Ce génie hors norme a légué aux Maghrébins en particulier et aux musulmans en général un trésor inestimable, qui est malheureusement peu et mal étudié. Une autre lecture d’Ibn Khaldûn, plus intelligente et plus profonde, pourra certainement les aider à comprendre la racine de leurs maux afin d’apporter les remèdes nécessaires pour sortir de cette léthargie.

Ibn Khaldûn au secours du monde mondialisé, capitaliste et ultralibéral

Face à une société musulmane paralysée et figée, d’autres sociétés « civilisées », « sédentarisées » et individualistes ressemblant de plus en plus à la société d’Ibn Khaldûn se développent en Occident et ailleurs. Dans ces sociétés, le marché règne en maître absolu et la mondialisation et l’ultralibéralisme détruisent jour après jour toutes les solidarités (des peuples, des citoyens, des familles, des voisins, des syndicats, des travailleurs) pour les remplacer par une concurrence de tous contre tous. Les peuples et les classes sociales s’affrontent ; les liens et les relations humaines ne sont dictés que par les lois du marché, des villes sont devenus des mégapoles avec de gigantesques agglomérations de population et la nature saignée à blanc commence à rendre l’âme.

Ces sociétés qui sont devenues des modèles de la théorie d’Ibn Khaldûn, obéiront-elles à la loi du théoricien des civilisations et connaîtront-elles le même sort que les civilisations nord-africaines ?

Dans la grande transformation, Karl Polanyi, affirme : Permettre au mécanisme du marché d’être l’unique directeur du sort des êtres humains et de leur environnement naturel aurait pour résultat la démolition de la société. La réponse serait-elle donc oui  ? Si c’est le cas, que peut apporter Ibn Khaldûn pour la compréhension de ces sociétés qui capitulent devant le marché et dont la lassitude a atteint son seuil critique ?

Ibn Khaldûn, six cents ans après, reste le génie de tous les temps.

Bibliographie

- Ibn Khaldûn et les sept vies de l’islam, Gabriel Martinez-Gros, Actes Sud, 2006.

- Discours sur l’histoire universelle, Al Muqaddima, Vincent Monteuil, Thesaurus, 1968(nouvelle édition 2006)

- Naissances de l’histoire, passé du tiers monde, Yves Lacoste, La Découverte, 1998

- Esprit, novembre 2005

- Peuples et nations du monde (1 et 2), Abdesselem Cheddadi, Sindbad, 1986

- Ibn Khaldûn, l’homme et le théoricien de la civilisation, Abdessalam Cheddadi , Gallimard, 2006

- Ibn Khaldûn au prisme de l’Occident, Krzysztof Pomian, Gallimard , 2006

- Ibn Khaldun- Un islam des Lumières ?, Claude Horrut, Complexe, 2006.


- L’Andalousie arabe, une culture de tolérance, Maria Rosa Menacal, traduit de l’anglais par Mélanie Marx, collection Mémoires, 2004.



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39 réactions à cet article    


  • Bill Bill 16 janvier 2007 13:16

    « Ses ancêtres prirent le chemin de l’exode vers 1248-1249 après l’annexion de Séville par les Chrétiens et s’installèrent définitivement à Tunis. »

    L’annexion est en réalité la RECONQUETE. Pas lu plus loin, manque de temps, je reviendrai !

    Bill


    • Bill Bill 16 janvier 2007 13:35

      Ah ! Ce qu’ils étaient beaux ces pays où toutes les religions et les cultures vivaient ensemble ! Si seulement nous avions gardé l’Algérie, cela aurait fait plaisir à tous ces nostalgiques !

      Bill


    • Marie Pierre (---.---.217.228) 16 janvier 2007 15:17

      Les termes utilisés par Leila Salem sont plus justes : ce que les hispaniques du Nord ont appelé Reconquête n’était pas la récupération de leurs territoires au sens propre.

      Lorsque les musulmans ont envahi ce qu’ils ont appelé Al Andalus, le pays ibérique était sous le règne des barbares Wisigoths, pas complètement christiannisés (ils étaient plutôt ariens). Les juifs, persécutés par les Wisigoths, ont accueilli les musulmans avec soulagement. Tous pouvaient pratiquer leur religion, ce qui n’a plus été le cas à la Reconquête.

      Certes, l’Islam sous cette forme a bien changé, et Ibn Kaldhun en a analysé les raisons.

      Le livre Al Muqaddima est téléchargeable sur ce lien.


    • Bill Bill 16 janvier 2007 15:24

      Il y avait déjà des chrétiens à cette époque et en effet ils ne supportaient pas les ariens... Ils ont d’ailleurs été content de se débarrasser des wisigoth ! Nous avions aussi ce problèmes en France.

      C’est ce qui a permis de s’installer aux sarrasins. Je doute en revanche qu’ils ne se soient pas réjouis de la reconquête ! En sus il n’y a pas eu de persécutions comme ça ensuite, c’est un cheminement plus long...

      Bill


    • (---.---.50.63) 17 janvier 2007 08:56

      Reconquista contre annexion. Au moins, les coumeurs sont affichées dès le début. Je le connais pas ce ibnekaldoun, mais ça doit être un sacré idéologue de la pensée totalitaire nazislamique.


    • Senatus populusque (Courouve) Courouve 16 janvier 2007 13:27

      On me signale que Ibn Khaldûn a collectionné et publié des poèmes d’amour courtois homo-érotiques dans « Le Livre des exemples », traduit, présenté et annoté par Abdesselam Cheddadi, volume 1 : « Autobiographie, Muqaddima », Paris : Gallimard, 2002, collection Pléiade.


      • Bill Bill 16 janvier 2007 13:33

        Un petit lien Courouve ?

        Bill


      • leila leila Salem 16 janvier 2007 14:19

        Beaucoup de poètes arabes ont chanté l’amour charnel entre hommes et Abû-Nuwas, l’homme beau aux cheveux bouclés, fut le chantre de la poésie érotique et bachique et aussi le roi de la satire,. C’était un jouisseur, un libertin et un amoureux de la joie de vivre. Il a chanté le vin et l’ivresse, la beauté et l’amour charnel (entre hommes), a vanté les plaisirs de la vie terrestre et l’extase procurée par l’alcool et a comparé le plaisir de la compagnie de jeunes nubiles et de beaux éphèbes à l’exaltation religieuse. Voici un de ses poèmes :

        Pour l’amour d’un chrétien

        De bon matin, un faon gracieux me sert à boire.

        Sa voix est douce, propre à combler tous les vœux.

        Ses deux accroche-cœur sur ses tempes se cabrent.

        Toutes les séductions me guettent dans les yeux.

        C’est un persan chrétien, moulé dans sa tunique,

        qui laisse à découvert son cou plein de fraîcheur.

        Il est si élégant, d’une beauté unique,

        qu’on changerait de foi -sinon de Créateur -

        pour ses beaux yeux. Si je ne craignais pas,

        Seigneur,

        d’être persécuté par un clerc tyrannique,

        je me convertirais, en tout bien tout honneur.

        Mais je sais bien qu’il n’est qu’un Islâm

        Véridique...

        Extrait de Le vin, le vent, la vie de ABÜ-NUWÂS traduit de l’arabe par Vincent-mansour Monteil



      • Marie Pierre (---.---.217.228) 16 janvier 2007 15:22

        Dans son livre, Maladie de l’Islam, Abdelwahab Meddeb évoque très souvent les poèmes érotiques de cette époque de l’Islam. Il rappelle également le choc des civilisations, où les gens d’Eglise trouvaient très choquant l’érotisme des tenues, des parfums et des chants d’Islam.


      • Nono (---.---.135.121) 16 janvier 2007 17:50

        @ Courouve,

        Intéressant lien ! Merci.


      • davideo (---.---.89.138) 16 janvier 2007 13:35

        Ah ! votre premier article.

        Bienvenue sur Agoravox, Leila. Nous vous attendions, vous et des articles comme les votres. smiley


        • leila leila Salem 16 janvier 2007 13:54

          Merci et je reviendrai certainement sur Agoravox avec d’autres articles sur l’histoire et la culture arabo-berbèro-musulmane. Connaître l’autre peut aider à détruire les murs et à rapprocher les personnes. Les haines et les manichéismes naissent de l’incompréhension et de la méconnaissance de l’autre.

          Je reviendrai certainement


        • dionysos (---.---.232.178) 16 janvier 2007 18:49

          Oui merci de nous rappeler l’existence d’Ibn Khaldoun. Ce devait etre quelqu’un d’interessant à fréquenter. Je l’ai un peu lu quand j’étais plus jeune, je vais m’y remettre


        • Senatus populusque (Courouve) Courouve 16 janvier 2007 18:55

          « Connaître l’autre peut aider à détruire les murs et à rapprocher les personnes »

          Je doute que la connaissance de l’oeuvre d’Ibn Khaldun puisse contribuer à faire passer la potion amère de l’islam actuel ...

          Au contraire !


        • ZEN zen 16 janvier 2007 22:16

          « Je doute que la connaissance de l’oeuvre d’Ibn Khaldun puisse contribuer à faire passer la potion amère de l’islam actuel »

          Dés qu’on parle d’Islam, Courouve voit vert, et tombe dans les amalgames simplificateurs, faisant fi de la raison analytique et du sens critique. Passion ,quand tu nous tiens...


        • Senatus populusque (Courouve) Courouve 16 janvier 2007 22:18

          Zen, mec, zen ...


        • Senatus populusque (Courouve) Courouve 16 janvier 2007 22:23

          Extrait d’un article que j’ai publié dans « Têtu » :

          "On aurait tort de réduire l’Orient à l’Islam et l’Islam au Coran, d’une façon définitive. Dans Si le grain ne meurt, Journal du Maroc et Carnets d’Égypte, André Gide avait donné une image gay friendly de la civilisation arabe. Mais dans le Coran, le sentiment religieux est encore en manque d’élaboration. Mieux vaut savoir qu’aujourd’hui, en terres islamiques, l’homosexualité libérée de l’Occident - où les hommes commencent à pouvoir se marier entre eux - choque fortement. Le rappel fondamentaliste des injonctions de Loth entraîne pour les gays musulmans en France un conflit d’identité que ne connaissent pas ceux qui se rattachent au courant moderne des Lumières et du libertinage philosophique, et beaucoup moins, voire plus du tout, les chrétiens homophiles et les homos communistes ; l’islam ne connaît pas encore la pastorale individualisée ... S’il devait y avoir un clash des civilisations et des mentalités sur la question gay, ce ne serait cependant pas entre judéo-christianisme et islam, mais bien plutôt entre la civilisation scientifique et humaniste gréco-latine et les trois religions asiatiques du Livre qui ne sont en phase ni avec la modernité occidentale, ni avec la rationalité ancienne ... »


        • ZEN zen 17 janvier 2007 03:10

          Was bedeutet ? Courouve


        • Nono (---.---.135.121) 16 janvier 2007 14:13

          @ Leïla,

          Bienvenue sur Agoravox.

          Très bel article !

          « Nul n’est prophète dans son pays » !... Pourquoi les dirigeants arabes avaient-ils ignoré ou n’avaient-ils pas appliqué la sagesse de ce « Précurseur » et de son importante œuvre... ?

          « En réalité, le seul moyen naturel d’atteindre la vérité est la disposition naturelle de penser, lorsqu’elle est débarrassée de toutes les fausses idées » et « La logique n’est rien d’autre qu’une description de l’action de penser et dans la plupart des cas la suit. » (Ibn Khaldun)

          (Très intéressant : A lire ou à compulser dans une bibliothèque « Le Voyage d’Occident et d’Orient. Autobiographie » - Traduite en français par A. Cheddadi -( Edit. Sindbad - 1980.))

          Cordialement

          Nono


          • mcm (---.---.121.69) 16 janvier 2007 14:57

            Wa salam,

            Génial ce Ibn Khaldun qui selon wikipédia est théoricien :

            « de l’histoire cyclique fondée sur des facteurs profanes générés par l’affaiblissement naturel des générations sédentarisées, héritières des conquérants nomades, mais que la richesse et le mode de vie urbain entraînent dans un cycle inexorable de décadence. »

            Le génial monsieur Khaldun nous explique que le bon nomade musulman en se sédentarisant crée des rassemblements où la mauvaise mécréance fini par l’emporter sur le bonne foi mahométane.

            Bref que l’orient sclérosé et le monde marchandisé ne retrouveront leur lustre d’antan qu’en dispersant leurs peuples dans le sain nomadisme mahométan des origines.

            Il est vrai que le modèle mahomet (paix et bénédiction sur lui), n’a été l’époux de Kadidja la riche marchande que peu de temps avant d’avoir la génie de régler ses problèmes d’approvisionnement en attaquant les caravanes marchandes.

            Wollah, c’est vrai qu’il est radical le cadi Khaldun. A bas les tanks et les bombes, vive le sabre et le chameau !

            C’est vrai dès lors que le le bon nomade mahometan s’installe en ville, les djinns et le sheitan qui rodent en ville le dévoient de sa mission divine, alors il délaisse le sabre du prophète (paix et bénédiction sur lui), et la mécréance fleurit.

            Alors bon l’orient d’abord (paix et bénédiction sur la terre du prophète), et le reste du monde marchand (mécréant pas encore soumis à allah mais qui le deviendra bientôt inch allah) attendent le secours du cadi du prophète (paix et bénédiction sur lui).

            Par la barbe du prophète (paix et bénédiction sur lui) et le pubis de son chameau, le nomadisme musulman vaincra !

            MCM


            • Senatus populusque (Courouve) Courouve 16 janvier 2007 19:03

              C’est ce que Chirac avait déjà dit ; les grandes pensées se rejoignent.

              Enfin, quand je dis « pensées », j’exagère sans doute un peu ; c’est mon côté méridional (ma grand-mère corse).


            • frederic9 (---.---.232.32) 16 janvier 2007 15:57

              Aujourd’hui à Bagdad, au moins deux attentats à la voiture piégée ont fait plusieurs dizaines de victimes.

              Rappelons qu’un attentat à la voiture piégée consiste à garer une voiture remplie d’explosifs dans un endroit passant (à proximité d’un marché, à la sortie d’une mosquée, par exemple) puis de déclencher l’explosion à distance.

              Il y a deux types d’attentats à l’explosif à Bagdad :

              1) Ceux qui sont organisés par des sunnites, dans des quartiers habités majoritairement par des chiites.

              2) Ceux qui sont organisés par des chiites, dans des quartiers habités majoritairement par des sunnites ;

              Les premiers étant beaucoup plus nombreux que les derniers.

              Et rappelons aussi que le sunnisme et le chiisme sont deux versions de cette merveilleuse religion qu’est l’islam, toute pétrie d’amour et de poésie, qui est pratiquée dans des pays qui comptent parmi les plus pauvres de la planète, que leurs habitants fuient aussi vite qu’il le peuvent dès qu’ils en ont l’occasion, afin de s’installer chez nous pour nous apporter leurs coutûmes si rigolotes.


              • fouadraiden fouadraiden 16 janvier 2007 16:11

                salut à l’auteur,

                c’est dommage de ne pas profiter de l’occasion pour nous dire quelque chose de plus originale sur le penseur arabe.

                votre présentation est simplement ,et malheureusement,une collection d’anectodes compilées .

                je pense que le public occidental ,car j’imagine que vous vous adressiez à lui, est plus exigeant et moins novice qu’on pourrait le croire,meme quand il s’agit d’un auteur arabe

                vous faites dire à un auteur contemporain que ibn khaldun serait le « pere » de la laicité.vous pensez convaincre qui avec ça ?

                j’avoue n’avoir jamais entendu ça.

                j’espère qu’on pourra entrer en contact.


                • mcm (---.---.121.69) 16 janvier 2007 17:18

                  @Demian,

                  Vous m’affirmez avec une mâle assurance :

                  « L’islam est une pensée et un sentiment comme les nôtres : il n’est pas de différence. »

                  Alors comment expliquez-vous que moi, maghrebo-musulman de naissance, j’ai du guérir ma pensée malade de la violence musulmane avec le remède de la pensée chrétienne ?

                  Quoi ? Moi qui suis enfin guéri de cette maladie mentale grâce au soins de l’amour de Christ, vous voulez me convaincre qu’il n’y a aucune différence entre la maladie et le remède !

                  J’ose croire que vous plaisantez, parce que si vous parlez sérieusement, je me permet de vous conseiller aussi le remède chrétien, tout aussi efficace contre d’autres maladies mentales que l’islam.

                  Bien à vous.

                  MCM


                  • ZEN zen 16 janvier 2007 17:27

                    Trés bel article réhabilitant un homme et une période si ignorés. A.Meddeb décrit bien dans « La maladie de l’Islam » les causes internes et externes du déclin de cette civilisation.

                    IK n’est peut-être pas le « père de la laïcité », mais il ouvre une voie aux sciences humaines dégagées des interprétations religieuses. Il renoue plutôt avec la tradition des historiens grecs et latins (Thucicyde, Tite-Live), en apportant des éléments de sociologie tout à fait neufs.


                    • fouadraiden fouadraiden 16 janvier 2007 18:45

                      à zen,

                      non, ce que vous faites c’est du concordisme pour élecrticien,ce n’est pas rendre hommage aux penseurs arabes que de leur faire dire ce qu’ils n’ont jamais dit.

                      les arabes seraient ils si désarmés face à la modernité pour s’autoriser d’interprétaions fallacieuses ?

                      vous parlez de sciences humaines à son sujet,ou d’une voie possible,c’est hautement improbabale, à moins de considérer la pensée chinoise ,ou incas, lancées sur les memes voies.


                    • Nono (---.---.135.121) 16 janvier 2007 19:03

                      Tu peux traduire, Fouad, s’il te plait ? smiley


                    • Marsupilami Marsupilami 16 janvier 2007 19:06

                      @ Nono

                      Fouad ne peut pas traduire : il ne sait pas ce qu’il dit. Je me demande encore comment un ignare pareil a réussi à placer un article sur Agoravox. Hallucinant.


                    • fouadraiden fouadraiden 16 janvier 2007 19:12

                      cher compatriote marsu,

                      t’es presque un vrai méchant pour un agnostiiiiique


                    • fouadraiden fouadraiden 16 janvier 2007 19:17

                      à nono,

                      le fait de s’en remettre à un penseur du 14 siècle ,tu trouves cela normal ?

                      imagine une seconde st thomas(ou un autre) en père de la laicité ou des sciences humaines....il faut beaucoup de volonté.

                      alors posons nous une question,pourquoi cette necessité quand il s’agit des penseurs arabes ?

                      la réponse se trouve dans les société arabes contemporaines. au fond ,on peut le comprendre.


                    • erdal (---.---.242.88) 16 janvier 2007 19:00

                      Il y a certaines choses qui mérite l’attention, et je dirais que le résultat de sa théorie se vérifiera lors des présidentielles ...

                      Et pour çà, pas besoin de ce théoricien pour savoir que la fin du cycle approche.

                      erdal


                      • (---.---.136.102) 16 janvier 2007 19:46

                        Pour ManiaCoManiaque(MCM)

                        ben Je suis content que tu sois gueris si ce n’etait que la seule maladie qui te hante l’ame et l’esprit...Je ne crois pas que tu sois gueris car ,là, le fait d’evoquer un petit mot sur l’arabe, l’islam cela provoque chez toi l’extreme degré d’un etat bouffé delirante, une psychose aigue et une hysterie bien epicée de chez nous. La maladie est toujours là, toi,qui, jure comme un charlatan en jugeant IBn kheldoun d’agressif et implicitement de l’ancetre de ces petits arabes terroristes ; que comprend tu de ce qu’il disait ce Ibn kheldoun ? t’es qui pour le juger et le critiquer ?

                        Ta maladie est comparable ou sinon le synonyme opposé de celle des fanatiques barbus et tous les extremistes de tous bords qui ne sont pas dans le meme courant mais qui versent dans un meme lac, le lac de la stupidité humaine.

                        La maladie est en toi, ton cas est desesperé ; meme si tu étais né sur la lune, tu serais, et à coup sur, un malade lunairesque.Dommage pour les terriens t’es né sur terre...

                        ou t’as appris deux mots en arabe et tu te prends pour un arabe ? pourquoi deverser toute cette haine ? pourquoi l’avoir d’avantage ?

                        tu te sens bien mieux ? si c’est le cas, Vas y re deverse ta haine d’abord sur moi.

                        Bien à toi l’ arabe et musulman qui te prend la tete..sait on jamais t’aurais ton abreaction ce soir smiley


                        • (---.---.136.102) 16 janvier 2007 20:03

                          un trés bel article.

                          merci à l’auteur pour ce petit rappel. bizarre, ils ne se connaissaient ni personnelement ni selon leurs oeuvres mais qui se rapprochent dans leur conception de ce monde. merci pour tous ces savants qui ont eclairé l’humanité, dommage qu’on prend celui qui est des notres comme reference et idole emerite, soit il, et intelligent et on essaie de discrediter et remettre en question, coute que coute, l’autre le debile, le sauvage, qui n’est pas l’un de Nous et d’une maniere purement raciste,

                          que diable, c’est qui « Nous » ?

                          C’est pas l’humanité ?!!!


                        • mcm (---.---.121.69) 17 janvier 2007 11:23

                          Ne vous excitez pas anonyme derviche tourneur défenseur du coran altenatif, vous :

                          1)M’accusez de ma haine envers l’islam. 2)Ne vous accusez pas de votre haine envers moi. 3)Ne parlez pas un instant du sujet du post.

                          Voilà bien un pur produit du faux prophète pédophile, assassin, violeur, pillard et menteur.

                          Que me reprochez vous ? De dire la vérité ?

                          Allons courageux anonyme, un peu de courage, expliquez-nous à la fin en quoi un cadi musulman peut venir au secours d’un orient sclérosé et d’un monde marchand.


                        • philippe l’arabe empereur de rome (---.---.84.52) 21 janvier 2007 19:01

                          le menteur c’est toi espece de vermine tu n’es qu’une merde qui idolatre un totem d’un juif empalé dessus .c’est ca ta religion que tu veux vendre la religion chretienne et juive de pedophilie la religion qui nous dit qu’issac le prophete a consomme rebecca agee 3 ans .c’est ta croyance !!! on a une doute sur l’age de aicha de 12 a 20 ans .mais la tradition juive et chretienne n’a aucune doute sur rebecca c’etait 3 ans !!!!!!!la hawl wa la kowwa illa billah


                        • (---.---.50.63) 17 janvier 2007 09:01

                          Tout a fait. Chirac a aussi parlé de problème de bruit et d’odeurs en d’autres temps.


                          • marouan92 (---.---.211.74) 17 janvier 2007 12:47

                            Article très interessant dommage qu’il soit tout de suite gaché par de commentaires de bas étages.

                            @frederic9

                            Faire de Ibn Khaldun un précurseur vous dérange ... et dire qu’a cette époque le monde entier parlait arabe et s’interessait et s’impregnait de nos scientifiques mathematiciens philosophes...

                            Aujourd’hui juste en regardant la télévision certains comme toi se permettent de critiquer une religion ou un peuple sans meme aller plus loin.

                            Faudrait vous reveiller les gars et aller plus loin que ce que raconte PPDA.

                            Frederic9 l’exemple irakien que tu sites pour dénigrer n’est que l’illustration ou mélanger politique et religion est dangereux. D’ailleurs si tu avais lu l’article, tu n’aurai pas posté inutilement.

                            Tu crois vraiment qu’ils s’entretuent au nom d’allah ??? C’est pour le pouvoir et rien d’autre. Les US ont joué de cette rivalité et ils le regrettent amerement aujourd’hui. Ils sont tellement largué qu’ils veulent meme pas porter la responsabilité de la mise a mort de saddam... on connait le résultat aujourd’hui .

                            « l’islam pratiquée dans des pays qui comptent parmi les plus pauvres de la planète »

                            Faudrait que tu ailles dans les pays du golfe je te conseille dubai le quatar ou encore l’indonésie tu vas avoir un choc...

                            Merci encore pour cet article nous avions besoin d’une piqure de rappel.


                            • marouan92 (---.---.211.74) 17 janvier 2007 12:55

                              L’indonésie c pas le golfe mais bon c beau !!!

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