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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Il leur faudrait un bon autodafé

Il leur faudrait un bon autodafé

Je ne suis pas vraiment un fan de l'antisémitisme de Céline, encore moins des écrits où il l'étale avec délectation semble-t-il, celle-ci engendrant un malaise immédiat chez un lecteur avisé. Cette haine judéophobe était d'ailleurs la manifestation d'une détestation universelle du genre humain dans sa globalité. Il y a chez l'auteur du « Voyage au bout de la nuit » et de « Rigodon », ses deux livres m'ayant le plus marqué un ressentiment de tous les instants contre ces semblables.

Ce n'est pas exactement une colère, une vocifération ainsi qu'on l'a cru très longtemps mais l'expression d'une émotivité à fleur de peau. Blessé dans sa chair par le monde, par la sottise de ses semblables, Céline ne sait plus les aimer bien que paradoxalement il fut jusqu'au crépuscule de son existence un médecin dévoué aux pauvres.

Gallimard avait décidé de rééditer les pamphlets violemment antisémites de cet auteur. Ceux-ci ne sont jamais remis en perspective dans leur époque, les années 30, où ils étaient liés à un anti libéralisme marqué et un rejet des bourgeois en général : Le bourgeois, le riche étant forcément assimilé aux juifs. Cela bien entendu ne l'excuse en rien. Sans doute les avait-il écrit également en partie pour se ficher du monde et faire de la provocation « hénaurme ». Il faut lire aussi les pages de « Rigodon » où il rencontre les fantômes des déportés par ce genre d'idées envoyé à une mort atroce, où il ne ne cherche pas à se justifier ni à s'excuser reconnaissant l'horreur de sa détestation.

Il ne pleurniche pas, il ne fait pas dans l'auto-flagellation ni le masochisme mémoriel, il les décrit, c'est tout, il les voit enfin face à lui.

Les régimes totalitaires commencent toujours par faire deux ou trois autodafés des livres leur déplaisant. Nous il n'y a même plus besoin, les éditeurs eux-mêmes ou les professionnels des bibliothèques ou de l'édition pratiquent la censure des ouvrages déplaisant à la morale commune. Régulièrement, les fonds documentaires publics sont expurgés par des personnes dont le travail devient le même que celui des pompiers pyromanes de « Fahrenheit 451 ».

Et elles le font avec un enthousiasme effarant persuadées que c'est pour le bien de tout le monde, convaincues que les lecteurs ne sont pas des adultes capables de prendre du recul sur leurs lectures et que celle de « Bagatelles pour un massacre » fera d'eux forcément des émules des nazis.

Menterie...Le peuple est tellement abruti...Incapable d'indépendance...incapable d'intelligence le peuple ! Rien que des pithécanthropes ahuris !

C'est néanmoins un risque à courir dans une société se prévalant d'être libre, progressiste et démocratique. Interdire un livre même au nom de bonnes intentions, c'est infantiliser le lecteur que l'on juge incapable de réflexion intelligente, c'est considérer que raisonner, penser, se cultiver n'est réservé qu'à une petite élite en somme cooptée, prétendant être seule à pouvoir comprendre ces livres.

Des icônes morales voire moralisatrices de notre temps ont élevé la voix pour demander l'interdiction de ces publications. Ils n'ont pas obtenu satisfaction tout à fait, car la publication des pamphlets n'est que suspendue mais on peut penser que c'est ce qui arrivera finalement. Certes, on sait très bien que Gallimard a tenté un « coup » éditorial pour gagner de l'argent et faire parler de sa « marque ». Mais cela ne justifie pas cette censure de fait, censure d'ailleurs inutile puisqu'il est maintenant très facile de se procurer les pamphlets de Céline sur internet et ce dans des éditions qui ne seront pas du tout critiques ou assorties de notes explicatives.

Les conséquences de cette découverte des pamphlets « en douce » seront bien pires, et engendreront là pour le coup une haine bien plus profonde, et camouflée.

C'est bien plus dangereux...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

Amaury – Grandgil

 

illustration empruntée ici


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84 réactions à cet article    


  • Diogène diogène 13 janvier 09:22

    La censure ne fait qu’accréditer les opinions qu’elle attaque.


    • Carena Carena 13 janvier 10:30

      @diogène

      En effet Diogène, il conviendrait, plutôt que de censurer , d’accompagner les écrits antisémites de Céline d’un avertissement aux lecteurs d’aujourd’hui.

      En parlant de censure, et c’est un paradoxe, ici même elle sévit , y compris chez ceux qui l’abhorre pour Céline. Étonnant, non ?


    • Paul Leleu 14 janvier 16:18

      @diogène


      Céline était un petit-bourgeois facho sans testicules... il est rentré la queue entre les jambes en France, après avoir fuit la condamnation à mort... les vrais fachos mourraient pour les idées... pas lui... 

      comme quoi, malgré son « dégout du genre humain », il avait peur de la mort, et il aimait la vie... comme tout le monde, quoi... 

      Je pense que cette simple évidence montrre le décalage entre la romanesque cérébrale de Céline, et l’évidence incarnée de la vérité humaine... d’un côté, les masturbations mentales, coincées et haineuses, empreintes d’un nihilisme typique de sa classe... et de l’autre, l’amour universel, spontané, humain, instinctif de la vie... il n’a pas réussi à parler de cela. 

      je me fiche de l’antisémitisme de Céline... c’est un truc « gothique » pour se donner un genre... c’est toute sa littérature qui est de la merde (c’est le genre de mot qu’il aurait utilisé, n’est-ce-pas). 

      La littérature de Céline est le marqueur social typique d’un certain lectorat de la petite-bourgeoisie urbaine. Rien de plus. 

    • Cateaufoncel 14 janvier 17:04

      @Paul Leleu

      « ...il est rentré la queue entre les jambes en France, après avoir fuit la condamnation à mort... »

      Erreur, il a fui l’assassinat - et la crainte n’était pas vaine, puisque son éditeur, Robert Denoël, a été assassiné par un authentique couillu qui l’a abattu d’une balle de revolver alors qu’il sortait de sa voiture, sept mois après la capitulation allemande - un résistant tardif comme qui dirait.

      En 1950, Céline sera effectivement condamné à... un an de prison, 50’000 francs d’amende, la confiscation de la moitié de ses biens et à l’indignité. Il sera en outre amnistié l’année suivante, alors votre condamnation à mort... smiley


    • Decouz 13 janvier 09:27
      Les conséquences, c’est que gens iront les lire sur internet, alors qu’ils n’auraient peut-être pas acheté les livres.

      • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 13 janvier 11:04

        @Decouz

        Ils les lisent déjà sur le net sans aucun recul


      • Albert123 13 janvier 10:12

        « Ce n’est pas exactement une colère, une vocifération ainsi qu’on l’a cru très longtemps mais l’expression d’une émotivité à fleur de peau. Blessé dans sa chair par le monde, par la sottise de ses semblables, Céline ne sait plus les aimer bien que paradoxalement il fut jusqu’au crépuscule de son existence un médecin dévoué aux pauvres. »


        cela s’appelle de la misanthropie et c’est tout ce qu’une humanité aussi médiocre qui fait tout pour rester dans sa médiocrité peut inspirer à des êtres qui espéraient beaucoup d’une espèce humaine finalement bien trop idéalisée au regard de son réel potentiel.

        l’espoir vain de réanimer une humanité qui se complet à l’état de cadavre en lui envoyant les plus vives des piques n’est pas une posture célinnienne en soi et vous avez bien raison de souligner que toutes ces provocations qui ont le gout de l’abject pour les esprits les plus affadis et les plus limités sont avant tout des électrochocs adressés à une espèce suicidaire en voie d’extinction.

        « Les conséquences de cette découverte des pamphlets « en douce » seront bien pires, et engendreront là pour le coup une haine bien plus profonde, et camouflée. »

        le cadavre ne ressent pas de haine, il s’indigne juste à la lecture d’écrits qui le dépasse pour être sur de ne jamais avoir à se remettre en question, ne jamais avoir à reconnecter son cerveau et s’assurer qu’il est bien comme le reste du troupeau.

        En bref le cadavre attend sa petite mort, celle apportée par une IA qui aura bientôt plus de valeur que la masse de chair zombifiée que constitue le troupeau docile qui aime à s’autocensurer pour ne pas affronter la dure réalité de ce qu’il est véritablement : un parasite qui non content de pourrir sa propre existence pourrit également celle des autres avec des vagissements de bétail de seconde zone.

        • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 13 janvier 11:07

          @Albert123

          Juste le genre de commentaires nourrissant ma propre misanthropie, répétant ce que j’écris dans mon texte en croyant me contredire.


        • Albert123 13 janvier 12:10

          @Amaury Grandgil

          c’est votre seul problème si vous vous imaginez des ennemis imaginaires.

          ça dénote néanmoins une certaine aliénation, quitte à se créer des relations imaginaires autant faire en sorte qu’elle soit positives plutôt qu’hostiles.






        • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 13 janvier 13:20

          @Albert123
          Des ennemis ? Ouhla non 

          juste des commentateurs qui ne sont là que pour soliloquer sur leurs lubies

        • Jonas 13 janvier 10:18

          "Ceux-ci ne sont jamais remis en perspective dans leur époque, les années 30, où ils étaient liés à un anti libéralisme marqué et un rejet des bourgeois en général : Le bourgeois, le riche étant forcément assimilé aux juifs.« 

          C’est le point de vue de Karl Marx qui associait à la lutte des classe, la bourgeoisie financière juive qui domine et asservi le prolétariat.

          L’antisémitisme de Céline, tout comme celui de Voltaire, Hitler et autres, fait du Juif en tant quel tel le parasite d’une sale race qui doit être méprisée et liquidée :
           »Tout de même, il suffit de regarder, d’un petit peu près, telle belle gueule de youtre bien typique, homme ou femme, de caractère, pour être fixé à jamais... Ces yeux qui épient, toujours faux à en blêmir... ce sourire coincé... ces babines qui relèvent : la hyène... Et puis tout
           d’un coup ce regard qui se laisse aller, lourd, plombé, abruti... le sang du nègre qui passe... Ces commissures naso-labiales toujours inquiètes... flexueuses, ravinées, remontantes, défensives, creusées de haine et de dégoût... pour vous !... pour vous l’abject animal de la race ennemie, maudite, à détruire...
          Leur nez, leur « toucan » d’escroc, de traître, de félon, ce nez Stavisky, Barmat, Tafari... de toutes les combinaisons louches, de toutes les trahisons, qui pointe, s’abaisse, fonce sur la bouche, leur fente hideuse, cette banane pourrie, leur croissant, l’immonde grimace youtre, si canaille, si visqueuse, même chez les Prix de Beauté, l’ébauche de la trompe suceuse : le Vampire... Mais c’est de la zoologie !... élémentaire !...
          C’est à votre sang qu’elles en veulent ces goules !... Cela devrait vous faire hurler... tressaillir, s’il vous restait au fond des veines le moindre soupçon d’instinct, s’il vous passait autre chose dans la viande et la tête, qu’une tiède pâte rhétorique, farcie de fifines ruselettes, le petit suint tout gris des formules ronronnées, marinées d’alcool... De pareilles grimaces comme l’on en trouve sur la gueule des Juifs, sachez-le, ne s’improvisent pas, elles ne datent pas d’hier ou de l’Affaire Dreyfus...
          Elles surgissent du fond des âges, pour notre épouvante, des tiraillements du métissage, des bourbiers sanglants talmudiques, de tout l’Apocalypse en somme !...« 

           »Bagatelles pour un massacre« Louis-Ferdinand Céline p190

           »C’est à regret que je parle des Juifs : cette nation est, à bien des égards, la plus détestable qui ait jamais souillé la terre.« 
          Voltaire - « Dictionnaire philosophique » « Tolérance », section I (1765).

          « surtout qu’aucun Juif ne fasse le tour de ma maison en sonnant de la trompette, ne fasse tomber les murs, et ne m’égorge, moi, mon père, ma mère, ma femme, mes enfants, mon chat et mon chien, selon l’ancien usage des Juifs. ».
          Voltaire - « Dictionnaire philosophique » « Tolérance », section V (1765).

          « On ne voit, au contraire, dans toutes les annales du peuple hébreu, aucune action généreuse. Ils ne connaissent ni l’hospitalité, ni la libéralité, ni la clémence. Leur souverain bonheur est d’exercer l’usure avec les étrangers ; et cet esprit d’usure, principe de toute lâcheté, est tellement enraciné dans leurs cœurs, que c’est l’objet continuel des figures qu’ils emploient dans l’espèce d’éloquence qui leur est propre. Leur gloire est de mettre à feu et à sang les petits villages dont ils peuvent s’emparer. Ils égorgent les vieillards et les enfants ; ils ne réservent que les filles nubiles ; ils assassinent leurs maîtres quand ils sont esclaves ; ils ne savent jamais pardonner quand ils sont vainqueurs ; ils sont les ennemis du genre humain. Nulle politesse, nulle science, nul art perfectionné dans aucun temps chez cette nation atroce. »

          Voltaire - « Essai sur les mœurs et l’esprit des nations « Chapitre VI, 1740, Œuvres de Voltaire, Paris, 1819, tome 13, page 298.

           »Par le fer, par la fusion ou par l’expulsion, il faut que le juif disparaisse.« 
          Proudhon - »Carnets" (1847-1848)


          • Diogène diogène 13 janvier 10:28

            @Jonas

            vous savez quoi ?
            Marx n’était pas marxiste.

          • Jonas 13 janvier 10:37

            @diogène « Marx n’était pas marxiste. »

            Et Hitler n’était pas un nazi.


          • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 13 janvier 11:14

            @Jonas

            Marx judeophobe rien sur ce sujet dans le Capital


          • Jonas 13 janvier 11:21

            @Amaury Grandgil « Marx judeophobe rien sur ce sujet dans le Capital »

            Mais beaucoup dans son ouvrage « Sur la question juive ».


          • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 13 janvier 11:27

            @Jonas En ignorait l’existence


          • bob de lyon 14 janvier 10:15

            @Jonas

            De Céline, je n’ai lu que Voyage au bout de la nuit et Morts à crédit, plus par curiosité sur la qualité du style que par sympathie. En réalité je m’y suis ennuyé.

            Pour avoir une parcelle d’opinion et ne rien négliger, j’ai lu d’autres auteurs de droite extrême (Rebatet et Béraud – celui-ci parce qu’il était lyonnais).

            Pour Céline ce que je ne comprends pas c’est l’origine d’un tel déluge de haine.

            Ses parents étaient – je crois - commerçants dans le prêt-à-porter, faut-il y voir un mépris familial face à la concurrence active de la communauté juive très agissante dans ce milieu…

            Un peu d’éclairage me serait nécessaire…

             

            Quant à Voltaire, sans être athée, il arrose de toutes parts, chrétiens, musulmans et juifs, mais chez lui souvent ressort une belle dose d’humour.


          • Jonas 14 janvier 10:28

            @bob de lyon "Quant à Voltaire, sans être athée, il arrose de toutes parts, chrétiens, musulmans et juifs, mais chez lui souvent ressort une belle dose d’humour. f"

            Les romans et contes de Voltaire son jubilatoires, et toujours très bien écrit.
            Mais ça n’en fait pas moins de lui un raciste, un anticatholique, un antisémite et un misogyne.


          • JC_Lavau JC_Lavau 14 janvier 10:31

            @Jonas. Le croque-morts est du même avis que toi : « Qu’on le pende ! ».


          • bob de lyon 14 janvier 10:43
            @Jonas

            Mais cette haine de Céline vis-à-vis du juif, elle vient d’où ?

          • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 14 janvier 10:48

            @bob de lyon
            Céline ou Rebatet étaient anarchistes et le sont restés, pas de droite


          • bob de lyon 14 janvier 10:56
            @Amaury Grandgil

            Anarchistes d’accord... mais les anarchistes ne sont en général pas racistes et la religion les fait bien marrer... Alors cette haine, de quel tonneau sort-elle ?


          • Jonas 14 janvier 11:47

            @bob de lyon « Mais cette haine de Céline vis-à-vis du juif, elle vient d’où ? »

            Vous avez en partie la réponse :
            "Ses parents étaient – je crois - commerçants dans le prêt-à-porter, faut-il y voir un mépris familial face à la concurrence active de la communauté juive très agissante dans ce milieu…« 

            Céline l’explique lui-même dans »Bagatelles pour un massacre« , le Juif est viscéralement mauvais, sa race serait par nature cupide, avide d’argent, et immorale, dans son ouvrage il donne une multitude de noms de chefs d’entreprise, de banquiers, les trusts industriels des grands groupes juifs, les loges maçonniques, ... tous Juifs d’après lui qui ont pris le pouvoir en France.
            Que les Juifs aient joué un rôle majeur dans l’essor de la vie économique, les sociétés capitalistes en Europe et le système colonial, cela a été largement démontré dans une multitude d’ouvrages (lire par exemple  »Les Juifs, le Monde et l’argent«  de Jacques Attali, ou mieux  »Les Juifs et la vie économique«  de Werner Sombart).

            Cette force économique, qui donne un pouvoir important à la communauté juive (l’usure était interdite aux Chrétiens pendant plusieurs siècles) combiné à d’autres facteurs, a mené à la persécution des Juifs.
            - Le fait que les Juifs vivaient en communauté, en marge de la société des pays d’accueil, ce qui accentuait le sentiment de rejet envers eux.
            - Les écrits du Talmud, interprétation juridique de la Torah, dont certains passages absolument méprisants et abjects envers les Chrétiens ont scandalisé la société.
            Le Christ y est insulté et son nom blasphémé des façons les plus ignobles, la Sainte Vierge qualifiée de prostituée, les Chrétiens traités de chiens,  »Les juifs sont des humains, non les goyim, ce sont des animaux.«  ou encore »Lorsque vous mangez en présence d’un goy c’est comme ci vous mangiez avec un chien.« et d’autres horreurs de ce type, y compris l’incitation au meurtre :  »Vous pouvez tuer un goy avec vos propres mains."
            Pour cela, le Talmud a été brûlé plusieurs fois en place publique, comme en 1242 et 1244 sous Saint-Louis, et ceux qui continuaient à le lire, persécutés.
            Il faudra attendre 1806-1807, et Napoléon Bonaparte qui réunira pendant un an un consistoire israélite afin de débarrasser le judaïsme de ce tissu d’horreurs abominables, et tenter d’assouplir le communautarisme Juif (mariage, lois, juridiction...).

            Mais le mal est fait, tous ces facteurs font que le Juif est considéré par les antisémites, depuis des siècles, comme un ennemi du genre humain par nature.


          • bob de lyon 14 janvier 11:52
            @Jonas
            Merci.

          • Antoine 14 janvier 12:23

            @Jonas
            Sans parler que depuis Céline, la situation c’est lourdement aggravée, avec la création d’Israël, le vole des terres, la spoliation de domicile.
            A cela s’ajoute la menace atlanto-sioniste et ses guerres à répétition ainsi que les faux attentats menés dans les grandes capitales occidentales par l’Otan et le Mossad.


          • JL JL 14 janvier 13:11

            @Jonas
             
             vous dites, après un développement à charge contre les Juifs (’’Céline l’explique lui-même ...’’ ),

            ceci, je cite : ’’Mais le mal est fait, tous ces facteurs font que le Juif est considéré par les antisémites, depuis des siècles, comme un ennemi du genre humain par nature.’’
             
            Je me trompe, ou bien c’est une maladresse d’écriture qui nous ferait croire que vous faites double discours ?
             
             


          • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 14 janvier 13:59

            @Jonas
            ce qui m’étonne toujours chez les «  »antisionistes«  » c’est qu’ils sont courageux mais pas téméraires, ils savent très bien que l’expression de leur haine est un délit.


            Mais ils finissent toujours par se trahir, comme vous

          • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 14 janvier 14:00

            @Antoine
            ce qui m’étonne toujours c’est l’incapacité des gens comme vous à assumer jusqu’au bout... ???


          • Agafia Agafia 14 janvier 14:18

            @bob de lyon

            Tradition familiale,et sociétale... Son père détestait les juifs, comme beaucoup de ses concitoyens de l’époque. 

            Et puis,ne pas oublier que c’est un juif qui lui a soufflé son grand amour, une danseuse américaine... 

          • Jonas 14 janvier 19:35

            @JL « Je me trompe, ou bien c’est une maladresse d’écriture qui nous ferait croire que vous faites double discours ? »

            Il n’y a pas de double discours, les Voltaire, Céline, Hitler, Qaradawi, Hijazi, Al Nabulsi, ... utilise le fait que la communauté juive a joué un rôle important dans la développement de la finance et de la vie économique occidentale, (en particulier en France, Allemagne, Pays-Bas, USA,,,) pour accuser le Juif, d’être intrinsèquement mauvais, cupide, avide d’argent, au nez crochu et fourbe, qu’il prépare tous les ans le pain azyme pour la Pâque juive avec le sang des enfants Chrétiens fraîchement assassinés.

            Le danger ne vient pas des écrits de Céline, tout le monde s’en fout.

            La vraie menace, comme on l’a vu dans les années 1930 avec la montée d’Hitler au pouvoir, ce sont les discours antisémites diffusés publiquement par les chaînes de télévision arabe, préchant le meurtre, l’extermination des Juifs devant des millions de téléspectateurs et relayés en France, tout cela dans l’indifférence générale.
            Comment s’étonner que la communauté juive quitte peu à peu le pays ?


          • JL JL 14 janvier 20:08

            @Jonas
             
             C’est dans ce sens que j’ai écrit cet article de présentation du Triangle de Karpman.
             
            C’est toujours le même schéma : Les Juifs sont déclarés « Persécuteurs ennemis publics » par le « fascisme qui se pose en Sauveur » auprès des « populations déclarées Victime ».
             
             C’est tellement facile pour les manipulateurs habiles. On en a un exemple sur Agoravox : c’est incroyable le nombre de gens qui s’y laissent prendre. Cet auteur est l’archétype de ceux qu’il dénonce.
             
            Et bien sûr, plus je dis ça, et plus les gens croient que je leur fais un affront, et plus ils s’en remettent à son autorité. Il ne s’adresse pas à leur intelligence, mais à leurs rancunes. Cela s’appelle un mouvement pervers.


          • Jonas 14 janvier 23:09

            @Amaury Grandgil "ce qui m’étonne toujours chez les « »antisionistes« » c’est qu’ils sont courageux mais pas téméraires, ils savent très bien que l’expression de leur haine est un délit. Mais ils finissent toujours par se trahir, comme vous."

            Ouais, vous, vous avez tout compris.


          • Fergus Fergus 13 janvier 11:05

            Bonjour, Amaury

            Ladite « censure » n’est pas liée à une pression du pouvoir mais à l’émotion née dans l’opinion de cette réédition annoncée de textes profondément haineux comparables en tous points à ceux qui ont fondé l’idéologie de « purification » nazie.

            Bref, assimiler la non-réédition des pamphlets antisémites de Céline à une « censure » n’est pas raisonnable, ces écrits étant d’ailleurs disponibles sur le web et chez un certain nombre de bouquinistes.


            • Fergus Fergus 13 janvier 11:12

              J’ajoute à cela que, plutôt qu’une réédition d’immondices - fût-elle accompagnée de notes de lecture critiques - envisagée par l’éditeur pour des motifs purement commerciaux, il me semblerait plus judicieux et plus pertinent de la part de Gallimard de passer commande à un spécialiste de la propagande antisémite des décennies d’avant-guerre d’un essai consacré à ce sujet et illustré par des extraits des pamphlets de Céline et d’autres écrits de la même veine publiés avant la 2e guerre mondiale.


            • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 13 janvier 11:12

              @Fergus

              Que préférez vous ? Que la haine s’entretienne plus ou moins en cachette ? Sur le net ces textes sont déjà largement diffusés par des sites tous plus haineux les uns que les autres. Ou qu’ils soient accompagnés d’un travail de réflexion scientifique ? De plus cette censure de facto conforte les judeophobes dans leur haine des juifs.


            • Fergus Fergus 13 janvier 11:16

              @ Amaury Grandgil

              Les sites en question sur le net ne sont fréquentés que par des lecteurs qui, de toute façon, seraient restés sourds aux arguments visant à dé montrer le caractère révulsant de ces « Bagatelles ».

              Quant au « travail de réflexion scientifique », je viens d’y faire allusion ci-dessus. 


            • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 13 janvier 11:26

              @Fergus

              Je ne suis pas d’accord. Je pense que c’était une manière de les affronter frontalement sans cacher l’existence de ces textes abjects. Il y a aussi cette autre judeophobie dont personne ne parle jamais par peur qui est celle issue de la « diversité ». eux je pense se foutent que ces textes soient publiés ou non.


            • Choucas Choucas 13 janvier 13:08

               
               
              GOGOCHON, LE SOUMIS A LA DOXA SOROS DOIT INTERDIRE MARX :
               
              « L’argent et le dieu jaloux d’Israël »
               
               
              FESSES-BOUCS DÉLÈGUE SON MINISTÈRE DE LA VÉRITÉ :

              AU SOYEUX TORCHE-CUL GOGOCHON DE L’OLIGARCHIE
               
              « LE MONDE (DE SOROS) »
               
              https://www.valeursactuelles.com/societe/facebook-paie-le-monde-et-ses-decodeurs-pour-traquer-les-fake-news-92092
               


              • Elliot Elliot 13 janvier 16:40

                Il aura suffi des indignations programmées du père Klarsfeldt pour réveiller les réseaux qui n’existent pas mais qui démontrent une fois encore leur pouvoir sinon de nuisance du moins de marquer les limites de la bienséance.

                Ce qui est plus anecdotique que réellement pernicieux prend quand ils se saisissent de cet os à ronger une apparence de grande cause nationale.

                Ce fut à qui des faiseurs d’opinion à qui les médias sont grandement ouverts se crût obligé de nous faire partager son avis sur le scandale qu’il y avait pour un éditeur prestigieux à compléter ses éditions de Céline en publiant des pamphlets violents certes peut-être même injustes, insolents en tout cas dans le contexte aseptisé de notre époque mais riches de trouvailles syntaxiques et linguistiques comme c’est le plus souvent le cas dans l’œuvre du grand écrivain.

                Plutôt que de s’interroger sur les raisons qui incitèrent tant de grands écrivains de l’époque, de Léon Daudet à Maurice Bardèche en passant par Lucien Rebatet ou Brasillach et j’en passe, à enfourcher les chemins de la défiance antisémite, ce qui donnerait un éclairage sur le climat de l’époque, les censeurs en poussant l’interdit au-delà des limites du raisonnable alimentent en fait toutes les préventions qui, ici et là, sous des formes policées courent sur un pouvoir tribal ou clanique qui arbitre les élégances.

                Une réédition qui serait probablement passée inaperçue a déclenché un climat comme seuls les sionistes sont capables de le créer quand ils ont décidé que l’honneur de leur clan était engagé ou qu’il était simplement opportun d’en remettre une couche sur la victimisation dont ces maîtres sont les grands chefs d’orchestre.

                On a eu beau leur dire qu’ils combattaient les moulins à vent d’une résurgence possible de l’antisémitisme, il faut vraiment ne jamais avoir lu « Bagatelles pour un massacre » pour ne pas être effaré par l’exagération et la puissance destructrice de ces lignes qui sautent pourtant aux yeux de tout le monde d’un peu sensé et qui perdent dès lors tout pouvoir d’attraction sinon au seul point de vue littéraire.

                A cet égard « La France juive » de Drumont offre derrière une apparence de recherche historique solide beaucoup plus de correspondances avec la réalité – du moins celle vécue par un peuple soumis au joug d’Israël - , aussi bien n’est-ce pas demain la veille que l’idée germera chez un éditeur connu de les rééditer car, dans une montagne d’approximations et de propos haineux, des vérités se font jour qui ne sont pas toutes bonnes à dire et surtout à lire…

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