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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > « Inception » : J’irai au bout de tes rêves

« Inception » : J’irai au bout de tes rêves

Les années 2010 ont déjà leur « Matrix ». Le dernier long-métrage de Christopher Nolan, « Inception », est une véritable merveille, qui dynamite l’univers du film de science-fiction, en se concentrant simplement sur l’outil le plus accessible et complexe qui soit : le cerveau humain. Au sein d’un casting de stars très fourni, Leonardo Di Caprio force l’admiration, une fois de plus.

On attendait le blockbuster de l’été, et on en ressort 140 minutes plus tard avec le sentiment d’avoir peut-être vu le chef d’oeuvre de l’année. 2 ans après avoir démontré que Tim Burton n’avait pas le monopole des "Batman", Christopher Nolan revient avec son nouvel opus, "Inception", qui repousse très loin les frontières du film de de S-F psychologique. On est ébahi par tant d’inventivité et d’intelligence. Comme dans un rêve.

Ne vois-tu pas que l’on sème ?

"Inception" raconte l’histoire d’extracteurs, des individus capables de pénétrer dans les rêves d’un homme pendant son sommeil, afin d’y extraire des informations enfouies, qui peuvent être capitales. L’équipe d’extracteurs se voit proposer la mission inverse : entrer dans le rêve d’un tiers pour y semer une idée qui germera et fera son chemin : c’est l’Inception.

Si le pitch peut laisser supposer une oeuvre complexe, ce qui est le cas (à côté, "Total Recall" ressemble à un sympathique divertissement du dimanche soir), la pédagogie des personnages permet au spectateur de n’être jamais perdu sur ces chemins sinueux du subconscient.

Ce film s’apparente à un thriller : une équipe se constitue et se prépare avant un coup, puis passe à l’action. Mais le terrain d’action, justement, est fort particulier : le monde des rêves, lorsque le sommeil donne au subconscient le premier rôle.

L’intensité de la caméra de Nolan ne laisse que peu de répit, et le scénario non plus, emmenant nos extracteurs d’une strate de rêve à une autre, pour mener à bien leur mission. Cette mise en abîme est purement jubilatoire, et les coups de théâtre ne manquent pas dans ce labyrinthe spirituel.

A la fois scénariste et réalisateur, ce qui est rare pour les films d’action, Nolan a parfaitement mis en image cette histoire totalement originale, même si l’univers de la mémoire et des rêves a déjà été évoqué au cinéma. Mais jamais de cette façon là. Là où Lynch laissait du monde sur le bord de la route, Nolan entraînera tout le monde dans son sillage.

Leonardo devint si...

Puisqu’il ne tourne qu’avec les meilleurs, et pour le meilleur, le rôle principal ne pouvait donc pas échapper à Leonardo Di Caprio. Film après film, il pose un peu plus son empreinte sur le cinéma des années 2000. Le voici de retour seulement quelques mois après la sortie de "Shutter Island". D’ailleurs, comme dans le film de Scorsese, il interprète un héros devant mener une mission à bien tout en luttant contre ses propres démons. Le parallèle est assez troublant : à force de rêver de sa femme morte dans tous ses films, le pauvre Leo pourrait y perdre la tête. Blague mise à part, son jeu est d’une permanente complexité, au diapason de son personnage, passant de la force à la faiblesse, de la maîtrise à la soumission à tout moment. Avec ce double coup de force en 2010, l’oscar tend les bras à Di Caprio.

On retrouve avec plaisir dans des seconds rôles Ellen Page et Joseph Gordon-Levitt. Après leur succès retentissants des 2 dernières années dans des comédies US (respectivement "Juno" et "500 jours ensemble"), leur présence dans un film de science-fiction peut surprendre. Mais leur jeu tout en sobriété confère à "Inception" une sorte de classe naturelle. Enfin, après le semi-échec de "Public ennemies", Marion Cotillard tire ici plutôt bien son épingle du jeu, et son personnage pour le moins dérangeant pourrait donner bien des idées à bon nombre de scénaristes et réalisateurs hollywoodiens. On dirait que la "frenchie" est loin d’être partie de Los Angeles.

Tous ces acteurs sont au service d’un grand metteur en scène et d’un grand film, donc. La parabole est simple à accomplir : le contenu d’ "Inception" et le talent de son réalisateur reposent sur la même idée : c’est fou tout ce qu’il peut se passer dans un cerveau humain. Et la musique lancinante de Piaf qui revient en boucle tout au long du film : "non, rien de rien..." Effectivement, sur ce coup là Monsieur Nolan, vous n’avez pas grand chose à regretter.


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2 réactions à cet article    


  • bakounine 7 septembre 2010 13:42

    Loooool non vraiment vous en faites trop c’est juste un film à regarder pour ses effets speciaux un peu comme le film sur 2012 ; en dehors de cela rien le neant total !!
    Non rien de rien, non ce film ne vaut rien !!!


    • slipenfer 7 septembre 2010 17:53

      repompage éhonté de Matrix, 007 et Mission : impossible .
      Inception est un blockbuster bourrin et lourdaud
      les +
      -La musique de Hans Zimmer
      -Une bonne distribution
      (Leonardo DiCaprio, Joseph Gordon-Levitt Ken Watanabe.)
      -L’originalité du sujet du film ( faire naître une idée dans le cerveau
       d’une personne.)

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